Archive pour le 19 avril, 2010

Eglise de Saint-Augustin, S. Gimignano – Crucifixion et saints

19 avril, 2010

Eglise de Saint-Augustin, S. Gimignano - Crucifixion et saints  dans images sacrée S.%20Gimignano

Eglise de Saint-Augustin, S. Gimignano
Crucifixion et  saints (Benozzo Gozzoli)

http://www.immaginettesacre.it/Italia/ToscanaimmaginidiGesùCrocifisso.htm

Dieu aime chacun de nous d’une profondeur inimaginable, affirme Benoît XVI

19 avril, 2010

du site:

http://www.zenit.org/article-24115?l=french

Dieu aime chacun de nous d’une profondeur inimaginable, affirme Benoît XVI

Rencontre du pape avec les jeunes Maltais

ROME, Dimanche 18 avril 2010 (ZENIT.org) – Chaque rencontre avec Jésus est une « expérience irrésistible d’amour », a confié Benoît XVI, soulignant combien l’amour de Dieu pour chacun de nous a une « profondeur » et une « intensité » difficiles à imaginer.

Le pape s’est exprimé devant quelque 15 000 jeunes enthousiastes, à la fin de son voyage à Malte, le 18 avril. Dans le cadre somptueux du grand port de La Valette, le pape a exhorté les jeunes à ne pas avoir peur de suivre le Christ et à être fiers de leur pays, seul Etat de l’Union Européenne à interdire l’avortement et le divorce.

C’est à bord d’un grand catamaran que Benoît XVI a rejoint le port de La Valette pour cette rencontre avec les jeunes du pays. A son embarcation à Kalkara, lieu situé à la périphérie de la capitale maltaise, le pape s’est installé sur le pont d’où il a effectué le trajet, entouré d’une dizaine de jeunes.

L’arrivée de Benoît XVI au port de La Valette a été saluée par une salve de canon situés sur la majestueuse forteresse de la capitale maltaise. Le pape, très souriant, s’est longuement laissé accueillir en musique par la foule des jeunes présents.

Après la lecture du passage de l’Evangile du jeune homme riche (Mc 10, 17-22), Benoît XVI a écouté le témoignage de 7 jeunes qui lui ont fait part de leurs difficultés et espoirs. Il les a remerciés d’avoir évoqué ces « sujets » qui les « touchent le plus profondément ». « J’apprécie votre désir de chercher et de trouver la vérité, et de connaître ce que vous devez faire pour atteindre la plénitude de la vie », a-t-il affirmé.

N’ayez pas peur de suivre le Christ

Devant les jeunes Maltais, le pape a souligné combien « chaque rencontre personnelle avec Jésus est une expérience irrésistible d’amour ». « Dieu aime chacun de nous avec une profondeur et une intensité que nous pouvons difficilement imaginer ». « Il nous connaît intimement, il connaît tous nos talents et tous nos défauts ».

Dieu « nous aime tellement, qu’il désire nous purifier de nos imperfections et renforcer nos vertus si bien que nous puissions avoir la vie en abondance », a encore expliqué le pape. Ainsi, « quand il nous fait un reproche parce que quelque chose dans nos vies lui déplaît, il ne nous rejette pas, mais il nous demande de changer et de devenir plus parfaits ».

« N’ayez pas peur », a encore une fois lancé le pape à tous ceux « qui désirent suivre le Christ ». « Certainement rencontrerez-vous une opposition au message de l’Evangile », a-t-il poursuivi. « La culture d’aujourd’hui, comme toute culture, encourage des idées et des valeurs qui sont parfois incompatibles avec celles vécues et prêchées par notre Seigneur Jésus-Christ ».

Mais si elles sont souvent « présentées avec un grand pouvoir de persuasion, renforcé par les médias et par la pression sociale de groupes hostiles à la foi chrétienne », le pape a encore une fois invité à ne pas avoir peur mais à se réjouir de l’amour de Dieu pour nous. « Faites-lui confiance, répondez à son invitation à être ses disciples, trouvez un aliment et un remède spirituel dans les sacrements de l’Eglise ».

