Archive pour le 20 avril, 2009

Saint François

20 avril, 2009

Saint François dans images sacrée

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Témoigner des valeurs de l’Ordre franciscain dans un monde globalisé

20 avril, 2009

du site:

http://www.zenit.org/article-15609?l=french

Témoigner des valeurs de l’Ordre franciscain dans un monde globalisé

Entretien avec le nouveau Ministre des Franciscains conventuels

ROME, Mardi 12 juin 2007 (ZENIT.org) – Contrairement à leur habitude, les Frères mineurs conventuels n’iront pas rendre visite au pape pour confirmer, au terme de leur 199ème chapitre général, « leur volonté de marcher avec l’Eglise, à l’exemple de saint François », mais c’est le pape qui leur rendra visite, dimanche prochain, 17 juin, à Assise.

En vue de ce rendez-vous, Zenit s’est entretenu avec le nouveau ministre général, Fr. Marco Tasca, élu au cours du chapitre qui se déroule du 15 mai au 20 juin dans la ville du « Poverello ».

Zenit – Le 17 juin le pape se rendra à Assise. Qu’attendez-vous de cette visite et quelles répercussions prévoyez-vous au niveau international, en terme de paix et de dialogue interreligieux ?

Fra Marco – Le fait que la visite de Benoît XVI coïncide avec la clôture de notre chapitre général est un beau signe de Dieu : d’habitude c’est le chapitre qui se rend en pèlerinage pour réaffirmer son obéissance au successeur de Pierre, mais la providence a voulu nous faire cadeau de la présence du Pape sur notre sol, près de la dépouille de notre Père, saint François.

Nous avons hâte d’entendre ses paroles qui illumineront assurément le cheminement de l’Ordre pour les années à venir. Nous sommes convaincus que cette visite est un signe de grande bienveillance de la part du pape à l’égard d’un lieu que son bien-aimé prédécesseur avait élevé à l’honneur des « autels de la paix et du dialogue ».

La visite du pape a lieu dans le cadre des célébrations du VIIIème centenaire de la conversion de François d’Assise : l’insistance de Benoît XVI à vouloir rappeler le caractère central de Jésus Christ dans la vie de l’homme ne peut que constituer pour nous un nouvel élan à persévérer dans notre chemin de conversion qui, loin d’être acquis une fois pour toutes, est un long chemin à parcourir quotidiennement.

Nous sommes heureux et profondément reconnaissants au Pape de cette visite: nous l’attendons avec joie pour lui confirmer notre volonté de marcher avec l’Eglise, à l’exemple de saint François qui avait un amour viscéral pour le « Seigneur Pape ».

Zenit – L’Ordre franciscain célèbrera cette année le VIIIème centenaire de la conversion de saint François. Comment peut-on, selon vous, actualiser le charisme de saint François ?

Fra Marco – Le charisme de François possède un don spécial qui est celui de « l’éternelle jeunesse de l’Esprit »: je ne pense donc pas qu’il faille l’actualiser. Cela fait d’ailleurs huit siècles qu’il est actuel! Cela vient du fait que François n’a jamais prétendu avoir inventé quoi que ce soit. Il a uniquement cherché à vivre sérieusement cette vocation baptismale qui est commune à tous les chrétiens. Et il l’a fait en plénitude, au point de mériter le nom d’« alter Christus » par ses biographes.

Nous les frères, qui suivons le Christ sur les traces de François, nous n’avons rien d’autre à faire que de suivre la même voie. Du reste, selon l’intuition toute simple de François d’Assise, notre règle est l’Evangile: je crois que nous sommes appelés, en tant que fraternité, à mettre la Parole de Dieu au centre de notre action et de nos pensées. C’est en ce sens que je trouve providentiel le fait que l’Eglise universelle veuille réfléchir sérieusement sur cet inestimable don que Dieu a fait à l’homme, en plaçant la Parole de Dieu au cœur des travaux de la prochaine assemblée du Synode des Evêques.

