Archive pour le 13 avril, 2010

Descente aux enfers

13 avril, 2010

Descente aux enfers dans images sacrée discesa-agli-inferi

http://iconecristiane.it/iconografi/stancu-daniel-filip/?pid=789

Samedi Saint: (le mystère de sa mort, de son silence, de son repos)

13 avril, 2010

du site:

http://jerusalem.cef.fr/index.php/fraternites/vivre-la-liturgie/temps-liturgique/la-semaine-sainte/samedi-saint

Samedi Saint

(le mystère de sa mort, de son silence, de son repos)

Le «Grand Samedi», comme dit l’Orient, l’Église contemple d’abord le mystère de l’ensevelis-sement de son Seigneur, le mystère de sa mort, de son silence, de son repos. Comment pourrions-nous célébrer Pâques en sautant le Samedi Saint ?

Lire le texte patristique du jour

Dans le «catéchisme de notre cœur», a dit un grand théologien, le Samedi Saint ne semble pas occuper une très grande place. Le Jeudi Saint célèbre l’institution du sacrement de l’amour, le Vendredi Saint vénère la croix, la Nuit Pascale chante la résurrection — mais le Samedi Saint ? Chaque dimanche pourtant, notre Credo confesse le mystère dont ce jour fait tout particulièrement mémoire : «Il est mort et a été enseveli ; il est descendu aux enfers». Oui, à chaque eucharistie «nous annonçons la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne !» (1 Corinthiens 11,26).

Le «Grand Samedi», comme dit l’Orient, l’Église contemple d’abord le mystère de l’ensevelissement de son Seigneur, le mystère de sa mort, de son silence, de son repos. Comment pourrions-nous célébrer Pâques en sautant le Samedi Saint ? Jésus est vraiment mort. Il n’a pas fait semblant. Il n’a pas joué un jeu. Un jour, il a pris le chemin qui sera aussi le nôtre : il a quitté cette vie, ce monde, notre monde si concret, si digne d’amour ; il est descendu dans l’abîme le plus profond de l’homme, de ce que la Bible appelle le shéol ou l’hadès : les ombres de la mort. Et l’Église ne craint pas de s’arrêter là un instant, de contempler avec crainte, mais aussi avec une silencieuse douceur, cette descente divine dans l’immense impuissance humaine : le Christ nous a précédés jusque dans la mort ; il s’est laisser tomber entre les mains du Père et par là il a sanctifié tous les samedis saints de notre vie. Le silence de Dieu dans le repos de ce septième jour, en ce grand et saint sabbat, murmure déjà la nouvelle création du huitième jour. Et l’Église fait silence pour l’entendre.

Mais avec elle entendent tous ceux que la mort retenait captive, ceux qui, depuis le début de l’humanité, attendaient que s’ouvrît la porte du ciel. Car le Christ, descendant au shéol, va à leur mystérieuse rencontre, prenant Adam, et avec lui toute l’humanité, par la main, comme le montre si bien l’icône de la descente aux enfers, la véritable icône pascale de l’Orient : «Éveille-toi, ô toi qui dors ! Relève-toi d’entre les morts ! Christ t’illuminera !» (Ep 5,14). Alors un premier pressentiment de Pâques traverse le silence de l’Église ; après l’horreur du Golgotha, un premier frisson de joie ravive son attente : non, Dieu ne peut abandonner son âme au shéol, il ne peut laisser son fidèle voir la corruption (cf. Psaume 16,10). Il est descendu «pour tirer de la prison ceux qui habitent les ténèbres» (Is 42,7), «et celui qui est descendu, c’est le même qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toute chose» (Ep 4,10).

C’est pourquoi le Samedi Saint n’est pas un jour de lamentation ni de deuil, mais le jour d’un silence aimant. Certes, baptisés en Christ, nous sommes ensevelis avec lui dans la mort (Rm 6,4) et, de cette mort, nous avons déjà un avant-goût, car nous mourons tout au long de notre vie… Mais notre espérance repose aujourd’hui dans le silence comme le Christ repose au tombeau, et avec Marie, avec les saintes femmes, nous nous asseyons près du tombeau pour entrer dans la tendresse et la douceur du repos de Dieu : de lui seul vient le salut.

