Archive pour le 5 mars, 2010

pardon et gurison

5 mars, 2010

pardon et gurison dans images sacre remb_vz_terug1642

http://www.natidallospirito.com/

Sois ma Force, Eternel (prire)

5 mars, 2010

du site:

http://users.skynet.be/prier/textes/PR0664.HTM

Sois ma Force, Eternel

Auteur : Jean-Bertin

Eternel, sois ma Force!
Seigneur Bien-Aim, je Te prie, sois ma Force,
Seigneur Mon Dieu, deviens ma Force,
Pre Misricordieux ; veux-Tu tre ma Droite ?
Jsus-Christ, mon Bon Berger, sois ma Lumire,
Je livre entirement mon me et mon coeur ta Saintet,
Je me jette sans condition dans la Misricorde
de Ton Sacr-Coeur,

Prends piti de ma pauvre me de pcheur,
De quels mrites je dispose devant Ta Sainte Face,
Oh mon Dieu , mon Pre Crateur ?
Je n’en ai aucune,
Si Tu me dtournais Ta compassion ;
Tu serais juste dans Ta Sentence ;
Car je ne T’ai jamais honor et ador,
Et Ta patience a t trop longue mon gard,
Je regrette de m’tre oppos ton appel
Pardonne-moi de T’avoir fermer la porte de mon coeur,
Alors que tout ce temps Tu Te tenais juste l,
derrire, comme un mendiant, frappant dsesprment.

J’implore Ta Clmence, Mon Pre tout Misricordieux,
De ce que le misrable pcheur que je suis
T’ai trait en mendiant ;
Entends mon cri, Ecoutes mon Dieu
la voix de mes supplications
Et redeviens la sainte force qui me guide,
qui m’claire et qui me console ;
Toi mon Souffle de Vie, Force de mon Salut ;
Toi mon Dieu Crateur,
je veux T’aimer !

Prends piti cause Ton Saint Nom , mon Sauveur,
ma force n’est que vanit,
mon intelligence, ma sagesse et ma force
sont l’essence de mon orgueil ; ma propre chute,
dans toute sa plnitude, ma force ne me cause que la Mort,
et ses meilleurs produits sont Destructios et Dsolations,
elle ne m’expose qu’au mal.

Par ma force ; je ne T’aime pas
je ne T’adore pas
je ne crois pas en Toi
je n’ai pas confiance en Toi
et je n’espre pas en Toi.
Les yeux aveugls par les illusions mondaines,
j’ai refus pendant longtemps de me soumettre
Ton Saint Plan et Ta Misricorde qui me couvre.
Je me suis adonn l’amour mondain et
aux sollicitudes du monde qui m’ont gar,
doutant ainsi de Ton Infini Amour pour moi, pour nous,
par Jsus-Christ, mon Unique Sauveur.

Viens me purifier mon Dieu.
Dans Ton Abme d’Amour,
viens et prends possession de mon me
sois ma Force pour toujours.
J’accepte Ton Merveilleux Cadeau d’Amour.
Oints-moi, oh Saint des Saints de Ton Huile Sainte,
Purifie-moi,
Sanctifie-moi par Ton Sang Prcieux,
Fais-moi accder Ta lumire Vivifiante,
Inonde-moi de Ta Sagesse,
source de ‘Intelligence de tes Saints .

Oh Agneau de Yavh, sois ma Force.
Etant ma Force, Tu me feras distinguer que le Bien,
Tu libreras ainsi mon me de la prison mondaine
et de ses sollicitations.
Seigneur, tu m’apprendras Aimer,
A T’Aimer,
A connatre Ton Amour,
Tu disposeras mon me entire la Sainte Trinit.
Tu me permettras de t’adorer en Vrit,
de toute mon me, de toute mon esprit
Tu me permettras de Te rester Fidle.

