Archive pour le 7 avril, 2010

Emmaus_on_the_way_en_route (évangile d’aujourd’hui)

7 avril, 2010

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http://www.artbible.net/3JC/-Luk-24,13_Emmaus_on_the_way_en_route/index.html

Homélie du Saint-Père pour la Veillée pascale: 1. « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité » (Lc 24, 5-6).

7 avril, 2010

du site:

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/2001/documents/hf_jp-ii_hom_20010414_easter-vigil_fr.html

HOMÉLIE DU SAINT-PÈRE

pour la Veillée pascale

Samedi saint, 14 avril 2001

1. « Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici, il est ressuscité » (Lc 24, 5-6).

           Ces paroles de deux hommes « avec un vêtement éblouissant » rallument la confiance dans le cœur des femmes accourues au tombeau, de grand matin. Elles avaient vécu les événements tragiques qui avaient abouti à la crucifixion du Christ au Calvaire; elles avaient fait l’expérience de la tristesse et du désarroi. Cependant, à l’heure de l’épreuve, elles n’avaient pas abandonné leur Seigneur.

           Elles vont en cachette au lieu où Jésus avait été enseveli pour le revoir encore et pour l’embrasser une dernière fois. C’est l’amour qui les pousse; ce même amour qui les avait portées à le suivre sur les routes de Galilée et de Judée, jusqu’au Calvaire.

           Heureuses femmes ! Elles ne savaient pas encore que c’était l’aube du jour le plus important de l’histoire. Elles ne pouvaient pas savoir qu’elles, elles précisément, auraient été les premiers témoins de la résurrection de Jésus.

2.  « Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau » (Lc 24, 2).

           Ainsi raconte l’évangéliste Luc, et il ajoute: « Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus » (24, 3). D’un seul coup tout change. Jésus « n’est pas ici, il est ressuscité ». Cette annonce, qui a changé en joie la tristesse de ces pieuses femmes, résonne dans l’Église avec une puissance permanente au cours de cette Veillée pascale.

           Veillée singulière d’une nuit singulière. Veillée, mère de toutes les veillées, durant laquelle l’Église entière reste en attente auprès de la tombe du Messie, offert en sacrifice sur la Croix. L’Église attend et prie, écoutant à nouveau les Écritures qui parcourent à nouveau toute l’histoire du salut.

           Mais cette nuit, ce ne sont pas les ténèbres qui dominent, mais plutôt l’éclat d’une lumière inattendue, qui fait irruption avec l’annonce bouleversante de la résurrection du Seigneur. L’attente et la prière deviennent alors un chant de joie : « Exultet iam angelica turba caelorum… Qu’exulte le chœur des anges ! »

           La perspective de l’histoire se renverse totalement : la mort cède le pas à la vie. Une vie qui ne meurt plus. Dans la Préface nous chanterons tout à l’heure que le Christ « en mourant a détruit notre mort; en ressuscitant, il nous a rendu la vie ». Telle est la vérité que nous proclamons par nos paroles, mais surtout par notre existence. Il est vivant Celui que les femmes croyaient mort. Leur expérience devient la nôtre.

           Ô veillée remplie d’espérance, qui exprime en plénitude le sens du mystère ! Ô veillée riche de symboles, qui manifeste le cœur même de notre existence chrétienne ! Cette nuit, tout se résume prodigieusement en un seul nom, le nom du Christ ressuscité.

           Ô Christ, comment ne pas Te rendre grâce pour le don ineffable qu’en cette nuit tu nous prodigues ? Le mystère de ta mort et de ta résurrection se transmet à l’eau baptismale qui accueille l’homme ancien et charnel, et qui le rend pur de la jeunesse divine elle-même.

           Dans ton mystère de mort et de résurrection, nous nous plongerons dans un moment, en renouvelant nos promesses baptismales; en lui, seront plongés spécialement les six catéchumènes qui recevront le Baptême, la Confirmation et l’Eucharistie.

           Chers Frères et Sœurs catéchumènes, je vous salue avec une grande cordialité, et au nom de la Communauté ecclésiale je vous accueille avec une affection fraternelle. Vous venez de divers pays : du Japon, d’Italie, de Chine, d’Albanie, des États Unis d’Amérique et du Pérou.

