Archive pour le 1 avril, 2010

Jeudi Saint

1 avril, 2010

Jeudi Saint dans images sacrée

http://www.santiebeati.it/immagini/Original/20256/20256AG.JPG

Pâques : Qui nous roulera la pierre ?

1 avril, 2010

du site:

http://users.skynet.be/prier/textes/PR1079.HTM

Pâques : Qui nous roulera la pierre ?

Auteur : Chantal de la Forge 
 
Qui nous roulera la pierre ?…Qui ?
Pierre scellée de nos tombeaux,
tombeaux de nos habitudes,
tombeaux de nos idoles,
de nos jugements définitifs,
de nos idées arrêtées,
de nos peurs paralysantes…

Mais aussi de nos souffrances ensevelies,
de nos rancoeurs et aigreurs,
de nos déceptions enfouies,
de nos échecs accumulés…

Qui nous roulera la pierre ?…Qui ?
pierre d’achoppement,
pierre de nos  »pourquoi »,
pierre de tous les  »pourquoi » auxquels nous nous heurtons,
tous les  »pourquoi » qui retentissent autour de nous,
qui résonnent si fort en nous…
tous les  »pourquoi » des hommes à travers les siècles,
les  »pourquoi » des hommes d’aujourd’hui,
le  »pourquoi » du Fils en Croix…

Qui nous roulera la pierre ?…Qui ?
 »Car la pierre était fort grande…
Le 1er jour de la semaine, de grand matin,
les femmes vont au tombeau
alors que le soleil se lève
elles regardent : la pierre a été roulée »

Le Soleil s’est levé,
le Soleil a surgi du tombeau,
le Soleil a surgi de tous nos tombeaux.
La pierre a été roulée :
une brèche, une béance en tous nos murs

en tous les murs de l’impossible,
en tous les murs de clôture,
en tous les murs de séparation,
en toutes nos forteresses….

une faille, une brèche a pour toujours ouvert un Passage
et nous sommes entraînés inlassablement
à travers cette Pâque.

Le Soleil s’est levé, Christ Ressuscité
 »en sa personne il a tué la haine »
béance de son Amour blessé,
béance de son côté transpercé d’où jaillit l’eau et l’Esprit
d’où jaillit la vie que nul ne peut définitivement stopper.

 »J’ai ouvert devant toi une porte que nul ne peut fermer »

Chiara Lubich: Méditation pour le Vendredi Saint

1 avril, 2010

du site:

http://www.seminairedequebec.org/Meditation-pour-le-Vendredi-Saint_a177.html

Méditation pour le Vendredi Saint

Méditation de Chiara Lubich, fondatrice du mouvement des Focolari, décédée à 88 ans le 14 mars 2008. Sa vie fut un « hymne à l’amour de Dieu » a déclaré le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’État, à l’homélie de la messe des funérailles qu’il a présidée en la basilique Saint-Paul-Hors-les-Murs, à Rome le 18 mars 2008.

 Chemin de la croix (5e station): le portement de la croix par Jérôme Bosch Le vendredi saint, Jésus nous donne, par sa mort, une leçon sublime, divine, héroïque sur l’amour. Il avait tout donné: sa vie auprès de Marie dans la pauvreté et l’obéissance. Trois années de prédication où il a révélé la Vérité, rendu témoignage au Père, promis l’Esprit Saint et fait toutes sortes de miracles d’amour.

Trois heures sur la croix d’où il pardonne à ses bourreaux, ouvre au larron les portes du Paradis, nous donne sa Mère ( lire te texte de l’hymne Stabat Mater ) et finalement son Corps et son Sang qu’il nous avait peu avant mystiquement donnés dans l’Eucharistie. Il lui restait sa divinité.

Son union avec le Père, sa très douce et ineffable union avec lui, qui l’avait rendu si puissant sur la terre en tant que Fils de Dieu et si royal sur la croix, ce sentiment de la présence de Dieu devait disparaître de son âme; l’union ne devait plus être ressentie; il devait se sentir désuni en quelque sorte de Celui avec qui il affirmait être un: « Le Père et moi nous sommes un » (Jn 10,30). En lui l’amour était anéanti. La lumière éteinte. La Sagesse se taisait.