Etant devenu ma Force, oh Mon Puissant Seigneur,
je ne crains plus les checs
je ne crains plus mes ennemis
je ne crains plus les dmons
je ne crains plus la mort
je ne crains plus Satan
si Ma Force est en Toi, Eternel,
je suis Devenu la force que ton Feu dirige,
Ton Serviteur que Ton Arme Cleste conduit.
Je vis dans la Foi et je suis devenu la Foi.
De qui aurais-je peur,
plus rien ne m’branlera,
Tu me feras marcher sur la bonne voie,
Ta voie, celle qui mne ta Demeure Eternelle,
Mon Dieu !
Que Ton Rgne vienne !
Amen.

reu par e-mail de Tokyo, Japan

Audience gnrale du 3 mars : Saint Bonaventure

5 mars, 2010

du site:

http://www.zenit.org/article-23671?l=french

Audience gnrale du 3 mars : Saint Bonaventure

Texte intgral

ROME, Mercredi 3 mars 2010 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intgral de la catchse prononce ce mercredi par le pape Benot XVI au cours de l’audience gnrale, salle Paul VI, au Vatican.

* * *

Chers frres et surs,
Aujourd’hui, je voudrais parler de saint Bonaventure de Bagnoregio. Je vous avoue qu’en vous proposant ce thme, je ressens une certaine nostalgie, car je repense aux recherches que, jeune chercheur, j’ai conduites prcisment sur cet auteur, qui m’est particulirement cher. Sa connaissance a beaucoup influenc ma formation. C’est avec une grande joie que je me suis rendu en plerinage, il y a quelques mois, sur son lieu de naissance, Bagnoregio, petite ville italienne dans le Latium, qui conserve avec vnration sa mmoire.

N probablement aux alentours de 1217 et mort en 1274, il vcut au XIIIe sicle, une poque o la foi chrtienne, profondment imprgne dans la culture et dans la socit de l’Europe, inspira des uvres durables dans le domaine de la littrature, des arts visuels, de la philosophie et de la thologie. Parmi les grandes figures chrtiennes qui contriburent la composition de cette harmonie entre foi et culture se distingue prcisment Bonaventure, homme d’action et de contemplation, de profonde pit et de prudence dans le gouvernement.

Il s’appelait Jean de Fidanza. Comme il le raconte lui-mme, un pisode qui eut lieu alors qu’il tait encore jeune garon, marqua profondment sa vie. Il avait t frapp d’une grave maladie, et pas mme son pre, qui tait mdecin, esprait dsormais pouvoir le sauver de la mort. Alors, sa mre eut recours l’intercession de saint Franois d’Assise, canonis depuis peu. Et Jean gurit.

La figure du Poverello d’Assise lui devint encore plus familire quelques annes plus tard, alors qu’il se trouvait Paris, o il s’tait rendu pour ses tudes. Il avait obtenu le diplme de Matre d’art, que nous pourrions comparer celui d’un prestigieux lyce de notre poque. Comme tant de jeunes du pass et galement d’aujourd’hui, Jean se posa alors une question cruciale : Que dois-je faire de ma vie ? . Fascin par le tmoignage de ferveur et de radicalit vanglique des frres mineurs, qui taient arrivs Paris en 1219, Jean frappa aux portes du couvent franciscain de la ville et demanda tre accueilli dans la grande famille des disciples de saint Franois. De nombreuses annes plus tard, il expliqua les raisons de son choix : chez saint Franois et dans le mouvement auquel il avait donn naissance, il reconnaissait l’action du Christ. Il crivait ceci dans une lettre adresse un autre frre : Je confesse devant Dieu que la raison qui m’a fait aimer le plus la vie du bienheureux Franois est qu’elle ressemble aux dbuts et la croissance de l’Eglise. L’Eglise commena avec de simples pcheurs, et s’enrichit par la suite de docteurs trs illustres et sages ; la religion du bienheureux Franois n’a pas t tablie par la prudence des hommes mais par le Christ (Epistula de tribus quaestionibus ad magistrum innominatum, in uvres de saint Bonaventure. Introduction gnrale, Rome 1990, p. 29).