Défendre le mariage et la vie

Dans son discours, le pape a enfin invité les jeunes Maltais à « être fiers » de leur pays, « seul parmi les Etats de l’Union Européenne » à défendre à la fois « l’enfant qui n’est pas encore né » et à encourager « la stabilité de la vie de famille en disant non à l’avortement et au divorce ». « Je vous exhorte à maintenir ce courageux témoignage rendu à la sainteté de la vie et à la place centrale du mariage et de la vie familiale pour une société saine », a affirmé le pape.

En cette Année sacerdotale, Benoît XVI a aussi invité à « être ouverts à la possibilité que le Seigneur puisse appeler certains de vous à se donner totalement au service de son peuple dans le sacerdoce ou dans la vie consacrée ».

Il a enfin souhaité que le « message de salut de l’Evangile » soit porté au « pauvre », au « faible » et au « marginal ». « Nous devons avoir un souci particulier de ceux qui sont en difficulté, qui souffrent de dépression ou d’inquiétude ; nous devons avoir soin des handicapés et faire tout ce que nous pouvons pour promouvoir leur dignité et leur qualité de vie ; nous devons prêter attention aux besoins des immigrés et de ceux qui cherchent asile sur nos terres ; nous devons tendre la main avec amitié aux croyants et aux non-croyants », a-t-il insisté.

Marine Soreau

Voyage à Malte : Discours de Benoît XVI à la grotte de saint Paul

19 avril, 2010

du site:

http://www.zenit.org/article-24107?l=french

Voyage à Malte : Discours de Benoît XVI à la grotte de saint Paul

ROME, Dimanche 18 avril 2010 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte du discours que le pape Benoît XVI a prononcé samedi en début de soirée, sur le parvis de l’église de saint Paul, à Rabat (Malte), qui abrite la grotte de saint Paul où, selon la tradition, l’apôtre a prêché pendant trois mois après son naufrage sur l’île. Le pape a effectué cette visite à la grotte dans le cadre de son voyage à Malte pour le 1950e anniversaire du naufrage de saint Paul (17-18 avril).

Cher Évêque Cremona,

Chers Frères et Sœurs,
Mon pèlerinage à Malte a commencé par un moment de prière silencieuse dans la Grotte de Saint Paul qui, le premier, a porté la foi à ces îles. J’ai mis mes pas dans ceux des innombrables pèlerins des siècles précédents qui ont prié dans ce lieu saint, confiant leurs personnes, leurs familles et la prospérité de cette nation à l’intercession de l’Apôtre des Gentils. Je me réjouis d’être enfin parmi vous et je vous salue tous avec grande affection dans le Seigneur !

Le naufrage de Paul et son séjour de trois mois à Malte ont laissé un signe indélébile dans l’histoire de votre pays. Ses paroles à l’adresse de ses compagnons, avant son arrivée à Malte, nous sont rapportées par les Actes des Apôtres et ont constitué le thème retenu pour votre préparation à ma visite. Ces paroles – « Jehtieg izda li naslu fi gzira » [Mais nous devons échouer sur une île »] (Ac 27,26) », dans leur contexte originel, sont une invitation au courage devant l’inconnu et à une confiance indéfectible dans la mystérieuse Providence de Dieu. Les naufragés ont été, en effet, chaleureusement accueillis par le peuple maltais, selon l’exemple donné par saint Publius. Dans le plan de Dieu, saint Paul est ainsi devenu votre père dans la foi chrétienne. Grâce à sa présence parmi vous, l’Évangile de Jésus Christ s’est profondément enraciné et a produit des fruits non seulement dans la vie des personnes, des familles et des communautés, mais aussi dans la formation de l’identité nationale de Malte et dans sa culture vivante et singulière.

Le labeur apostolique de Paul a aussi porté un fruit abondant à travers les générations de prédicateurs qui ont suivi ses pas, et particulièrement dans le grand nombre de prêtres et de religieux qui ont imité son zèle missionnaire en quittant Malte pour porter l’Évangile vers des rives lointaines. Je suis heureux d’avoir eu l’opportunité de rencontrer aujourd’hui beaucoup d’entre eux dans cette église Saint-Paul, et de les encourager dans leur vocation pleine d’audace et souvent héroïque. Chers missionnaires, je vous remercie tous, au nom de toute l’Église, pour le témoignage que vous rendez au Seigneur Ressuscité et pour vos vies consacrées au service des autres. Votre présence et votre activité dans tant de pays du monde fait honneur à votre pays et témoignent d’un élan évangélique profondément ancrée dans l’Église de Malte. Demandons au Seigneur de susciter un plus grand nombre d’hommes et de femmes pour poursuivre la noble mission d’annoncer l’Évangile et d’œuvrer pour le progrès du Règne du Christ sur toute terre et chez tous les peuples !

