Archive pour le 16 avril, 2009

belle photo de Benoît, hier, lors d’une audience mercredi

16 avril, 2009

belle photo de Benoît, hier, lors d'une audience mercredi dans images
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pour l’anniversaire du Pape Benoît, je pensais à un post sur un de ses catéchèses, une très intéressant à mon avis, cela sur le péché originel, l’étude est de Sandro Magister: Et ce fut la nuit. La véritable histoire du péché originel

16 avril, 2009

pour l’anniversaire du Pape Benoît, je pensais à un post sur un de ses catéchèses, une très intéressant à mon avis, cela sur le péché originel, l’étude est de Sandro Magister:

http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/212913?fr=y

Et ce fut la nuit. La véritable histoire du péché originel

Ce dogme, l’un des plus négligés et niés, est « d’une évidence écrasante » pour Benoît XVI. Il en a parlé trois fois en huit jours. Sans lui, a-t-il dit, la rédemption chrétienne « perdrait sa base »

par Sandro Magister

ROMA, le 11 décembre 2008 – Trois fois en huit jours, Benoît XVI a insisté sur un dogme qui a presque disparu de la prédication ordinaire et que nient les théologiens néo-modernistes: le dogme du péché originel.

C’était le lundi 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception, lors de l’Angélus; le mercredi 3 décembre, lors de l’audience hebdomadaire, en présence de milliers de fidèles et de pèlerins; et de nouveau lors de l’audience générale du mercredi 10 décembre.

Voici ce qu’a dit le pape lors de l’Angélus de la fête de l’Immaculée Conception:

« Le mystère de l’Immaculée Conception de Marie que nous célébrons aujourd’hui solennellement, nous rappelle deux vérités fondamentales de notre foi: d’abord le péché originel, puis la victoire qu’a remportée sur lui la grâce du Christ, victoire qui resplendit de façon sublime en Marie la très sainte.

« L’existence de ce que l’Eglise appelle le péché originel est, hélas, d’une évidence écrasante. Il suffit de regarder autour de nous et surtout en nous. L’expérience du mal est si concrète qu’elle s’impose d’elle-même et nous amène à nous demander: d’où vient le mal? Pour un croyant, en particulier, la question va encore plus loin: si Dieu, qui est la Bonté absolue, a tout créé, d’où vient le mal? A cette question fondamentale, qui interpelle chaque génération humaine, les premières pages de la Bible (Genèse 1-3) répondent justement par le récit de la création et de la chute de nos premiers parents. Dieu a tout créé pour l’existence, il a notamment créé l’homme à son image. Il n’a pas créé la mort, elle est entrée dans le monde à cause de la jalousie du diable qui, révolté contre Dieu, a aussi entraîné les hommes dans le piège en les incitant à la révolte (cf. Sagesse 1, 13-14; 2, 23-24). C’est le drame de la liberté, que Dieu accepte jusqu’au bout par amour, mais en promettant que le fils d’une femme écrasera la tête à l’antique serpent (Genèse 3, 15).

« Dès le début, donc, ‘l’éternel conseil’ – comme dirait Dante (Paradis, XXXIII, 3) – a un ‘terme fixe’: la Femme prédestinée à devenir mère du Rédempteur, mère de Celui qui s’est humilié jusqu’à l’extrême pour nous rendre notre dignité originelle. Aux yeux de Dieu, cette Femme a depuis toujours un visage et un nom: ‘pleine de grâce’ (Luc 1, 28), comme l’a appelée l’Ange qui lui a rendu visite à Nazareth. C’est la nouvelle Eve, épouse du nouvel Adam, destinée à être la mère de tous les hommes rachetés. Saint André de Crète écrivait: ‘Marie, la Théotokos, refuge commun de tous les chrétiens, a été la première à être libérée de la chute primitive de nos ancêtres’ (Homélie IV sur la Nativité, PG 97, 880 A). Et la liturgie d’aujourd’hui affirme que Dieu a ‘préparé pour son Fils une demeure digne de Lui et, en prévision de Sa mort, l’a préservée de toute tache de péché’ (collecte).

