Archive pour septembre, 2009

Christ rené paraît à sa mère

23 septembre, 2009

Christ rené paraît à sa mère dans images sacrée

http://www.santiebeati.it/

Pape Benoît: La clé de voûte du christianisme (26 mars 2008)

23 septembre, 2009

du site:

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2008/documents/hf_ben-xvi_aud_20080326_fr.html

BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 26 mars 2008

La clé de voûte du christianisme

Chers frères et soeurs!

« Et resurrexit tertia die secundum Scripturas – il ressuscita le troisième jour conformément aux Ecritures ». Chaque dimanche, avec le Credo, nous renouvelons notre profession de foi dans la résurrection du Christ, événement surprenant qui constitue la clé de voûte du christianisme. Dans l’Eglise tout peut être compris à partir de ce grand mystère, qui a changé le cours de l’histoire et qui est mis en acte dans toute célébration eucharistique. Il existe toutefois un temps liturgique où cette réalité centrale de la foi chrétienne, dans sa richesse doctrinale et son inépuisable vitalité, est proposée aux fidèles de manière plus intense, parce que plus ils la redécouvrent, plus fidèlement ils la vivent:  le temps de Pâques. Chaque année, lors du « Très Saint Triduum du Christ crucifié, mort et ressuscité », comme l’appelle saint Augustin, l’Eglise parcourt à nouveau, dans un climat de prière et de pénitence, les étapes conclusives de la vie terrestre de Jésus:  sa condamnation à mort, la montée du Calvaire en portant la croix, son sacrifice pour notre salut, sa déposition au sépulcre. Le « troisième jour », ensuite, l’Eglise revit sa résurrection:  c’est la Pâque, le passage de Jésus de la mort à la vie, où s’accomplissent en plénitude les antiques prophéties. Toute la liturgie du temps de Pâques chante la certitude et la joie de la résurrection du Christ.

Chers frères et sœurs, nous devons constamment renouveler notre adhésion au Christ mort et ressuscité pour nous:  sa Pâque est aussi notre Pâque, parce que dans le Christ ressuscité nous est donnée la certitude de notre résurrection. La nouvelle de sa résurrection des morts ne vieillit pas et Jésus est toujours vivant et son Evangile est vivant. « La foi des chrétiens – observe saint Augustin – est la résurrection du Christ ». Les Actes des Apôtres l’expliquent clairement:  « Dieu a donné à tous les hommes une garantie sur Jésus en le ressuscitant des morts » (cf. 17, 31). En effet, sa mort n’était pas suffisante pour démontrer que Jésus est vraiment le Fils de Dieu, le Messie attendu. Au cours de l’histoire combien ont consacré leur vie à une cause qu’ils estimaient juste et sont morts! Et morts ils sont restés! La mort du Seigneur démontre l’immense amour avec lequel Il nous a aimés jusqu’à se sacrifier pour nous; mais seule sa résurrection est la « garantie », est la certitude que ce qu’Il affirme est la vérité qui vaut aussi pour nous, pour tous les temps. En le ressuscitant, le Père l’a glorifié. Saint Paul écrit ainsi dans la Lettre aux Romains:  « Si tes lèvres confessent que Jésus est Seigneur et si ton cœur croit que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé » (10, 9).

Il est important de répéter cette vérité fondamentale de notre foi, dont la vérité historique est amplement documentée, même si aujourd’hui, comme par le passé, nombreux sont ceux qui, de diverses manières, la remettent en doute voire la nie. L’affaiblissement de la foi dans la résurrection du Christ fragilise par conséquent le témoignage des croyants. En effet, si, dans l’Eglise, la foi dans la résurrection vient à manquer, tout s’arrête, tout se défait. Au contraire, l’adhésion du cœur et de l’esprit au Christ mort et ressuscité change la vie et illumine toute l’existence des personnes et des peuples. N’est-ce donc pas la certitude que le Christ est ressuscité qui donne le courage, l’audace prophétique et la persévérance aux martyrs de tous les temps? N’est-ce pas la rencontre avec Jésus vivant qui convertit et qui fascine tant d’hommes et de femmes, qui depuis les origines du christianisme continuent à tout abandonner pour le suivre et mettre leur vie au service de l’Evangile? « Si le Christ n’est pas ressuscité, disait l’Apôtre Paul, vide alors est notre message, vide aussi votre foi » (1 Co 15, 14). Mais il est ressuscité!

