L’enfantement virginal, modèle pour la lecture de l’Ecriture (Clément d’Alexandrie † 215)

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(Clément d’Alexandrie, Stromate livre VII, chapitre XVI, 1-2 ;

L’enfantement virginal, modèle pour la lecture de l’Ecriture (Clément d’Alexandrie † 215)

Un texte de Clément d’Alexandrie († 215) évoque la virginité de Marie dans l’enfantement, mais il évoque aussi le rapport à l’Ecriture : la naissance de Jésus, c’est la naissance du Verbe, la parole vivante, et cette naissance, pour Marie comme pour chacun de nous, ne peut se faire sans l’Esprit Saint, autrement dit, c’est une naissance virginale. 

L’Ecriture donne accès au Dieu vivant, au Verbe, mais le passage des Ecritures à la Parole vivante du Verbe est un passage de grâce car l’Ecriture est fermée , c’est-à-dire qu’il faut un effort et une grâce de l’Esprit Saint pour en recueillir le fruit. Ainsi, Marie donne naissance au Verbe sans perdre la virginité, comme les Ecritures donnent la Parole vivante de Dieu.

Attention, dans ce texte, le mot « gnostiques » a un sens positif  : ce ne sont pas les hérétiques mais les hommes éclairés pour lesquels l’Ecriture enfante virginalement, dans l’Esprit Saint :

« Mais, apparemment, la foule croit, encore maintenant, que Marie est une femme qui a accouché à cause de la naissance de son enfant, alors qu’elle n’est pas une femme qui a accouché (certains disent même qu’après l’enfantement, quand elle avait reçu les soins de la sage-femme, on avait constaté qu’elle était vierge).

Pour nous, les Écritures du Seigneur sont semblables : elles enfantent la vérité, et restent vierges, puisqu’elles cachent en elles les mystères de la vérité.

« Elle a enfanté et elle n’a pas enfanté », dit l’Écriture [Apocryphe d'Ézéchiel] , car elle a conçu d’elle-même, et non à la suite d’un accouplement.

C’est pourquoi les Ecritures n’ont enfanté que pour les gnostiques, tandis que les sectes, qui ne les connaissent pas bien, les répudient comme si elles n’avaient pas enfanté. »

(Clément d’Alexandrie, Stromate livre VII, chapitre XVI, 1-2 ;

Sources chrétiennes 428, Paris 1997, par A : LE BOULLUEC, p. 287)

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