C’est pourquoi, autour de l’an 1243, Jean revtit l’habit franciscain et prit le nom de Bonaventure. Il fut immdiatement dirig vers les tudes, et frquenta la facult de thologie de l’universit de Paris, suivant un ensemble de cours de trs haut niveau. Il obtint les divers titres requis pour la carrire acadmique, ceux de bachelier biblique et de bachelier sentencier . Ainsi Bonaventure tudia-t-il en profondeur l’Ecriture Sainte, les Sentences de Pierre Lombard, le manuel de thologie de l’poque, ainsi que les plus importants auteurs de thologie, et, au contact des matres et des tudiants qui affluaient Paris de toute l’Europe, il mrit sa propre rflexion personnelle et une sensibilit spirituelle de grande valeur qu’au cours des annes suivantes, il sut transcrire dans ses uvres et dans ses sermons, devenant ainsi l’un des thologiens les plus importants de l’histoire de l’Eglise. Il est significatif de rappeler le titre de la thse qu’il dfendit pour tre habilit l’enseignement de la thologie, la licentia ubique docendi, comme on disait alors. Sa dissertation avait pour titre Questions sur la connaissance du Christ. Cet argument montre le rle central que le Christ joua toujours dans la vie et dans l’enseignement de Bonaventure. Nous pouvons dire sans aucun doute que toute sa pense fut profondment christocentrique.

Durant ces annes, Paris, la ville d’adoption de Bonaventure, se rpandait une violente polmique contre les frres mineurs de saint Franois d’Assise et les frres prdicateurs de saint Dominique de Guzman. On leur contestait le droit d’enseigner l’Universit, et on allait jusqu’ mettre en doute l’authenticit de leur vie consacre. Assurment, les changements introduits par les ordres mendiants dans la manire d’envisager la vie religieuse, dont j’ai parl dans les catchses prcdentes, taient tellement innovateurs que tous ne parvenaient pas les comprendre. S’ajoutaient ensuite, comme cela arrive parfois mme entre des personnes sincrement religieuses, des motifs de faiblesse humaine, comme l’envie et la jalousie. Bonaventure, mme s’il tait encercl par l’opposition des autres matres universitaires, avait dj commenc enseigner la chaire de thologie des franciscains et, pour rpondre qui contestait les ordres mendiants, composa un crit intitul La perfection vanglique. Dans cet crit, il dmontre comment les ordres mendiants, spcialement les frres mineurs, en pratiquant les vux de chastet et d’obissance, suivaient les conseils de l’Evangile lui-mme. Au-del de ces circonstances historiques, l’enseignement fourni par Bonaventure dans son uvre et dans sa vie demeure toujours actuel : l’Eglise est rendue plus lumineuse et belle par la fidlit la vocation de ses fils et de ses filles qui non seulement mettent en pratique les prceptes vangliques mais, par la grce de Dieu, sont appels en observer les conseils et tmoignent ainsi, travers leur style de vie pauvre, chaste et obissant, que l’Evangile est une source de joie et de perfection.

Le conflit retomba, au moins un certain temps, et, grce l’intervention personnelle du pape Alexandre IV, en 1257, Bonaventure fut reconnu officiellement comme docteur et matre de l’universit parisienne. Il dut toutefois renoncer cette charge prestigieuse, parce que la mme anne, le Chapitre gnral de l’ordre l’lut ministre gnral.