Zenit – Votre Ordre vit une grande expansion missionnaire. Dans quelles parties du monde pensez-vous que le témoignage franciscain puisse stimuler les peuples et les pouvoirs politiques à un plus grand engagement social ?

Fra Marco – L’Ordre des Frères mineurs conventuels se déploie et s’enracine surtout dans le sud du monde: face à une diminution notable des vocations en Europe et aux Etats-Unis, celles-ci continuent de fleurir en Asie (en Extrême-Orient mais aussi parmi les pays de l’ex-Union soviétique), en Afrique et en Amérique latine. Ceci est rassurant pour l’avenir de notre Ordre, même si la transmission de son charisme dans ces pays exige à la fois de gros efforts d’inculturation et une attention particulière à ne pas perdre de vue ses principes essentiels de base. Plus que de susciter de nouveaux élans à caractère social et politique, je considère que l’Ordre est appelé à remplir sa mission prophétique sur les terres de première évangélisation et sur ces terres qui, bien qu’évangélisées depuis longtemps, souffrent des conséquences du phénomène de la déchristianisation.

Zenit – La proposition vocationnelle et la formation de nouveaux ministres constituent aujourd’hui de grands défis. Que faudrait-il, selon vous, pour relancer la proposition franciscaine, en particulier en Europe ?

Fra Marco – Comme chapitre général et comme gouvernement de l’Ordre nous avons pleinement accueilli ce défi, choisissant d’axer notre prochain projet pour les six années à venir sur les deux priorités du moment : la formation et la mission sous tous leurs aspects. Je pense que le monde contemporain, pour reprendre l’heureuse expression du grand pape Paul VI, a davantage besoin de témoins que de maîtres. Pour relancer la proposition franciscaine il suffit donc que les frères s’engagent à apporter un bon témoignage des valeurs que l’ordre préconise, tout en sachant donner des conseils évangéliques. Le monde d’aujourd’hui a soif de grandes valeurs et il n’est pas réfractaire – contrairement à ce qu’affirment les lieux communs – aux propositions sérieuses et motivées : ceci représente un grand défi pour chacun d’entre nous.

Zenit – Vous êtes originaire de la province de Padoue, de saint Antoine, siège des œuvres antoniennes et du Messaggero de saint Antoine. En faisant allusion également à l’expérience vécue par Maximilien Kolbe, quelle place donnez-vous au rôle des communications sociales dans l’Ordre franciscain ?

Fra Marco – Dans un monde globalisé comme le nôtre, la communication occupe une place prédominante. L’expérience de saint Maximilien Kolbe nous enseigne que les moyens de communication mis au service de l’Evangile peuvent devenir de superbes vecteurs de catéchèses. L’Ordre des franciscains, qui a déjà relevé ce défi, porte en avant plusieurs initiatives (à caractère local essentiellement), mais ce chapitre a également mis l’accent sur la nécessité de renforcer le centre de communication au sein de l’Ordre. C’est ce que nous nous proposons de faire au cours des six prochaines années.

La crise de la famille ronge la solidarité dans le monde du travail

20 avril, 2009

du site:

http://www.zenit.org/article-20745?l=french

La crise de la famille ronge la solidarité dans le monde du travail

Congrès à Rome sur la famille et le monde du travail

ROME, Lundi 20 avril 2009 (ZENIT.org) – Le forum italien des personnes et associations d’inspiration catholique dans le monde du travail a organisé le 15 avril à Rome un congrès sur le thème « travail et famille ».

Le forum était animé par le Mouvement chrétiens des travailleurs, la Compagnie des oeuvres, la CISL, la Confartigianato et la Confcooperative. 

Mgr Giampaolo Crepaldi, secrétaire du Conseil pontifical justice et paix, est intervenu durant les travaux, dénonçant les politiques qui tendent à minimiser la famille traditionnelle en réduisant les capacités relationnelles de l’homme et en pénalisant le travail et la société civile.