           Votre présence exprime la multitude des cultures et des peuples qui ont ouvert leur cœur à l’Évangile. Pour vous aussi, comme pour tout baptisé, cette nuit la mort cède le pas à la vie. Le péché est enlevé et une existence toute nouvelle commence. Persévérez jusqu’à la fin dans la fidélité et dans l’amour. Et ne craignez pas devant les épreuves, parce que « ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus; sur lui la mort n’a plus aucun pouvoir » (Rm 6, 9).

           Oui, chers Frères et Sœurs, Jésus est vivant et nous vivons en lui. Pour toujours. Voici le don de cette nuit, qui a définitivement révélé au monde la puissance du Christ, Fils de la Vierge Marie, qui nous a été donnée pour Mère au pied de la Croix.

           Cette veillée nous introduit dans un jour qui ne connaît pas de couchant. Jour de la Pâque du Christ, qui inaugure pour l’humanité un nouveau printemps d’espérance.

           « Haec dies quam fecit Dominus : exultemus et laetemur in ea – C’est le jour que fit le Seigneur : réjouissons-nous et exultons de joie ». Alléluia !

par Sandro Magister : La passion du pape Benoît XVI. Six accusations, une question

7 avril, 2010

du site:

http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1342796?fr=y

La passion du pape Benoît XVI. Six accusations, une question

La pédophilie n’est que la dernière des armes pointées contre Joseph Ratzinger. A chaque fois, celui-ci est attaqué sur l’un des domaines où il exerce le plus son rôle de guide. Un par un, voici les points critiques de ce pontificat

par Sandro Magister

ROME, le 7 avril 2010 – L’attaque qui utilise comme arme contre le pape Joseph Ratzinger le scandale provoqué par des prêtres de son Église fait partie d’une constante de ce pontificat.

Cette constante est que lorsque l’on frappe Benoît XVI, à chaque fois dans un domaine différent, on frappe en lui l’homme qui a agi et qui continue d’agir dans ce domaine avec le plus de clairvoyance, de résolution et d’efficacité.

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La tempête qui a suivi son discours du 12 septembre 2006 à Ratisbonne a été la première de la série. Benoît XVI a été accusé d’être un ennemi de l’islam et un partisan incendiaire du choc des civilisations. Lui qui, avec une lucidité et un courage uniques, avait montré où plonge la racine ultime de la violence – dans une idée de Dieu mutilée par la rationalité – et qui avait donc également indiqué comment la vaincre.

La justesse de ce qu’il avait dit a été douloureusement confirmée par les agressions et même par les meurtres qui ont suivi son discours. Mais le fait qu’il avait eu raison a surtout été confirmé par les démarches ultérieures de dialogue entre l’Église catholique et l’islam, démarches entreprises non pas contre le discours de Ratisbonne mais grâce à lui et dont les manifestations les plus évidentes et les plus prometteuses ont été la lettre adressée au pape par 138 sages musulmans et sa visite à la Mosquée Bleue d’Istanbul.

Avec Benoît XVI, le dialogue du christianisme avec l’islam, mais aussi avec les autres religions, progresse aujourd’hui avec une conscience plus nette de ce qui sépare, en raison de la foi, et de ce qui peut unir, la loi naturelle inscrite par Dieu dans le cœur de tout homme.

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Une deuxième série d’accusations contre le pape le dépeint comme un ennemi de la raison moderne et en particulier de son expression suprême, la science. Le sommet de cette campagne hostile a été atteint en janvier 2008, lorsque des enseignants ont contraint le pape à annuler sa visite à la principale université de son diocèse, l’Université de Rome « La Sapienza ».

Et pourtant – comme précédemment à Ratisbonne et ultérieurement à Paris, au Collège des Bernardins, le 12 septembre 2008 – le discours que le pape comptait prononcer à l’Université de Rome était une défense formidable du lien indissoluble entre la foi et la raison, entre la vérité et la liberté : « Je ne viens pas imposer la foi mais demander du courage en faveur de la vérité ».

Le paradoxe est que Benoît XVI est un grand « homme des Lumières » à une époque où la vérité est si peu appréciée et où le doute agit en maître, au point de vouloir lui ôter la parole.

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Une troisième accusation lancée systématiquement contre Benoît XVI est d’être un traditionnaliste replié sur le passé, ennemi des nouveautés apportées par le Concile Vatican II.

