Archive pour avril, 2009

Saint Cyrille de Jérusalem: « Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin un tombeau neuf… C’est là qu’ils déposèrent Jésus » (Jn 19,41-42)

14 avril, 2009

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20090414

Le mardi de Pâques : Jn 20,11-18
Commentaire du jour
Saint Cyrille de Jérusalem (313-350), évêque de Jérusalem et docteur de l’Eglise
Catéchèse baptismale n° 14 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 204 ; cf Eds. du Soleil Levant, p. 305)

« Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin un tombeau neuf… C’est là qu’ils déposèrent Jésus » (Jn 19,41-42)

      En quelle saison se réveille le Sauveur ? Dans le Cantique des Cantiques il est dit : « L’hiver est passé, la pluie a cessé, les fleurs ont apparu sur notre terre…» (2,11-12). Est-ce que la terre n’est pas actuellement pleine de fleurs…? Comme le mois d’avril est arrivé, c’est désormais le printemps. Or, c’est en cette saison, c’est en ce premier mois du calendrier hébraïque, que l’on célèbre la Pâque, autrefois en symbole, maintenant en réalité…

      Un jardin fut le lieu de la sépulture du Seigneur… Et que va dire celui qui est enseveli dans le jardin ? « J’ai récolté ma myrrhe avec mes aromates, la myrrhe et l’aloès avec tous les parfums » (Ct 5,1;4,14), car tout cela symbolise la sépulture. Les évangiles disent aussi : « Les femmes vinrent au tombeau apportant les aromates qu’elles avaient préparés » (Lc 24,1)…

      Car, avant d’entrer dans la chambre haute en traversant les portes closes, l’Époux et le médecin des âmes avait été cherché par des femmes au coeur fort. Les saintes femmes vinrent au tombeau, et elles cherchaient celui qui était ressuscité… Marie vint, selon l’évangile, se mit à chercher et ne trouva pas, puis elle recueillit le message des anges et enfin elle vit le Christ. Ces circonstances avaient-elles été décrites elles aussi? Oui, car Marie dit dans le Cantique : « Sur ma couche, la nuit, j’ai cherché celui que mon coeur aime » (3,1)… « Marie, dit l’évangile, vint alors qu’il faisait encore nuit. » (Jn 20,1) « La nuit, je l’ai cherché ; je l’ai cherché et je ne l’ai pas trouvé. » Et dans l’évangile Marie dit : « Ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où ils l’ont mis. » Mais les anges survinrent alors : « Pourquoi chercher parmi les morts celui qui est vivant ? » (Lc 24,5)… Marie ne le reconnaissait pas, et c’est en son nom que le Cantique des Cantiques disait : « N’avez-vous pas vu celui que mon coeur aime ? » « À peine avais-je croisé les gardes (il s’agit des deux anges), j’ai trouvé celui que mon coeur aime. Je l’ai saisi et ne l’ai pas lâché. » (3,3-4)

The Anastasis or…

13 avril, 2009

The Anastasis or... dans images sacrée 13%20THE%20HARROWING%20OF%20HELL

The Anastasis or the Harrowing of Hell. Christ triumphantly tramples the broken gates of Hell, holding the hand of Adam and raising him out of Hades

http://www.artbible.net/3JC/-Mat-27,45_Entombment,freedom_Tombeau,%20liberation/2nd-14th_siecle/index3.html

Jean Paul II, Regina Caeli, Lundi de Pâques, 21 avril 2003… est appelé « Lundi de l’Ange »

13 avril, 2009

du site:

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/angelus/2003/documents/hf_jp-ii_reg_20030421_fr.html

JEAN-PAUL II

REGINA CAELI

  Lundi de Pâques, 21 avril 2003 

1. Le lundi de Pâques est appelé « Lundi de l’Ange » en souvenir de ce qui eut lieu à l’aube de ce premier jour après le samedi. En effet, ce fut un ange qui réconforta les femmes qui, accourues au sépulcre, étaient stupéfaites et préoccupées après avoir trouvé le tombeau vide.

