Archive pour mai, 2009

San Mattia

14 mai, 2009

San Mattia  dans images sacrée

http://santiebeati.it/

La Pâque, de Méliton de Sardes

14 mai, 2009

du site:

http://www.spiritualite2000.com/Archives/Prieres/prieres4-01.htm

La Pâque
de Méliton de Sardes

——————————————————————————–

C’est lui qui est la Pâque de notre salut.
C’est lui qui supporte beaucoup en un grand nombre :
C’est lui qui fut
en Abel tué
en Isaac lié
en Jacob mercenaire,
en Joseph vendu,
en Moïse exposé,
en l’agneau immolé,
en David persécuté,
dans les prophètes déshonoré

C’est lui qui en une vierge fut incarné,
qui sur le bois fut suspendu,
qui en terre fut enseveli
qui d’entre les morts fut ressuscité,
qui vers les hauteurs des cieux fut élevé.
C’est lui l’agneau sans voix,
c’est lui l’agneau égorgé,
c’est lui de Marie la bonne agnelle,
c’est lui pris du troupeau
et à l’immolation traîné
et le soir tué
et de nuit enseveli
qui sur le bois ne fut pas broyé,
en terre ne fut pas corrompu,
ressuscita des morts
et ressuscita l’homme du fond du troupeau.
Celui qui suspendit la terre est suspendu,
celui qui consolida tout est retenu sur le bois,
celui qui est Maître est outragé,
celui qui est roi d’Israël est écarté par une main israëlite.
O meurtre inouï! O injustice sans vue!

Le maître a été changé dans son aspect, le corps étant mis à nu,
et n’a pas même été jugé digne d’un vêtement pour qu’il ne soit pas vu.
C’est pourquoi les luminaires se détournèrent et avec eux le jour s’obscurcit pour cacher celui qui était dénudé sur le bois,
pour obscurcir non le corps du Seigneur, mais les yeux de ces hommes.
Et en effet le peuple ne tremblant pas,
ce fut la terre qui trembla;
le peuple n’étant pas saisi d’effroi,
ce furent les cieux qui s’épouvantèrent;
le peuple ne mettant pas en pièces (ses vêtements),
ce fut l’ange qui se déchira;
le peuple ne s’étant pas lamenté,
ce fut le Seigneur qui tonna du ciel
et le Très-Haut qui donna de la voix.

14 mai – Saint Matthias apôtre

14 mai, 2009

du site:

http://missel.free.fr/Sanctoral/05/14.php

14 mai – Saint Matthias apôtre

Fondée sur des textes apocryphes, la Tradition rapporte que Matthias, de trois plus jeune que Jésus, serait né à Bethléem d’une illustre et noble famille de la tribu de Juda ; il aurait reçu une savante éducation de Syméon qui fut grand prêtre[1]. Matthias est l’abréviation de Mattathias qui signifie don de Dieu. Invité aux noces de Cana, Matthias aurait été choisi par le Seigneur comme un des 72 disciples.

Quoi qu’il en fût, il apparaît dans les « Actes des Apôtres », entre l’Ascension et la Pentecôte, lorsqu’il s’agit de remplacer Judas (I 15-26).

Et en ces jours-là, Pierre[2], se levant au milieu des frères, dit (le nombre des personnes réunies était d’environ cent vingt[3]) : Frères[4], il fallait que s’accomplît l’Ecriture qu’a prédite l’Esprit Saint, par la bouche de David, au sujet de Judas, lequel s’est fait le guide de ceux qui ont saisi Jésus. Il était, en effet, compté parmi nous et un lot de ce service lui était échu. Cet homme donc a acquis un domaine avec le salaire de son injustice et, tombant la tête en avant, a crevé par le milieu, et toutes ses entrailles se sont répandues. Et la chose a été connue de tous les habitants de Jérusalem, en sorte que ce domaine a été appelé dans leur langue Hakeldamach, c’est-à-dire Domaine du Sang. Il est écrit en effet au livre des Psaumes :  » Que son campement devienne désert et que personne n’y habite[5]  » ; et :  » Que sa charge, un autre la prenne[6] « . Il faut donc[7] que, parmi les hommes qui nous ont accompagnés pendant tout le temps que le Seigneur Jésus est allé et venu parmi nous, depuis le baptême de Jean jusqu’au jour où il a été enlevé d’auprès de nous, il y en ait un qui devienne avec nous témoin de sa résurrection[8]. Et ils en présentèrent deux, Joseph appelé Barsabbas, qui avait été surnommé Justus[9], et Matthias. Et ils firent cette prière : Toi, Seigneur, qui connais tous les cœurs, désigne lequel de ces deux-là tu as choisi pour prendre dans ce service apostolique la place dont Judas s’est retiré pour s’en aller à sa place à lui. Et on les fit tirer au sort, et le sort tomba sur Matthias, qui fut compté parmi les onze Apôtres.
 

Les Saintes Ecritures ne disent rien de plus à propos de saint Matthias, mais Clément d’Alexandrie (150-215) qui l’identifie à Zachée[10], le présente comme un prédicateur de la pénitence qui combattait ferme contre la chair. Il lui attribue un « Livre des Traditions », et Origène (185-253) parle d’un « Evangile » écrit par Matthias. On a perdu ces textes que le pape Innocent I° (401-417) a tous condamnés comme apocryphes.

Lorsque les apôtres se dispersèrent pour aller prêcher l’Évangile, Matthias, selon les saints Sophrone, Nicéphore et Dorothée, passa en Egypte et alla jusqu’en Ethiopie où il resta près de trente-trois ans. De retour à Jérusalem, les juifs ameutèrent contre lui les populations qui l’assommèrent par lapidation avant de le décapiter devant le Temple, vers l’an 63. D’autres dirent qu’il resta en Palestine où, en 61, à Giscala, il fut dénoncé au Grand-Prêtre Ananias qui, après l’avoir interrogé, le fit lapider et achever à la hache. Enfin, on le situa en Macédoine et dans quelques autres pays au-delà du Pont-Euxin.