Les preuves utilisées par ses accusateurs seraient son discours du 22 décembre 2005 à la curie romaine sur l’interprétation du Concile, puis la libéralisation de l’usage du rite ancien de la messe en 2007.

En réalité, la Tradition à laquelle Benoît XVI est fidèle est celle de la grande histoire de l’Église, depuis les origines jusqu’à aujourd’hui, qui n’a rien à voir avec un attachement formaliste au passé. Dans son discours à la curie cité plus haut, pour donner un exemple de la « réforme dans la continuité » que représente Vatican II, le pape a fait appel à la question de la liberté de religion. Pour l’affirmer pleinement – a-t-il déclaré – le Concile a dû revenir aux origines de l’Église, aux premiers martyrs, à ce « patrimoine profond » de la Tradition chrétienne qui avait été perdu dans les siècles les plus récents et qui a été retrouvé également grâce à la critique de la raison des Lumières.

Quant à la liturgie, s’il y a un authentique continuateur du grand mouvement liturgique qui a fleuri dans l’Église au dix-neuvième et au vingtième siècle, de Prosper Guéranger à Romano Guardini, c’est bien Ratzinger.

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Un quatrième terrain d’attaque est voisin du précédent. Benoît XVI est accusé d’avoir enterré l’œcuménisme et fait passer le rapprochement avec les lefebvristes avant le dialogue avec les autres confessions chrétiennes.

Mais les faits disent le contraire. Depuis que Ratzinger est pape, la démarche de réconciliation avec les Églises d’Orient a fait des progrès extraordinaires. Avec les Églises byzantines qui sont rattachées au patriarcat œcuménique de Constantinople, mais également – et c’est la nouveauté la plus surprenante – avec le patriarcat de Moscou.

Et si cela s’est produit, c’est précisément grâce à cette fidélité ravivée à la grande Tradition – à commencer par celle du premier millénaire – qui est un signe distinctif de ce pape ainsi que l’âme des Églises d’Orient.

Du côté de l’Occident, c’est encore l’amour de la Tradition qui pousse des personnes et des groupes de la Communion Anglicane à demander d’entrer dans l’Église de Rome.

Tandis que, pour ce qui est des lefebvristes, ce qui fait obstacle à leur réintégration est justement leur attachement à des formes passées d’Église et de doctrine qu’ils identifient, à tort, à la Tradition pérenne. La levée de l’excommunication de leurs quatre évêques, en janvier 2009, n’a rien enlevé à l’état de schisme dans lequel ils restent, de même que la levée des excommunications entre Rome et Constantinople en 1964 n’a pas supprimé le schisme entre l’Orient et l’Occident mais a rendu possible un dialogue tendant à l’unité.

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Parmi les quatre évêques lefebvristes dont Benoît XVI a levé l’excommunication, il y avait l’anglais Richard Williamson, antisémite et négateur de la Shoah. Dans le rite ancien dont l’usage a été libéralisé, il y a une prière pour que les Juifs « reconnaissent Jésus-Christ comme sauveur de tous les hommes ».

Ces faits et d’autres ont contribué à alimenter une protestation persistante du monde juif contre le pape actuel, avec des pointes notables de radicalité. C’est un cinquième terrain d’accusation.

La dernière arme de cette protestation est un passage du sermon prononcé en présence du pape à la basilique Saint-Pierre, le Vendredi Saint, par le prédicateur de la maison pontificale, le père Raniero Cantalamessa. Le passage incriminé est une citation d’une lettre écrite par un Juif mais, malgré cela, la polémique s’est concentrée exclusivement contre le pape.

Et pourtant, il n’y a rien de plus contradictoire que d’accuser Benoît XVI d’hostilité aux Juifs.

Parce qu’aucun autre pape avant lui n’a été aussi loin dans la définition d’une vision positive du rapport entre christianisme et judaïsme, sous réserve de la séparation capitale pour ce qui est de reconnaître ou non Jésus comme Fils de Dieu. Dans le premier volume de son « Jésus de Nazareth », publié en 2007 et qui sera bientôt complété par le second volume, Benoît XVI a écrit à ce sujet des pages lumineuses, en dialogue avec un rabbin américain actuellement vivant.