L’arrivée de saint Paul à Malte n’était pas programmée. Comme nous le savons, il était en route pour Rome quand une violente tempête s’est levée et que son navire s’est échoué sur cette île. Les marins peuvent bien tracer la route du voyage, mais Dieu, dans sa Sagesse et dans sa Providence, construit son propre itinéraire. Paul, qui avait rencontré d’une manière retentissante le Seigneur Ressuscité sur la route de Damas, le savait très bien. Le cours de sa vie changea brusquement ; désormais, pour lui, vivre c’était le Christ (cf. Ph 1,21) ; toute sa pensée et son action étaient orientées vers la proclamation du mystère de la Croix et de son message de réconciliation offert par l’amour de Dieu.

Cette même parole, la parole de l’Évangile, a encore aujourd’hui la force de pénétrer dans nos vies et d’en changer le cours. Aujourd’hui le même Évangile prêché par Paul continue d’interpeller la population de vos îles à la conversion, à une vie nouvelle et à un avenir d’espérance. Me trouvant parmi vous comme le successeur de l’Apôtre Pierre, je vous invite à écouter de nouveau la Parole de Dieu, comme l’ont fait vos aïeux, et à la laisser changer vos manières de penser et la manière de conduire vos vies.

Depuis ce lieu saint d’où la première annonce apostolique s’est propagée dans toutes ces îles, je lance un appel à chacun de vous à faire sien l’exaltant défi de la nouvelle évangélisation. Vivez toujours plus pleinement votre foi avec les membres de vos familles, avec vos amis, dans vos quartiers, dans votre lieu de travail et dans l’ensemble du tissu social maltais. Je vous invite particulièrement vous les parents, les enseignants et les catéchistes à parler aux autres de votre lien vivant avec Jésus Ressuscité, spécialement aux jeunes qui sont l’avenir de Malte. « La foi s’affermit lorsqu’on la donne [aux autres] » (cf. Redemptoris Missio, 2). Croyez que le temps que vous consacrez à la prière constitue vraiment une rencontre avec Dieu qui, dans sa très grande puissance, touche le cœur de l’homme. Ainsi, vous introduirez les jeunes à la beauté et à la richesse de la foi catholique, et leur donnerez une solide catéchèse en les invitant à une participation toujours plus active à la vie sacramentelle de l’Église.

Le monde a besoin de ce témoignage ! Face aux si nombreuses menaces qui pèsent sur le caractère sacré de la vie humaine et sur la dignité du mariage et de la famille, nos contemporains n’ont-ils pas besoin qu’on leur rappelle constamment la grandeur de notre dignité de fils de Dieu et de la noble vocation que nous avons reçue dans le Christ ? Les sociétés n’ont-elles pas besoin de se réapproprier et de défendre ces vérités morales fondamentales qui restent le fondement d’une liberté authentique et d’un progrès véritable ?

À l’instant, alors que je me tenais devant la Grotte, j’ai médité sur le grand don spirituel (cf. Rm 1,11) que Paul a donné à Malte, et j’ai prié pour que vous puissiez garder intact l’héritage que le grand Apôtre vous a légué. Que le Seigneur vous confirme ainsi que vos familles dans la foi qui agit par la charité (cf. Ga 5,6), et fasse de vous des témoins joyeux de l’espérance qui ne déçoit jamais (cf. Rm 5,5). Le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité ! Alléluia !

[Texte original: Anglais]

Traduction distribuée par le Bureau de presse du Saint-Siège

par Sandro Magister : Benoît XVI à Malte. L’accostage qui sauve du naufrage

19 avril, 2010

du site:

http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1342937?fr=y

Benoît XVI à Malte. L’accostage qui sauve du naufrage

Les larmes du pape avec les victimes d’abus sexuels. « Dieu ne rejette personne. Et l’Église ne rejette personne. Toutefois, dans son grand amour, Dieu provoque chacun de nous à changer et à devenir plus parfait »

par Sandro Magister

ROME, le 19 avril 2010 – L’acte symbolique le plus fort de son voyage à Malte, Benoît XVI l’a accompli hors de la vue des médias : il a pleuré avec huit personnes qui ont été victimes, étant très jeunes, d’abus sexuels commis par des prêtres.