Le Samedi Saint ne connaît ni célébration (ni adoration) eucharistique ni communion aux présanctifiés. Si l’Église se rassemble pour la Liturgie des Heures, elle n’a pourtant jamais voulu instituer une célébration particulière pour faire mémoire du Christ au tombeau. Son maître s’est vraiment endormi dans la mort, et elle accueille dans la foi et le silence toute la profondeur de ce mystère. Écartelés entre le désir de nous taire dans l’amour devant cet abaissement de Dieu et l’espérance paisible qui veut être partagée, nous nous rassemblons au plein midi de ce grand samedi pour l’Office de la Descente aux Enfers. Toute la liturgie traduit cet étonnement craintif de voir «l’Immortelle Vie descendre vers la mort» et cette certitude lumineuse que «l’enfer fut renversé par la splendeur de sa divinité» (Premier Tropaire) ; de voir le cœur de Marie transpercé par un glaive et de l’entendre sans hésitation confesser : «…mais tu changeras mon deuil en la joie de ta résurrection» (Deuxième Tropaire). Les psaumes et les cantiques s’ouvrent à leur tour à ce double mystère : chantés (et c’est le seul jour dans l’année !) non pas en polyphonie, mais recto tono, sans antienne ni doxologie à la fin, ils expriment tous ce même ébranlement intérieur, pour se tourner tout de suite vers l’espérance et la certitude du salut : «Sauve-moi, car, dans la mort, nul souvenir de toi — le Seigneur accueillera ma prière» (Ps 6) ; «je descendis au pays dont les verrous m’enfermaient pour toujours — mais tu retires ma vie de la fosse, Seigneur, mon Dieu» (Jonas 2), «des profondeurs je crie vers toi, Seigneur — écoute mon appel !» (Ps 129).

Les lectures, elles aussi, nous gardent éveillés dans cette même attitude — exigeante — à la fois d’un infini respect et d’un grand silence (l’évangile nous montre le Christ enseveli et mis au tombeau), mais aussi d’une attente vivante et espérante (la première lettre de Pierre proclame le Christ prêchant la Bonne Nouvelle à ceux que la mort retenait captive). En réponse, le choral de l’attente de la résurrection, comme une première lueur de Pâques, acclame déjà dans l’espérance «Jésus vainqueur, amour plus fort que notre mort !», et Marie, que notre dernier chant rejoint auprès de son Fils endormi dans la paix, nous enseigne une dernière fois en ce Samedi Saint l’abandon au Père qui ouvre déjà les portes de la vie — pour relever le Fils d’entre les morts, pour prendre aussi auprès de lui tous ceux à qui le Christ a tendu la main : «Viens ! Mon Père t’attend ! La salle des Noces est prête. Le royaume des Cieux s’ouvre à toi !» (Pseudo-Épiphane, Homélie du Samedi Saint).

Audience générale : Dans la lumière de Pâques

13 avril, 2010

du site:

http://www.zenit.org/article-24015?l=french

Audience générale  : Dans la lumière de Pâques

Texte intégral

ROME, Dimanche 11 avril 2010 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral de la catéchèse prononcée mercredi 7 avril par le pape Benoît XVI au cours de l’audience générale, place Saint-Pierre.

Chers frères et sœurs !
La traditionnelle Audience générale du mercredi est aujourd’hui inondée par la joie lumineuse de la Pâque. En ces jours, en effet, l’Eglise célèbre le mystère de la Résurrection et fait l’expérience de la grande joie qui lui vient de la bonne nouvelle du triomphe du Christ sur le mal et sur la mort. Une joie qui se prolonge non seulement dans l’Octave de Pâques, mais s’étend pendant cinquante jours jusqu’à la Pentecôte. Après les pleurs et le désarroi du Vendredi Saint, après le silence lourd d’attente du Samedi Saint, voici l’annonce extraordinaire : « C’est bien vrai ! le Seigneur est ressuscité et il est apparu à Simon ! » (Lc 24, 34). Celle-ci, dans toute l’histoire du monde, est la « bonne nouvelle » par excellence, c’est l’« Evangile » annoncé et transmis au fil des siècles, de génération en génération.

