Archive pour le 8 avril, 2010

Emmaus_on_the_way_en_route

8 avril, 2010

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http://www.artbible.net/3JC/-Luk-24,13_Emmaus_on_the_way_en_route/index3.html

Prière pour le jour de Pâques

8 avril, 2010

du site:

http://cateain.cef.fr/spip.php?article237

Prière pour le jour de Pâques        
 
Qu’éclate la joie de pâques !
Qu’elle s’élève sur toute la terre
Comme une flamme dans la nuit et qu’elle illumine la vie de tous les hommes !
Jésus est plus fort que la mort !
Qu’éclate la joie de Pâques !
Qu’elle ruisselle sur toute la terre comme une eau vive qui calme la soif
Des chercheurs de vérité !
Jésus est vivant pour toujours !
Qu’éclate la joie de Pâques !
Qu’elle soit distribuée à toute la terre comme du pain
Qui apaise la faim de ceux qui tendent les mains !
Jésus est le sauveur de tous les hommes !
Qu’éclatent la joie de Pâques !
Qu’elle résonne et carillonne sur toute la terre
Comme un chant d’allégresse, comme la Bonne Nouvelle
Qui redonne espoir aux enfants de Dieu !
Jésus est ressuscité !

Extrait de « Qu’éclate la joie de Pâques » Les enfants vers Pâques 2006 – année B – Editions du Signe

Gros plan sur… le scandale de la croix

8 avril, 2010

du site:

http://www.bible-service.net/site/554.html

Gros plan sur… le scandale de la croix

Il a fallu plusieurs années aux Chrétiens pour proclamer, sans gêne, leur foi en un  » Messie crucifié  ». Il a fallu plus d’un siècle après l’abolition du châtiment par Constantin (vers 320) avant d’oser le représenter sans répugnance.

Les Lettres de Paul permettent de savoir le contenu de la foi chrétienne dans les années 40-60 et les débats qui s’y mènent. Au fil de son discours, il arrive à Paul de faire appel au  » kérygme  » selon des formulations polies par l’usage :  »Il est mort pour les péchés » (1 Co 15,3),  »Il s’est livré pour nos péchés » (Ga 1,4). Rarement on trouve une formule aussi crue que Ph 2,6-11  »…S’étant comporté comme un homme, il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort, et à la mort sur une croix !  » . Là, une quinzaine d’années après les faits, est affirmé ce qui aurait du être un obstacle à la prédication du salut de Dieu en Jésus le Christ : la crucifixion du Messie.
 
Un supplice infamant 

La crucifixion fait alors partie de l’arsenal répressif de la justice romaine à côté du carcan, du pal ou de la potence. Cicéron, dans une de ses plaidoiries (vers 71 av. J.-C.), en parle comme du  » supplice le plus cruel et le plus infâmant qu’on inflige à des esclaves  » . D’après Flavius Josèphe, on l’employait aussi pour les  » bandits  », fomenteurs de troubles et instigateurs de révolte.

Selon la loi romaine, une fois le jugement rendu, le condamné est d’abord flagellé (nerfs de bœufs, lanières de cuir ou bien cordes avec bouts de métal ou d’os) en vue de l’affaiblir. Déshabillé, on le charge alors soit du patibulum (barre transversale), soit de la croix entière. Il traverser la ville, en prenant les rues les plus fréquentées, sous les huées de la foule et les coups des soldats. Il sort de la ville et là, dans un endroit visible (carrefour, hauteur), l’homme est fixé (cordes, clous) et la croix dressée (à moins que le patibulum ne soit assemblé à un poteau déjà fiché en terre). Puis on affiche le titulus, pancarte qui indique l’identité et le motif de condamnation. La mort prend plusieurs heures. L’usage du crurifragium (fracture des jambes) a pour but de diminuer la longueur de l’agonie. Sauf en Judée, les cadavres restaient exposés jusqu’à décomposition.

Selon Sénèque (fin 1er siècle), les croix n’étaient pas toutes du même modèle. Celle de Jésus était-elle en forme de T ou à quatre branches ? A-t-il été chargé ou non d’un patibulum que Simon de Cyrène aurait porté à sa place ? A-t-il été cloué (et dans ce cas, ce ne peut être dans les paumes, mais aux poignets, dans les os du carpe) ? Les récits évangéliques restent muets. Ils se contentent d’un très sobre :  » ils le crucifièrent  ».
 