La rencontre a eu lieu à huis clos, à la nonciature, peu après la messe du dimanche 18 avril. Et c’est l’un des huit, Lawrence Grech, 35 ans, qui a parlé des larmes du pape. Et aussi de sa propre émotion et de la renaissance de sa foi.

Voici comment le communiqué officiel du Vatican a décrit la rencontre :

« Le Saint-Père a été profondément ému par leurs récits, il a exprimé sa honte et son regret pour ce que les victimes et leurs familles ont enduré comme souffrances. Il a prié avec eux et leur a assuré que l’Église fait et continuera à faire tout ce qui est en son pouvoir pour vérifier les accusations, pour que les responsables d’abus soient traduits en justice et pour mettre en œuvre des mesures efficaces afin de protéger les jeunes à l’avenir. Dans l’esprit de sa récente lettre aux catholiques d’Irlande, il a prié pour que toutes les victimes d’abus puissent connaître la guérison et la réconciliation afin d’avoir la force de continuer leur chemin avec une espérance renouvelée ».

*

En effet, le pape Joseph Ratzinger a fait son voyage à Malte sous une très forte pression médiatique internationale, qui exigeait de lui des gestes et des mots à propos du scandale de la pédophilie.

Il ne s’est pas dérobé mais il a agi dans le style qui est le sien.

Il n’a jamais parlé explicitement, en public, de la question de la pédophilie. Il a plutôt écouté ce que d’autres lui disaient à ce sujet : l’évêque de La Valette au début de la messe et, dans l’après-midi, un jeune homosexuel, lors de la rencontre avec les jeunes sur le quai du port. Cette dernière intervention, en particulier, a été un J’accuse sévère et circonstancié contre les défauts de l’Église.

Mais en deux occasions au moins, le pape Benoît XVI a donné en public sa clé de lecture quant à la crise qui a frappé l’Église à cause du scandale de la pédophilie.

*

La première fois, c’était le samedi après-midi, quand il s’est brièvement entretenu avec les journalistes dans l’avion qui volait vers Malte.

Pour expliquer les raisons de son voyage, Benoît XVI a rappelé le naufrage de saint Paul à Malte en l’an 60 :

« Je pense que le motif du naufrage nous dit quelque chose. Le naufrage a donné à Malte la chance d’avoir la foi ; nous pouvons penser, nous aussi, que les naufrages de la vie peuvent permettre la réalisation du plan de Dieu sur nous et servir à de nouveaux départs dans notre vie ».

Peu après il a ajouté :

« Je sais que Malte aime le Christ et l’Église qui est son Corps et sait que, même si ce Corps est blessé par nos péchés, le Seigneur aime quand même cette Église, et son Évangile est la vraie force qui purifie et guérit ».

*

La seconde fois, c’était le dimanche après-midi, lors du discours adressé aux jeunes sur le quai du port de La Valette.

Dans ce discours, le pape a dit :

« Saint Paul, alors qu’il était jeune, a eu une expérience qui l’a changé pour toujours. Comme vous le savez, pendant un temps il a été un ennemi de l’Église et il a tout fait pour la détruire. Alors qu’il était en route vers Damas, avec l’intention de traquer tout chrétien qu’il y trouverait, le Seigneur lui apparut dans une vision. Une lumière aveuglante l’enveloppa et il entendit une voix lui dire : « Pourquoi me persécutes-tu ?… Je suis Jésus, celui que tu persécutes » (Ac 9, 4-5). Paul fut complètement bouleversé par cette rencontre avec le Seigneur et toute sa vie en fut transformée. Il devint un disciple jusqu’à devenir un grand apôtre et missionnaire. [...]

« Chaque rencontre personnelle avec Jésus est une expérience irrésistible d’amour. D’abord, comme Paul lui-même l’admet, il avait mené « une persécution effrénée contre l’Église de Dieu et cherché à la détruire » (cf. Ga 1, 13). Mais la haine et la rage exprimées dans ces paroles furent complètement balayées par la puissance de l’amour du Christ. Jusqu’à la fin de sa vie, Paul a eu l’ardent désir de porter l’annonce de cet amour jusqu’aux confins de la terre.