« Ne vous effrayez pas! [...] il est ressuscité, il n’est pas ici » (Mc 16, 6). Et il ajouta:  « Allez annoncer cette nouvelle aux Apôtres » (cf. ibid.).

Pour nous aussi, ces paroles de l’ange, que nous réécoutons toujours avec une profonde émotion, revêtent une grande valeur. En effet, si le Christ est ressuscité, tout change et la vie et l’histoire acquièrent un sens nouveau.

2. La liturgie d’aujourd’hui propose à notre méditation la prédication de l’Apôtre Pierre à la foule de Jérusalem. Celle-ci est centrée sur cette annonce:  « Dieu l’a ressuscité ce Jéus; nous en sommes tous témoins » (Ac 2, 32).

Avec simplicité et clarté, Pierre affirme que le Christ crucifié est vivant, est ressuscité et « nous en sommes tous témoins ». Depuis lors, l’Eglise ne cesse de proclamer cette même « bonne nouvelle ». Il est urgent que tous les hommes connaissent et rencontrent Jésus, crucifié et ressuscité, et qu’ils se laissent conquérir par Lui. A tous ceux qui l’accueillent, Il ouvre le coeur à cette joie véritable qui rend nouvelle, belle et riche d’espérance l’existence humaine.

3. Regina caeli, laetare, Alleluia! Marie, la Mère du Christ, qui a partagé avec Lui la dure épreuve de la passion, se réjouit de manière particulière de la joie pascale. Que Marie rende toujours plus vivante notre foi dans la résurrection du Seigneur et nous guide dans l’engagement de témoigner du message joyeux et fondamental de Pâques aux hommes et aux femmes du troisième millénaire.  

Regina caeli…

Note : que signifie  »Il est ressuscité » ? (biblique)

13 avril, 2009

du site:

http://www.bible-service.net/site/464.html

Note : que signifie  »Il est ressuscité » ?

Il est ressuscité ? Qu’est ce à dire ? Certaines traductions disent  »il est relevé d’entre les morts » ou encore  »il est réveillé ».

Une première partie fait ici le point sur le vocabulaire élaboré par les premiers chrétiens. Une deuxième rappellera que la résurrection relève du témoignage. Enfin, une troisième présentera une sélection de pages à lire : une sorte de mini-dossier Web ! 
 
Le vocabulaire de résurrection

Pour dire l’événement radicalement nouveau qu’est la résurrection de Jésus, les évangélistes n’ont pas inventé de mots nouveaux. Ils ont repris et enrichi ce qui avait cours à leur époque. Ils ont puisé
1) dans le monde des images de la littérature dite «apocalyptique» ( = qui révèle le projet de Dieu sur l’histoire des hommes)
2) dans le vocabulaire des discours dits «eschatologiques» (= qui concerne la fin du monde). Nous pouvons regrouper ce langage naissant sous quatre verbes :

Dans ce qui suit, les références à Matthieu, Marc et Luc ont été privilégiées, mais on les trouve aussi dans les lettres de Paul ou dans l’évangile de Jean.

1 — le vocabulaire de l’éveil est le plus diffusé : «egeirein» / réveiller, relever, mettre sur pied… (36 fois en Mt ; 19 fois en Mc ; 17 fois en Lc). La forme passive «être réveillé» (avec Jésus pour sujet) est appelée «passif théologique» car l’auteur de l’action (celui qui réveille) est implicitement Dieu : cf. Mt 28,6.7 ; Mc 16,6.14 et Lc 24,6 : « il n’est pas ici, il est réveillé » . La forme active est employée en Mt 8,15 ; 9,5.6.7…; Mc 3,3 ; 5,39,41…; Lc 1,69 ; 5,23.24…

2 — vocabulaire du lever : «anistanai» / se dresser, se lever ; en grec, «résurrection» se dit «anastasis » (7 fois en Mt ; 18 fois en Mc et 29 fois en Lc). À première lecture, le verbe désigne souvent un changement d’attitude (ainsi se lever de son siège) mais le contexte peut laisser deviner une signification plus mystérieuse. Cf Mt 9,9…; Mc 1,35 ; 16,9a… ; Lc 4,16 ; 24,7 (12.33).46… : « Il faut que le Fils de l’homme soit crucifié et que le troisième jour il se lève » (Lc 24,7).

