Archive pour le 20 avril, 2010

Saint Anselme

20 avril, 2010

Saint Anselme dans images sacrée

http://www.santiebeati.it/

Bouche d’or et la prière (Saint Jean Chrysostome)

20 avril, 2010

du site:

http://www.spiritualite2000.com/page-901.php

PATRISTIQUE
Avril 2003 Imprimer le texte 

Bouche d’or et la prière

Saint Jean Chrysostome

Jean Chrysostome, le plus grand et le plus célèbre prédicateur de l’Église orientale, surnommé Chrysostome, c’est-à-dire « Bouche d’or «. Issu d’une famille noble d’Antioche, vers 372, ermite, puis évêque, son radicalisme lui aliéna la cour et une partie du clergé, mais lui gagna l’affection de son peuple et le cœur des pauvres. Déposé par le synode de Chêne, banni de son pays, il mourut en chemin en 407. Newman le décrivait ainsi : « Ce n’est ni de la puissance des mots ou de la force des arguments, ni de l’harmonie de la composition ou de la richesse de la pensée que résulte son prestige… Son charme réside dans sa sympathie et sa compassion profonde pour le monde entier… Tête et cœur étaient chez lui pleins à déborder, comme un flot de vin et de lait, de rigoureuse pensée et de tendresse affectueuse. » Comme pour Jésus, la prière occupait grande place dans la vie de cet orateur sacré, héraut de la Bonne Nouvelle.

Ceux qui ont été dignes de devenir fils de Dieu et de renaître de l’Esprit Saint, qui ont eux-mêmes le Christ pour les éclairer et les réconforter, sont guidés par l’Esprit Saint selon des voies diverses et variées ; invisiblement dans leur cœur, ils sont animés par la grâce en demeurant dans le repos spirituel.

Parfois ils sont comme plongés dans le deuil et l’affliction pour le genre humain, ils répandent des prières pour toute l’humanité, ils sont livrés à la tristesse et aux larmes, parce que l’Esprit les embrase d’amour pour tous les hommes.

D’autres fois, l’Esprit fait brûler en eux tant d’exaltation et d’amour que, si c’était possible, ils enfermeraient dans leur cœur tous les hommes, sans distinction de bien ou de mal.

D’autres fois, ils s’abaissent plus bas que tous les autres dans l’humilité de l’Esprit, au point de s’estimer les derniers et les moindres de tous.

D’autres fois, ils demeurent dans une joie inexprimable sous l’action de l’Esprit.

D’autres fois, ils sont comme un vaillant héros qui revêt l’armure royale, se porte au combat, lutte courageusement contre les ennemis et remporte la victoire. C’est ainsi que l’homme spirituel prend les armes célestes de l’Esprit, assaille les ennemis, leur livre combat et les met sous ses pieds.

Parfois, l’âme se repose dans un profond silence, dans le calme et la paix, ne connaît que la jouissance spirituelle, un repos et une plénitude inexprimables.

Parfois, la grâce l’établit dans une compréhension et une sagesse sans pareille, dans une profonde connaissance, par l’Esprit, sur les mystères que ni la langue ni la bouche ne peuvent déclarer.

Parfois, il devient comme un homme quelconque.

C’est ainsi que, chez de tels hommes, la grâce produit des effets variés et conduit l’âme par des chemins divers, la réconforte selon la volonté de Dieu, l’exerce de toutes sortes de manières, pour la ramener parfaite, irréprochable et pure, devant le Père du ciel.

Prions Dieu, nous aussi, prions avec amour et beaucoup d’espérance, qu’il nous accorde la grâce céleste du don de l’Esprit, qu’il nous guide afin que nous accomplissions la volonté de Dieu ; qu’il nous ranime par toute la richesse de son réconfort. Ainsi mus par la grâce de cette direction, de cet exercice et de ce progrès spirituel, nous deviendrons dignes de parvenir à la perfection de la plénitude du Christ, selon la parole de l’Apôtre : Vous serez comblés et vous entrerez dans toute sa plénitude.

