Archive pour le 20 février, 2009

Marie Vierge

20 février, 2009

Marie Vierge dans images sacrée

http://santiebeati.it/

« Ayant trouvé une perle… »

20 février, 2009

du site:

http://www.esprit-et-vie.com/article.php3?id_article=2268

« Ayant trouvé une perle… »

Fr. François Cassingena-Trévedy, o.s.b.

Lectures : 1 R 3, 5-12 – Ps 118 – Rm 8, 28-30 – Mt 13, 44-52

Esprit & Vie n° 197 – Juillet 2008, p. 34-35.

La nuit, avec le sommeil qui naturellement l’accompagne, est un temps particulier d’intimité avec le Seigneur et d’alliance avec lui. Un moment d’intervention chirurgicale dans le cas d’Adam, lorsque « le Seigneur Dieu fit tomber une torpeur sur l’homme qui s’endormit » et « prit une de ses côtes et referma la chair à sa place » (Gn 2, 21). Mystérieux, de même, le sommeil que le Seigneur fait tomber sur Abraham, « alors que le soleil allait se coucher », pour lui révéler l’avenir de sa descendance (Gn 15, 12-21). Mystérieux, le sommeil de Jacob qui, sur la pierre dont il a fait son chevet de fortune, voit s’ériger les étages enchantés de la nuit peuplée d’anges (Gn 28, 10-22). Mystérieux, le sommeil de Booz le moissonneur, traversé d’un frisson sur son aire, tandis que s’approche de lui la glaneuse (Rt 3, 6-15) qui deviendra l’aïeule de David. Il existe, dans l’Écriture, une généalogie des nuits, jusqu’à la nuit de la Nativité (Lc 2, 8), jusqu’à la nuit pascale que sous-entend le matin (Mc 16, 2), jusqu’à la nuit eschatologique qu’un grand cri par le milieu déchire : « À minuit un cri retentit : « Voici l’Époux ! sortez à sa rencontre ! » » (Mt 25, 6.) Théologie biblique de la nuit. Suite des nuits théologiennes parce qu’elles parlent de Dieu, parce que Dieu y parle, parce que Dieu s’y approche de l’homme pour en faire son ami. « O vere beata Nox ! », comme chante la liturgie de la Vigile pascale, autour du feu de camp qui monte, d’un vigoureux coup de rein, jusqu’au plus clair des étoiles. C’est dans la lignée de ces grands « Nocturnes » que s’inscrit le songe de Gabaôn dont est gratifié le jeune Salomon à l’aurore prometteuse de son règne, avant que sa magnificence, dégénérant en instinct de collectionneur d’œuvres d’art et de femmes, n’obnubile finalement la transparence de son ciel intérieur.

Le Seigneur visite le souverain dans la nuit et, avec une libéralité sans pareille, lui demande de demander ce qu’il veut. Le Seigneur est à tu et à toi avec le jeune homme, comme il l’était avec son père David. Cette amitié et cette fidélité ne sont-elles pas déjà les plus splendides des étrennes ? Mais la nuit est aussi le temps de l’épreuve et le Seigneur veut sonder le cœur du roi qui se révélera à la nature de sa demande. Or, que demande le roi ? Il demande un cœur. Très précisément : « un cœur qui écoute » (1 R 3, 9). Bienheureuse candeur, bienheureuse jeunesse ! Du même Salomon, du vieux Salomon, il sera dit plus tard que « son cœur ne fut plus tout entier au Seigneur son Dieu » (1 R 11, 4). Le cœur entier (hébr. léb shalém) évoque précisément le nom même de Salomon (hébr. Shelômô)… Le cœur entier est identique au cœur qui écoute, car c’est en écoutant – en n’étant qu’écoute – que l’on est entièrement au Seigneur. Toujours est-il que cette « prière du cœur » du jeune Salomon – cette demande d’un cœur – touche le cœur de Dieu. Le Seigneur ne saurait refuser à quiconque lui demande cet organe même qu’il entend nous donner, que lui seul est capable de créer en nous : « Je vous donnerai un cœur » (Ez 36, 26), dit Dieu à l’homme : « Crée en moi un cœur » (Ps 51, 12), dit l’homme à Dieu. Un cœur nouveau, un cœur pur, un cœur entier, un cœur-qui-écoute  : c’est tout un.

Parce qu’il sait ce qu’il veut, parce qu’il sait exactement ce qu’il lui faut (et il y a là déjà d’éminentes qualités), Salomon demande un cœur capable de discerner, littéralement de comprendre entre le bien et le mal (1 R 3, 9). Prononcé entre ces deux termes, le discernement est l’acte le plus fondamental de la sagesse. Salomon est l’homme du jugement (1 R 3, 16-28) entre les êtres : il est aussi l’homme de la comparaison entre les termes, entre les images, entre les idées, l’homme du mashal (1 R 5, 12), autrement dit l’homme des Proverbes (Pr 1, 1 ; 10, 1), des similitudes, des paraboles qui reposent toujours sur le principe de la comparaison. « Le Royaume des cieux est comparable… »