Pour ces deux verbes (réveiller, se lever) l’imaginaire fonctionne sur l’opposition entre un avant et un après : l’éveil succède au sommeil, la position debout à la position assise ou couchée. Il semblerait qu’il y ait eu un report de sens du deuxième verbe sur le premier. Le symbolisme « ténèbres / lumière » est sans doute à relier à cet ensemble. À noter que dans nos traductions françaises de la Bible les verbes «egeirein / réveiller» et «anistanai / se dresser» sont souvent rendus par le même verbe ressusciter (susciter de nouveau), verbe qui vient du latin «resuscitare, ranimer» (cf grec «egeirein») – alors que le mot résurrection vient, lui, du latin «resurgere, se relever» (cf grec «anistanai») !

3 — vocabulaire de la vie : «zèn / vivre». On le trouve surtout chez Paul et Luc (6 fois seulement chez Mt, 3 fois chez Mc, mais 10 fois chez Lc). Appliqué à Jésus Christ, il souligne l’unité du Galiléen et du Ressuscité (cf Lc 24,5.23 : « Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ? » ). Mais chaque fois que les évangélistes évoquent la vie, cela peut être relié à la vie donnée par Dieu, ainsi en Mt 9,18, Mc 5,23 ou Lc 10,28.

4 — vocabulaire de l’exaltation : avec des verbes comme «exalter», «glorifier», «monter au ciel». L’imaginaire de ces verbes fonctionne sur l’opposition bas/haut. Il permet de souligner la nouveauté radicale de la situation du Christ auprès de Dieu (ce n’est pas un «retour à la case départ») et, par conséquent, de la vie du disciple cf. Mt 23,12 ; Mc 16,19a ou Lc 24,51… Chez Matthieu, le symbolisme de la montagne permet d’évoquer cette dimension au cœur de la mission de Jésus : Mt 5,1 et 8,1 (prédication) ; 14,23 (prière) ; 15,29 (multiplication) ; 17,1 (transfiguration) ; 28,16 (envoi en mission)…

Avant de clore son évangile, Luc emploie le vocabulaire d’exaltation : «il fut emporté au ciel» (Lc 24,50) comme pour souligner la rupture entre le temps de Jésus et le temps de l’Église.

Tout à la fin de Marc, la deuxième finale (Mc 16,9-20) concentre tout le vocabulaire disponible : «s’étant relevé» (v.9), «il vit» (v.11), «lui ayant été réveillé» (v.14), «il fut enlevé» (v.19). Luc 24 fera de même mais dans la seule scène du tombeau vide : «le vivant» (v.5), «il est réveillé» (v.6), «le troisième jour il se lève» (v.7) !

bonne nuit

13 avril, 2009

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc.

fleurs de cerisier

http://raf-photos.blogspot.com/2008/04/fleurs-de-cerisier.html

Pape Benoît XVI : « Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu » (Jn 20,17)

13 avril, 2009

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20090413

Commentaire du jour
Pape Benoît XVI
Homélie

« Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu » (Jn 20,17)

      Dans l’atmosphère de la joie pascale, la liturgie nous reconduit au sépulcre où, selon le récit de saint Matthieu, Marie de Magdala et l’autre Marie, conduites par leur amour pour Jésus, étaient allées visiter sa tombe. L’évangéliste rapporte qu’il est venu à leur rencontre et a dit : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée ; c’est là qu’ils me verront. » Ce fut vraiment une joie indicible qu’elles ont éprouvé en revoyant leur Seigneur et, pleines d’enthousiasme, elles ont couru en faire part aux disciples.