« Très chers frères, nous contemplons en Marie Immaculée le reflet de la beauté qui sauve le monde: la beauté de Dieu qui resplendit sur le visage du Christ ».

* * *

Mais le pape est allé encore plus loin, sur le péché originel, lors de l’audience générale du mercredi 3 décembre.

Depuis le début de l’Année Paulinienne, Benoît XVI présente, chaque mercredi dans ses catéchèses hebdomadaires, la vie, les écrits, la doctrine de l’apôtre Paul. Cette catéchèse était la quinzième de la série. Dans les deux précédentes, le pape avait expliqué la doctrine de la justification et le lien entre la foi et les œuvres. Cette fois, il est parti de l’analogie entre Adam et le Christ, développée par Paul dans la première lettre aux Corinthiens et encore plus dans la lettre aux Romains. Par cette analogie, Paul évoque le péché d’Adam pour donner le plus de relief possible à la grâce salvatrice donnée par le Christ.

Comme d’habitude pour les catéchèses du mercredi, Benoît XVI a utilisé un texte écrit par des collaborateurs experts. Mais, comme à d’autres occasions, il s’en est éloigné, et plus que de coutume. A partir du troisième paragraphe, il s’est adressé directement à l’auditoire, en improvisant.

Il a fait de même lors de l’audience du mercredi suivant, le 10 décembre: bien qu’ayant en main un texte écrit, il a parlé presque tout le temps en improvisant. Et voici comment, au début, il est revenu sur la question du péché originel:

« Chers frères et sœurs, en suivant saint Paul, lors de la catéchèse de mercredi dernier, nous avons constaté deux choses. La première, c’est que notre histoire humaine est polluée, depuis l’origine, par l’abus de la liberté créée, qui veut se libérer de la volonté divine. De ce fait, elle ne trouve pas la vraie liberté mais s’oppose à la vérité et dénature, en conséquence, nos réalités humaines. Elle dénature surtout les relations fondamentales: avec Dieu, entre l’homme et la femme, entre l’homme et la terre. Nous avons dit que cette pollution imprègne tout le tissu de notre histoire, que ce défaut hérité s’est développé et est maintenant visible partout. Voilà la première chose. La seconde, c’est que nous avons appris de saint Paul qu’il y a un nouveau début dans l’histoire et de l’histoire en Jésus-Christ, Celui qui est homme et Dieu. Avec Jésus, qui vient de Dieu, commence une nouvelle histoire formée par son oui au Père et donc fondée non sur l’orgueil d’une fausse émancipation mais sur l’amour et la vérité.

« Mais maintenant une question se pose: comment pouvons-nous entrer, nous, dans ce nouveau début, dans cette nouvelle histoire? Comment cette nouvelle histoire arrive-t-elle jusqu’à moi? Nous sommes inévitablement liés à la première histoire, polluée, par notre ascendance biologique, puisque nous faisons tous partie du corps unique de l’humanité. Mais la communion avec Jésus, la nouvelle naissance qui permet de faire partie de la nouvelle humanité, comment se réalise-t-elle? Comment Jésus arrive-t-il dans ma vie, dans mon être? La réponse fondamentale de saint Paul et de tout le Nouveau Testament est: il arrive par l’opération du Saint-Esprit. Si la première histoire commence, pour ainsi dire, avec la biologie, la seconde commence dans l’Esprit-Saint, l’Esprit du Christ ressuscité. A la Pentecôte, cet Esprit a créé le début de la nouvelle humanité, de la nouvelle communauté, l’Eglise, le Corps du Christ ».

* * *

Ces improvisations sont une indication importante pour comprendre la pensée de Benoît XVI. Elles soulignent ce qui lui tient le plus à cœur, ce qu’il veut le plus graver dans l’esprit de ses auditeurs.

Le péché originel, ce dogme si négligé aujourd’hui, est une des vérités que le pape veut remettre en évidence.