La Pâque du Christ est l’acte suprême et indépassable de la puissance de Dieu. C’est un événement absolument extraordinaire, le fruit le plus beau et le plus mûr du « mystère de Dieu ». Il est à ce point extraordinaire, qu’il en résulte inénarrable dans ces dimensions qui échappent à notre capacité humaine de connaissance et d’enquête. Et, toutefois, il est aussi un fait « historique », réel, témoigné et documenté. C’est l’événement qui fonde toute notre foi. C’est le contenu central dans lequel nous croyons et le motif principal pour lequel nous croyons.

Le Nouveau Testament ne décrit pas la Résurrection de Jésus au moment où elle a lieu. Il ne rapporte que les témoignages de ceux que Jésus en personne a rencontrés après être ressuscité. Les trois Evangiles synoptiques nous racontent que cette annonce – « Il est ressuscité ! » – est tout d’abord proclamée par des anges. C’est donc une annonce qui trouve son origine en Dieu ; mais Dieu la confie immédiatement à ses « messagers », pour qu’ils le transmettent à tous. Et ce sont ainsi ces mêmes anges qui invitent les femmes, qui s’étaient rendues de bon matin au sépulcre, à aller dire au plus vite aux disciples : « Il est ressuscité d’entre les morts, et voilà qu’il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez » (Mt 28, 7). De cette manière, à travers les femmes de l’Evangile, ce mandat divin atteint tous et chacun parce qu’à leur tour, ils transmettent à d’autres, avec fidélité et courage, cette même nouvelle : une nouvelle belle, heureuse et porteuse de joie.

Oui, chers amis, toute notre foi se fonde sur la transmission permanente et fidèle de cette « bonne nouvelle ». Et nous, aujourd’hui, nous voulons dire à Dieu notre profonde gratitude pour les innombrables foules de croyants dans le Christ qui nous ont précédés au fil des siècles, parce qu’ils n’ont jamais manqué à leur mandat fondamental d’annoncer l’Evangile qu’ils avaient reçu. La bonne nouvelle de la Pâque, donc, requiert l’œuvre de témoins enthousiastes et courageux. Chaque disciple du Christ, de même que chacun de nous, est appelé à être témoin. Tel est le mandat précis, exigeant et exaltant du Seigneur ressuscité. La « nouvelle » de la vie nouvelle dans le Christ doit resplendir dans la vie du chrétien, doit être vivante et active, chez celui qui la porte, réellement capable de changer le cœur, l’existence tout entière. Celle-ci est vivante avant tout parce que le Christ lui-même en est l’âme vivante et vivifiante. Saint Marc nous le rappelle à la fin de son Evangile, où il écrit que les Apôtres « s’en allèrent prêcher en tout lieu, le Seigneur agissant avec eux et confirmant la Parole par les signes qui l’accompagnaient » (Mc 16, 20).

La vie des apôtres est également la nôtre et celle de tout croyant, de tout disciple qui se fait « annonciateur ». Nous aussi, en effet, sommes certains que le Seigneur, aujourd’hui comme hier, agit avec ses témoins. C’est un fait que nous pouvons reconnaître chaque fois que nous voyons apparaître les semences d’une paix véritable et durable, là où l’engagement et l’exemple de chrétiens et d’hommes de bonne volonté est animé par le respect pour la justice, par le dialogue patient, par une estime convaincue à l’égard des autres, par le désintérêt, par le sacrifice personnel et communautaire. Nous voyons malheureusement dans le monde également tant de souffrance, tant de violence, tant d’incompréhensions. La célébration du Mystère pascal, la contemplation joyeuse de la Résurrection du Christ, qui vainc le péché et la mort à travers la force de l’Amour de Dieu est une occasion propice pour redécouvrir et professer avec davantage de conviction notre confiance dans le Seigneur ressuscité, qui accompagne les témoins de sa parole en opérant des prodiges avec eux. Nous serons véritablement et jusqu’au bout les témoins de Jésus ressuscité lorsque nous laisserons transparaître en nous le prodige de son amour ; lorsque dans nos paroles, et plus encore dans nos gestes, en pleine cohérence avec l’Evangile, on pourra reconnaître la voix et la main de Jésus lui-même.