L’annonce que nous réécoutons sans cesse ces derniers jours est précisément celle-ci:  Jésus est ressuscité, il est le Vivant et nous pouvons le rencontrer. Comme le rencontrèrent les femmes qui, au matin du troisième jour, après le jour du sabbat, s’étaient rendues au sépulcre; comme le rencontrèrent les disciples, surpris et bouleversés par ce que leur avait rapporté les femmes; comme le rencontrèrent beaucoup d’autres témoins dans les jours qui suivirent sa résurrection. Et, même après son Ascension, Jésus a continué à demeurer présent parmi ses amis comme du reste il l’avait promis:  « Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20). Le Seigneur est avec nous, avec son Eglise, jusqu’à la fin des temps. Eclairés par l’Esprit Saint, les membres de l’Eglise primitive ont commencé à proclamer l’annonce pascale ouvertement et sans peur. Et cette annonce, transmise de génération en génération, est arrivé jusqu’à nous et résonne chaque année à Pâques avec une puissance toujours nouvelle.

Tout particulièrement en cette octave de Pâques, la liturgie nous invite à rencontrer personnellement le Ressuscité et à reconnaître son action vivifiante dans les événements de l’histoire et de notre vie quotidienne. Aujourd’hui mercredi, par exemple, nous est reproposé l’épisode émouvant des deux disciples d’Emmaüs (cf. Lc 24, 13-35). Après la crucifixion de Jésus, plongés dans la tristesse et la déception, ils retournaient chez eux inconsolables. En chemin, ils parlaient entre eux de ce qui était advenu ces derniers jours à Jérusalem:  ce fut alors que Jésus s’approcha, se mit à parler avec eux et leur dispensa son enseignement:  « O cœurs sans intelligence, lents à croire à tout ce qu’ont annoncé les prophètes! Ne fallait-il pas que le Christ endurât ces souffrances pour entrer dans sa gloire? » (Lc 24, 25-26). En partant de Moïse et de tous les prophètes, il leur expliqua à travers toutes les Ecritures ce qui faisait référence à lui. L’enseignement du Christ – l’explication des prophéties – fut pour les disciples d’Emmaüs comme une révélation inattendue, lumineuse et réconfortante. Jésus donnait une nouvelle clé de lecture de la Bible et tout apparaissait désormais avec clarté, orienté vers ce moment. Conquis par les paroles de ce voyageur inconnu, ils lui demandèrent de rester dîner. Celui-ci accepta et se mit à table avec eux. L’évangéliste Luc raconte:  « Et il advint, comme il était à table avec eux, qu’il prit le pain, dit la bénédiction, puis le rompit et le leur donna » (Lc 24, 29-30). Et ce fut précisément à ce moment-là que s’ouvrirent les yeux des deux disciples et qu’ils le reconnurent, « mais il avait disparu de devant eux » (Lc 24, 31). Et ceux-ci emplis d’émerveillement et de joie, commentèrent:  « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant au-dedans de nous quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Ecritures? » (Lc 24, 32).

