Archive pour le 10 avril, 2010

Joh-20,19_Vision_Doubt_Apparition_Doute

10 avril, 2010

Joh-20,19_Vision_Doubt_Apparition_Doute dans images sacrée 15%20SIGNORELLI%20THE%20DOUBTING%20OF%20THOMAS%20LORETO%20C

http://www.artbible.net/3JC/-Joh-20,19_Vision_Doubt_Apparition_Doute/index2.html

Prière pour le temps de Pâques

10 avril, 2010

du site:

http://www.ssccjm.org/spiritualite/prieres/pr_paques.html

Prière pour le temps de Pâques

« Seigneur, fais nous voir ta miséricorde
et donne-nous le Sauveur »(Ps 84. v.8)

Jésus Sauveur, ton nom est Miséricorde,
ta compassion pour nous est plus grande que tout.
Tu es venu pour nous sauver.
Ton Père est le père des miséricordes
et tu es au milieu de nous le visage de la miséricorde.
Tu nous portes dans ton cœur,
tu nous cherches jusqu’à ce que tu nous aies trouvé.
Tu nous tends une main douce et sûre
quand nous tournons le dos au bonheur que tu nous offres.
Ta miséricorde est sans limite
parce que tu remets tous les péchés même les plus grands.
C’est toi qui nous aimes le premier,
tu nous invites, tu cours après nous,
tu nous presses de te chercher
et de nous tourner vers toi,
 tu nous ouvres un passage.

Dans la joie de la résurrection,
donne-nous un cœur nouveau qui se détourne du péché
et s’ouvre pour accueillir ta miséricorde,
fais-nous vivre en paix avec toi et demeurer en toi
sans plus te faire obstacle.

 à partir d’un texte de saint Jean Eudes (1601-1680)
OC VIII p.52-59

Transfigurés par la puissance du Saint-Esprit

10 avril, 2010

du site:

http://jerusalem.cef.fr/index.php/fraternites/vivre-la-liturgie/temps-liturgique/temps-pascal/transfigures-par-la-puissance-de-lesprit

Transfigurés par la puissance du Saint-Esprit

Le fondement de notre vie dans le Christ est le baptême. Quand nous recevons ce sacrement, nous obtenons la grâce du Saint-Esprit.
Elle répand en nous une lumière et une force intérieures qui nous rendent capables de rompre avec le mal, de repousser les tentations de l’égoïsme, de l’esprit de jouissance et de domination. C’est en ce sens que le baptême nous fait mourir au péché et ressusciter avec le Christ pour une vie nouvelle.??Mais le baptême ne nous communique pas cette vie nouvelle dans son état achevé, dans sa pleine maturité. Il nous en donne seulement le germe, et cette semence déposée dans nos cœurs ne peut croître et se développer que si nous y apportons librement notre concours. ??Le baptême laisse subsister en nous un attrait pour les plaisirs et les satisfactions égoïstes. Il faut donc que, en écoutant la Parole de Dieu telle qu’elle nous est transmise dans l’Église et en suppliant dans la prière le Seigneur de nous venir en aide, nous fassions violence à nos tendances mauvaises pour obéir à ce que Dieu nous demande, même si nous n’en ressentons ni le goût, ni l’envie.??En effet, à ce stade de la vie spirituelle, nous ne pouvons pas encore avoir conscience de cette vie nouvelle qui nous habite, nous ne pouvons pas encore éprouver d’une façon sensible le goût du bien, l’attrait pour les choses d’en haut. L’éveil de cette «sensibilité spirituelle» est un don que Dieu n’accorde ordinairement qu’à ceux qui ont longuement mené le «combat invisible». En attendant, seule la foi en la Parole de Dieu nous permet de connaître avec certitude ce qui est bien et ce qui est mal, et la grâce nous vient en aide d’une façon réelle, mais que nous ne «sentons» pas.??Nous ne sommes d’ailleurs pas laissés à nous-mêmes dans notre compréhension de la Parole de Dieu. Ce n’est pas en effet ce que nous comprenons par nous-mêmes, ce que nous ressentons, ce qui nous convient ou nous semble bon, ce avec quoi nous nous sentons à l’aise, qui est nécessairement vrai et bien. La vérité ne se révèle qu’à ceux qui sont unis dans l’amour, à ceux qui n’ont ensemble qu’un seul cœur et un seul esprit dans le Christ. En d’autres termes, c’est l’Église seule qui peut comprendre la Parole de son Seigneur, dans la lumière de l’Esprit-Saint. Lorsque tous les chrétiens, pendant des siècles et dans les lieux les plus divers, ont compris la Parole de Dieu d’une certaine façon et en ont interprété les exigences d’une manière déterminée, cette unanimité est le signe que l’Esprit-Saint est à l’œuvre, que cette compréhension de la Parole donnée à l’Église vient de lui. S’en écarter pour suivre son opinion propre, ou celle d’un groupe particulier, serait pécher contre l’amour, ce serait ce qu’on a appelé un «fratricide spirituel».??Ne croyons pas qu’il puisse y avoir, au sein du peuple de Dieu, une «évolution des mœurs» qui rendrait dépassé et périmé ce qui a été tenu «par tous, toujours et partout» dans l’Église. Quand il s’agit de points aussi fondamentaux que, par exemple, la nécessité de la prière, le sens du jeûne, la conception chrétienne du mariage et de la vie sexuelle, le respect absolu et l’amour de toute personne humaine, impliquant le refus de l’avortement, de l’euthanasie, du racisme, il y a simplement des comportements qui sont chrétiens, et des comportements qui ne le sont pas, même s’ils sont devenus ceux d’un plus ou moins grand nombre de gens qui se disent ou se croient chrétiens. Le christianisme ne connaît ni interdits ni «tabous» arbitraires ; mais il y a une manière de vivre qui correspond au germe de vie divine reçu au baptême, qui en procède et l’aide à se développer, et une manière de vivre qui le tue.