Le secrétaire du Conseil pontifical a insisté sur le fait que « la famille est surtout relation », lieu de socialisation primordiale pour la personne et que c’est en famille que « l’homme fait l’apprentissage des vertus et des comportements qui feront ensuite la différence dans la société et dans les milieux de travail » ; que « le travail est aussi désormais et surtout relation ».

La famille et le travail sembleraient donc devoir se rencontrer sur leurs capacités mêmes à créer des qualités relationnelles.

Dans ce contexte, Mgr Crepaldi a relevé la tendance actuelle qui consiste « à affaiblir les capacités relationnelles de la famille ».

Les données sur la famille, dans la quasi-totalité des pays européens, montrent que les relations familiales tendent à s’amenuiser en raison de la diminution des mariages et de l’augmentation des cohabitations, en raison des divorces et des séparations, de l’hiver démographique actuel, du nombre des avortements et, enfin, à cause d’une certaine pratique eugéniste pointant à l’horizon.

Le nombre des familles monoparentales et des enfants uniques est en hausse. De même que les liens intrafamiliaux à intermittence. Si bien que les expériences de relation diminuent non seulement en termes de quantité mais au plan également de leur qualité : ces relations sont toujours plus limitées, brèves et standardisées.

Pour Mgr Crepaldi, « au même titre que la famille qui devient de plus en plus individualiste, le travail aussi le devient ».

Le représentant du Saint-Siège a ensuite critiqué les nouveaux modèles de famille. Il considère que la division moderne du travail, exige « une plus grande force intérieure, de plus grandes capacités à établir une continuité de relations et de styles de vie, une meilleure cohérence de vue ».

C’est la raison pour laquelle il faut qu’il y ait de nouvelles politiques qui valorisent et encouragent la famille traditionnelle.

Il a ensuite souligné que « si le travail passe de plus en plus par la société civile, il passe de plus en plus par la famille, cellule de base de la société civile » .

Le secrétaire du Conseil pontifical justice et paix a enfin invoqué des politiques « family friendly », comme une législation sur le temps et les conditions de travail, une législation sur les congés et sur la suspension du travail, des mesures favorisant les familles, des soutiens de la part des entreprises publiques, des entreprises, du secteur tertiaire et des réseaux informels.

Tout cela, a-t-il conclu, afin de « surmonter d’une part la logique individualiste et de l’autre la logique de la programmation rigide des interventions de l’Etat » car « nous savons qu’il s’agit d’un court circuit qui a déjà provoqué beaucoup de dégâts par le passé » .

Antonio Gaspari

Audience générale du mercredi 15 avril

20 avril, 2009

du site:

http://www.zenit.org/article-20741?l=french

Audience générale du mercredi 15 avril

Texte intégral

ROME, Lundi 20 avril 2009 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral de la catéchèse prononcée mercredi 15 par le pape Benoît XVI au cours de l’audience générale.

* * *

Chers frères et sœurs,

L’audience générale traditionnelle du mercredi est empreinte aujourd’hui d’une joie spirituelle, qu’aucune souffrance ni peine ne peuvent effacer, car c’est une joie qui jaillit de la certitude que le Christ, par sa mort et sa résurrection, a définitivement triomphé sur le mal et sur la mort. « Le Christ est ressuscité ! Alléluia ! » chante l’Eglise en fête. Et ce climat de fête, ces sentiments typiques de Pâques, se prolongent non seulement au cours de cette semaine – l’Octave de Pâques – mais s’étendent au cours des cinquante jours qui vont jusqu’à la Pentecôte. Le mystère de Pâques embrasse même toute la durée de notre existence.