Au cours de toute l’année liturgique, en particulier lors de la Semaine Sainte et de la Semaine de Pâques, le Seigneur est en chemin avec nous et nous explique les Ecritures, il nous fait comprendre ce mystère:  tout parle de Lui. Et cela devrait également réchauffer nos cœurs, afin que nos yeux aussi puissent s’ouvrir. Le Seigneur est avec nous, il nous montre la vraie voie. Comme les deux disciples reconnurent Jésus lorsqu’il rompit le pain, de même aujourd’hui, dans le partage du pain, nous reconnaissons sa présence. Les disciples d’Emmaüs le reconnurent et se rappelèrent les moments où Jésus avait rompu le pain. Et ce partage du pain nous fait penser précisément à la première Eucharistie célébrée dans le contexte de la Dernière Cène, où Jésus rompit le pain et annonça ainsi sa mort et sa résurrection, faisant don de lui-même aux disciples. Jésus rompt le pain avec nous également et pour nous, il est présent avec nous dans l’Eucharistie, il nous fait don de lui-même et ouvre nos cœurs. Dans l’Eucharistie, dans la rencontre avec sa Parole, nous pouvons nous aussi rencontrer et connaître Jésus, dans ce double banquet de la Parole et du Pain et du Vin consacrés. Chaque dimanche, la communauté revit ainsi la Pâque du Seigneur et reçoit du Sauveur son testament d’amour et de service fraternel. Chers frères et sœurs, la joie de ces derniers jours rend plus forte encore notre fidèle adhésion au Christ crucifié et ressuscité. Avant tout, laissons-nous conquérir par la fascination de sa résurrection. Que Marie nous aide à être des messagers de la lumière et de la joie de la Pâque pour tant de nos frères. Je vous souhaite encore à tous mes meilleurs vœux de Bonne Pâque.

Le prêtre n’est pas un fonctionnaire, affirme le cardinal Hummes

23 septembre, 2009

du site:

http://www.cardinalrating.com/cardinal_42__article_9160.htm

Cláudio Cardinal Hummes, O.F.M.

Le prêtre n’est pas un fonctionnaire, affirme le cardinal Hummes
Sept 20, 2009
Au 6e symposium du clergé du Portugal

ROME, Jeudi 10 Septembre 2009 (ZENIT.org) – Au cours du 6e symposium du clergé du Portugal consacré au thème « Ravive le don qui est en toi », le cardinal Cláudio Hummes, préfet de la Congrégation pour le clergé, a mis les prêtres en garde contre une tendance à transformer leur ministère sacerdotal en « une espèce de profession ecclésiastique qu’ils exécutent comme des fonctionnaires ». Cette tendance vient, selon le cardinal, d’une rencontre « insuffisante et superficielle » avec le Christ.

Le cardinal Hummes a invité les quelque 800 prêtres présents pour ces 4 jours de symposium à être missionnaires et à nourrir leur spiritualité quotidiennement, en maintenant « un contact assidu avec la Parole de Dieu, à vivre une vie de prière qui inclut la liturgie des heures et la dévotion mariale, à célébrer quotidiennement l’Eucharistie (…), à recourir régulièrement au sacrement de la confession », a rapporté L’Osservatore Romano le 10 septembre.

Le prêtre doit « vivre en communion ecclésiale avec le pape, l’évêque et les prêtres, se consacrer totalement et infatigablement à son ministère pastoral à la mission et l’évangélisation, être un homme charitable, fraternel, bon et miséricordieux avec tous, solidaire avec les pauvres… », a-t-il ajouté.

Le haut prélat a par ailleurs dénoncé la culture actuelle qui «  encourage une déchristianisation, visible dans la majeure partie des pays chrétiens, particulièrement en Occident ». Dans ce contexte, a affirmé le cardinal Hummes, le nombre des vocations et des prêtres « s’est réduit de manière drastique », notamment à cause de « l’influence de l’environnement culturel ».

« Nous ne devons pas nous décourager ni avoir peur de la société actuelle », a-t-il ajouté en condamnant un « nouveau paganisme ».
Enfin, la déclaration finale du Symposium invite à créer « une culture de la formation permanente dans l’Eglise ». Ou la vie du prêtre est une « formation permanente », ou elle est une « frustration permanente, répétitive, négligence générale, inertie, apathie, perte de crédibilité, inefficacité apostolique », souligne le document.

Crise agricole en Europe : communiqué des évêques bretons

23 septembre, 2009

du site:

http://www.zenit.org/article-22048?l=french

Crise agricole en Europe : communiqué des évêques bretons

Garantir la justice et reconnaître la mission des agriculteurs

ROME, Lundi 21 septembre 2009 (ZENIT.org) – « La production agricole a ses critères propres qui demandent à être reconnus et respectés pour que soit garantie la justice », demandent les cinq évêques de Bretagne dans cette déclaration publiée par la conférence des évêques de France, alors que le monde agricole européen est secoué par une grave crise.