Le chrétien, certes, reste un pécheur. Mais au péché, il existe un remède : le repentir. Si nous reconnaissons notre péché, si nous le regrettons du fond du cœur, si nous implorons le pardon divin, si nous nous efforçons sincèrement de nous convertir, Dieu nous viendra en aide et nous pardonnera. Mais si nous essayons de nous justifier, si nous appelons le mal «bien», et le bien «mal», nous nous fermons par là même au repentir, nous commettons le péché contre l’Esprit.??Dans l’Église, il n’y a pas de différence entre la «morale» et la «spiritualité», il n’y a pas un minimum imposé à tous, et des exigences supérieures qui seraient le privilège d’une élite. C’est à tous que le Seigneur a dit : «Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait». Le plein développement de notre vie de fils de Dieu et de membres du Christ, commencée au baptême, est la loi de toute vie chrétienne. Ce n’est pas une loi qui s’imposerait de l’extérieur, un loi écrite sur des tables de pierre comme celle qui fut donnée à Moïse, c’est une loi inscrite dans nos cœurs par l’Esprit d’amour qui nous a été donné. Dans une certaine mesure, les moyens à mettre en œuvre varient pour chacun, selon son état de vie et les conditions particulières qui sont les siennes ; mais le but est le même pour tous : être transfigurés, par la puissance du Saint-Esprit, à l’image du Fils unique.

Archimandrite Placide Deseille

dimanche de Pâques (11 avril 2010)

10 avril, 2010

du site:

http://www.bible-service.net/site/377.html

dimanche de Pâques (11 avril 2010)

Les textes de ce jour sont denses et riches. Ce qui domine, c’est la nouvelle présence, plus tangible encore et universelle, du Christ. Présence au sein des communautés, des malades et handicapés, auprès des Églises persécutées, auprès des Apôtres réunis dans le cénacle verrouillé, présence auprès de Thomas le sceptique. Présence par la paix, la joie, le pardon, la bonté… Quelle trouée dans les miasmes de notre vie marquée par l’individualisme et l’intérêt.

• Apocalypse 1,9…19

Livre déroutant que l’Apocalypse, avec ses images étranges. Livre pour temps de crise, qui veut donner un réconfort aux chrétiens plongés dans les tribulations (les grandes persécutions au temps de Néron). Livre pour aujourd’hui car de nos jours aussi, la foi des chrétiens est mise à rude épreuve.

Mais les épreuves n’empêchent pas Jean de célébrer « le jour du Seigneur », et c’est un dimanche que Jean bénéficie d’une parole, d’une vision et d’une révélation. Une parole qui annonce une vision, vision de l’Éternel : « Je suis celui qui suis. » (Exode 3, 14) Les chandeliers figurent les Églises. Superbe image qui lie le Christ à son Église.