En ce temps liturgique, les références bibliques et les invitations à la méditation, qui nous sont offertes pour approfondir la signification et la valeur de Pâques, sont vraiment nombreuses. La « via crucis » que, au cours du Saint Triduum, nous avons re-parcourue avec Jésus jusqu’au Calvaire, en en revivant la douloureuse Passion, est devenue, au cours de la solennelle Veillée de Pâques, une « via lucis » réconfortante, un chemin de lumière et de renaissance spirituelle, de paix intérieure et de solide espérance. Après les pleurs, après le désarroi du Vendredi saint, suivi par le silence chargé d’attente du Samedi saint, à l’aube du « premier jour après le sabbat » a retenti avec vigueur l’annonce de la Vie qui a vaincu la mort : « Dux vitae mortuus / regnat vivus – le Seigneur de la vie était mort ; mais à présent, vivant, il triomphe ! » La nouveauté bouleversante de la résurrection est si importante que l’Eglise ne cesse de la proclamer, en prolongeant son souvenir en particulier chaque dimanche, jour du Seigneur et Pâque hebdomadaire du peuple de Dieu. Nos frères orientaux, comme pour souligner ce mystère de salut qui enveloppe notre vie quotidienne, appellent le dimanche en russe « jour de la résurrection » (voskrescénje).

Il est donc fondamental pour notre foi et pour notre témoignage chrétien de proclamer la résurrection de Jésus de Nazareth comme un événement réel, historique, attesté par de nombreux témoins faisant autorité. Nous l’affirmons avec force car, à notre époque également, beaucoup cherchent à en nier l’historicité, en réduisant le récit évangélique à un mythe, en reprenant et en présentant des théories anciennes et déjà utilisées comme nouvelles et scientifiques. Certes, la résurrection n’a pas été pour Jésus un simple retour à la vie terrestre précédente, mais elle a été le passage à une dimension profondément nouvelle de vie, qui nous concerne nous aussi, qui touche toute la famille humaine, l’histoire et tout l’univers. Cet événement a changé l’existence des témoins oculaires, comme le démontrent les récits évangéliques et les autres écrits néotestamentaires ; il s’agit d’une annonce que des générations entières d’hommes et de femmes au cours des siècles ont écoutée avec foi et dont ils ont témoigné, souvent au prix de leur sang, à travers le martyre. Cette année également, cette bonne nouvelle retentit à Pâques, de façon immuable et toujours nouvelle, dans tous les lieux de la terre : Jésus mort en croix est ressuscité, il vit glorieux car il a vaincu le pouvoir de la mort. Telle est la victoire de la Pâque ! Tel est notre salut ! Et avec saint Augustin, nous pouvons chanter : « La résurrection du Christ est notre espérance ! ».

C’est vrai : la résurrection de Jésus fonde notre solide espérance et illumine tout notre pèlerinage terrestre, y compris l’énigme humaine de la douleur et de la mort. La foi dans le Christ crucifié et ressuscité est le cœur de tout le message évangélique, le noyau central de notre « Credo ». Nous pouvons trouver une expression faisant autorité de ce « Credo » essentiel dans un passage célèbre des écrits de saint Paul, contenu dans la Première Lettre aux Corinthiens (15, 3-8), où l’Apôtre, pour répondre à certaines personnes de la communauté de Corinthe qui, paradoxalement, proclamaient la résurrection de Jésus, mais niaient celle des morts, transmet fidèlement ce que lui-même avait reçu de la première communauté apostolique concernant la mort et la résurrection du Seigneur.