      Le Ressuscité nous répète à nous aussi, comme à ces femmes qui sont restées aux côtés de Jésus lors de la Passion, de ne pas avoir peur en devenant les messagers de l’annonce de sa résurrection. Celui qui rencontre Jésus ressuscité et qui s’en remet à lui docilement n’a rien à craindre. Tel est le message que les chrétiens sont appelés à diffuser jusqu’aux extrémités de la terre. La foi chrétienne, comme nous le savons, naît non de l’accueil d’une doctrine, mais de la rencontre avec une personne, avec le Christ mort et ressuscité. Dans notre existence quotidienne, il existe de nombreuses occasions pour communiquer aux autres notre foi de manière simple et convaincue, si bien que leur foi peut naître de notre rencontre.

Women_Resurrection

12 avril, 2009

Women_Resurrection dans images sacrée 10%20ENLUMINURE%20EVANGELIAIRE%20OTTON%20III%20B

Mat-28,01_Women_Resurrection_Femmes

http://www.artbible.net/3JC/-Mat-28,01_Women_Resurrection_Femmes/index.html

Message de Pâques de Benoît XVI, message « Urbi et Orbi »

12 avril, 2009

du site:

http://www.zenit.org/article-20729?l=french

Message de Pâques de Benoît XVI

ROME, Dimanche 12 avril 2009 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral du message de Pâques que le pape Benoît XVI a adressé à Rome et au monde, ce dimanche de Pâques à midi, du balcon situé sur la façade de la Basilique Saint-Pierre.

*  *  *

Chers Frères et Sœurs de Rome et du monde entier !

De tout cœur, je forme pour vous tous des vœux de Pâques avec les mots de saint Augustin : « Resurrectio Domini, spes nostra – la résurrection du Seigneur est notre espérance » (Sermon 261, 1). Par cette affirmation, le grand Évêque expliquait à ses fidèles que Jésus est ressuscité afin que nous-mêmes, pourtant destinés à mourir, nous ne désespérions pas en pensant qu’avec la mort la vie est totalement finie ; le Christ est ressuscité pour nous donner l’espérance (cf. ibid.).

En effet, une des questions qui cause le plus d’angoisse dans l’existence de l’homme est précisément celle-ci : qu’y-a-t-il après la mort ? À cette énigme, la solennité de ce jour nous permet de répondre que la mort n’a pas le dernier mot, parce que, à la fin, c’est la Vie qui triomphe. Et cette certitude qui est nôtre ne s’appuie pas sur de simples raisonnements humains, mais bien sur un fait historique de foi : Jésus Christ, crucifié et enseveli, est ressuscité avec son corps glorieux. Jésus est ressuscité pour que nous aussi, en croyant en Lui, nous puissions avoir la vie éternelle. Cette annonce est au cœur du message évangélique. Saint Paul le déclare avec force : « Si le Christ n’est pas ressuscité, notre message est sans objet, et votre foi est sans objet ». Et il ajoute : « Si nous avons mis notre espoir dans le Christ pour cette vie seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes » (1 Co 15, 14.19). Depuis l’aube de Pâques, un nouveau printemps d’espérance envahit le monde ; depuis ce jour, notre résurrection est déjà commencée, parce que Pâques n’indique pas simplement un moment de l’histoire, mais le début d’une condition nouvelle : Jésus est ressuscité non pas pour que sa mémoire reste vivante dans le cœur de ses disciples, mais bien pour que Lui-même vive en nous et qu’en Lui nous puissions déjà goûter la joie de la vie éternelle.