• Jean 20,19-31

Il s’agit, en ce chapitre 20, de récits de la Résurrection. La Résurrection, chez Jean, est vue à travers des rencontres : Madeleine, Pierre, Jean, Thomas.

• Versets 19-23 : Jésus et les Apôtres. Synthèse de plusieurs thèmes : la paix, la mission, l’Esprit, le pardon. Nous les lisons non comme une narration historique de ce que Jésus a fait, mais comme un récit qui veut nous présenter les diverses façons dont Jésus vient et demeure dans son Église. Jésus manifeste sa présence par le don de la paix et de la joie. Il souffla sur eux : rappel du geste créateur de Dieu sur Adam.

• Versets 24-29 : Jésus et Thomas. Il n’est pas facile de voir les signes de la présence de Dieu dans le monde. Certains voient tout de suite (affectifs) ; il y a les intuitifs ; il y a les hommes lents et massifs ; mais il y a aussi les sceptiques à qui la compréhension n’est pas fermée. À tous, Jésus se révèle avec amour, à chacun selon sa nature : l’épisode met en relief la bonté de Jésus qui recherche la manière adaptée pour Thomas.

         Une Parole pour aujourd’hui

 Trois pistes possibles et complémentaires, s’appuyant harmonieusement sur les trois lectures.

• Les Actes évoquent ce peuple divers « sous la colonnade de Salomon », intéressé, à l’écoute. Cela évoque ces masses d’aujourd’hui, elles aussi intéressées par le propos spirituel, fatiguées de la consommation et du virtuel. Cette humanité reste peut-être disposée à se laisser toucher par « l’ombre » de Jésus : humble mission de l’Église.

• Des chrétiens sont encore persécutés. Leur espérance est dans une invisible communion. Mais évoquons quelques grands problèmes et nous verrons que le chant d’espérance de l’Apocalypse est une mélodie pour aujourd’hui : la famille et les législations qui la concernent, un dangereux économisme dans la gestion du monde, la drogue chez les jeunes générations, etc…

• Le Christ ne vient pas à notre place régler nos questions et nos problèmes. Il se fait présent au milieu de nous et en nous, comme une puissance de paix, de joie, de pardon. Investis de cette présence et de cette puissance, « le fardeau devient léger.

bonne nuit

10 avril, 2010

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. paeonia_peregrina_414

Paeonia peregrina

http://www.floralimages.co.uk/index2.htm

Saint Jean de la Croix : « Il leur reprocha leur incrédulité »

10 avril, 2010

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20100410

Le samedi de Pâques : Mc 16,9-15
Commentaire du jour
Saint Jean de la Croix (1542-1591), carme, docteur de l’Église
La Montée du Carmel, 3,31 (trad. OC, Cerf 1990, p. 869 rev.)

« Il leur reprocha leur incrédulité »

      Là où il y a une abondance de signes et de témoignages, il y a moins de mérite à croire… C’est pourquoi Dieu n’opère des oeuvres merveilleuses que lorsqu’elles sont absolument nécessaires pour amener les hommes à croire. Pour ce motif et afin que ses disciples ne soient pas privés du mérite de la foi s’ils avaient expérimenté par eux-mêmes sa résurrection, avant de leur apparaître, il a disposé les choses pour qu’ils croient sans le voir lui-même.

      À Marie-Madeleine il a montré d’abord le tombeau vide ; ensuite il l’a fait instruire par les anges, parce que « la foi naît de ce qu’on entend » comme dit saint Paul (Rm 10,17). Ainsi, il voulait qu’elle croie en entendant et avant de voir ; et quand elle l’a vu, c’était sous la forme d’un jardinier, afin d’achever de l’instruire dans la foi.

      Aux disciples il a envoyé d’abord les saintes femmes pour leur dire qu’il était ressuscité. Aux pèlerins d’Emmaüs, il a enflammé d’abord le coeur par la foi avant de se découvrir à eux. Finalement, il a repris tous ses disciples de n’avoir pas cru. Quant à Thomas, qui avait voulu toucher ses plaies, il lui a dit : « Bienheureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jn 20,29).