Il s’est donc fait rien pour nous faire participer au Tout. Ver de la terre (cf. Ps 22,7) pour faire de nous des fils de Dieu. Nous étions séparés du Père.

Il était nécessaire que le Fils, en qui nous sommes tous récapitulés, éprouvât la séparation du Père. Il devait expérimenter l’abandon de Dieu pour que nous ne soyons jamais plus abandonnés (lire les textes sur la « Nuit de Mêre Teresa » ). Il avait enseigné que personne n’a de plus grand amour que celui qui donne sa vie pour ses amis.

Lui, la Vie, donnait tout de lui-même. C’était le sommet, la plus belle expression de l’amour.

Son visage est caché derrière les multiples souffrances de nos vies qui ne sont rien d’autre que Lui. Oui, parce que Jésus abandonné est l’image du muet: il ne sait plus parler. Il est l’image de l’aveugle: il ne voit pas; du sourd: il n’entend pas. C’est l’homme épuisé qui gémit. Il est au bord du désespoir. Il est l’affamé d’union avec Dieu. C’est l’image du désenchanté, du trahi, on dirait un raté. Il représente le peureux, le timide, le désorienté. Jésus abandonné est ténèbres, mélancolie, contradiction. Il est l’image de tout ce qui est étrange, incompréhensible, de ce qui est à la limite du monstrueux, car c’est un Dieu qui crie: « Au secours! ». Il est le solitaire, le délaissé… Il apparaît inutile, exclu, traumatisé…

Nous pouvons donc le reconnaître en chaque frère souffrant. Alors, en approchant ceux qui lui ressemblent, nous pouvons leur parler de Jésus abandonné.

Et pour ceux qui se voient semblables à lui et acceptent de partager son sort, il devient: pour le muet, la parole; pour l’ignorant, la réponse; pour l’aveugle, la lumière; pour le sourd, la voix; pour l’épuisé, le repos; pour le désespéré, l’espérance; pour celui qui est séparé des siens, l’unité; pour l’anxieux, la paix. Grâce à lui, les personnes se transforment et le non-sens de la souffrance acquiert un sens. Il avait crié sa question à laquelle nul n’avait répondu, afin que nous ayons une réponse à chacune de nos questions. Le problème de la vie humaine est la souffrance. Quelle que soit sa forme, aussi terrible soit-elle, nous savons que Jésus l’a prise sur lui et transforme, par une alchimie divine, la souffrance en amour. Je peux dire par expérience que dès que nous accueillons avec joie une souffrance, pour être comme lui, puis nous continuons à aimer en faisant la volonté de Dieu, la douleur, si elle est spirituelle, disparaît, et si elle est physique, son joug devient plus léger.

Notre amour pur, au contact de la souffrance, la transforme en amour; d’une certaine façon, il la divinise, comme si se poursuivait en nous si l’on peut s’exprimer ainsi la divinisation que Jésus a faite de la souffrance. Et, après chaque rencontre avec Jésus abandonné aimé ou accepté, je trouve Dieu de façon nouvelle, dans un rapport plus intime, plus ouvert, dans une unité plus pleine.

La lumière et la joie resplendissent à nouveau; et avec la joie, la paix qui est le fruit de l’Esprit. La lumière, la joie, la paix particulières, qui émanent de ceux qui étreignent la souffrance, frappent même les personnes les plus difficiles et les désarment. Cloués sur la croix, nous devenons mères et pères d’âmes. Son effet est donc une grande fécondité. Comme l’écrit Olivier Clément: « Et l’abîme un instant ouvert s’emplit du grand Souffle de la résurrection ».

Les manques d’unité disparaissent, les déchirures sont recousues, la fraternité universelle resplendit, on assiste à des miracles de résurrection, un nouveau printemps naît dans l’Église et dans l’humanité.

Vendredi 10 Avril 2009

Saint Thomas d’Aquin: Jeudi Saint, Prière devant le Christ

1 avril, 2010

du site:

http://missel.free.fr/Annee_C/careme/jeudi_0.html#priere1

JEUDI SAINT

Prière devant le Christ

Accordez-moi, Dieu miséricordieux, de désirer ardemment ce qui vous plaît, de le rechercher prudemment, de le reconnaître véritablement et de l’accomplir parfaitement, à la louange et à la gloire de votre nom.