« Peut-être l’un de vous me dira-t-il que saint Paul a souvent été sévère dans ses écrits. Comment puis-je affirmer qu’il a répandu un message d’amour ? Ma réponse est celle-ci. Dieu aime chacun de nous avec une profondeur et une intensité que nous pouvons difficilement imaginer. Il nous connaît intimement, il connaît tous nos talents et tous nos défauts. Par conséquent, il nous aime tellement qu’il désire nous purifier de nos imperfections et renforcer nos vertus, en sorte que nous puissions avoir la vie en abondance. Quand il nous fait reproche parce que quelque chose dans nos vies lui déplaît, il ne nous rejette pas, mais il nous demande de changer et de devenir plus parfaits. C’est ce qu’il a demandé à saint Paul sur le chemin de Damas. Dieu ne rejette personne. Et l’Église ne rejette personne. Toutefois, dans son grand amour, Dieu provoque chacun de nous à changer et à devenir plus parfait.

« Saint Jean nous dit que cet amour parfait chasse la crainte (cf. 1 Jn 4, 18). Et c’est pourquoi je vous dis à tous : « N’ayez pas peur ! ». Que de fois nous entendons ces paroles de l’Écriture ! Elles ont été adressées à Marie par l’ange à l’Annonciation, par Jésus à Pierre, quand il l’a appelé à être son disciple, et par l’ange à Paul la veille de son naufrage. À tous ceux d’entre vous qui désirent suivre le Christ, en tant que couples mariés, parents, prêtres, religieux, religieuses et laïcs qui portez le message de l’Évangile au monde, je dis : n’ayez pas peur ! Vous rencontrerez certainement une opposition au message de l’Évangile. La culture d’aujourd’hui, comme toute culture, encourage des idées et des valeurs qui sont parfois incompatibles avec celles qui ont été vécues et prêchées par notre Seigneur Jésus-Christ. Souvent elles sont présentées avec un grand pouvoir de persuasion, renforcé par les médias et par la pression sociale de groupes hostiles à la foi chrétienne. Il est facile, quand on est jeune et impressionnable, d’être influencé par les personnes du même âge pour accepter des idées et des valeurs que nous savons ne pas être ce que le Seigneur veut vraiment de nous. Voilà pourquoi je vous dis : n’ayez pas peur, mais réjouissez-vous de son amour pour vous ; faites-lui confiance, répondez à son invitation à être ses disciples, trouvez un aliment et un remède spirituel dans les sacrements de l’Église.

« Ici à Malte, vous vivez dans une société qui est imprégnée par la foi et par les valeurs chrétiennes. Vous devriez être fiers que votre pays soit le seul état de l’Union Européenne à défendre l’enfant qui n’est pas encore né et en même temps à encourager la stabilité de la vie de famille en disant non à l’avortement et au divorce. Je vous exhorte à maintenir ce courageux témoignage rendu au caractère sacré de la vie et à la place centrale du mariage et de la vie familiale pour une société saine. À Malte et à Gozo, les familles savent apprécier leurs membres âgés et malades et prendre soin d’eux, et elles accueillent les enfants comme des dons de Dieu. D’autres nations peuvent apprendre de votre exemple chrétien. Dans le contexte de la société européenne, les valeurs évangéliques redeviennent une contre-culture, comme au temps de saint Paul.

« En cette Année sacerdotale, je vous demande d’être ouverts à la possibilité que le Seigneur puisse appeler certains d’entre vous à se donner totalement au service de son peuple dans le sacerdoce ou dans la vie consacrée. Votre pays a donné beaucoup d’excellents prêtres et religieux à l’Église. Inspirez-vous de leur exemple et reconnaissez la joie profonde qui vient du fait de consacrer sa vie à l’annonce du message de l’amour de Dieu pour tous, sans exception ».

*

Naufrage et blessures, haine et volonté de détruire… Mais, pour le pape Benoît XVI, tout, vraiment tout, est grâce et promesse de guérison, « même les attaques du monde contre nos péchés ». Elles peuvent être la main de Dieu qui « désire nous purifier de nos fautes et renforcer nos vertus, afin que nous puissions avoir la vie en abondance ».

Traduction française par Charles de Pechpeyrou.