Il commence par une affirmation presque péremptoire : « Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Evangile, vous l’avez reçu, et vous y restez attaché, vous serez sauvés par lui si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants » (vv. 1-2). Il ajoute aussitôt qu’il leur a transmis ce que lui-même a reçu. Suit alors l’épisode que nous avons écouté au début de notre rencontre. Saint Paul présente tout d’abord la mort de Jésus et apporte à un texte aussi dépouillé, deux ajouts à la nouvelle que « le Christ est mort ». Le premier ajout est : il est mort « pour nos péchés » ; le deuxième est : « conformément aux Ecritures » (v. 3). L’expression « conformément aux Ecritures » place l’événement de la résurrection du Seigneur en relation avec l’histoire de l’Alliance vétérotestamentaire de Dieu avec son peuple, et nous fait comprendre que la mort du fils de Dieu appartient au tissu de l’histoire du salut, et que c’est même d’elle que cette histoire tire sa logique et sa véritable signification. Dans le mystère pascal s’accomplissent les paroles de l’Ecriture, c’est-à-dire qu’il s’agit d’un événement qui porte en soi un logos, une logique : la mort du Christ témoigne que la Parole de Dieu s’est faite jusqu’au fond « chair », « histoire » humaine. On comprend comment et pourquoi ceci a eu lieu à partir du deuxième ajout que saint Paul apporte : le Christ est mort « pour nos péchés ». Avec ces paroles, le texte de saint Paul semble reprendre la prophétie d’Isaïe contenue dans le Quatrième chant du Serviteur de Dieu (cf. Is 53, 12). Le Serviteur de Dieu « s’est livré lui-même jusqu’à la mort », a porté « le péché des multitudes », et intercédant pour les « criminels », il a pu apporter le don de la réconciliation des hommes entre eux et des hommes avec Dieu : sa mort met donc fin à la mort ; le chemin de la Croix conduit à la Résurrection.

Dans les versets qui suivent, l’Apôtre s’arrête ensuite sur la résurrection du Seigneur. Il dit que le Christ « est ressuscité le troisième jour conformément aux Ecritures ». De nombreux exégètes entrevoient dans l’expression : « il est ressuscité le troisième jour conformément aux Ecritures » un rappel significatif de ce que nous lisons dans le Psaume 16, où le Psalmiste proclame : « Tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption » (v. 10). Il s’agit de l’un des textes de l’Ancien Testament, cités aux débuts du christianisme, pour démontrer le caractère messianique de Jésus. Etant donné que selon l’interprétation juive, la corruption commençait après le troisième jour, la parole de l’Ecriture s’accomplit en Jésus qui ressuscite le troisième jour, c’est-à-dire avant que ne commence la corruption. Saint Paul, transmettant fidèlement l’enseignement des Apôtres, souligne que la victoire du Christ sur la mort a lieu à travers la puissance créatrice de la Parole de Dieu. Cette puissance divine apporte espérance et joie : c’est en définitive le contenu libérateur de la révélation pascale. Dans la Pâque, Dieu se révèle lui-même et révèle la puissance de l’amour trinitaire qui anéantit les forces destructrices du mal et de la mort.

Chers frères et sœurs, laissons-nous illuminer par la splendeur du Christ ressuscité. Accueillons-le avec foi et obéissons généreusement à son Evangile, comme le firent les témoins privilégiés de sa résurrection ; comme le fit, de nombreuses années plus tard, saint Paul, qui rencontra le divin Maître de façon extraordinaire sur la route de Damas. Nous ne pouvons pas garder uniquement pour nous l’annonce de cette Vérité qui change la vie. Et, avec une confiance humble, nous prions : « Jésus, qui, ressuscitant des morts, as anticipé notre résurrection, nous croyons en Toi ! ». Je voudrais conclure par une exclamation qu’aimait répéter Sylvain du Mont Athos : « Réjouis-toi, mon âme. C’est toujours Pâques car le Christ ressuscité est notre résurrection ! ». Que la Vierge Marie nous aide à cultiver en nous, et autour de nous, ce climat de joie pascale, pour être les témoins de l’Amour divin dans chaque situation de notre existence. Encore une fois, Bonnes Pâques à vous tous !