RECONNAISSONS LA MISSION DES AGRICULTEURS

La crise agricole est là, profonde et complexe. Nous entendons le cri de désespoir des producteurs de lait qui en arrivent à détruire par épandage le fruit de leur travail. Notre société recevra-t-elle cet appel de détresse ? Ce geste, douloureusement paradoxal en pensant aux enfants mourant de faim dans le monde, interroge : comment en est-on arrivé là ? Quelle injustice pèse sur les agriculteurs ? Ne faut-il pas repenser de façon nouvelle la nature même de la production agricole ?

Nous savons quels sentiments d’injustice et d’inquiétude face à l’avenir habitent des agriculteurs, en particulier des plus jeunes qui ont investi pour leur exploitation. La crise laitière a des conséquences, parfois dramatiques, sur leurs familles, sans compter les dommages qu’elle créera sur d’autres professions para-agricoles. Elle peut entraîner une crise en Bretagne. Nous encourageons la solidarité de proximité qui s’est mise en place ici ou là. Elle est vitale ! Que les chrétiens s’y engagent davantage. Il n’y a pas qu’à France-Telecom qu’il est urgent d’être plus humain ! « La famille en monde rural doit retrouver sa juste place au cœur de l’ordre social. Les principes moraux et les valeurs qui la gouvernent appartiennent au patrimoine de l’humanité, et doivent avoir la priorité sur la législation… L’investissement dans le secteur agricole doit permettre à la famille d’assumer la place et la fonction qui lui reviennent » (1).

Chacun a droit à la nourriture. Elle est indispensable. Elle est source de vie. Nul n’a le droit de spéculer sur elle. La terre a été confiée aux hommes pour qu’ils la cultivent afin de donner des aliments à tous. Les agriculteurs le savent. Cela confère une dignité spécifique à leur métier qu’ils aiment et qui n’est pas comme les autres : produire de la nourriture ne peut être assimilé à une action commerciale. 

Les agriculteurs ont droit à une reconnaissance de leur travail par une juste rémunération qui leur permette de vivre avec leur famille et de conduire leur exploitation. Ils ont droit à une espérance dans une profession qui mérite d’être mieux appréciée des consommateurs. 

La production agricole a ses critères propres qui demandent à être reconnus et respectés pour que soit garantie la justice. Industriels, grande distribution ou consommateurs, sommes-nous prêts à payer au juste prix les produits de notre agriculture ? Certes, il faut trouver la régulation idoine. Mais sera-t-elle équitable pour tous ? Et suffira-t-elle ? « La crise nous oblige à nous donner de nouvelles règles et à trouver de nouvelles formes d’engagement, à miser sur les expériences positives et à rejeter celles qui sont négatives. La crise devient ainsi une occasion de discernement et elle met en capacité d’élaborer de nouveaux projets. C’est dans cette optique, confiants plutôt que résignés, qu’il convient d’affronter les difficultés du moment présent » (2).

Nous avons confiance dans le dialogue vrai, fait d’écoute et de respect, entre tous les acteurs concernés, dans lequel les chrétiens s’engagent. Nous espérons qu’il fera émerger une approche nouvelle de l’agriculture, et conduira à des décisions nationales, européennes et internationales justes pour chaque agriculteur. Ce dialogue est urgent !

Le samedi 19 septembre 2009

Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo

Mgr Raymond Centène, évêque de Vannes

Mgr Lucien Fruchaud, évêque de Saint Brieuc et Tréguier

Mgr Jean-Marie Le Vert, évêque de Quimper et Léon

Mgr Nicolas Souchu, évêque auxiliaire de Rennes

(1) Benoît XVI, 16 octobre 2006

(2) Benoît XVI, Caritas in veritate : L’amour dans la vérité (29 juin 2009), n° 21

bonne nuit

23 septembre, 2009

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Saint Hilaire : « Ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle »

23 septembre, 2009

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20090923

Le mercredi de la 25e semaine du temps ordinaire : Lc 9,1-6
Commentaire du jour
Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l’Église
Commentaire sur le psaume 65, §19-20 ; CSEL 22, 261 (trad. Solesmes, Lectionnaire, t. 3, p. 873)

« Ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle »

      Quelle est « la parole de louange » (Ps 65,8) qu’il faut faire entendre ? Celle-ci assurément : « Il a donné la vie à l’âme » des croyants (v.9) ; car Dieu a accordé la constance et la persévérance dans la profession de la foi à la prédication des apôtres et à la confession des martyrs, et la prédication du Royaume des cieux a parcouru la terre en tous sens comme par des pas. En effet « leur message s’est répandu sur toute la terre » (Ps 18,5). Et ailleurs, le Saint Esprit proclame la gloire de cette course spirituelle : « Comme ils sont beaux, les pas de ceux qui annoncent la bonne nouvelle, de ceux qui annoncent la paix » (Is 52,7). C’est donc cette parole de louange de Dieu qu’il faut faire entendre par la proclamation, selon le témoignage du psalmiste : « Il a donné la vie à mon âme et n’a pas laissé chanceler mes pas » (LXX). En effet, les apôtres ne se sont pas laissés détourner de la course de leur prédication par les terreurs des menaces humaines, et la fermeté de leurs pas solidement posés ne s’est pas laissée écarter du chemin de la foi…

      Pourtant, après avoir dit : « Il n’a pas laissé chanceler mes pas », le psalmiste ajoute : « Ô Dieu, tu nous as éprouvés, tu nous as épurés par le feu comme on épure l’argent » (v.10). Cette parole, commencée au singulier, se rapporte donc à plusieurs. Car unique est l’Esprit et une la foi des croyants, selon ce qui est dit dans les Actes des Apôtres : « Les croyants n’avaient qu’une seule âme et un seul coeur » (Ac 4,32)…

      Mais que signifie cette comparaison : « Ils ont été épurés au feu, comme on épure l’argent » ?  A mon sens, si on épure l’argent, c’est uniquement pour en séparer les scories qui adhèrent à la matière encore brute… C’est pourquoi, quand Dieu met à l’épreuve ceux qui croient en lui, ce n’est pas qu’il ignore leur foi, mais parce que « la persévérance produit la valeur » comme le dit l’apôtre Paul (Rm 5,4). Dieu les soumet à l’épreuve, non pour les connaître, mais pour les amener à la consommation de la vertu. Ainsi, purifiés par le feu et dégagés de tout alliage avec les vices de la chair, ils pourront resplendir de l’éclat d’une innocence qui a fourni ses preuves.

Officium martyrum

22 septembre, 2009

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Martyrs et saints, ferments d’unité

22 septembre, 2009

du site:

http://www.famillechretienne.fr/celebrer/autres-temps-liturgiques/martyrs-et-saints-ferments-dunite_t12_s84_d35092.html

Toussaint

Martyrs et saints, ferments d’unité

Famille Chrétienne 25/10/2008

Par Didier Rance * 0 commentaire

La Toussaint est une fête partagée par les catholiques, les orthodoxes et les catholiques orientaux – qui la célèbrent le dimanche après la Pentecôte –, mais aussi par les anglicans et de plus en plus d’Églises de la Réforme. Martyrs et saints sont ainsi reconnus comme ferments d’unité.
Sommaire
Des martyrs de différentes confessions Sur le même sujet
Saint Laurent : diacre ardent Saint Birin, saint Gérard de Brou et bienheureux Joseph Marello Saint Bérenger, saint Pontien Ngondwe, saint Bruno, Edmond Duke et ses trois compagnons Saint Charles Lwanga et ses compagnons, martyrs d’Ouganda Mots clés
martyre saint Toussaint «L’œcuménisme des saints, des martyrs, est sans doute le plus convaincant», écrivait Jean-Paul II dans la lettre apostolique sur la préparation du Jubilé de l’an 2000, Tertio millenio adveniente. On oublie souvent que dans le martyre – et cela est particulièrement vrai au XXe siècle –, les saints « sont un », comme le Christ l’a demandé à son Père et nous l’a commandé.