Le Messie devenue malédiction 

Si Jésus avait été lapidé – châtiment possible, selon la Loi juive – sa mort l’aurait rangé du côté des prophètes. Or la pendaison ou la crucifixion – dans l’un et l’autre cas, le corps est exposé sur un bout de bois – est un supplice ignoble condamné par la Torah :  »Si un homme, coupable d’un crime capital, a été mis à mort, et que tu l’aies pendu à un arbre, son cadavre ne pourra être laissé de nuit sur l’arbre ; tu l’enterreras le jour même, car un pendu est une malédiction de Dieu et tu ne souilleras pas la terre que le Seigneur ton Dieu te donne en héritage. » Dt 21,22-23

Dans une culture où la Torah (Loi) est normative, Dt 21,22-23 a du être utilisé pour combattre la messianité de Jésus. Paul va affronter le problème en utilisant justement les méandres de la Torah, qu’il cite abondamment. En gros, si le Christ a accepté une mort de maudit, c’est pour nous délivrer d’une malédiction antécédente, celle qui vient de la difficulté à pratiquer la Loi. Aux Galates, il fera observer d’abord que la pratique de la Loi fait encourir une malédiction pour peu qu’on s’en écarte. Puis il remarquera ensuite que, selon la Loi elle-même, c’est la foi qui rend juste. Et il conclura :  » Le Christ nous a rachetés de cette malédiction de la Loi en devenant lui-même malédiction pour nous car il est écrit : ‘Maudit soit quiconque pend au gibet’, afin que la bénédiction d’Abraham passe aux païens dans le Christ Jésus et que par la foi nous recevions l’Esprit de la promesse. » (Ga 3,10-14) C’est ainsi que, pour Paul, la mort de tous a été vaincue par la mort d’un seul.

Vingt ou trente ans après les lettres de Paul, la crucifixion est racontée dans les évangiles. Les récit sont un effort d’intelligence de la mort scandaleuse du Messie. Or, pour la comprendre, Matthieu, Marc, Luc et Jean vont faire comme Paul : ils vont puiser dans les Écritures, puisque celles-ci consignent les repères pour vivre et croire.
 
Les Écritures pour lire un scandale 

Aucun récit ne rapporte les faits dans leur brutalité (de ce point de vue, les films sont plus évocateurs) mais chacun propose des pistes pour en comprendre le sens. Prenons un tout petit exemple, l’arrivée sur le Golgotha, tel que le raconte Mt 27,33-35.

Nous n’avons aucun détail sur le patibulum, l’assemblage ou l’érection de la croix, les clous, les cordes, le sang, la présence (ou non) d’une foule etc. Mieux, les quelques faits sélectionnés (arrivée, refus de boire, crucifixion — un seul petit mot pour un ensemble de gestes à la fois techniques et violents) sont reliés à ce qui semblent des détails : le vin mêlé de fiel et les vêtements tirés au sort. Ces détails sont vraisemblablement historiques. On sait par exemple que l’on donnait à boire aux suppliciés du vin mêlé de myrrhe, ce qui a un effet anesthésiant (voir Marc 15,23).

Or Matthieu parle de vin  » mêlé de fiel  ». Ce léger brouillage invite à ne pas en rester à la reconnaissance d’une drogue. Il s’agit d’une allusion au Ps 69,22. Quand au partage de vêtements, il est en écho à Ps 22,19. Remis dans leur contexte originel, ces mots décrivent la foi d’un homme persécuté qui exprime à Dieu sa confiance. Par ce tissage scripturaire, Matthieu ouvre à son lecteur deux pistes.

D’abord, lire la scène qui suit avec cette clé possible : Jésus crucifié se place-t-il dans la lignée des justes persécutés et confiants ?