La résurrection n’est donc pas une théorie, mais une réalité historique révélée par l’Homme Jésus Christ à travers sa « pâque », son « passage » qui a ouvert une « voie nouvelle » entre la terre et le Ciel (cf. He 10, 20). Ce n’est ni un mythe, ni un rêve, ce n’est ni une vision, ni une utopie, ce n’est pas une fable, mais un événement unique et définitif : Jésus de Nazareth, fils de Marie, qui au soir du Vendredi saint a été descendu de la Croix et mis au tombeau, est sorti victorieux de la tombe. En effet, à l’aube du premier jour après le sabbat, Pierre et Jean ont trouvé le tombeau vide. Madeleine et les autres femmes ont rencontré Jésus ressuscité ; il a été reconnu aussi par les deux disciples d’Emmaüs à la fraction du pain ; le Ressuscité est apparu aux Apôtres le soir venu dans le Cénacle et ensuite à beaucoup d’autres disciples en Galilée.

L’annonce de la résurrection du Seigneur illumine les zones d’ombre du monde dans lequel nous vivons. Je pense particulièrement au matérialisme et au nihilisme, à une vision du monde qui ne sait pas dépasser ce qui est expérimentalement constatable, et qui se retrouve inconsolée dans la conscience du néant qui serait le point d’arrivée ultime de l’existence humaine. C’est un fait que si le Christ n’était pas ressuscité, le « néant » serait destiné à l’emporter. Si nous retirons le Christ et sa résurrection, il n’y a pas d’issue pour l’homme et toute espérance demeure une illusion. Mais précisément aujourd’hui, éclate avec force l’annonce de la résurrection du Seigneur, et elle est la réponse à la question incessante des sceptiques, rapportée aussi par le livre de Qohélet: « Y a-t-il une seule chose dont on dise : « voilà enfin du nouveau » ? » (Qo 1, 10). Oui, répondons-nous, le matin de Pâques tout a été renouvelé. « Mors et vita/ duello conflixere mirando : dux vitae mortuus/ regnat vivus – La mort et la vie s’affrontèrent / en un duel prodigieux : / le Prince de la vie mourut ; / vivant, il règne ». Voilà la nouveauté ! C’est une nouveauté qui change l’existence de celui qui l’accueille, comme on le voit chez les saints. C’est ce qui est arrivé, par exemple, à saint Paul.

Bien souvent, dans le cadre de l’Année paulinienne, nous avons eu l’occasion de méditer sur l’expérience du grand Apôtre. Saul de Tarse, le persécuteur acharné des chrétiens, a rencontré le Christ ressuscité sur le chemin de Damas et il a été « conquis » par Lui. Le reste nous est bien connu. Il s’est produit chez Paul ce qu’il écrira plus tard aux chrétiens de Corinthe : « Si quelqu’un est en Jésus Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s’en est allé, un monde nouveau est déjà né » (2 Co 5, 17). Tournons notre regard vers ce grand évangélisateur qui, avec l’enthousiasme et l’audace de son action apostolique, a porté l’Évangile à tant de populations du monde d’alors. Que son enseignement et son exemple nous stimulent à rechercher le Seigneur Jésus. Qu’ils nous encouragent à mettre notre confiance en Lui, car désormais la conscience du néant qui tend à intoxiquer l’humanité a été submergé dans la lumière et l’espérance qui proviennent de la résurrection. Désormais, elles sont vraies et bien réelles les paroles du Psaume : « Même la ténèbre pour toi n’est pas ténèbre, et la nuit comme le jour est lumière ! » (138 (139), 12). Ce n’est plus le néant qui enveloppe toutes choses, mais la présence amoureuse de Dieu. Le règne de la mort a même été anéanti, parce que dans les « enfers » aussi le Verbe de vie, poussé par le souffle de l’Esprit, est arrivé (cf. v. 8).