21 avril – Saint Anselme de Cantorbéry (d’Aoste)

20 avril, 2010

du site:

http://nominis.cef.fr/contenus/fetes/21/4/2010/21-Avril-2010.html

21 avril  – Saint Anselme de Cantorbéry

Archevêque, docteur de l’Eglise (+ 1109)

Originaire du Val d’Aoste, il veut se faire moine alors qu’il a 15 ans. Mais son adolescence le fait changer d’avis: la vie mondaine lui semble plus amusante et attirante, plaisant à tous et à toutes. A la mort de sa mère, il quitte son père dont le caractère était invivable et gagne la France « à la recherche du plaisir ». Ce qui ne l’empêche pas de poursuivre en même temps ses études. Et c’est ainsi qu’à 27 ans, sa vocation de jeunesse se réveillera à l’abbaye du Bec en Normandie où il était venu simplement pour étudier, attiré par la renommée de cette école dirigée par Lanfranc. A peine moine profès, le voilà choisi comme prieur, n’en déplaise aux jaloux. Mais sa douceur gagnera vite les coeurs. Il est élu abbé et mènera de front cette charge et une intense réflexion théologique: selon lui, puisque Dieu est le créateur de la raison, celle-ci, loin de contredire les vérités de la foi, doit pouvoir en rendre compte. A cette époque, des relations étroites existaient entre l’abbaye du Bec et les monastères anglais proches de Cantorbery. En 1093, lors d’une visite de ces monastères, saint Anselme se retrouve élu évêque de Cantorbery. Son attachement à l’indépendance de l’Eglise contre les prétentions des rois d’Angleterre lui vaudra plusieurs exils. Il aspire à retrouver la paix du cloître, mais le pape ne l’autorise pas à quitter sa charge. C’est donc au milieu des tracas occasionnés par sa réforme de l’Eglise d’Angleterre qu’il mène à bien l’oeuvre théologique qui lui vaudra le titre de « Docteur magnifique ».
Durant l’audience générale du 23 septembre 2009, le Saint-Père a évoqué la figure de saint Anselme, dit d’Aoste, du Bec ou de Canterbury, né à Aoste (Italie) en 1033. Aîné d’une famille noble, il reçut de sa mère une solide éducation chrétienne. Après une période d’abandon de ses études et de dissipation morale, Anselme se rendit en France à la recherche de nouveauté. Son voyage le conduisit à l’abbaye du Bec, attiré par la réputation de Lanfranc de Pavie. Devenu son disciple privilégié, Anselme devint moine à l’âge de 27 ans. Trois ans plus tard, Lanfranc étant devenu abbé de Caen, Anselme fut élu prieur du Bec, où se révélèrent ses qualités d’enseignant. Il n’aimait pas, a souligné Benoît XVI, « la méthode autoritaire, et comparait ses jeunes moines à de petites plantes qui poussent mieux si elles ne sont pas maintenues sous serre et si elle jouissent d’une saine liberté. Il était également très exigeant pour lui-même comme pour les autres dans l’observance monastique. Ceci dit il préférait la persuasion aux rigueurs de la discipline ».
Devenu archevêque de Canterbury, Lanfranc fit venir Anselme en Angleterre pour y réformer et former les moines. L’invasion normande avait créé une situation confuse dans l’Eglise. A la mort de son maître en 1093, Anselme devint archevêque et entreprit de défendre la liberté de l’Eglise, soutenant l’indépendance entre pouvoirs temporel et spirituel… Il défendit l’Eglise anglaise des ingérences politiques des rois Guillaume I et Henri I », ce qui lui coûta d’être exilé en 1103. Anselme consacra les dernières années de sa vie « à la formation morale du clergé et à la recherche théologique », obtenant le titre de Docteur magnifique. « La clarté et la rigueur de sa pensée eurent pour but de porter l’esprit vers la contemplation de Dieu, soulignant que le théologien ne saurait compter sur sa seule intelligence mais devait cultiver une foi profonde ». L’activité théologique de saint Anselme, a ajouté le Pape, « se développa en trois volets: la foi comme don gratuit de Dieu qui doit être accueillie avec humilité, l’expérience qui est l’incarnation de la Parole dans la vie quotidienne, et la connaissance qui n’est pas seulement le fruit de raisonnements mais aussi celui de l’intuition contemplative… Son amour de la vérité  et sa soif constante de Dieu…peuvent être pour le chrétien d’aujourd’hui un encouragement à rechercher sans cesse le lien profond qui nous unit au Christ… Le courage dont il fit preuve dans son action pastorale, qui lui causa souvent de l’incompréhension et même d’être exilé, doit inspirer les pasteurs, les consacrés et tous les fidèles dans l’amour de l’Eglise du Christ ».
(source: VIS 090923 – 450)
Un internaute nous signale:
En 1O58 Anselme arrive à Avranches comme enseignant à l’école épiscopale mais surtout comme précepteur du jeune Hugues, fils du vicomte avec lequel il se lie d’une grande amitié qui durera toute sa vie; Hugues devenu comte de Chester et homme politique ils seront ensemble influents près du roi notamment pour le mariage écossais d’Henri Ier dont ils sont les auteurs.