Partout, donc, le Seigneur nous envoie comme ses témoins. Mais nous pouvons être tels uniquement à partir et en référence constante à l’expérience pascale, que Marie de Magdala exprime en annonçant aux autres disciples : « J’ai vu le Seigneur » (Jn 20, 18). Dans cette rencontre personnelle avec le Ressuscité se trouvent le fondement indestructible et le contenu central de notre foi, la source fraîche et intarissable de notre espérance, le dynamisme ardent de notre charité. Ainsi, notre vie chrétienne elle-même coïncidera pleinement avec l’annonce : « Le Christ Seigneur est véritablement ressuscité ». Laissons-nous donc conquérir par l’attrait de la Résurrection du Christ. Que la Vierge Marie nous soutienne par sa protection et nous aide à goûter pleinement la joie pascale, afin que nous sachions l’apporter à notre tour à tous nos frères.

Une fois de plus, Bonne Pâque à tous !

A l’issue de l’Audience générale, le Saint-Père a adressé les paroles suivantes aux pèlerins francophones :

Chers frères et sœurs,

En ces jours, l’Eglise est inondée par la joie et la lumière de Pâques. Dans toute l’histoire du monde, l’annonce surprenante : « C’est vrai, le Seigneur est ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre ! » (Lc 24, 34) est la Bonne nouvelle par excellence, le triomphe du Christ sur le mal et sur la mort ! La Pâque du Christ est un événement absolument extraordinaire, le fruit le plus beau parvenu à maturité du « Mystère de Dieu » et c’est toutefois un fait « historique », réel, l’événement qui fonde toute notre foi. Dieu en confie l’annonce à ses messagers pour qu’ils la transmettent à tous. Nous voulons remercier Dieu pour les innombrables croyants en Christ qui nous ont précédés, parce qu’ils n’ont pas manqué à la mission d’annoncer l’Evangile qu’ils avaient reçue. Aujourd’hui comme hier, le Seigneur travaille avec ses témoins, semant des germes d’une paix vraie et durable et accomplissant avec eux des œuvres merveilleuses. Nous serons ses témoins si nous sommes en référence constante avec l’expérience pascale, celle de Marie-Madeleine annonçant aux disciples : « J’ai vu le Seigneur » (Jn20, 18). Puisse cette rencontre personnelle avec le Ressuscité être le fondement de notre foi et laisser transparaître en nous le prodige de son amour !

* * *

Je suis heureux de saluer les pèlerins venus de Belgique, de France et de Suisse, en particulier des diocèses d’Evreux, Fréjus-Toulon, de Paris et d’Orléans. Je salue également particulièrement les jeunes du collège de l’Abbaye Saint-Maurice, en Suisse. Saintes Fêtes de Pâques et bon pèlerinage à tous !

Traduction : Zenit

Regina Caeli du dimanche 11 avril, dimanche de la Miséricorde

13 avril, 2010

du site:

http://www.zenit.org/article-24018?l=french

Regina Caeli du dimanche 11 avril, dimanche de la Miséricorde

L’exemple du curé d’Ars

ROME, Dimanche 11 avril 2010 (ZENIT.org) – En ce dimanche de la Miséricorde, Benoît XVI demande aux « pasteurs » de « suivre l’exemple du saint curé d’Ars ».

Le pape Benoît XVI a présidé la prière mariale du Regina Caeli à midi, en ce dimanche de la Miséricorde depuis la cour intérieure du palais pontifical de Castel Gandolfo, où il se repose depuis dimanche dernier.

* * *

Chers frères et sœurs,

Ce dimanche conclut l’octave de Pâques, qui est comme un seul jour « que le Seigneur a fait », marqué par la caractéristique de la résurrection et de la joie des disciples de voir Jésus. Depuis l’Antiquité, ce dimanche s’appelle « in albis » du mot latin « alba », en raison des vêtements blancs que les néophytes revêtaient au baptême, la nuit de Pâques, et qu’ils déposaient huit jours plus tard. Le vénérable Jean-Paul II a intitulé ce dimanche « Dimanche de la Miséricorde divine » à l’occasion de la canonisation de sœur Maria Faustina Kowalska, le 30 avril 2000.