S’il est vrai que la mort n’a plus aucun pouvoir sur l’homme et sur le monde, il subsiste cependant encore beaucoup, trop de signe de son antique domination. Si par la Pâque, le Christ a extirpé la racine du mal, il a toutefois besoin d’hommes et de femmes qui dans tous les temps et lieux l’aident à affirmer sa victoire avec les mêmes armes que lui : les armes de la justice et de la vérité, de la miséricorde, du pardon et de l’amour. C’est le message qu’à l’occasion de mon récent voyage apostolique au Cameroun et en Angola, j’ai voulu porter à tout le continent africain, qui m’a accueilli avec un grand enthousiasme et une grande disponibilité d’écoute. L’Afrique, en effet, souffre de façon démesurée des conflits interminables et cruels – souvent oubliés – qui déchirent et ensanglantent plusieurs pays ainsi que du nombre croissant de ses fils et de ses filles qui deviennent la proie de la faim, de la pauvreté, de la maladie. Je répéterai ce même message en Terre Sainte, où j’aurai la joie de me rendre dans quelques semaines. La difficile mais indispensable réconciliation, qui est la condition première en vue d’un avenir de sécurité commun et d’une cohabitation pacifique, ne pourra devenir réalité que moyennant des efforts renouvelés, persévérants et sincères, pour le règlement du conflit-israélo-palestinien. Depuis la Terre Sainte, mon regard s’étendra aux pays voisins, au Moyen-Orient, au monde entier. En un temps d’insuffisance globale de la nourriture, de trouble financier, de pauvretés anciennes et nouvelles, de changement climatique préoccupant, de violence et de misère qui contraignent de nombreuses personnes à quitter leur terre à la recherche d’une survie moins incertaine, d’un terrorisme toujours menaçant, de peurs grandissantes face à l’incertitude du lendemain, il est urgent de redécouvrir des perspectives capables de redonner l’espérance. Que personne ne se mette en retrait dans cette bataille pacifique inaugurée par la Pâques du Christ, Lequel – je le répète – cherche des hommes et des femmes qui l’aident à affirmer sa victoire avec les mêmes armes, celles de la justice et de la vérité, de la miséricorde, du pardon et de l’amour.

Resurrection Domini, spes nostra ! La résurrection du Christ est notre espérance ! Cela, l’Église le proclame avec joie : elle annonce l’espérance, que Dieu a rendu ferme et invincible en ressuscitant Jésus Christ d’entre les morts ; elle communique l’espérance, qu’elle porte dans le cœur et veut partager avec tous, et partout, spécialement là où les chrétiens souffrent la persécution à cause de leur foi et de leur engagement pour la justice et pour la paix ; elle invoque l’espérance capable de susciter le courage pour le bien aussi et surtout quand il est coûteux. Aujourd’hui, l’Église chante « le jour que le Seigneur a fait » et elle invite à la joie. Aujourd’hui l’Église prie, invoque Marie, Étoile de l’espérance, pour qu’elle guide l’humanité vers le port sûr du salut qui est le Cœur du Christ, la Victime pascale, l’Agneau qui « a racheté le monde », l’Innocent qui « nous a réconcilié, nous pécheurs, avec le Père ». À lui, le Roi vainqueur, à Lui le Crucifié et le Ressuscité, nous crions avec joie notre Alléluia !

[Texte original: Italien]

Messe du Dimanche de Pâques : Homélie de Benoît XVI, Dimanche 12 avril 2009

12 avril, 2009

du site:

http://www.zenit.org/article-20728?l=french

Messe du Dimanche de Pâques : Homélie de Benoît XVI

ROME, Dimanche 12 avril 2009 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral de l’homélie que le pape Benoît XVI a prononcée ce dimanche matin, Dimanche de Pâques, au cours de la messe, qu’il a présidée sur le parvis de la Basilique Saint-Pierre.

*  *  *

Chers Frères et Sœurs !