bonne nuit

20 avril, 2010

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. lilium_davidii_191

Lilium davidii

http://www.floralimages.co.uk/index2.htm

Saint Justin: « Le vrai pain venu du ciel » : au deuxième siècle, une des premières descriptions de l’eucharistie hors du Nouveau Testament

20 avril, 2010

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20100420

Le mardi de la 3e semaine de Pâques : Jn 6,30-35
Commentaire du jour
Saint Justin (v. 100 -160), philosophe, martyr
Première Apologie, 67.66 ; PG 6, 427-431

« Le vrai pain venu du ciel » : au deuxième siècle, une des premières descriptions de l’eucharistie hors du Nouveau Testament

      Au jour qu’on appelle le jour du soleil [le dimanche], tous les habitants des villes ou des campagnes se rassemblent en un seul lieu. On lit les mémoires des apôtres et les écrits des prophètes autant que le temps le permet. Quand la lecture est terminée, celui qui préside prend la parole pour attirer l’attention sur ces beaux enseignements et exhorter à les suivre. Ensuite nous nous levons tous ensemble et nous recommandons les intentions de prière. Puis on apporte du pain, du vin et de l’eau. Le président fait monter de tout son coeur vers le ciel prières et actions de grâces, et le peuple répond par l’acclamation « Amen ! », un mot hébreu qui signifie : « Ainsi soit-il ».

      Nous appelons cet aliment eucharistie, et personne ne peut y prendre part s’il ne croit à la vérité de notre doctrine et s’il n’a reçu le bain du baptême pour la rémission des péchés et la régénération. Car nous ne prenons pas cette nourriture comme un pain ordinaire ou une boisson commune. De même que, par la Parole de Dieu, Jésus Christ notre Sauveur s’est incarné en prenant chair et sang pour notre salut, ainsi l’aliment consacré par la parole même de sa prière et destiné à nourrir notre chair et notre sang pour nous transformer, cet aliment est la chair et le sang de Jésus incarné : telle est notre doctrine. Les apôtres, dans les mémoires qu’ils nous ont laissées et qu’on nomme évangiles, nous ont transmis ainsi la recommandation que Jésus leur avait faite : Il prit du pain, il rendit grâce et dit : « Faites ceci en mémoire de moi ; ceci est mon corps ». Il prit de même la coupe, il rendit grâce et dit : « Ceci est mon sang ». Et il les leur donna à eux seuls (Mt 26,26s;1Co 11,23s)… C’est le jour du soleil que nous nous réunissons tous, parce que c’est le premier jour, celui où Dieu a dégagé la matière des ténèbres pour faire le monde, et c’est le jour où Jésus Christ notre Sauveur est ressuscité des morts.