Sainte Hélène, mère de l’empereur Constantin, rapporta son corps à Rome, déposa une partie de ses reliques dans la basilique Sainte-Marie Majeure, et donna une bonne part du reste au saint évêque Agrice de Trêves qui les mit dans l’’glise Saint-Eucher, hors les murs de la ville, depuis nommée Saint-Matthias.  Padoue, Prague et Cologne disent posséder de ses reliques. Un morceau de sa tête, vénéré à Barbezieux (Saintonge) fut brûlé par les protestants. Jean Eck, le docte adversaire de Luther, affirmait qu’une part des reliques aurait été déposée à Augsbourg.

Patron de Trêves et de Goslar (Hanovre), il est aussi, à cause de la hache de son martyre, celui des charpentiers, des taillandiers et des bouchers ; on ne sait trop pourquoi, il est encore le patron des buveurs et des viveurs repentants en même temps que des personnes atteintes de la petite vérole et de la coqueluche.

Il est assez rarement représenté car, pour compléter le collège des apôtres après la trahison de Judas, les artistes ont souvent préféré introduire saint Paul. Son attribut est la hache à laquelle on substitue parfois une hallebarde, une lance ou une épée.

——————————————————————————–

[1] Le « Livre des Condamnés », traduit de l’hébreux par un moine de Trèves au XII° siècle

[2] Le rôle de saint Pierre est d’exprimer la situation, pour que tous en prennent conscience, et de faire place au rôle de la communauté qui aura à choisir celui qu’elle jugera digne de remplir les fonctions définies par Pierre d’après la volonté de Dieu ; on retrouvera le même procédé pour l’élection des premiers diacres (Actes des Apôtres VI, 3). La communauté était d’ailleurs « unanime, assidue à la prière » (Actes des Apôtres, I 14), donc prête à réussir ce choix selon Dieu. Pierre agit en chef, c’est lui qui prend l’initiative : « Le troupeau lui ayant été confié par le Christ et étant le premier du chœur, il est toujours le premier à parler » (saint Jean Chrysostome).

[3] Il ne faut pas chercher un symbole dans le mombre cent vingts, puisque le mot environ (à peu près) lui enlève tout absolu.

[4] L’appellation de « Frères », si belle en sa simplicité est, à l’époque, nouvelle de la part d’un supérieur parlant à ses inférieurs.

[5] Psaume LXVIII 26.

[6] Psaume CVIII 8.

[7] Le rôle des Ecritures est ici d’indiquer (ou de confirmer) que Dieu souhaite le remplacernent de Judas. Très clairement, on dit que c’est l’Esprit-Saint qui parle par les auteurs bibliques (pour les Psaumes on ne nommait que David). Un tel emploi théologique de l’Ecriture est légitime certes à propos de Jésus-Christ (but de l’ensemble de l’Ancien Testament) et des actions essentielles qu’il a accomplies pour L’Eglise, comme la création de la fonction d’Apôtre avec les dons spirituels préparés pour chacun d’eux. La mort de Judas a réalisé la première prophétie : « Que son campement devienne désert et que personne n’y habite »  (Psaume LXVIII 26) ; il faut que la seconde s’accomplisse pareillement : « Que sa charge passe à un autre » (Psaume CVIII 8).

[8] Le rôle d’un apôtre est d’être témoin, ce qui suppose une très bonne connaissance de tout ce que Jésus a fait et a dit (I 1) durant sa vie publique, donc de son Baptéme à son Ascension. Et surtout qu’on ait alors fait partie du groupe accompagnant sans cesse Jésus, à la façon des disciples suivant leur maître. Les évangiles disent souvent les conditions requises pour « suivre » Jésus (évangile selon saint Luc, IX 23 et 57-62) et aussi les privilèges des disciples (évangile selon saint Luc, X 23 s ; XII 22-32 ; XVIII 23-30). Mais ne peuvent être apôtres que ceux qui ont été du petit nombre de ceux auxquels le Ressuscité s’est manifesté.

[9] Saint Jean Chrysostome loue l’humble douceur avec laquelle Joseph Barsabbas accepta le choix du Saint-Esprit. D’après Eusèbe de Césarée, Joseph Barsabbas aurait été un des soixante-douze disciples. Encore d’après Eusèbe de Césarée, Papias, renseigné par les filles de l’apôtre Philippe, affirmait que « Juste surnommé Barsabbas but un poison mortel et par la grâce du Seigneur n’en éprouva aucun mal » (Histoire Ecclésiastique, III 39). Adon (860) l’introduit dans les martyrologes latins au 20 juillet.

[10] Clément d’Alexandrie : « Stromates », IV 6, 35.

par Sandro Magister : A Jérusalem et Bethléem. Là où l’on peut « toucher » les bases de la foi

14 mai, 2009

du site:

http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1338409?fr=y

A Jérusalem et Bethléem. Là où l’on peut « toucher » les bases de la foi

Benoît XVI exhorte les chrétiens à ne pas quitter la Terre Sainte. « Ici, il y a de la place pour tous », a-t-il dit. Pour deux peuples et pour deux Etats en paix l’un avec l’autre. Et pour les trois religions issues d’Abraham, unies dans le service de la famille humaine

par Sandro Magister

ROME, le 14 mai 2009 – Benoît XVI a passé toute la journée de mercredi dans les Territoires palestiniens : à Bethléem et au camp de réfugiés d’Aïda.

C’était, inévitablement, la journée la plus « politique » de son voyage. Le pape a rencontré plusieurs fois le président Abou Mazen, a adressé des discours à celui-ci et à la population palestinienne, a marché à des endroits marqués par le conflit. A Aïda, le haut mur qui sépare Israël des Territoires était très visible, menaçant.

Benoît XVI ne s’est pas dérobé aux attentes. Il a appelé à dépasser le conflit en se référant à deux peuples et deux Etats. Il a réclamé la sécurité pour Israël. Il a dit aux Palestiniens de refuser le terrorisme. Il a souhaité que le mur soit abattu.