Ensuite, réfléchir sur l’acte même d’écrire :  » au-delà de l’émotion qui peut vous traverser, cherchez donc les raisons de ce que je raconte. Pour moi, elles ne sont pas uniquement dans le jeu des pouvoirs et des volontés humaines, elles prennent place dans une vaste histoire, commencée il y a longtemps et dont nos pères nous ont laissé la mémoire. Elles prennent place dans un projet divin.  »
 
Gérard BILLON, Service Biblique catholique Evangile et Vie

Benoît XVI invite à goûter le silence du samedi saint (2007)

8 avril, 2010

du site:

http://news.catholique.org/14318-Benoit-XVI-invite-a-gouter-le-silence-du

Benoît XVI invite à goûter le silence du samedi saint

ROME, Mercredi 4 avril 2007 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI invite à goûter le silence du Samedi Saint.

Benoît XVI a tenu l’audience générale place Saint-Pierre, sous un ciel gris menaçant, mais une température assez douce pour les quelque 20.000 visiteurs. Le pape a consacré sa catéchèse au sens de chaque célébration du triduum pascal.

« Durant le Triduum pascal, a-t-il dit en français, nous allons commémorer le combat entre la lumière et les ténèbres, entre la vie et la mort. Conscients de nos fautes, c’est dans ce contexte que nous devons nous situer, si nous voulons revivre avec profit ce Mystère qui est au cœur de notre foi ».

Quant au Jeudi Saint « la Messe chrismale met en lumière le don du sacerdoce ministériel par Jésus à son Église », soulignait le pape qui présidera cette célébration avec les prêtres de son diocèse, demain matin à 9 h 30 en la basilique Saint-Pierre.

« La Messe chrismale, a dit le pape en italien, peut être considérée comme le prélude au Saint Triduum ».

« Le Pasteur diocésain et ses plus proches collaborateurs, les prêtres, entourés du Peuple de Dieu, renouvellent les promesses formulées le jour de l’ordination sacerdotale. Il s’agit, année après année, d’un moment de profonde communion ecclésiale », soulignait le pape.

« Le soir, a poursuivi Benoît XVI, nous revivons la Cène où le Seigneur a anticipé le sacrifice de sa vie, le don définitif de lui-même à l’humanité, et il nous a donné le commandement nouveau de l’amour ».

Commentant, en italien, le geste du lavement des pieds, le pape précisait : « Avec le lavement des pieds, se répète le geste avec lequel, ayant aimé les siens, Il les aima jusqu’à la fin (cf. Jn 13,1) et laissa aux disciples comme leur signe distinctif cet acte d’humilité, l’amour jusqu’à la mort. Après la Messe in Cena Domini, la liturgie invite les fidèles à s’arrêter en adoration du Très Saint Sacrement, en revivant l’agonie de Jésus au Gethsémani. Et nous voyons que les disciples ont dormi, laissant le Seigneur seul ».

Benoît XVI, actualisant le texte, expliquait : « Aujourd’hui aussi, nous dormons souvent, nous qui sommes ses disciples. En cette nuit sainte du Gethsémani, nous voulons être vigilants, nous ne voulons pas laisser le Seigneur seul en cette heure ; ainsi nous pouvons mieux comprendre le mystère du Jeudi Saint, qui englobe le triple don suprême du Sacerdoce ministériel, de l’Eucharistie et du Commandement nouveau de l’amour (agape) ».

Le Vendredi Saint, « jour de pénitence, de jeûne et de prière, nous commémorons les événements qui vont de la condamnation à mort à la crucifixion du Christ », continuait Benoît XVI.

Dans son discours en italien, le pape s’est arrêté aussi sur le rôle de l’apôtre Judas Iscariote en disant : « Dans la liturgie d’aujourd’hui l’évangéliste Matthieu repropose à notre méditation le bref dialogue qui eut lieu au Cénacle entre Jésus et Judas. ‘Serait-ce moi, Rabbi ?’, demande le traître au divin Maître, qui avait annoncé : ‘En vérité je vous le dit, l’un de vous me livrera’ La réponse du Seigneur est lapidaire : ‘Tu l’as dit’ » (cf. Mt 26,14-25). Saint Jean quant à lui, termine le récit de l’annonce de la trahison de Judas avec quelques mots significatifs : ‘Il faisait nuit’ (Jn 13,30). Lorsque le traître abandonne le Cénacle, l’obscurité s’épaissit dans son cœur – c’est la nuit intérieure – , l’égarement s’accroît dans l’âme des autres disciples – eux aussi vont vers la nuit -, alors que des ténèbres d’abandon et de haine s’amoncèlent sur le Fils de l’Homme, qui s’approche de la consommation de son sacrifice sur la croix ».