Il a expliqué pourquoi aux fidèles lors de sa catéchèse du 3 décembre, celle qui traite le plus largement cette question. Elle est reproduite intégralement ci-dessous:

Adam et le Christ: du péché originel à la liberté

par Benoît XVI

Chers frères et sœurs, dans la catéchèse d’aujourd’hui, nous nous arrêterons sur le rapport entre Adam et le Christ, défini par saint Paul dans cette page connue de la Lettre aux Romains (5, 12-21) où il donne à l’Eglise les lignes essentielles de la doctrine sur le péché originel. En fait, Paul avait déjà introduit la comparaison entre notre ancêtre et le Christ dans la première Lettre aux Corinthiens, là où il parle de la foi dans la résurrection: « De même en effet que tous meurent en Adam, tous aussi revivront dans le Christ… Le premier homme, Adam, a été fait âme vivante; le dernier Adam – le Christ – est un esprit qui donne la vie » (1 Co 15, 22.45). Avec Rm 5, 12-21 la comparaison entre le Christ et Adam est plus élaborée et plus éclairante: Paul retrace l’histoire du salut, d’Adam à la Loi et de celle-ci au Christ. Ce qui est au centre de la scène, c’est moins Adam et les conséquences du péché sur l’humanité que Jésus-Christ et la grâce qui, à travers Lui, a été abondamment répandue sur l’humanité. La répétition du « beaucoup plus » à propos du Christ souligne que le don reçu en Lui dépasse largement le péché d’Adam et ses conséquences sur l’humanité, de sorte que Paul peut arriver à la conclusion: « Mais où le péché s’est multiplié, la grâce a surabondé » (Rm 5, 20). La comparaison que fait Paul entre Adam et le Christ met donc en lumière l’infériorité du premier homme par rapport à la prééminence du second.

D’autre part, c’est bien pour mettre en évidence l’incommensurable don de la grâce, dans le Christ, que Paul évoque le péché d’Adam. On dirait que, s’il n’avait pas voulu démontrer la place centrale de la grâce, il ne se serait pas attardé à parler du péché qui « par un seul homme… est entré dans le monde, et par le péché est venue la mort » (Rm 5, 12). Donc, si la conscience du dogme du péché originel a mûri dans la foi de l’Eglise, c’est qu’il est indissociable de l’autre dogme, celui du salut et de la liberté dans le Christ. On ne devrait donc jamais parler du péché d’Adam et de l’humanité hors du contexte du salut, c’est-à-dire sans les inclure dans le cadre de la justification dans le Christ.

Mais nous, aujourd’hui, nous devons nous demander ce qu’est ce péché originel. Qu’enseigne saint Paul, qu’enseigne l’Eglise? Peut-on soutenir cette doctrine aujourd’hui encore? Beaucoup de gens pensent que, à la lumière de l’histoire de l’évolution, il n’y a plus de place pour la doctrine d’un premier péché qui se serait ensuite répandu dans toute l’histoire de l’humanité. Dès lors, la question de la Rédemption et du Rédempteur perdrait aussi son fondement.

Le péché originel existe-il donc, oui ou non? Pour pouvoir répondre, il faut distinguer deux aspects de la doctrine sur le péché originel: un aspect empirique, c’est-à-dire une réalité concrète, visible, je dirais tangible pour tous, et un aspect mystérieux, relatif au fondement ontologique de ce fait. La donnée empirique est qu’il y a en nous une contradiction. D’une part, chaque homme sait qu’il doit faire le bien et, en lui-même, il veut aussi le faire. Mais, en même temps, il a aussi envie de faire le contraire, de suivre la voie de l’égoïsme, de la violence, de ne faire que ce qui lui plaît tout en sachant qu’il agit ainsi contre le bien, contre Dieu et contre son prochain. Voici comment, dans sa Lettre aux Romains, saint Paul a exprimé cette contradiction qui est en nous: « En effet, vouloir le bien est à ma portée, mais non pas l’accomplir, puisque je ne fais pas le bien que je veux et commets le mal que je ne veux pas » (7, 18-19). Cette contradiction en nous n’est pas théorique, chacun de nous l’éprouve chaque jour. Et surtout nous voyons autour de nous la prédominance de cette seconde volonté. Il suffit de penser aux informations quotidiennes sur les injustices, la violence, le mensonge, la luxure. Nous le voyons chaque jour: c’est un fait.