L’un des objectifs du pape, dans ce voyage, était d’obtenir l’assentiment des catholiques arabes, très hostiles à Israël. En Jordanie, il y est parvenu. A l’ouest du Jourdain, l’entreprise était plus difficile. Mais les étapes de Bethléem et d’Aïda ont été utiles. C’est de manière très sobre que le pape a rappelé les raisons d’Israël mais de manière très explicite et concernée qu’il a évoqué les raisons des Palestiniens et surtout leur souffrance.

Mais il serait réducteur et trompeur de faire une lecture uniquement politique du message global que Benoît XVI a voulu adresser aux chrétiens de Terre Sainte.

Selon le pape, l’Eglise sera influente – y compris sur le terrain politique – si elle sait faire autre chose et surtout si elle aide à « supprimer les murs que nous construisons autour de nos cœurs, les barrières que nous dressons contre notre prochain ».

Benoît XVI vise avant tout à tourner vers Dieu les esprits et les cœurs. Il l’a dit et écrit plusieurs fois.

Et il est resté très fidèle à cette « priorité » même pendant un voyage aussi chargé politiquement que celui qu’il fait en Terre Sainte.

Pour s’en rendre compte, il suffit de repenser aux gestes et aux propos par lesquels il rythme le voyage.

On trouvera ci-dessous une brève anthologie de ce qu’il a dit mercredi 13 mai à Bethléem et Aïda, et la veille à Jérusalem.

Les passages les plus directement politiques sont présentés les premiers. Mais même dans ceux-là, on sent que le regard de Benoît XVI va plus loin.

Et ce « plus loin » il l’a expliqué surtout dans les homélies des messes célébrées le 12 mai à Jérusalem dans la Vallée de Josaphat et le 13 mai à Bethléem sur la Place de la Mangeoire, en présence de milliers de fidèles dont certains étaient venus de Gaza.

Aux chrétiens, il a dit de ne pas quitter la Terre Sainte, comme ils l’ont fait surtout dans les dernières années. Mais pourquoi rester ? La réponse du pape, surprenante, est à lire absolument. Elle renvoie au « voir » et au « toucher » des premiers disciples de Jésus. A la base sensible de la foi.

D’autres aperçus de la vision que Ratzinger veut transmettre sont donnés par les passages consacrés à Jérusalem et à Bethléem : à la puissance symbolique, prophétique, théologique de ces villes saintes.

Enfin il faut lire entièrement le discours que Benoît XVI a adressé aux dirigeants musulmans le matin du 12 mai à Jérusalem, après avoir visité – une véritable première pour un pape – la Coupole du Rocher, lieu du sacrifice d’Abraham et de la montée au ciel de Mahomet.

Une magnifique synthèse de la manière dont le pape voit le service que le judaïsme, le christianisme et l’islam peuvent rendre à l’unité de la famille humaine.

Voici donc l’anthologie, en cinq chapitres :

1. LE PAPE « POLITIQUE ». EXTRAITS DES DISCOURS DANS LES TERRITOIRES

A Bethléem, le matin du mercredi 13 mai:

Monsieur le Président, le Saint-Siège soutient le droit de votre peuple à une patrie palestinienne souveraine sur la terre de ses ancêtres, sûre et en paix avec ses voisins, à l’intérieur de frontières reconnues au niveau international. [...]

C’est mon espérance la plus chère que les sérieuses inquiétudes concernant la sécurité en  Israël et dans les Territoires Palestiniens seront bientôt suffisamment apaisées pour permettre une plus grande liberté de mouvement, surtout en ce qui concerne les contacts entre les membres d’une même famille et l’accès aux lieux saints.

Et je prie aussi pour que, avec l’aide de la  communauté internationale, les travaux de reconstruction puissent avancer d’un bon pas là où des maisons, des écoles ou des hôpitaux ont été endommagés ou détruits par les combats, afin que tous les habitants de cette terre puissent vivre dans des conditions qui favorisent une paix durable et la prospérité. [...]

Aux nombreux jeunes qui vivent aujourd’hui sur l’ensemble des Territoires Palestiniens, je lance  cet appel : ne permettez pas que les pertes en vies humaines et les destructions dont vous avez été les témoins nourrissent en vos coeurs l’amertume ou le ressentiment. Ayez le courage de résister à toutes les tentations que vous pourriez ressentir de vous livrer à des actes de violence ou de terrorisme.

Au camp de réfugiés d’Aïda, l’après-midi du mercredi 13 mai:

Chers amis, cet après-midi, ma visite au Camp de réfugiés Aïda me donne l’opportunité d’exprimer ma  solidarité à l’ensemble des Palestiniens qui n’ont pas de maison et qui attendent de pouvoir retourner sur leur terre natale, ou d’habiter de façon durable dans une patrie qui soit à eux. [...]

Je sais que beaucoup de vos familles sont séparées – à cause de l’emprisonnement de membres de la famille,  ou des restrictions dans la liberté de déplacement – et que beaucoup d’entre vous ont connu le deuil pendant les hostilités. Mon coeur va vers tous ceux qui ont ainsi souffert. Soyez assurés que tous les réfugiés palestiniens à travers le monde, spécialement ceux qui ont perdu leurs maisons et des êtres chers durant le récent conflit à Gaza, sont présents dans mes prières. [...]

Combien les gens de ce camp, de ces Territoires, et de la région tout entière attendent la paix ! En ces jours, ce long désir prend un relief particulier quand vous vous souvenez des événements de mai 1948 et des années de conflit, non encore résolu, qui suivirent ces événements. Vous vivez maintenant dans des conditions précaires et difficiles, avec des possibilités limitées de trouver un emploi. Il est compréhensible que vous vous sentiez souvent frustrés. Vos aspirations légitimes à un logement stable, à un État palestinien indépendant, demeurent non satisfaites. Au contraire, vous vous trouvez piégés, comme beaucoup d’autres en cette région et à travers le monde sont piégés, dans une spirale de violence, d’attaque et de contre-attaque, de vengeance et de destruction continuelle. Le monde entier soupire pour que cette spirale soit brisée et pour que par la paix soit mis fin à ces combats qui ne cessent pas de durer.

