Archive pour le 6 avril, 2010

Jn 20, 11-18 (évangile d’aujourd’hui)

6 avril, 2010

Jn 20, 11-18 (évangile d'aujourd'hui) dans image bon nuit, jour, dimanche etc. resurrezione

http://www.scuolaliberailseme.it/pasqua.htm

L’Évangile de la Résurrection. Méditations spirituelles

6 avril, 2010

du site:

http://www.esprit-et-vie.com/article.php3?id_article=2478

L’Évangile de la Résurrection. Méditations spirituelles

P. Philippe Rouillard, o.s.b.

Paris, Bayard, 2009. – (12×20), 96 p., 13,50 €.

Esprit & Vie n°210 – avril 2009, p. 52-53.

Heureux ceux qui, pendant le carême 2008, ont écouté ces six conférences ou méditations données par le P. Moingt en l’église Saint-Ignace à Paris. Faut-il rappeler que le P. Moingt est jésuite, qu’il a enseigné la théologie à Lyon et à Paris et a publié de nombreux ouvrages, et notamment L’Homme qui venait de Dieu, ou Dieu qui vient à l’homme  ? Mais ce savant professeur est aussi un spirituel, et tout simplement un sage.

C’est de la sagesse que de parler de la Résurrection pendant le carême, sans attendre Pâques, ou plutôt en passant ces six semaines dans l’attente et la préparation de la célébration pascale, qui est au cœur de notre année liturgique tout comme le mystère de la Résurrection est au cœur du christianisme.

C’est de la sagesse que de procéder avec méthode. On commence par interroger saint Paul et les auteurs des Évangiles, qui affirment, chacun à sa manière, que Jésus est ressuscité. Puis on essaie de comprendre comment la mort et la résurrection de Jésus nous ont libérés de la mort, comment la Résurrection a fait surgir une création nouvelle, comment la venue de l’Esprit du Ressuscité nous révèle peu à peu la Trinité de Dieu. Enfin, on découvre avec bonheur que ces sacrements du carême que sont l’eucharistie et la réconciliation nous donnent la possibilité d’entrer dans ce mystère de renouveau et nous pressent de l’annoncer aujourd’hui là où nous vivons.

La lecture et le commentaire des récits évangéliques et du début des Actes des Apôtres nous ouvrent les yeux, nous font voir ce que peut-être nous n’avions jamais vu. Dès le moment de sa mort, le Christ n’habite plus notre temps, mais un temps éminemment symbolique : il est ressuscité « le troisième jour », même si trente-six heures à peine se sont écoulées entre sa mort et sa Résurrection, dont personne n’est témoin. Il est monté vers son Père le jour même de Pâques (Jn 20, 17), mais il se montre à ses disciples et les entretient du Royaume de Dieu pendant quarante jours (Ac 1, 3), durée symbolique à laquelle la Bible recourt à maintes reprises. Quarante jours de présence, et quarante jours de carême, c’est « le temps du doute, de l’incertitude, de la tentation, de la recherche tâtonnante, mais aussi de la purification de l’esprit, de la confiance retrouvée, de la lente montée vers la lumière » (p. 29).

Avec la résurrection de Jésus, se relevant de la terre dont l’homme a été tiré, un germe nouveau se lève. Une vigoureuse traduction de Paul (2 Co 5, 17) nous est proposée : « Si quelqu’un est dans le Christ, c’est une créature nouvelle ; les temps anciens ont disparu, voici venus des temps nouveaux. » Il ne s’agit pas d’un second projet de Dieu qui viendrait se substituer au premier, voué à l’échec, mais de la refondation de l’histoire, qui se fait dans le Premier-né de la création devenu le Premier-né d’entre les morts (Col 1, 18). Nous sommes tous engagés dans cette nouvelle création, qui embrasse tous les temps.

Un autre aspect lumineux est ici développé, que l’on néglige trop souvent : la Résurrection est un lieu de révélation. Elle révèle d’abord Jésus lui-même tel qu’il ne pouvait pas être vu auparavant, tel qu’il l’avait laissé entrevoir avant d’appeler Lazare hors du tombeau : « Je suis la Résurrection et la Vie. » Elle révèle Dieu le Père, ce Père que personne n’a jamais vu, mais qui se manifeste dans ses actions éclatantes. Enfin, elle révèle l’Esprit, qui est à l’œuvre non seulement dans les premiers temps de l’Église, mais en toute œuvre de relèvement et de résurrection jusqu’à la fin des temps.

Le dernier chapitre réserve une surprise au lecteur : il lit que l’annonce de la Résurrection aujourd’hui se fait par le mémorial eucharistique et le ministère de la réconciliation, et il s’attend donc à être orienté vers un confessionnal. Erreur : on lui dit qu’avec les autres chrétiens ressuscités il est responsable du ministère de réconciliation dont toute la communauté a la charge : il doit donc, avec ses frères, s’efforcer de réconcilier l’Église avec le monde, veiller en particulier à ce que n’y soient pas tolérées des pratiques discriminatoires et inégalitaires, et collaborer aux mouvements qui luttent contre les multiples formes d’injustice et d’aliénation. En somme, il doit aider tout homme à entrer dans le mystère de la Résurrection et de la vie nouvelle.

Voilà un livre inépuisable, un livre de sagesse, à ne pas lire seulement en carême ou au Temps pascal, mais à garder toute l’année à portée de main.

Réjouissez-vous dans le Seigneur ! (évangile du 5 Avril 2010)

6 avril, 2010

du site:

http://viechretienne.catholique.org/meditation/9792-rejouissez-vous-dans-le-seigneur

Les méditations

Réjouissez-vous dans le Seigneur !