Il exera cette fonction pendant dix-sept ans avec sagesse et dvouement, visitant les provinces, crivant aux frres, intervenant parfois avec une certaine svrit pour liminer les abus. Quand Bonaventure commena ce service, l’Ordre des frres mineurs s’tait dvelopp de manire prodigieuse : il y avait plus de 30.000 frres disperss dans tout l’Occident avec des prsences missionnaires en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, et galement Pkin. Il fallait consolider cette expansion et surtout lui confrer, en pleine fidlit au charisme de Franois, une unit d’action et d’esprit. En effet, parmi les disciples du saint d’Assise on enregistrait diffrentes faons d’interprter le message et il existait rellement le risque d’une fracture interne. Pour viter ce danger, le chapitre gnral de l’Ordre, qui eut lieu Narbonne en 1260, accepta et ratifia un texte propos par Bonaventure, dans lequel on recueillait et on unifiait les normes qui rglementaient la vie quotidienne des frres mineurs. Bonaventure avait toutefois l’intuition que les dispositions lgislatives, bien qu’elles fussent inspires par la sagesse et la modration, n’taient pas suffisantes assurer la communion de l’esprit et des curs. Il fallait partager les mmes idaux et les mmes motivations. C’est pour cette raison que Bonaventure voulut prsenter le charisme authentique de Franois, sa vie et son enseignement. Il rassembla donc avec un grand zle des documents concernant le Poverello et il couta avec attention les souvenirs de ceux qui avaient directement connu Franois. Il en naquit une biographie, historiquement bien fonde, du saint d’Assise, intitule Legenda Maior, rdige galement sous forme plus brve, et donc appele Legenda minor. Le mot latin, la diffrence du mot italien, n’indique pas un fruit de l’imagination, mais, au contraire, Legenda signifie un texte faisant autorit, lire de manire officielle. En effet, le chapitre des frres mineurs de 1263, qui s’tait runi Pise, reconnut dans la biographie de saint Bonaventure le portrait le plus fidle du fondateur et celle-ci devint, ainsi, la biographie officielle du saint.

Quelle est l’image de Franois qui ressort du cur et de la plume de son pieux fils et de son successeur, saint Bonaventure ? Le point essentiel : Franois est un alter Christus, un homme qui a cherch passionnment le Christ. Dans l’amour qui pousse l’imitation, il s’est conform entirement Lui. Bonaventure indiquait cet idal vivant tous les disciples de Franois. Cet idal, valable pour chaque chrtien, hier, aujourd’hui et jamais, a t indiqu comme programme galement pour l’Eglise du Troisime millnaire par mon prdcesseur, le vnrable Jean-Paul II. Ce programme, crivait-il dans la Lettre Novo millennio ineunte, est centr sur le Christ lui-mme, qu’il faut connatre, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l’histoire jusqu’ son achvement dans la Jrusalem cleste (n. 29).

En 1273, la vie de saint Bonaventure connut un autre changement. Le pape Grgoire X voulut le consacrer vque et le nommer cardinal. Il lui demanda galement de prparer un vnement ecclsial trs important : le IIe concile cumnique de Lyon, qui avait pour but le rtablissement de la communion entre l’Eglise latine et l’Eglise grecque. Il se consacra cette tche avec diligence, mais il ne russit pas voir la conclusion de cette assise cumnique, car il mourut pendant son droulement. Un notaire pontifical anonyme composa un loge de Bonaventure, qui nous offre un portrait conclusif de ce grand saint et excellent thologien : Un homme bon, affable, pieux et misricordieux, plein de vertus, aim de Dieu et des hommes… En effet, Dieu lui avait donn une telle grce, que tous ceux qui le voyaient taient envahis par un amour que le cur ne pouvait pas cacher (cf. J.G. Bougerol, Bonaventura, in. A. Vauchez (sous la direction de), Storia dei santi e della santit cristiana. Vol. VI L’epoca del rinnovamento evangelico, Milan 1991, p. 91).

Recueillons l’hritage de ce grand Docteur de l’Eglise, qui nous rappelle le sens de notre vie avec les parole suivantes : Sur la terre… nous pouvons contempler l’immensit divine travers le raisonnement et l’admiration ; dans la patrie cleste, en revanche, travers la vision, lorsque nous serons faits semblables Dieu, et travers l’extase… nous entrerons dans la joie de Dieu (La conoscenza di Cristo, q. 6, conclusione, in Opere di San Bonaventura. Opuscoli Teologici/1, Roma 1993, p. 187.