Dominant au-dessus de nous qui sommes rassemblés ici cet après-midi, s’érige le mur, rappel incontournable de l’impasse où les relations entre Israéliens et Palestiniens semble avoir abouti. Dans un monde où les frontières sont de plus en plus ouvertes – pour le commerce, pour les voyages, pour le déplacement des personnes, pour les échanges culturels – il est tragique de voir des murs continuer à être construits. Comme il nous tarde de voir les fruits d’une tâche bien plus difficile, celle de construire la paix ! Comme nous prions constamment pour la fin des hostilités qui sont à l’origine de ce mur!

De part et d’autres du mur, un grand courage est nécessaire pour dépasser la peur et la défiance, pour résister au désir de se venger des pertes ou des torts subis. Il faut de la magnanimité pour rechercher la réconciliation après des années d’affrontement. Pourtant l’histoire a montré que la paix ne peut advenir que lorsque les parties en conflit sont désireuses d’aller au-delà de leurs griefs et de travailler ensemble pour des buts communs, prenant chacune au sérieux les inquiétudes et les peurs de l’autre et s’efforçant de créer une atmosphère de confiance. Il faut de la bonne volonté pour prendre des initiatives imaginatives et audacieuses en vue de la réconciliation : si chaque partie insiste en priorité sur les concessions que doit faire l’autre, le résultat ne peut être qu’une impasse.

L’aide humanitaire, comme celle qui est fournie dans ce camp, a un rôle essentiel à jouer,  mais la solution à long terme à un conflit tel que celui-ci ne peut être que politique. Personne n’attend que les Palestiniens et les Israéliens y parviennent seuls. Le soutien de la communauté internationale est vital, et c’est pourquoi, je lance un nouvel appel à toutes les parties concernées pour jouer de leur influence en faveur d’une solution juste et durable, respectant les requêtes légitimes de toutes les parties et reconnaissant leur droit de vivre dans la paix et la dignité, en accord avec la loi internationale. En même temps, toutefois, les efforts diplomatiques ne pourront aboutir heureusement que si les Palestiniens et les Israéliens ont la volonté de rompre avec le cycle des agressions.

A Bethléem, le soir du mercredi 13 mai:

Monsieur le Président, chers amis, [...] Avec angoisse, j’ai été le témoin de la situation des réfugiés qui,  comme la Sainte Famille, ont été obligés de fuir de leurs maisons. Près du Camp et surplombant une partie de Bethléem, j’ai vu également le mur qui fait intrusion dans vos territoires, séparant des voisins et divisant des familles. Bien que les murs peuvent être facilement construits, nous savons que ils ne subsistent pas toujours. Ils peuvent être abattus. Il est d’abord nécessaire d’ôter les murs construits autour de nos coeurs, les barrières érigées contre nos voisins.

__________

2. CHRETIENS DE TERRE SAINTE. POURQUOI RESTER

Extrait de l’homélie de la messe dans la Vallée de Josaphat, mardi 12 mai:

Chers frères et soeurs, [...] Ici, je voudrais parler sans détours de la tragique réalité – qui ne peut manquer d’être source  de préoccupations pour tous ceux qui aiment cette Ville et cette terre – du départ de tant de membres de la Communauté chrétienne depuis ces dernières années. S’il est bien compréhensible que certaines raisons puissent pousser un grand nombre – spécialement les jeunes – à prendre la décision d’émigrer, il reste que cette décision a pour conséquence un véritable appauvrissement culturel et spirituel de la Ville. Je veux répéter aujourd’hui ce que j’ai déjà dit en d’autres occasions : en Terre Sainte, il y a de la place pour tous ! En demandant aux Autorités civiles de respecter et de soutenir la présence chrétienne ici, je veux également vous assurer de la solidarité, de l’amour et du soutien de toute l’Église et du Saint-Siège.

Chers amis, dans l’Évangile qui vient d’être proclamé, saint Pierre et saint Jean courent vers le tombeau vide, et Jean, nous dit-on : « vit et crut » (Jn 20, 8). Ici, sur la Terre Sainte, avec les yeux de la foi, vous avez la grâce, avec tous les pèlerins du monde entier qui affluent dans ses églises et ses sanctuaires, de « voir » les lieux sanctifiés par la présence du Christ, par son ministère ici-bas, sa passion, sa mort et sa résurrection ainsi que par le don de l’Esprit Saint. Ici, tout comme l’Apôtre saint Thomas, vous pouvez « toucher » les réalités historiques qui sont à la base de notre profession de foi dans le Fils de Dieu. Ma prière pour vous aujourd’hui est que vous puissiez continuer, jour après jour, à « voir et reconnaitre dans la foi » les signes de la Providence de Dieu et de sa miséricorde infinie, que vous puissiez « écouter » avec une foi et une espérance renouvelées les paroles réconfortantes de la prédication apostolique, et « toucher » les sources de la grâce dans les sacrements afin d’incarner pour d’autres leur promesse de commencements nouveaux, la liberté qui jaillit du pardon, la lumière intérieure et la paix qui peuvent apporter guérison et espérance dans les réalités humaines les plus sombres.

Dans la Basilique du Saint-Sépulcre, les pèlerins de chaque siècle ont vénéré la pierre qui,  selon la tradition, fermait l’entrée du tombeau au matin de la résurrection du Christ. Revenons souvent vers ce tombeau vide. Affirmons notre foi dans la victoire de la Vie et prions pour que chaque « lourde pierre » qui ferme nos coeurs, et bloque notre totale adhésion au Seigneur dans la foi, l’espérance et l’amour, puisse voler en éclats sous la puissance de la lumière et de la vie qui, au premier matin de Pâques, s’est répandue de Jérusalem jusqu’au bout du monde.