Résultat de ce pouvoir du mal dans nos âmes, un fleuve de boue s’est développé dans l’histoire et empoisonne la géographie de l’histoire humaine. Le grand penseur français Blaise Pascal a parlé d’une « seconde nature », qui s’ajoute à notre nature originelle, bonne. Cette « seconde nature » fait apparaître le mal comme normal pour l’homme. Ainsi, l’expression habituelle: « c’est humain » a un double sens. « C’est humain » peut signifier: cet homme est bon, il agit vraiment comme un homme doit le faire. Mais « c’est humain » peut aussi signifier quelque chose de faux: le mal est normal, est humain. Le mal semble être devenu une seconde nature. Cette contradiction de l’être humain, de notre histoire, doit susciter – et elle le fait aujourd’hui aussi – le désir de rédemption. Et, en réalité, on trouve partout le désir que le monde change et la promesse d’un monde de justice, de paix et de bien: en politique, par exemple, tout le monde parle de cette nécessité de changer le monde, de créer un monde plus juste. Et cela exprime précisément le désir d’être libérés de cette contradiction que nous sentons en nous.

On ne peut donc pas nier le pouvoir du mal dans le cœur humain et dans l’histoire humaine. La question est: comment ce mal s’explique-t-il? Il y a dans l’histoire de la pensée, en dehors de la foi chrétienne, un modèle principal d’explication avec différentes variations. Selon ce modèle, l’être lui-même est contradictoire, il porte en lui le bien comme le mal. Dans l’antiquité, cette idée impliquait l’existence de deux principes également originels: un principe bon et un principe mauvais. Ce dualisme serait insurmontable; les deux principes étant au même niveau, il y aura toujours cette contradiction, dès l’origine de l’être. La contradiction de notre être ne refléterait donc, pour ainsi dire, que l’antagonisme des deux principes divins. Cette même vision revient dans la version évolutionniste, athée, du monde. Même si, dans cette conception, la vision de l’être est moniste, on suppose que l’être comme tel porte en lui, dès le début, le mal et le bien. L’être lui-même n’est pas simplement bon, il est ouvert au bien et au mal. Le mal est originel, comme le bien et l’histoire humaine ne développerait que le modèle déjà présent dans toute l’évolution précédente. Ce que les chrétiens appellent le péché originel ne serait en fait que le caractère mixte de l’être, un mélange de bien et de mal qui, selon cette théorie, appartiendrait à l’étoffe même de l’être. Au fond, c’est une vision désespérée: s’il en est ainsi, le mal est invincible. A la fin, seul l’intérêt propre compte. Chaque progrès se paierait nécessairement d’un fleuve de mal et celui qui voudrait servir le progrès devrait accepter de payer ce prix. Au fond, la politique est fondée précisément sur ces prémisses et nous en voyons les effets. Cette pensée moderne ne peut créer, en fin de compte, que la tristesse et le cynisme.

Alors nous nous demandons à nouveau: que dit la foi, témoignée par saint Paul? Tout d’abord, elle confirme le fait de la compétition entre les deux natures, le fait de ce mal dont l’ombre pèse sur toute la création. Nous avons entendu le chapitre 7 de la Lettre aux Romains, nous pourrions ajouter le chapitre 8. Le mal existe, simplement. Comme explication, la foi nous dit – en opposition avec les dualismes et les monismes que nous avons examinés rapidement et trouvés désolants – qu’il y a deux mystères de lumière et un mystère de nuit, celui-ci étant toutefois enveloppé par les mystères de lumière. Le premier mystère de lumière est celui-ci: la foi nous dit qu’il n’y a pas deux principes, un bon et un mauvais, mais un seul principe, le Dieu créateur, et ce principe est bon, seulement bon, sans ombre de mal. L’être n’est donc pas non plus un mélange de bien et de mal; l’être comme tel est bon et c’est pourquoi il est bon d’être, il est bon de vivre. Voilà la joyeuse annonce de la foi: il n’y a qu’une source bonne, le Créateur. Vivre est donc un bien, il est bon d’être un homme, une femme, la vie est bonne. Vient ensuite un mystère d’obscurité, de nuit. Le mal ne vient pas de la source de l’être lui-même, il n’est pas également originel. Le mal vient d’une liberté créée, d’une liberté dont on a abusé.