Saint Matthieu 28, 8-15

(évangile du 5 Avril 2010)

Vite, elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : « Je vous salue. » Elles s’approchèrent et, lui saisissant les pieds, elles se prosternèrent devant lui. Alors Jésus leur dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. » Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des hommes chargés de garder le tombeau allèrent en ville annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui s’était passé. Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme en leur disant : « Voilà ce que vous raconterez : ’Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.’ Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. » Les soldats prirent l’argent et suivirent la leçon. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à ce jour.

Réflexion
  1.Tremblantes et toutes joyeuses. Pour quoi ces femmes étaient-elles tremblantes et toutes joyeuses ? Jésus n’était-il pas mort et disparu ? Ne l’ont-elles pas vu, trois jours auparavant, battu et sanglant ? Leur espoir en Jésus était ressuscité ; Il était vivant et, par leur foi, elles le savaient. Malgré les difficultés, on doit entretenir l’espoir. Jésus est là.

La foi donne la joie. Quand Dieu est absent, le monde devient désert, et tout devient ennuyeux, tout devient tout à fait insatisfaisant. Il est facile de voir aujourd’hui comment un monde sans Dieu se consume lui-même, à quel point il est devenu un monde sans joie. La grande joie provient du fait qu’il y a ce grand amour, et c’est cela le message essentiel de la foi. Vous êtes constamment aimés. (Cardinal Joseph Ratzinger, Le sel de la terre 27)

  2. N’ayez pas peur. La peur est une constante dans la vie d’un être humain. Une forme positive de peur nous empêche de commettre des actes imprudents qui pourraient nous nuire physiquement. Mais il existe aussi une mauvaise forme de peur qui peut s’installer spécialement dans la vie chrétienne. Celle-ci paralyse le chrétien et le réduit à une existence spirituelle stérile. Jésus Christ a vaincu la plus grande peur de l’homme : la mort. Nous devons ouvrir nos vies à Jésus et L’aimer sans réserve car l’amour parfait bannit la crainte (1 Jean 4, 18).

« N’ayez pas peur d’accueillir le Christ et sa puissance !Aidez le pape et tous ceux qui veulent aider le Christ et, avec la puissance du Christ, servir la personne humaine et toute l’humanité. N’ayez pas peur. Ouvrez grande les portes au Christ. Ouvrir les frontières des pays, des systèmes économiques et politiques, les vastes champs de la culture, la civilisation et le développement à la puissance salvatrice du Christ. N’ayez pas peur. Le Christ sait « de quoi est fait l’homme ».Lui seul le connaît. (Jean Paul II, homélie de sa messe d’installation).

Prière
Seigneur Jésus, Tu es le premier et le dernier, l’alpha et l’omega. Tous les temps T’appartiennent. Aide-moi à grandir dans la foi pour que Tu sois toujours ma force. Aide-moi à avoir confiance en Toi quand les difficultés surviennent, et par cette confiance, fais de moi un instrument de lumière et d’encouragement pour tous ceux qui marchent à tâtons dans l’obscurité du monde.

Résolution
Confronté par des difficultés, prier le Saint Esprit.

bonne nuit

6 avril, 2010

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. thalictrum_flavum_17af

Common Meadow-rue

http://www.floralimages.co.uk/index2.htm

Saint Augustin : « Je monte vers mon Père et votre Père »

6 avril, 2010

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20100406

Le mardi de Pâques : Jn 20,11-18
Commentaire du jour
Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
1er sermon pour le Jeudi Saint, Morin Guelferbytanus 13 ; PLS 2, 572 (trad. coll. Icthus, vol. 10, p. 221)

« Je monte vers mon Père et votre Père »

      « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. » Qu’est-ce à dire ? Qu’on touche mieux le Christ par la foi que par la chair. Toucher le Christ par la foi, c’est le toucher en toute vérité. Ainsi la femme qui souffrait de pertes de sang : elle s’approche du Christ, pleine de foi, et touche son vêtement… Et le Seigneur, pressé par des foules, n’est touché que par cette femme…parce qu’elle a cru (Mc 5,25s).

      Aujourd’hui, mes frères, Jésus est dans le ciel. Quand il demeurait parmi ses disciples, et qu’il était revêtu d’une chair visible et qu’il possédait un corps palpable, on le voyait, on le touchait. Mais aujourd’hui qu’il siège à la droite du Père, qui d’entre nous peut le toucher ? Et pourtant, malheur à nous, si nous ne le touchons pas. Nous tous le touchons, nous qui croyons. Il est au ciel, il est loin, et les distances qui le séparent de nous ne sont pas mesurables. Mais crois, et tu le touches. Que dis-je ? Tu le touches ? Si tu crois, tu as auprès de toi celui en qui tu crois…

      Voulez-vous savoir comment Marie voulait le toucher ? Elle le cherchait mort et ne croyait pas qu’il devait ressusciter : « Ils ont enlevé mon Seigneur du tombeau ! » (Jn 20,2) Elle pleure un homme… « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. » Tu me touches avant que je ne sois monté vers mon Père, et tu ne vois qu’un homme en moi. Que te donne cette foi-là ? Laisse-moi monter vers le Père. Je ne l’ai jamais quitté, mais j’y monterai pour toi, si tu me crois l’égal du Père. » Notre Seigneur Jésus Christ n’a pas quitté son Père, lorsqu’il est descendu d’auprès de lui. Et lorsqu’il est remonté d’auprès de nous, il ne nous a pas non plus abandonnés. Car au moment de monter et de siéger à la droite du Père, si loin, il dit à ses disciples : « Je reste au milieu de vous jusqu’à la fin des temps » (Mt 28,20).