Extrait de l’homélie de la messe sur la Place de la Mangeoire, mercredi 13 mai:

Chers frères et soeurs, [...] « Ne craignez pas ! » C’est le message que le Successeur de saint Pierre désire vous laisser  aujourd’hui, se faisant l’écho du message des anges et c’est la mission que notre bien-aimé Pape Jean-Paul II vous laissa lorsqu’il vint chez vous en l’année du Grand Jubilé de la naissance du Christ. Appuyez-vous sur la prière et la solidarité de vos frères et soeurs de l’Église universelle et, par des initiatives concrètes, travaillez à consolider votre présence ici et à offrir de nouvelles opportunités à ceux qui sont tentés de partir. Soyez des ponts de dialogue et de coopération constructive pour l’édification d’une culture de paix qui doit remplacer l’impasse actuelle des peurs et des agressions. Soyez des pierres vivantes de vos Églises locales, faisant d’elles des ateliers de dialogue, de tolérance et d’espérance, en même temps que des havres de solidarité et de charité concrète.

Par-dessus tout, soyez les témoins de la puissance de la vie, de la vie nouvelle apportée par le Christ ressuscité, la vie qui peut illuminer et transformer les situations humaines les plus sombres et les plus désespérantes. Votre patrie n’a pas seulement besoin de structures économiques et politiques nouvelles, mais d’une manière bien plus importante, pourrions-nous dire, il lui faut une nouvelle infrastructure « spirituelle », capable de galvaniser les énergies de tous les hommes et de toutes les femmes de bonne volonté pour le service de l’éducation, du développement et de la promotion du bien commun. Vous avez chez vous les ressources humaines pour construire cette culture de paix et de respect mutuel qui pourra garantir un avenir meilleur à vos enfants. Voilà la noble entreprise qui vous attend. N’ayez pas peur !

__________

3. LE MYSTERE DE JERUSALEM

Extrait de l’homélie de la messe dans la Vallée de Josaphat, mardi 12 mai:

Chers frères et soeurs, [...] L’exhortation de Paul à « rechercher les réalités d’en haut » (Col 3, 1).   doit résonner sans cesse en nos coeurs. Par ses paroles, il nous oriente vers le plein accomplissement de la vision de foi dans la Jérusalem céleste, là où, conformément aux antiques prophéties, Dieu essuiera toute larme de nos yeux et préparera pour le salut de tous les peuples un festin (cf. Is 25 6-8 ; Ap 21, 2-4). Voilà l’espérance, voilà la vision, qui inspire tous ceux qui aiment la Jérusalem terrestre et qui la voient comme une prophétie, la promesse de la réconciliation universelle et de la paix que Dieu désire pour toute la famille humaine.
 [...]

Tandis que nous sommes ici rassemblés au pied des remparts de cette cité, que les disciples  de trois grandes religions considèrent comme sacrés, comment pouvons-nous ne pas songer à la vocation universelle de Jérusalem ? Annoncée par les prophètes, cette vocation apparaît aussi comme un fait indiscutable, comme une réalité à jamais enracinée dans l’histoire complexe de cette ville et de ses habitants. Les Juifs, les Musulmans tout comme les Chrétiens considèrent cette cité comme leur patrie spirituelle. Comme il reste beaucoup à faire pour faire en sorte qu’elle soit véritablement une « cité de paix » pour tous les peuples, où tous peuvent venir en pèlerinage pour chercher Dieu et écouter sa voix, une voix qui « annonce la paix » (cf. Ps 85, 9) !

De fait, Jérusalem est depuis toujours une ville où résonne dans les rues l’écho de langues  différentes, où cheminent sur les pavés des peuples de toute race et langue, et dont les murs sont un symbole de l’amour providentiel de Dieu pour la famille humaine tout entière. Comme un microcosme de notre univers mondialisé, cette Ville, si elle veut vivre en conformité à sa vocation universelle, doit être un lieu qui enseigne l’universalité, le respect des autres, le dialogue et la compréhension mutuelle ; un lieu où les préjugés, l’ignorance et la peur qui les alimentent, sont mis en échec par l’honnêteté, le bon droit et la recherche de la paix. Il ne devrait pas y avoir place, à l’intérieur de ces murs, pour la violence, l’étroitesse d’esprit, l’oppression et la vengeance. Ceux qui croient en un Dieu miséricordieux – qu’ils se reconnaissent comme Juifs, Chrétiens ou Musulmans – doivent être les premiers à promouvoir cette culture de réconciliation et de paix, sans se laisser décourager par la pénible lenteur des progrès ni par le lourd fardeau des souvenirs du passé.

__________

4. LE MYSTERE DE BETHLEEM

Extrait de l’homélie de la messe sur la Place de la Mangeoire, mercredi 13 mai:

Cari fratelli e sorelle, [...] Le Seigneur des armées, dont les « origines remontent aux  temps anciens, à l’aube des siècles » (Mi 5, 1), a souhaité inaugurer son Royaume en prenant naissance dans cette petite bourgade, entrant en notre monde dans le silence et l’humilité d’une grotte, et reposant, comme un enfant sans défense, dans une mangeoire.

Ici, à Bethléem, au  milieu de toutes sortes de contradictions, les pierres continuent à proclamer cette « bonne nouvelle », le message de la rédemption, que cette ville, plus que toute autre, est appelée à proclamer au monde. Car c’est ici que, d’une manière qui surpassa toute espérance et toute attente humaine, Dieu s’est montré fidèle à ses promesses. Par la naissance de son Fils, il a révélé la venue du Royaume de l’amour : un amour divin qui se penche sur nous afin de nous apporter la guérison et de nous relever ; un amour qui est manifesté dans l’humiliation et la faiblesse de la Croix, et qui cependant triomphe dans la gloire de la Résurrection pour une nouvelle vie.

Le Christ a apporté un Royaume qui n’est pas de ce monde, mais c’est un Royaume capable de  changer ce monde, car il a le pouvoir de changer les coeurs, d’illuminer les esprits et de fortifier les volontés, de briser tous les murs de séparation. En prenant notre chair, avec toutes ses faiblesses et en la transfigurant par la puissance de son Esprit, Jésus a fait de nous les témoins de sa victoire sur le péché et la mort.