Beaucoup de Juifs voient effectivement en Ratzinger un ami. Mais c’est bien différent dans les médias internationaux, où l’on perçoit presque uniquement le « tir ami » de Juifs qui attaquent le pape qui les comprend et les aime le plus.

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Enfin un sixième chef d’accusation – très actuel – contre Ratzinger est qu’il aurait « couvert » le scandale des prêtres ayant commis des abus sexuels sur des enfants.

Dans ce cas aussi, l’accusation vise précisément l’homme qui, plus que quiconque dans la hiérarchie de l’Église, a agi pour porter remède à ce scandale.

Avec des effets positifs que l’on commence à percevoir ici ou là. Notamment aux États-Unis, où l’importance du phénomène dans le clergé catholique a nettement diminué ces dernières années.

Là où, au contraire, la plaie est toujours ouverte, comme en Irlande, c’est encore Benoît XVI qui a imposé à l’Église de ce pays de se mettre en état de pénitence, selon un cheminement sévère défini par lui dans une lettre pastorale – celle du 19 mars dernier – qui est sans précédent.

De fait, la campagne internationale contre la pédophilie n’a aujourd’hui qu’une seule véritable cible : le pape. Les affaires que l’on ressort du passé sont à chaque fois celles que l’on pense pouvoir retourner contre lui, soit en tant qu’archevêque de Munich, soit en tant que préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, avec en complément l’affaire de Ratisbonne pour les années où le frère du pape, Georg, dirigeait le chœur d’enfants de la cathédrale.

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Les six chefs d’accusation contre Benoît XVI, rappelés jusqu’ici, suscitent une question.

Pourquoi ce pape est-il l’objet de tant d’attaques, provenant de l’extérieur de l’Église mais aussi de l’intérieur, bien qu’il soit clairement innocent de ce dont on l’accuse ?

Un début de réponse est qu’il est systématiquement attaqué justement en raison de ce qu’il fait, de ce qu’il dit, de ce qu’il est.

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Traduction française par Charles de Pechpeyrou.

bonne nuit

7 avril, 2010

bonne nuit dans images sacrée african-pygmy--kingfisher-05a19060

African pygmy Kingfisher

http://www.naturephoto-cz.com/african-pygmy–kingfisher:ispidina-picta-photo-3068.html

Cardinal John Henry Newman: « Notre coeur n’était-il pas brûlant ? »

7 avril, 2010

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20100407

Le mercredi de Pâques : Lc 24,13-35
Commentaire du jour
Cardinal John Henry Newman (1801-1890), prêtre, fondateur de communauté religieuse, théologien
PPS 6, 10

« Notre coeur n’était-il pas brûlant ? »

      Frères, réalisons ce qu’ont été les apparitions du Christ à ses disciples après sa résurrection. Elles ont d’autant plus d’importance qu’elles nous montrent qu’une communion de ce genre avec le Christ reste encore possible ; c’est ce genre de contact avec le Christ qui nous est donné actuellement. Dans cette période de quarante jours qui suivit la résurrection, Jésus a inauguré sa nouvelle relation avec l’Église, sa relation actuelle avec nous, le genre de présence qu’il a voulu manifester comme assurée.

      Après sa résurrection, comment le Christ était-il présent à son Église ? Il allait et venait librement ; rien ne s’opposait à sa venue, pas même les portes fermées. Mais lui présent, ses disciples ne réalisaient pas d’évidence qu’il était là… Les disciples d’Emmaüs n’eurent conscience de sa présence qu’après coup, en se rappelant quelle influence il avait exercée sur eux : « Notre coeur n’était-il pas brûlant ? »…

      Remarquons bien à quel moment leurs yeux s’ouvrirent…: à la fraction du pain. Telle est en effet la disposition actuelle de l’évangile. Si on reçoit la grâce de saisir la présence du Christ, on ne le reconnaît que plus tard ; ce n’est plus désormais que par la foi qu’on saisit sa présence. A la place de sa présence sensible, il laisse le mémorial de sa rédemption ; il se rend présent dans le sacrement. Quand s’est-il manifesté ? Lorsque, pour ainsi dire, il fait passer les siens d’une vision sans vraie connaissance à une authentique connaissance dans l’invisible de la foi.