L’œcuménisme des saints
L’expression «l’œcuménisme des saints, des martyrs» peut être comprise de deux façons. Pour nous en tenir à l’œcuménisme des martyrs (mais ceci vaut des saints non martyrs), il s’agit d’une part de l’unité vécue par des chrétiens de différentes confessions dans la persécution et la mort pour le Christ ; il s’agit d’autre part, dans la recherche de l’unité, du rôle que peuvent jouer la mémoire et la reconnaissance mutuelle de la sainteté des martyrs connus ou inconnus de toutes les confessions chrétiennes.

Pour le premier sens, on peut, et même il faut, parler de cet œcuménisme des martyrs comme d’une des grandes grâces de la réalité du martyre au XXe siècle et au début du XXIe siècle. Jean-Paul II l’a exprimée de façon très forte lors de son discours au Colisée du Vendredi saint 1994, à la fin du chemin de croix médité par le patriarche œcuménique Bartholomée Ier : «Nous sommes unis dans ces martyrs entre Rome, la «Colline des croix» et les îles Solovki et tant d’autres camps d’extermination. Nous sommes unis sur la toile de fond des martyrs, nous ne pouvons pas ne pas être unis».

La foi des premiers chrétiens
Cet œcuménisme est bien sûr celui de la souffrance mais aussi de la prière, de l’entraide, du témoignage commun donné. Les exemples sont nombreux, en particulier dans les prisons et camps nazis et dans le Goulag.

Les jeunes suppliciés de Munich du groupe de «La Rose Blanche», tous animés par la même foi chrétienne, étaient catholiques, protestants et orthodoxe (1). À Lübeck, dans le nord de l’Allemagne, un pasteur et un prêtre montèrent ensemble vers la guillotine en chantant leur amour du Christ après avoir prêché contre la barbarie hitlérienne dans leurs églises. Le Père Angeli, survivant de la baraque 26 du camp de Dachau, raconte : «Prêtres catholiques de tous les pays, pasteurs protestants et popes orthodoxes, nous avons appris à découvrir ce que sont vraiment la vie et la foi».

Il en fut de même au Goulag, comme en témoigne ce récit des îles Solovki : «Unissant leurs efforts, un évêque catholique encore jeune et un vieillard émacié et décharné à la barbe blanche, un évêque orthodoxe antique par les jours mais vaillant par le courage, qui poussait énergiquement le chariot… S’il y en a parmi nous qui ont un jour la chance de retourner dans le monde, ils devront rendre témoignage de ce que nous voyons ici. Et ce que nous voyons, c’est la renaissance de la foi pure et authentique des premiers chrétiens, l’union des Églises en la personne des évêques catholiques et orthodoxes qui participent unanimes à cette entreprise, l’union dans l’amour et dans l’humilité» (2).

Stephania Shabatura, catholique ukrainienne, m’a raconté comment le camp de Mordovie, où elle passa huit ans, était un lieu de découverte, d’amour et de prière réciproques entre détenues orthodoxes, protestantes et catholiques. Elles parvinrent même à y célébrer ensemble secrètement Noël et Pâques (3).

Une des expressions les plus fortes de cet œcuménisme des martyrs et des confesseurs de la foi a été donnée lors de la commémoration œcuménique des témoins de la foi du Grand Jubilé, le 7 mai 2000 : plusieurs des témoignages étaient ceux de chrétiens ayant souffert persécution rapportant le martyre d’un chrétien d’une autre confession, et ce qu’ils leur devaient. Et aujourd’hui encore, des chrétiens de différentes confessions continuent à souffrir ensemble pour le Christ et à se soutenir mutuellement, en Chine, au Nigeria, en Irak, en Inde ou au Soudan.

«Que tous soient uns»
Ces martyrs et tous les saints sont la bonne graine dont parle l’Évangile : «Si le grain tombé en terre ne meurt, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit» (Jean 12, 24). Leur exemple nous stimule, leur charité suscite la nôtre, « leur sollicitude fraternelle nous est du plus grand secours» (4). Il nous appartient de cultiver les ferments d’unité chrétienne qu’ils ont vécus, et de leur faire porter du fruit. L’enseignement de Vatican II, de Jean-Paul II et de Benoît XVI nous y pousse.