Et c’est bien ce que le message de Bethléem nous appelle  à être : témoins du triomphe de l’Amour de Dieu sur la haine, l’égoïsme, la peur et le ressentiment qui paralysent les relations humaines et engendrent la division là où des frères devraient habiter ensemble dans l’unité, les destructions là où les hommes devraient construire, le désespoir là où l’espérance devrait fleurir !

__________

5. JUIFS, CHRETIENS ET MUSULMANS POUR L’UNITE DE LA FAMILLE HUMAINE

Extrait du discours après la visite de la Coupole du Rocher, à Jérusalem, mardi 12 mai:

Le dôme du Rocher invite nos cœurs et nos esprits à réfléchir sur le mystère de la création et  sur la foi d’Abraham. Ici, les chemins des trois grandes religions monothéistes du monde se rencontrent, nous rappelant ce qu’elles ont en commun. Chacune croit en un Dieu unique, créateur et régissant toute chose. Chacune reconnaît en Abraham un ancêtre, un homme de foi auquel Dieu accorda une bénédiction spéciale. Chacune a rassemblé de nombreux disciples tout au long des siècles et a inspiré un riche patrimoine spirituel, intellectuel et culturel. [...]

Puisque les enseignements des traditions religieuses concernent, en fin de compte, la réalité de Dieu, le sens de la vie et la destinée commune de l’humanité – c’est-à-dire, tout ce qu’il y a de plus sacré et de plus précieux pour nous -, on peut être tenté ici de s’engager dans un tel dialogue avec crainte et doute quant aux possibilités de succès. Néanmoins, nous pouvons commencer par nous appuyer sur la foi au Dieu unique, source infinie de justice et de miséricorde, puisqu’en lui ces deux qualités existent dans un parfaite unité. Ceux qui croient en son nom ont le devoir de s’efforcer inlassablement d’être justes en imitant son pardon, car les deux qualités sont orientées intrinsèquement vers la coexistence pacifique et harmonieuse de la famille humaine.

Pour cette raison, il est de la plus haute importance que ceux qui adorent le Dieu Unique puissent montrer qu’ils sont à la fois enracinés dans et orientés vers l’unité de la famille humaine tout entière. En d’autres termes, la fidélité au Dieu Unique, le Créateur, le Très-Haut, conduit à reconnaître que les êtres humains sont fondamentalement en relation les uns avec les autres, puisque tous doivent leur existence véritable à une seule source et tous marchent vers une fin commune. Marqués du sceau indélébile du divin, ils sont appelés à jouer un rôle actif en réparant les divisions et en promouvant la solidarité humaine.

Cela fait peser sur nous une grande responsabilité. Ceux qui honorent le Dieu Unique croient qu’il tiendra les êtres humains responsables de leurs actions. Les Chrétiens affirment que le don divin de la raison et de la liberté est à la base de ce devoir de répondre de ses actes. La raison ouvre l’esprit à la compréhension de la nature et de la destinée communes de la famille humaine, tandis que la liberté pousse les cœurs à accepter l’autre et à le servir dans la charité. L’amour indivisible pour le Dieu Unique et la charité envers le prochain deviennent ainsi le pivot autour duquel tout tourne. C’est pourquoi nous travaillons infatigablement pour préserver les cœurs humains de la haine, de la colère ou de la vengeance.

Chers amis, je suis venu à Jérusalem pour un pèlerinage de foi. Je remercie Dieu de cette occasion qui m’est donnée de vous rencontrer comme Évêque de Rome et Successeur de l’Apôtre Pierre, mais aussi comme fils d’Abraham, en qui « seront bénies toutes les familles de la terre » (Gn 12, 3 ; cf. Rm 4, 16-17). Je vous assure que l’Église désire ardemment coopérer au bien-être de la famille humaine. Elle croit fermement que la réalisation de la promesse faite à Abraham est universelle dans son ampleur, embrassant tout homme et toute femme, sans considération pour sa provenance ou pour son statut social. Tandis que Musulmans et Chrétiens poursuivent le dialogue respectueux qu’ils ont entamé, je prie pour qu’ils cherchent comment l’Unicité de Dieu est liée de façon inextricable à l’unité de la famille humaine. En se soumettant à son dessein d’amour sur la création, en étudiant la loi inscrite dans le cosmos et gravée dans le cœur de l’homme, en réfléchissant sur le don mystérieux de l’autorévélation de Dieu, puissent les croyants continuer à maintenir leurs regards fixés sur la bonté absolue de Dieu, sans jamais perdre de vue la manière dont elle se reflète sur le visage des autres !

Avec ces sentiments, je demande humblement au Tout-Puissant de vous apporter la paix et de bénir l’ensemble des populations bien-aimées de cette région. Puissions-nous nous efforcer de vivre dans un esprit d’harmonie et de coopération, rendant témoignage au Dieu Unique en servant généreusement les autres !

tu le manges tout ce os ? regarde que te fait mal ! …LAISSE!!!

14 mai, 2009

tu le manges tout ce os ? regarde que te fait mal ! …LAISSE!!!  dans image bon nuit, jour, dimanche etc. dog_with_bone
http://www.vitadacani.info/2008/12/28/losso-per-il-mio-cane-no-grazie/

Tertullien : « Tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître »

14 mai, 2009

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20090514

Fête de St Matthias, apôtre : Jn 15,9-17
Commentaire du jour
Tertullien (v. 155-v. 220), théologien
De praescriptione, 20-21 ; CCL 1, 201-203 (trad. Orval)

« Tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître »

      Parmi ses disciples, le Christ en a choisi qu’il s’est attaché plus étroitement pour les envoyer prêcher parmi tous les peuples. L’un d’entre eux s’étant retranché de leur nombre, il a commandé aux onze autres, lors de son retour au Père après sa résurrection, d’aller enseigner les nations afin de les baptiser dans le Père, le Fils et le Saint Esprit (Mt 28,19).

