Archive pour le 3 avril, 2009

bonne nuit

3 avril, 2009

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. calune
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Saint Pierre Chrysologue: « Pour quelle bonne oeuvre voulez-vous me lapider ? »

3 avril, 2009

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20090403

Commentaire du jour
Saint Pierre Chrysologue (vers 406-450), évêque de Ravenne, docteur de l’Église
Sermon 108 ; PL 52, 499 (trad. Brésard, 2000 ans A, p. 220)

« Pour quelle bonne oeuvre voulez-vous me lapider ? »

      « Je vous supplie par la miséricorde de Dieu » (Rm 12,1) : Paul fait une demande, ou plutôt à travers Paul, Dieu fait une demande, lui qui veut davantage être aimé que craint. Dieu fait une demande, parce qu’il veut moins être Seigneur que Père… Écoute le Seigneur demander [par son Fils] : « Tout le jour, dit-il, j’ai tendu les mains » (Is 65,2). N’est-ce pas en tendant les mains que d’habitude on demande ? « J’ai tendu les mains. » Vers qui ? « Vers le peuple. » Vers quel peuple ? Un peuple non seulement incroyant, mais « rebelle ». « J’ai tendu les mains » : il ouvre ses bras, dilate son coeur, présente sa poitrine, offre son sein, fait de tout son corps un refuge, pour montrer par cette supplication à quel point il est père. Écoute Dieu demander ailleurs : « Mon peuple, que t’ai-je fait ou en quoi t’ai-je attristé ? » (Mi 6,3) Ne dit-il pas : « Si ma divinité vous est inconnue, ne reconnaîtrez-vous pas ma chair ? Voyez, voyez en moi votre corps, vos membres, vos entrailles, vos os, votre sang ! Et si vous craignez ce qui est à Dieu, pourquoi n’aimez-vous pas ce qui est vôtre ? Si vous fuyez le Seigneur, pourquoi ne courez-vous pas vers le Père ?

      Mais la grandeur de la Passion, dont vous êtes cause, vous couvre peut-être de confusion. Ne craignez pas ! Cette croix n’est pas mon gibet, mais celui de la mort. Ces clous ne fixent pas la douleur en moi, mais ils enfoncent plus profondément en moi l’amour que j’ai pour vous. Ces blessures ne m’arrachent pas des cris, elles vous introduisent davantage au fond de mon coeur. L’écartèlement de mon corps vous donne une plus large place en mon sein, il n’accroît pas mon supplice. Je ne perds pas mon sang, je le déverse pour payer le vôtre.

      Venez donc, revenez, reconnaissez en moi un père que vous voyez rendre le bien pour le mal, l’amour pour l’injustice, une telle tendresse pour de telles blessures.

Dimanche des Rameaux : Scoop à Jerusalem

3 avril, 2009

du site:

http://users.skynet.be/prier/textes/PR1066.HTM

Dimanche des Rameaux : Scoop à Jerusalem

Auteur : Marie-Claude Pellerin
 
Comme une traînée de poudre
entre rues et venelles de la ville
sous la botte de l’Empire romain,
la nouvelle se répand de bouches jusqu’à oreilles :
 »Il vient, Il va venir,
celui que tout le peuple attend depuis longtemps
pour faire tomber le joug pesant sur nos épaules ! »
Déjà les plus ardents ont étendu par terre
leurs manteaux colorés pour en faire un tapis
tandis que d’autres encore coupent aux arbres alentour
des brassées de rameaux tout gorgés de printemps.
Courant à Sa rencontre hors des murs de la ville,
la foule à l’unisson crie son enthousiasme:
 »Hosanna ! Gloire à Dieu !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur,
le grand Roi d’Israël !  »
 »Qui est-ce ?  » questionnent, hagards,
quelques badauds curieux.
 » Vous ne le savez pas ! C’est Jésus, le Messie !
Celui dont les prophètes ont promis la venue !
Regardez, Il arrive !  »
C’est à ce moment-là qu’offusque l’équivoque :
accueilli comme un Roi dont on a, pompeusement,
improvisé le sacre aux yeux de tout le peuple…
Accueilli comme un Roi Jésus entre en la ville,
monté sur un ânon, le petit d’une ânesse !
Ainsi c’était donc…  » ça  »,
ce grand Libérateur tant et tant espéré !
Pas même un guerrier chevauchant,
arme au poing, un pur sang vigoureux,
mais un homme doux et humble avançant,
désarmant, au milieu de la foule totalement désarmée !
Serait-ce que, côté terre, comme au premier Noël
où Il naît sur la paille, Dieu choisisse à nouveau
de chambouler l’échelle de nos valeurs humaines ?
Serait-ce que, côté coeur pour conquérir le nôtre,
Dieu choisisse sciemment d’arracher à jamais
le masque dur et hautain dont les hommes l’affublent
depuis la nuit des temps ?
Etrange cette histoire des tout premiers Rameaux
et étrange ce Roi qui, quatre jours plus tard
et dans Sa démesure, Se mettra à genoux
devant tous Ses disciples pour leur laver les pieds !
Et si ces paradoxes devaient, à notre tour,
bousculer nos raisons, ne nous étonnons pas car :
 »Dieu ne serait pas Dieu
s’Il était raisonnable !  » (Charles Singer)

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