La page de l’Evangile de saint Jean de ce dimanche (Jn 20, 19-31) est riche en miséricorde et en bonté divine. On y raconte qu’après sa résurrection Jésus a visité ses disciples, en passant les portes closes du Cénacle. Saint Augustin explique que « les portes closes n’ont pas empêché l’entrée de ce corps où habitait la divinité. Celui qui en naissant avait laissé intacte la virginité de sa mère a pu entrer au Cénacle portes closes » (In Ioh. 121,4: CCL 36/7, 667); et saint Grégoire le Grand ajoute que notre Rédempteur s’est présenté, après sa résurrection, avec un corps de nature incorruptible et palpable, mais dans un état de gloire (cfr Hom. in Evag., 21,1: CCL 141, 219). Jésus montre les signes de sa Passion, jusqu’à accorder à l’incrédule Thomas de le toucher. Mais comment est-il possible qu’un disciple puisse douter ? En réalité, la condescendance divine nous permet de tirer profit des disciples qui croient et aussi de l’incrédulité de Thomas. De fait, en touchant les blessures du Seigneur, le disciple hésitant guérit non seulement sa propre défiance mais aussi la nôtre.

La visite du Ressuscité ne se limite pas à l’espace du Cénacle, mais va plus loin , afin que tous puissent recevoir le don de la paix et de la vie avec le « Souffle créateur ». De fait, Jésus a dit à ses disciples à deux reprises : « Paix à vous ! », et il a ajouté : « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ». Ayant dit cela, il souffla sur eux en disant : « Recevez l’Esprit Saint. A ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils seront pardonnés ; à ceux à qui vous ne pardonnerez pas, ils ne seront pas pardonnés ». Telle est la mission de l’Eglise assistée en permanence par le Paraclet : apporter à tous l’heureuse annonce, la joyeuse réalité de l’Amour miséricordieux de Dieu, « pour, comme le dit saint Jean, que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu et pour qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom » (20, 31).

A la lumière de cette parole, j’encourage en particulier tous les Pasteurs à suivre l’exemple du saint curé d’Ars qui, « en son temps, a su transformer le cœur et la vie de tant de personnes, parce qu’il a réussi à leur faire percevoir l’amour miséricordieux du Seigneur. Notre temps aussi a un besoin urgent d’une telle annonce et d’un tel témoignage de la vérité de l’Amour (Lettre d’indiction de l’Année sacerdotale) . De cette façon, nous rendrons toujours plus familier et proche Celui que nos yeux n’ont pas vu, mais dont la Miséricorde infinie est pour nous absolument certaine. Demandons à la Vierge Marie, Reine des Apôtres, de soutenir la mission de l’Eglise et invoquons-la en exultant de joie : Regina Caeli…

Traduction : Zenit

St. John’s vision of God enthroned within a rainbow; the seven lamps; virgins, elders and apostles.

13 avril, 2010

St. John's vision of God enthroned within a rainbow; the seven lamps; virgins, elders and apostles.  dans image bon nuit, jour, dimanche etc. 12%20REVELATION

http://www.artbible.net/2NT/REVELATION%20-%20MISC%20IMAGES%20…%20APOCALYPSE%20-%20FIGURES%20DIVERSES/index2.html

Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix: « Tu ne sais pas d’où il vient ni où il va »

13 avril, 2010

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20100413

Le mardi de la 2e semaine de Pâques : Jn 3,7-15
Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Edith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l’Europe
Poésie Pentecôte 1942 (trad. Malgré la nuit, Ad solem 2002, p. 121)

« Tu ne sais pas d’où il vient ni où il va »

Qui es-tu, douce lumière qui me combles
et illumines les ténèbres de mon coeur ?
Tu me guides comme la main d’une mère,
et si tu me lâchais,
je ne pourrais plus faire un seul pas.
Tu es l’espace
qui enveloppe mon être et l’abrite en toi.
Abandonné de toi, il sombrerait dans le gouffre du néant
d’où tu l’as tiré pour l’élever vers la lumière.
Toi, plus proche de moi
que je ne le suis de moi-même,
plus intime que le tréfonds de mon âme,
et cependant insaisissable et ineffable,
au-delà de tout nom,
Esprit Saint, Amour éternel!

N’es-tu pas la douce manne
qui du coeur du Fils
déborde dans le mien,
la nourriture des anges et des bienheureux ?
Lui qui s’est relevé de la mort à la vie
m’a éveillée moi aussi du sommeil de la mort à une vie nouvelle.
Et jour après jour
il continue de me donner une nouvelle vie,
dont un jour la plénitude m’inondera tout entière,
vie issue de ta vie, oui, toi-même,
Esprit Saint, Vie éternelle
!