      Aussitôt, les apôtres — dont le nom signifie « envoyés » — ont choisi par le sort Matthias comme douzième à la place de Judas, selon la prophétie contenue dans un psaume de David (108,8). Ils ont reçu, avec la force promise de l’Esprit Saint, le don des miracles et des langues. D’abord en Judée, ils ont témoigné de la foi en Jésus Christ et y ont institué des églises. De là, ils sont partis à travers le monde pour répandre parmi les nations le même enseignement et la même foi…

      Quelle a été la prédication des apôtres ? Quelle révélation le Christ leur a-t-il faite ? Je dirai qu’on ne doit pas chercher à le savoir autrement que par ces mêmes églises que les apôtres ont personnellement fondées en leur prêchant tant de vive voix que par leurs écrits. Si cela est vrai, il est incontestable que toute doctrine qui s’accorde avec ces églises apostoliques, mères et sources de la foi, doit être considérée comme vraie parce qu’elle contient ce que les églises ont reçu des apôtres, les apôtres du Christ, et le Christ de Dieu.

Pope Benedict XVI arrives to lead a mass outside the Church of the Nativity,

13 mai, 2009

Pope Benedict XVI arrives to lead a mass outside the Church of the Nativity, dans images

Pope Benedict XVI arrives to lead a mass outside the Church of the Nativity, the site revered as the birthplace of Jesus, in Manger Square in the West Bank town of Bethlehem May 13, 2009. Pope Benedict went to the West Bank on Wednesday, offering Vatican support for a Palestinian state alongside Israel and his prayers for an end to Israel’s embargo on the Gaza Strip.
REUTERS/Osservatore Romano (WEST BANK POLITICS RELIGION)

http://news.yahoo.com/nphotos/slideshow/ss/events/wl/033002pope#photoViewer=/090513/ids_photos_wl/r1752702965.jpg

Le rejet de la barbarie nazie, viscéral chez les Ratzinger

13 mai, 2009

du site:

http://www.zenit.org/article-20961?l=french

Le rejet de la barbarie nazie, viscéral chez les Ratzinger

Le P. Lombardi dément toute participation aux Jeunesses hitlériennes

ROME, Mardi 12 mai 2009 (ZENIT.org) – Le rejet de la barbarie nazie, le pape bavarois l’a vécu d’abord en famille : des idées fausses mais non moins « coriaces », selon l’expression de M. Remaud dans « Un écho d’Israël » continuent cependant de circuler.

C’est ce qui a conduit le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, le P. Federico Lombardi, à protester : « Le pape n’a jamais fait partie des Jeunesses hitlériennes, jamais, jamais, jamais ». Il a conseillé de consulter la biographie du pape que le Vatican propose d’ailleurs sur son site : «Tout est dans sa biographie».

« Je souhaite clarifier les mensonges écrits par la presse israélienne et internationale, a déclaré le P. Lombardi à propos de Benoît XVI. Il n’a jamais été dans ce mouvement. Il n’a jamais été dans ce mouvement de jeunesse idéologiquement lié au nazisme ».

Il résume ainsi la biographie du jeune Ratzinger à propos de son enrôlement de force dans l’armée : « Jeune séminariste », il a été « enrôlé contre sa volonté dans une unité de défense anti-aérienne chargée de la protection des villes ».

Enfin, le P. Lombardi rappelle que « pendant une brève période, il a été détenu par les Américains, à la fin de la guerre, et après cette détention brève, il est retourné au séminaire ».

C’est donc l’occasion de faire le point sur l’enseignement de Joseph Ratzinger père, à ses enfants et sur la non-participation du jeune Joseph aux Jeunesses hitlériennes.

La biographie officielle du Vatican mentionne le livre d’entretiens du cardinal Joseph Ratzinger avec Peter Seewald. Le cardinal Ratzinger confiait lui-même en 1996, dans ce livre intitulé « Salz der Erde », « Le Sel de la terre » (publié en français chez Flammarion en avril 2005), à propos de cette période : « A partir de 1943, les séminaristes de Traunstein furent tous envoyés en groupe à Munich pour servir dans la défense anti-aérienne. J’avais 16 ans et nous avons effectué notre service une bonne année durant, d’août 1943 à septembre 1944. A Munich, nous étions rattachés au lycée Max, en outre, nous suivions aussi des cours » (pp. 56-57).

Puis il est libéré de ce service d’auxiliaire de la DCA le 10 septembre 1944 parce qu’il est désormais en âge de servir dans l’armée. Mais ce sera le Travail obligatoire. Et lorsqu’il sera intégré dans l’infanterie, il sera renvoyé à Traunstein dans des circonstances qu’il a racontées lui-même : « Je suis tombé, au bureau de l’affectation, sur un officier très sympathique, manifestement antinazi, qui essayait d’aider tout le monde comme il le pouvait. Il m’a envoyé chez moi à Traunstein, si bien que mon service dans l’infanterie fut relativement anodin » (« Ma Vie. Souvenirs 1927-1977 », Fayard, 1998, p. 41).

Le 30 avril, avec la nouvelle du suicide de Hitler, il décide de rentrer, mais il risque d’être abattu pour désertion. Lorsqu’il rencontre deux sentinelles aux abords d’une gare. Dans ses mémoires, il avoue s’être trouvé dans une « situation extrêmement critique », mais il est blessé, et ils le laissent filer (« Ma Vie », p. 42).

Le cardinal Ratzinger ajoute : « C’est là que j’ai été fait prisonnier, et j’ai ensuite été interné dans un camp américain où il y avait de quarante mille à cinquante mille prisonniers de guerre. Le 19 juin 1945, j’ai été libéré ». Il confie encore les conditions de détention pour conclure : « J’étais tout simplement heureux que la guerre fût finie » (« Le Sel de la terre », pp. 58-59).