A l’issue de l’audience gnrale, le pape a rsum sa catchse en plusieurs langues et salu les plerins. Voici ce qu’il a dit en franais :

Chers frres et surs,

Saint Bonaventure a vcu au treizime sicle. Homme d’action et de contemplation, de profonde pit et de prudence, il a contribu former l’harmonie entre la foi et la culture. Etudiant Paris, il fut fascin par la ferveur et la radicalit vanglique des frres mineurs, il demanda entrer dans la famille des disciples de saint Franois. Puis, il poursuivit ses tudes la facult de thologie de l’Universit de Paris, et il devint l’un des plus importants thologiens de l’histoire de l’Eglise. Toute sa pense fut profondment christologique. Dans un crit intitul La perfection vanglique, il montra que l’Eglise est rendue plus belle par la fidlit de ses fils et de ses filles qui, par la grce de Dieu, sont appels observer les conseils vangliques et tmoigner ainsi que l’Evangile est source de joie et de perfection. Lorsque Bonaventure fut lu ministre gnral, l’ordre des frres mineurs comptait 30.000 membres, rpartis dans tout l’Occident. Pour en assurer la communion, il prsenta l’authentique charisme de Franois et son enseignement dans une biographie o nous trouvons le portrait le plus fidle du saint fondateur. Pour Bonaventure, Franois est un homme qui a cherch passionnment le Christ et qui s’est entirement conform lui. Puisse cet idal tre aussi un programme pour l’Eglise du troisime millnaire et pour chaque chrtien !

* * *

Je suis heureux de vous accueillir chers plerins de langue franaise, en particulier le groupe Chrtiens en grandes coles , de Paris et les servants d’autel, de Versailles. Que ce temps du carme soit pour vous tous une occasion de rechercher le vritable visage du Christ, pour lui conformer votre existence ! Que Dieu vous bnisse !

Traduction : Zenit

bonne nuit

5 mars, 2010

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. wall028

http://www.siguiendosuspisadas.com.ar/tapices3.htm

Saint Bernard: Le mystre de la vigne de Dieu

5 mars, 2010

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20100305

Le vendredi de la 2e semaine de Carme : Mt 21,33-43#Mt 21,45-46
Commentaire du jour
Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’glise
Sermon 30 sur le Cantique des Cantiques (trad. Beguin, Seuil 1953, p. 362 rev.)

Le mystre de la vigne de Dieu

Frres, si nous voyons dans la vigne du Seigneur l’glise, ce n’est pas une mince prrogative de l’glise que d’avoir tendu ses limites sur toute la terre…

J’entends par l cette foule des premiers croyants dont il est dit qu’ils n’taient tous ensemble qu’un coeur et qu’une me (Ac 4,32)… Car la perscution ne l’a pas si brutalement dracine quelle n’ait pu tre replante ailleurs et loue d’autres vignerons, qui, la saison venue, lui ont fait porter des fruits. Elle n’a pas pri, elle a chang de sol ; mieux, elle y a gagn en force ainsi qu’en tendue, comme la vigne bnie du Seigneur. Frres, levez donc les yeux, et vous verrez que son ombre a couvert les collines, que ses pampres sont des cdres de Dieu, qu’elle a tendu ses sarments jusqu’ la mer et ses rejetons jusqu’au fleuve (Ps 79,11-12).

Ce n’est pas surprenant : elle est l’difice de Dieu, le champ de Dieu (1Co 3,9). C’est lui qui la fconde, qui la propage, la taille et l’monde, afin qu’elle produise davantage. Il ne va pas laisser sans soins une vigne que sa main droite a plante (Ps 79,15) ; il ne va pas abandonner une vigne dont les pampres sont les aptres, dont le cep est Jsus Christ, et dont lui, le Pre, est le vigneron (Jn 15,1-5). Plante dans la foi, elle plonge ses racines dans la charit ; laboure par l’obissance, fertilise des larmes du repentir, arrose par la parole des prdicateurs, elle regorge d’un vin qui inspire la joie et non l’inconduite, vin de toute douceur, qui rjouit vraiment le coeur de l’homme (Ps 103,15)… Fille de Sion, console-toi en contemplant ce grand mystre ; ne pleure pas ! Ouvre ton coeur pour accueillir toutes les nations de la terre !