Comment cela a-t-il été possible, comment est-ce arrivé? Ce point reste obscur. Le mal n’est pas logique. Seul Dieu et le bien sont logiques, sont lumière. Le mal reste mystérieux. On l’a représenté en grandes images, comme au chapitre 3 de la Genèse, avec cette vision des deux arbres, du serpent, de l’homme pécheur. Une grande image qui nous fait deviner, mais ne peut expliquer ce qui est en soi illogique. Nous pouvons deviner, pas expliquer; nous ne pouvons pas même le raconter comme un fait à côté de l’autre, parce que c’est une réalité plus profonde. Cela reste un mystère d’obscurité, de nuit. Mais tout de suite un mystère de lumière vient s’y ajouter. Le mal vient d’une source subordonnée. Dieu avec sa lumière est plus fort. Le mal peut donc être surmonté. C’est pourquoi la créature, l’homme, peut être guéri. Les visions dualistes et même le monisme de l’évolutionnisme ne peuvent pas dire que l’homme peut être guéri; mais si le mal ne vient que d’une source subordonnée, il reste vrai que l’homme peut être guéri. Et le Livre de la Sagesse dit: « Les créatures du monde sont salutaires » (1, 14 volg). Dernier point: non seulement l’homme peut être guéri, mais il est guéri de fait. Dieu a introduit la guérison. Il est entré en personne dans l’histoire. A la source constante du mal il a opposé une source de bien pur. Le Christ crucifié et ressuscité, nouvel Adam, oppose au fleuve sale du mal un fleuve de lumière. Et ce fleuve est présent dans l’histoire: nous voyons les saints, les grands saints mais aussi les saints humbles, les simples fidèles. Nous voyons que le fleuve de lumière qui vient du Christ est présent, qu’il est fort.

Frères et sœurs, c’est le temps de l’Avent. Dans le langage de l’Eglise, le mot Avent a deux significations: présence et attente. Présence: la lumière est présente, le Christ est le nouvel Adam, il est avec nous et au milieu de nous. La lumière brille déjà et nous devons ouvrir les yeux du cœur pour voir la lumière et nous introduire dans le fleuve de la lumière. Et surtout être reconnaissants de ce que Dieu lui-même est entré dans l’histoire comme nouvelle source de bien. Mais Avent veut aussi dire attente. La nuit obscure du mal est encore forte. C’est pourquoi, pendant l’Avent, nous prions avec l’antique peuple de Dieu: « Rorate caeli desuper ». Et nous prions avec insistance: viens Jésus; viens, donne force à la lumière et au bien; viens là où règnent le mensonge, l’ignorance de Dieu, la violence, l’injustice; viens, Seigneur Jésus, donne force au bien dans le monde et aide-nous à être porteurs de ta lumière, artisans de paix, témoins de la vérité. Viens Seigneur Jésus!

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Toutes les catéchèses de Benoît XVI sur saint Paul lors des audiences générales du mercredi, sur le site du Vatican:

 Audiences

bonne nuit

16 avril, 2009

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc.

http://openphoto.net/gallery/image.html?image_id=6627&hints=autumn_belmont_plateau_philadelphia_fall_orange_green_yellow

Prière pour une journée

16 avril, 2009

du site:

http://www.bonheurpourtous.com/botext/priere-journee.html

Prière pour une journée

Seigneur, accorde-moi cette Grâce :
que rien ne puisse troubler ma paix en profondeur,
mais que j’arrive à parler santé, joie, prospérité
à chaque personne que je vais rencontrer,
pour l’aider à découvrir les richesses qui sont en elle.
Aide-moi surtout, Seigneur,
à savoir regarder la face ensoleillée
de chacun de ceux avec qui je vis.
Il m’est parfois si difficile, Seigneur,
de dépasser les défauts qui m’irritent en eux,
plutôt que de m’arrêter à leurs qualités vivantes,
dont je jouis sans y prendre garde.