« Le Christ, notre agneau pascal, a été immolé » (1 Co 5, 7) ! Cette exclamation de saint Paul que nous avons écoutée dans la deuxième lecture, tirée de la première Lettre aux Corinthiens, retentit en ce jour. C’est un texte qui date d’une vingtaine d’années à peine après la mort et la résurrection de Jésus, et pourtant – comme c’est typique de certaines expressions pauliniennes – il reflète déjà, en une synthèse impressionnante, la pleine conscience de la nouveauté chrétienne. Le symbole central de l’histoire du salut – l’agneau pascal – est ici identifié à Jésus, qui est justement appelé « notre Pâque ». La Pâque juive, mémorial de la libération de l’esclavage en Égypte, prévoyait tous les ans le rite de l’immolation de l’agneau, un agneau par famille, selon la prescription mosaïque. Dans sa passion et sa mort, Jésus, se révèle comme l’Agneau de Dieu « immolé » sur la croix pour enlever les péchés du monde. Il a été tué à l’heure précise où l’on avait l’habitude d’immoler les agneaux dans le Temple de Jérusalem. Lui-même avait anticipé le sens de son sacrifice durant la Dernière Cène en se substituant – sous les signes du pain et du vin – aux aliments rituels du repas de la Pâque juive. Ainsi nous pouvons dire vraiment que Jésus a porté à son accomplissement la tradition de l’antique Pâque et l’a transformée en sa Pâque.

A partir de cette signification nouvelle de la fête pascale, on comprend aussi l’interprétation des « azymes » donnée par saint Paul. L’Apôtre fait référence à un antique usage juif : selon lequel, à l’occasion de la Pâque, il fallait faire disparaître de la maison le moindre petit reste de pain levé. Cela représentait, d’une part, le souvenir de ce qui était arrivé à leurs ancêtres au moment de la fuite de l’Égypte : sortant en hâte du pays, ils n’avaient pris avec eux que des galettes non levées. Mais, d’autre part, « les azymes » étaient un symbole de purification : éliminer ce qui est vieux pour donner place à ce qui est nouveau. Alors, explique saint Paul, cette tradition antique prend elle aussi un sens nouveau, à partir précisément du nouvel « exode » qu’est le passage de Jésus de la mort à la vie éternelle. Et puisque le Christ, comme Agneau véritable, s’est offert lui-même en sacrifice pour nous, nous aussi, ses disciples – grâce à Lui et par Lui – nous pouvons et nous devons être une « pâte nouvelle », des « azymes » libres de tout résidu du vieux ferment du péché : plus aucune méchanceté ni perversité dans notre cœur.

« Célébrons donc la fête… avec du pain non fermenté : la droiture et la vérité ». Cette exhortation qui conclut la brève lecture qui vient d’être proclamée, résonne avec encore plus de force dans le contexte de l’Année paulinienne. Chers Frères et Sœurs, accueillons l’invitation de l’Apôtre ; ouvrons notre âme au Christ mort et ressuscité pour qu’il nous renouvelle, pour qu’il élimine de notre cœur le poison du péché et de la mort et qu’il y déverse la sève vitale de l’Esprit Saint : la vie divine et éternelle. Dans la séquence pascale, comme en écho aux paroles de l’Apôtre, nous avons chanté : « Scimus Christum surrexisse a mortuis vere » – « nous le savons : le Christ est vraiment ressuscité des morts ». Oui, c’est bien là le noyau fondamental de notre profession de foi, c’est le cri de victoire qui nous unit tous aujourd’hui. Et si Jésus est ressuscité et est donc vivant, qui pourra jamais nous séparer de Lui ? Qui pourra jamais nous priver de son amour qui a vaincu la haine et a mis la mort en échec ?

Que l’annonce de Pâques se répande dans le monde à travers le chant joyeux de l’Alléluia ! Chantons-le avec les lèvres, chantons-le surtout avec le cœur et par notre vie, par un style de vie similaire aux « azymes », c’est-à-dire simple, humble et fécond en bonnes actions. « Surrexit Christus spes mea : / precedet suos in Galileam – le Christ, mon espérance, est ressuscité ! Il vous précédera en Galilée ». Le Ressuscité nous précède et nous accompagne sur les routes du monde. C’est Lui notre espérance, c’est Lui la paix véritable du monde ! Amen.

[Texte original: Italien]

Bonne nuit et Bonne Pâques de nouveau

12 avril, 2009

Bonne nuit et Bonne Pâques de nouveau dans Pape Benoit passiflora_caerulea_54b

Blue Passionflower

http://www.floralimages.co.uk/index2.htm

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