Or, un biographe du pape soutient par exemple que le jeune Joseph est inscrit contre son gré dans les Jeunesses hitlériennes, à 14 ans (Bernard Lecomte « Benoît XVI. Le dernier pape européen », chez Perrin, p. 25), soit après le 16 avril 1941…

Ce qui est incohérent avec la chronologie de l’autobiographie de Ratzinger. Certes, un décret de mars 1939 obligeait l’inscription de tous les jeunes Allemands de plus de 12 ans à la « Hitler Jugend », fondée en 1930.

Reprenons le détail. Le cardinal Ratzinger indique qu’à Pâques 1939 il entra au séminaire (« Ma Vie », p. 30) . Après la déclaration de guerre, en septembre 1939, le petit séminaire devient un hôpital militaire (p. 31) et le petit séminaire se transporte aux Thermes de la ville puis chez les sœurs de Mary Ward à Sparz.

Il se trouve donc au séminaire lorsque, « un dimanche ensoleillé de 1941 », il apprend l’ouverture du front russe : on sait que l’Opération Barberousse a été déclenchée le 22 juin 1941. La maison de Sparz est réquisitionnée : le jeune Joseph revient dans sa famille à Traunstein (p. 34). Ainsi, au moment indiqué par le biographe, le futur pape a au contraire réussi à échapper à la « Hitler Jugend ».

En somme, le pape Ratzinger n’a jamais été du côté des bourreaux et de leurs complices. Chez les Ratzinger, on avait trop l’Evangile chevillé à l’âme : on avait fait des anti-corps au poison de l’idéologie nazie.

Le site du Vatican indique ce climat familial opposé au nazisme : « La période de sa jeunesse ne fut pas facile. La foi et l’éducation reçue dans sa famille l’avaient préparé à affronter la dure expérience des temps où le régime nazi entretenait un climat de forte hostilité contre l’Église catholique. Le jeune Joseph vit ainsi les nazis frapper de coups le curé de sa paroisse peu avant la célébration de la Messe ».

Ses maîtres aussi « résistaient » comme ils pouvaient : il a confié le souvenir de ce professeur de musique, catholique, qui remplaçait par une prière les paroles anti-juives d’un chant imposé à la jeunesse par le régime, comme il le raconte dans « Ma vie » (p. 28).

Son père, avec ce que cela signifiait comme risque pour lui, sa femme et leurs trois enfants, lisait le quotidien anti-nazi de Bavière, fondé avant même la prise de pouvoir de Hitler. « Der gerade Weg » , « Le juste chemin », fut bientôt interdit par le régime. Il a été publié entre 60.000 et 90.000 exemplaires entre janvier 1932 et mars 1933. Son rédacteur en chef et fondateur, Fritz Gerlich, sera interné à Dachau où il mourra.

Joseph Ratzinger père, gendarme, avait également pris un « assez long congé de maladie », notamment en raison du « contexte politique » sorte de retraite anticipée justement par opposition au régime (« Ma vie », p. 25).

Et lorsque Hitler enchaînait les victoires en 1940, il y discernait « une victoire de l’Antéchrist, annonciatrice de temps apocalyptiques » (« Ma vie », p. 32).

Anita S. Bourdin

Marie, Vase d’or (St Antoine de Padoue)

13 mai, 2009

du site:

http://www.mariedenazareth.com/2356.0.html?&L=0

Marie, Vase d’or (St Antoine de Padoue)

A l’occasion de la Pentecôte 1221 Antoine se rendit à la Portioncule et rencontra le Petit Pauvre d’Assise (saint François) « qui voulait suivre la vie et la pauvreté de notre très haut Seigneur Jésus Christ et de sa très sainte Mère et persévérer en elle jusqu’à la fin » (ultimas voluntas sanctae Clarae scripta, 1).

Antoine se mit à la suite de saint François… Et il devint prédicateur.

Saint Antoine de Padoue parle de Marie avec amour et une sensibilité toute franciscaine.

Vase d’or

L’humilité se conserve par la pauvreté. La pauvreté est dite « d’or » parce qu’elle rend riches ceux qui la possèdent.

Où il y a la vraie pauvreté, il y a le nécessaire. Où il y a l’abondance, il y a l’indigence.

Or éclatant de la pauvreté ! Celui qui ne te possède pas, même s’il possède tout le reste, n’a rien ! Les biens temporels enflent et s’évanouissent. Dans la pauvreté, il y a la joie ; dans les richesses, la tristesse et le tourment.

« Mieux vaut une bouchée de pain sec avec la tranquillité, dit Salomon, qu’un veau engraissé avec la discorde ou une maison pleine de victimes,

Mieux vaut peu de biens avec la crainte du Seigneur que de grands trésors qui ne rassasient pas,

Mieux vaut habiter un pays désert qu’avec une femme querelleuse et chagrine

Mieux vaut une habitation à l’angle d’un toit que faire maison commune avec les autres »

(cf. Pr 17, 1 ; 15, 15-16 ; 21, 19 et 21, 9).
 

Vase d’or massif

L’humilité et la pauvreté de la Vierge Marie furent ornées de la pureté ; c’est pourquoi on ajoute : Vase d’or massif.

Ce vase a été orné de toutes sortes de pierres précieuses, privilèges et dons célestes. Celle qui engendra le Créateur et le Rédempteur réunit en elle-même les mérites de tous les saints.

O incomparable dignité de Marie, abîme insondable de miséricorde. Jamais à un ange ni à un homme ne fut ou ne sera donné une telle grâce et autant de miséricorde que celles qui furent données à la Vierge que Dieu le Père a voulu comme Mère de son Fils. Ce serait une grâce et une dignité très grande pour une simple femme que d’avoir un fils avec un empereur. Vraiment supérieure à toute grâce fut celle de Marie qui eut un Fils en commun avec le Père Eternel. A cause de cela, elle a mérité aujourd’hui d’être couronnée au ciel.

——————————————————————————–

Saint Antoine de Padoue, sermon pour l’Assomption

Pape Benoît à le « Yad Vashem »

12 mai, 2009

Pape Benoît à le

http://www.corriere.it/cronache/09_maggio_11/papa_israele_tel_aviv_52f8019c-3e03-11de-b135-00144f02aabc.shtml

1...678910...14