L’œcuménisme des saints est «sans doute le plus convaincant» parce qu’il est justement un œcuménisme de la conviction, parce que c’est le Christ qui nous convainc, à travers lui, que l’unité ne progressera ni par la force, ni par la séduction, ni par la recherche d’un compromis, mais par la conviction que c’est lui qui unit ses martyrs et qui veut nous unir.

Quant à ce martyrologe commun, que «d’un point de vue théocentrique, nous avons déjà, nous chrétiens», évoqué par Jean-Paul II dans son encyclique sur l’engagement œcuménique, Ut unum sint (n° 84), il peut être pour nous une cause d’espérance. Cette unité déjà réalisée en Dieu, au Ciel, n’efface hélas pas les divisions et les problèmes bien réels entre chrétiens sur la Terre, mais elle constitue pour toutes les Églises et communautés chrétiennes un admirable encouragement. Ne demandons-nous pas tous les jours : «Que ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel» ? Or la volonté de Dieu, manifestée par son Fils, est «que tous soient un» (Jean 17).

Alors, en ce temps de Toussaint, «environnés de cette grande nuée de témoins» (cf. Hébreux 12, 1), les martyrs et les saints du Ciel, et soutenus par eux, prions et agissons pour que cette unité soit faite sur la Terre comme elle l’est déjà au Ciel.

Didier Rance *

(1) À voir : le film émouvant de Marc Rothemund, Sophie Scholl, les derniers jours, 2005. À lire : Lettres et carnets de Hans Scholl, par Sophie Scholl, Inge Jens, Paris, 2008.

(2) Josip Brodskij, Solovki, le isole del martirio. Da monastero a primo lager sovietico, Milan, 1998, p. 152.

(3) Didier Rance, Catholiques d’Ukraine, Mareil-Marly, 1991, p. 143-176.

(4) Vatican II, constitution dogmatique sur l’Église Lumen gentium, n° 49.

* Diacre latin et byzantin, père de famille, auteur et conférencier

bonne nuit

22 septembre, 2009

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Honey Bee on Ice Plant

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Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Edith Stein]: « Ma mère et mes frères »

22 septembre, 2009

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20090922

Le mardi de la 25e semaine du temps ordinaire : Lc 8,19-21
Commentaire du jour
Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix [Edith Stein] (1891-1942), carmélite, martyre, copatronne de l’Europe
La Femme et sa destinée (trad. Amiot-Dumont, 1956, p. 126 ; cf  Orval)

« Ma mère et mes frères »

      Malgré l’unité organique réelle de la tête et du corps, l’Église se tient à côté du Christ comme une personne indépendante. En tant que Fils du Père éternel, le Christ vivait avant le commencement des temps et avant toute existence humaine. Ensuite, par l’acte de la création, l’humanité vivait avant que le Christ n’ait pris sa nature et ne se soit intégré à elle. Mais par son Incarnation, il lui a apporté sa vie divine ; par son oeuvre de rédemption, il l’a rendu capable de recevoir la grâce si bien qu’il l’a recréé une deuxième fois… L’Église est l’humanité rachetée, nouvellement créée de la substance même du Christ.

      La cellule primitive de cette humanité rachetée, c’est Marie ; c’est en elle que s’est accompli pour la première fois la purification et la sanctification par le Christ, c’est elle la première qui a été remplie de l’Esprit Saint. Avant que le Fils de Dieu soit né de la Sainte Vierge, il a créé cette Vierge pleine de grâce et, en elle et avec elle, l’Église…

      Toute âme purifiée par le baptême et élevée à l’état de grâce est, par là même, créée par le Christ et née pour le Christ. Mais elle est créée dans l’Église et elle naît par l’Église… Ainsi l’Église est la mère de tous ceux à qui s’adresse la rédemption. Elle l’est par son union intime avec le Christ, et parce qu’elle se tient à ses côtés en qualité d’Épouse du Christ pour collaborer à son oeuvre de rédemption.

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