Le pape a ensuite résumé sa catéchèse en plusieurs langues. Voici ce qu’il a dit en français :

Chers frères et sœurs,

Notre rencontre de ce matin est empreinte de la joie spirituelle qui nous vient de la certitude que le Christ, par sa mort et sa résurrection, a définitivement triomphé du mal et de la mort. « Le Christ est ressuscité ! Alléluia ! » chante l’Eglise en fête. En effet, il est fondamental pour notre foi et pour notre témoignage chrétien de proclamer la résurrection de Jésus de Nazareth comme un événement réel, historique, attesté par de nombreux témoins qui font autorité. La résurrection n’a pas été pour Jésus un simple retour à sa vie terrestre précédente, mais ce fut le passage à une dimension profondément nouvelle de vie, qui nous intéresse nous aussi, qui touche la famille humaine tout entière, l’histoire et tout l’univers. Aussi avec saint Augustin, pouvons-nous chanter : « La résurrection du Christ est notre espérance ! ». C’est vrai, la résurrection de Jésus fonde notre espérance et éclaire notre pèlerinage terrestre, y compris l’énigme humaine de la souffrance et de la mort. La foi dans le Christ crucifié et ressuscité est le cœur du message évangélique, de notre Credo. Laissons-nous illuminer par la splendeur du Seigneur ressuscité. Accueillons avec foi son Evangile comme le firent les témoins de sa résurrection. Nous ne pouvons pas garder seulement pour nous l’annonce de cette vérité qui change la vie.

Je suis heureux d’accueillir les pèlerins de langue française, particulièrement le groupe de l’archidiocèse de Rennes, avec Mgr D’Ornellas et Mgr Souchu, les prêtres de Bayonne avec Mgr Aillet, les séminaristes de Lyon et les jeunes d’Auch et de Suisse. Que le temps de Pâques soit pour vous tous une occasion privilégiée d’approfondir votre foi dans la résurrection du Christ pour en être des témoins authentiques dans votre vie quotidienne. Que le Ressuscité soit votre paix et votre joie !

bonne nuit

20 avril, 2009

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. mh_Dsc09637

Balaklava, Crimea

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Le Missel romain : Prière pour la bénédiction de l’eau baptismale pendant la veillée pascale

20 avril, 2009

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20090420

Le lundi de la 2e semaine de Pâques : Jn 3,1-8
Commentaire du jour
Le Missel romain
Prière pour la bénédiction de l’eau baptismale pendant la veillée pascale

Renaître de l’eau et de l’Esprit

Par ta puissance invisible, Seigneur,
tu accomplis des merveilles dans tes sacrements,
et au cours de l’histoire du salut,
tu t’es servi de l’eau, ta créature,
pour nous faire connaître la grâce du baptême.

Dès les commencements du monde,
c’est ton Esprit qui planait sur les eaux
pour qu’elles reçoivent en germe
la force qui sanctifie.
Par les flots du déluge,
tu annonçais le baptême qui fait revivre,
puisque l’eau y préfigurait également
la mort du péché et la naissance de toute justice.
Aux enfants d’Abraham,
tu as fait passer la mer Rouge à pied sec
pour que la race libérée de la servitude
préfigure le peuple des baptisés.

Ton Fils bien-aimé,
baptisé par Jean dans les eaux du Jourdain,
a reçu l’onction de l’Esprit Saint.
Lorsqu’il était en croix,
de son côté ouvert
il laissa couler du sang et de l’eau ;
et quand il fut ressuscité, il dit à ses disciples :
« Allez, enseignez toutes les nations,
et baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit » (Mt 28,19).

Maintenant, Seigneur, regarde avec amour ton Église
et fais jaillir en elle la source du baptême.
Que l’Esprit Saint donne, par cette eau, la grâce du Christ
afin que l’homme, créé à ta ressemblance,
y soit lavé par le baptême
des souillures qui déforment cette image,
et renaisse de l’eau et de l’Esprit
pour la vie nouvelle d’enfant de Dieu.

Nous t’en prions, Seigneur
Par la grâce de ton Fils,
que la puissance de l’Esprit Saint
vienne sur cette eau,
afin que tout homme qui sera baptisé,
enseveli dans la mort avec le Christ,
ressuscite avec lui pour la vie.
Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.