Mettez de l’ordre en ma vie, accordez-moi de savoir ce que vous voulez que je fasse, donnez-moi de l’accomplir comme il faut et comme il est utile au salut de mon âme.

Que j’aille vers vous, Seigneur, par un chemin sûr, droit, agréable et menant au terme, qui ne s’égare pas entre les prospérités et les adversités, tellement que je vous rende grâces dans les prospérités, et que je garde la patience dans les adversités, ne me laissant ni exalter par les premières, ni déprimer par les secondes.

Que rien ne me réjouisse ni me m’attriste, hors ce qui me mène à vous ou m’en écarte. Que je ne désire plaire ou ne craigne de déplaire à personne, si ce n’est à vous. Que tout ce qui passe devienne vil à mes yeux à cause de vous, Seigneur, et que tout ce qui vous touche me soit cher, mais vous, mon Dieu, plus que tout le reste.

Que toute joie me dégoûte qui est sans vous, et que je ne désire rien en dehors de vous. Que tout travail, Seigneur, me soit plaisant qui est pour vous, et tout repos ennuyeux qui est sans vous. Donnez-moi souvent de diriger mon cœur vers vous, et, dans mes défaillances, de les peser avec douleur, avec un ferme propos de m’amender.

Rendez-moi, Seigneur Dieu, obéissant sans contradiction, pauvre sans défection, chaste sans corruption, patient sans protestation, humble sans fiction, joyeux sans dissipation, sérieux sans abattement, retenu sans rigidité, actif sans légèreté, animé de votre crainte sans désespoir, véridique sans duplicité, faisant le bien sans présomption, reprenant le prochain sans hauteur, l’édifiant de parole et d’exemple sans simulation.

Donnez-moi, Seigneur Dieu, un cœur vigilant que nulle curieuse pensée ne détourne de vous, un cœur noble que nulle indigne affection n’abaisse, un cœur droit que nulle intention perverse ne dévie, un cœur ferme que nulle épreuve ne brise, un cœur libre que nulle violent affection ne subjugue.

Accordez-moi, Seigneur Dieu, une intelligence qui vous con­naisse, un empressement qui vous cherche, une sagesse qui vous trouve, une vie qui vous plaise, une persévérance qui vous at­ten­de avec confiance, et une confiance qui vous embrasse à la fin.

Accordez-moi d’être affligé de vos peines par la pénitence, d’user en chemin de vos bienfaits par la grâce, de jouir de vos joies surtout dans la patrie par la gloire. Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Amen.

Saint Thomas d’Aquin

bon jeudi saint

1 avril, 2010

bon jeudi saint dans image bon nuit, jour, dimanche etc. lavanda

http://andreasarubbi.wordpress.com/category/don-tonino-bello/

Saint Jean-Marie Vianney: « Il les aima jusqu’au bout »

1 avril, 2010

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20100401

Le jeudi saint : Messe du soir du Jeudi-saint en mémoire de la Cène du Seigneur : Jn 13,1-15
Commentaire du jour
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d’Ars
Sermon pour le Jeudi Saint

« Il les aima jusqu’au bout »

      Quel amour, quelle charité que celle de Jésus Christ, de choisir la veille du jour où on doit le faire mourir, pour instituer un sacrement par lequel il va rester au milieu de nous, pour être notre Père, notre Consolateur et tout notre bonheur ! Plus heureux encore que ceux qui vivaient pendant sa vie mortelle, où il n’était que dans un lieu, où il fallait se déplacer au loin pour avoir le bonheur de le voir, aujourd’hui nous le trouvons dans tous les lieux du monde, et ce bonheur m’est promis jusqu’à la fin du monde. O amour immense d’un Dieu pour ses créatures !

      Non, rien ne peut l’arrêter, quand il s’agit de nous montrer la grandeur de son amour. Dans ce moment heureux pour nous, tout Jérusalem est en feu, toute la populace en fureur, tous conspirent sa perte, tous veulent répandre son sang adorable — et c’est précisément dans ce moment qu’il leur prépare, comme à nous, le gage le plus ineffable de son amour.