Aide-moi aussi, Seigneur,
à regarder ta Face ensoleillée,
même en face des pires événements :
il n’en est pas un qui ne puisse être source
d’un bien qui m’est encore caché,
surtout si je m’appuie sur Marie.

Accorde-moi, Seigneur,
la Grâce de ne travailler que pour le bien,
le beau et le vrai, de chercher sans me lasser,
dans chaque homme, l’étincelle
que Tu y as déposée en le créant à ton image.

Accorde-moi encore d’avoir autant d’enthousiasme
pour le succès des autres que pour le mien,
et de faire un tel effort pour me réformer moi-même
que je n’aie pas le temps de critiquer les autres.

Je voudrais aussi, Seigneur,
que tu me donnes la Sagesse de ne me rappeler les erreurs du passé
que pour me hâter vers un avenir meilleur.

Donne-moi, à toute heure de ce jour,
d’offrir un visage joyeux et un sourire d’ami
à chaque homme, ton fils et mon frère.

Donne-moi un coeur
trop large pour ruminer mes peines,
trop noble pour garder rancune,
trop fort pour trembler,
trop ouvert pour le refermer sur qui que ce soit.

Seigneur, mon Dieu,
je Te demande ces Grâces pour tous les hommes
qui luttent aujourd’hui comme moi,
afin que diminue la haine et que croisse l’amour,
car depuis ta Résurrection,
la haine et la mort ont été vaincues par l’Amour et la Vie.

Ouvre mes yeux à l’invisible
pour que rien n’arrive à ébranler l’optimisme
de ceux qui croient en Toi
et qui espèrent en l’Homme. Amen.

Soeur Emmanuelle

Saint Augustin : « C’est vous qui en êtes les témoins »

16 avril, 2009

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20090416

Le jeudi de Pâques : Lc 24,35-48
Commentaire du jour
Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Sermon 116 ; PL 38, 657 (trad. Solesmes, Lectionnaire, vol. 3, , p. 85 rev.)

« C’est vous qui en êtes les témoins »

      Après sa résurrection, le Seigneur est apparu à ses disciples et les a salués en disant : « La paix soit avec vous ! » C’est vraiment la paix, cette salutation qui sauve, car le mot « salutation » vient de « salut ». Que pourrait-on espérer de meilleur ? L’homme reçoit la salutation du salut en personne, car notre salut c’est le Christ. Oui, il est notre salut, lui qui a été blessé pour nous et cloué au bois, puis descendu du bois et mis au tombeau. Mais du tombeau il est ressuscité ; ses blessures sont guéries, mais gardent pourtant leurs cicatrices. Il est utile à ses disciples que ses cicatrices demeurent afin que les blessures de leur coeur soient guéries. Quelles blessures ? Les blessures de leur incrédulité. Il est apparu à leurs yeux avec un corps véritable et « ils croyaient voir un esprit ». Ce n’est pas là une blessure légère dans leur coeur…

      Mais que dit le Seigneur Jésus ? « Pourquoi ce trouble, et pourquoi ces doutes qui s’élèvent dans votre coeur ? » Il est bon pour l’homme non que sa pensée s’élève dans son coeur, mais que ce soit son coeur qui s’élève — là où l’apôtre Paul voulait établir le coeur des fidèles, à qui il disait : « Du moment que vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d’en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu. Tendez vers les réalités d’en haut, non celles de la terre. Car vous êtes morts et votre vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ sera manifesté, lui qui est votre vie, alors vous aussi serez manifestés avec lui pleins de gloire » (Col 3,1s). Et quelle est cette gloire ? La gloire de la résurrection…

      Nous, nous croyons à la parole de ces disciples, sans qu’ils nous aient montré le corps ressuscité du Sauveur… Mais à ce moment-là, l’événement paraissait incroyable. Le Sauveur les a donc amenés à croire non seulement par la vue, mais aussi par le toucher, pour que par le moyen des sens la foi descende dans le coeur et puisse être prêchée dans le monde entier à ceux qui n’avaient pas vu ni touché, mais qui pourtant croiraient sans hésitation (cf Jn 20,29).