A propos de la pratique du Chemin de Croix, le pape précise : « Nous pourrions dire que la ‘Via Crucis’ nous éduque, pour reprendre une expression de saint Léon le Grand, à ‘regarder avec les yeux du cœur Jésus crucifié, de manière à reconnaître dans sa chair notre propre chair’ (Disc. 15 sur la passion du Seigneur). Et c’est précisément là que se trouve la véritable sagesse du chrétien, que nous voulons apprendre en suivant la Via Crucis, précisément le Vendredi saint au Colisée ».

Le Samedi Saint est marqué par le silence, a souligné le pape c’« est le jour où la liturgie demeure dans le silence, le jour du grand silence, et les chrétiens sont invités à conserver un recueillement intérieur, souvent difficile à cultiver à notre époque, pour mieux se préparer à la Veillée pascale ».

« Lors de cette veillée, le voile de tristesse qui enveloppait l’Église sera rompu par le cri de victoire : le Christ est ressuscité, il a vaincu la mort pour toujours ! », a rappelé Benoît XVI. qui a insisté sur la réalité de cette victoire pour le chrétien, en disant : « Le Mystère pascal, que nous revivrons en ces jours, demeure une réalité actuelle : aujourd’hui encore, par son amour, le Christ vainc le péché et la mort. Le mal n’a pas le dernier mot. Le triomphe final est celui du Christ ! Si nous sommes disposés à souffrir et à mourir avec lui, sa vie deviendra notre vie. C’est sur cette certitude que repose et se construit notre existence chrétienne ».

Aux francophones présent à l’audience, le pape à dit : « Je salue avec joie les pèlerins francophones venus à cette audience, particulièrement les jeunes. Que Vierge Marie, qui a suivi Jésus sur le chemin de la Passion et de la Croix, vous aide à participer avec ferveur au Triduum pascal, pour goûter la joie de Pâques ! »

bonne nuit

8 avril, 2010

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. 33-1225207631M1uf

http://www.publicdomainpictures.net/browse-category.php?page=230&c=&s=1

Saint Antoine de Padoue: « Touchez-moi, regardez »

8 avril, 2010

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20100408

Le jeudi de Pâques : Lc 24,35-48
Commentaire du jour
Saint Antoine de Padoue (v. 1195-1231), franciscain, docteur de l’Eglise
Sermons pour le dimanche et les fêtes des saints (trad. Eds. Franciscaines 1944, p. 139)

« Touchez-moi, regardez »

      « Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi. » Il y a, je pense, quatre raisons pour lesquelles le Seigneur montre aux apôtres son côté, ses mains et ses pieds. Premièrement, pour prouver qu’il était vraiment ressuscité et nous enlever tout sujet de doute. Deuxièmement, pour que « la colombe », c’est-à-dire l’Église ou l’âme fidèle, établisse son nid dans ces plaies, comme « au creux du rocher » (Ct 2,14) et y trouve un abri contre l’épervier qui la guette. Troisièmement, pour imprimer dans nos coeurs, comme des insignes, les marques de sa Passion. Quatrièmement, pour nous avertir et nous demander d’avoir pitié de lui et de ne pas le transpercer de nouveau des clous de nos péchés.

      Il nous montre ses mains et ses pieds : « Voici, dit-il, les mains qui vous ont façonnés (cf Ps 118,73) ; voyez comme les clous les ont transpercés. Voici mon coeur, où vous êtes nés, vous les fidèles, vous mon Église, comme Eve est née du côté d’Adam ; voyez comme la lance l’a ouvert, afin que vous soit ouverte la porte du Paradis, que tenait fermée le Chérubin de feu. Le sang qui a coulé de mon côté a écarté cet ange, a émoussé son glaive ; l’eau a éteint le feu (cf Jn 19,34)… Écoutez avec soin, recueillez ces paroles, et vous aurez la paix avec vous. »