Jésus, celui qui parle en paraboles, est le nouveau Salomon. Jésus parle du Royaume en paraboles, mais aussi les paraboles sont pour lui une espèce de royaume. Par les comparaisons qu’elles établissent, par le degré métaphorique du langage qu’elles mettent en jeu, les paraboles sont en somme la parole dans sa condition de royaume, c’est-à-dire la parole spacieuse, habitable, susceptible d’interprétations toujours neuves. La parabole, c’est l’espace de la parole, dans la parole elle-même pour que l’on puisse s’y sentir à l’aise. La parabole, sujet d’interprétation, c’est la parole délicieusement habitable, comme un paradis. C’est parce que la parole s’élargit en parabole, en métaphore, que l’herméneutique est possible. Un homme sans chantier d’interprétation – sans champ herméneutique – est un homme sans royaume et, partant, un homme malheureux. L’interprétation des Écritures, ouverte au cœur qui écoute, est le royaume le plus vaste, le plus riche, le plus accessible aux pauvres aussi (Mt 5, 3). Interpréter les paraboles du Royaume, c’est aussi nous aviser que l’interprétation même (dont la lectio divina est un autre nom) est un royaume, que l’interprétation même de la Parole est déjà le Royaume, car il y a vraiment béatitude à parler de la Parole et à l’habiter. L’interprétation des Écritures est elle-même un champ, un champ herméneutique, et c’est ainsi que l’on peut interpréter – aussi – le champ de la parabole du Royaume que nous propose Jésus. Le trésor caché dans ce champ, c’est la Parole elle-même.

La perle est proposée, entre autres, en parabole. Non seulement la perle est tournée en parabole, mais la perle est cachée dans la parabole même, en tant que celle-ci est le champ poétique du parler de l’homme Jésus au milieu de nous. La perle, c’est-à-dire la Parole. La Parole en son mystère, la Parole entendue selon son identité personnelle, autrement dit Jésus lui-même, Parole vivante du Père adressée à nous. Jésus, « Sagesse de Dieu » (1 Co 1, 24), « Sagesse plus précieuse que les perles » (Jb 28, 18), Sagesse plus sage que Salomon, puisque aussi bien « il y a ici plus que Salomon » (Mt 12, 42), et néanmoins demandée par Salomon dans la prescience de sa prière : « J’ai prié, et l’Esprit de Sagesse m’est venu. » (Sg 7, 7.) Et comme la parabole est le déploiement poétique de la parole, ouvrant le champ, le jardin, le paradis de l’interprétation, la Perle est le résumé, le cœur solide, le cœur parfait des Écritures. « Inventa una pretiosa margarita… » comme parle la Vulgate à propos du négociant. Traduisons à l’oreille : « Ayant trouvé une marguerite… » Traduction légitime, puisque, au dire du Cantique, le Bien-aimé est « la fleur des champs » (Ct 2, 1). Traduisons avec exactitude : « Ayant trouvé une perle… » La Perle, c’est le Christ. Cédons la parole à Éphrem de Nisibe, le grand poète syriaque du ive siècle qui s’en donnait à cœur joie à travers le champ des Écritures :

Un jour, l’un des jours,

Mes frères, je pris

Une perle : en elle

Symboles je vis,

O fils du Royaume !

Images, figures

De la Majesté !

Elle devint source :

À elle je bus

Mystères du Fils [1].

Le risque de la « dérive eugéniste » n’est pas théorique, déclare Mgr Fisichella.

20 février, 2009

du site:

http://www.zenit.org/article-20207?l=french

Le risque de la « dérive eugéniste » n’est pas théorique, déclare Mgr Fisichella.

Présentation du prochain congrès de l’Académie pontificale pour la Vie

ROME, Mardi 17 février 2009 (ZENIT.org) – Le risque de la « dérive eugéniste » n’est pas purement théorique, déclare Mgr Fisichella.

« Les nouvelles frontières de la génétique et le risque de l’eugénisme » : c’est le thème du congrès organisé par l’Académie pontificale pour la Vie (PAV) qui se tiendra au Vatican vendredi et samedi prochain, les 20 et 21 février, à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de l’académie  (cf. Zenit des 29 janvier 2009 et 10 février 2009).

Le congrès a été présenté au Vatican ce mardi  17 février, par Mgr Rino Fisichella, président de l’Académie, Mgr Ignacio Carrasco de Paula, chancelier, et par le prof. Bruno Dallapiccola, professeur de génétique médicale à l’université de Rome « La sapienza ».

Les travaux du congrès seront introduits par Mgr Fisichella. La première session de travail sera consacrée au thème : « Les nouvelles frontières : histoire et définition du concept de génétique » ; la deuxième session au thème : « La dignité de la personne humaine et l’eugénisme » ; la troisième session au thème : « Génétique et eugénisme à la lumière de la théologie morale ». Les travaux se termineront avec l’audience de Benoît XVI.

Vérifier si sont présents à l’intérieur de l’expérimentation génétique des aspects qui de fait relèvent de « l’eugénisme » : c’est l’objectif de ce congrès, ont expliqué les intervenants.

Mgr Fisichella a fait observer que les conquêtes de la génétique s’accompagnent d’un progrès technologique constant, parfois frénétique, qui semble sans frontières. Il est aujourd’hui possible non seulement de faire la « carte » de milliers de gènes, qui permettent d’avoir connaissance de différents types de maladies et on offre souvent la possibilité de surmonter la pathologie héréditaire. Mais toute conquête scientifique porte en elle-même, inévitablement, cet aspect double qui en manifeste à la fois la beauté et le caractère tragique, a-t-il fait remarquer en substance.

Différents projets d’ordre scientifique, biologique et politique comportent un « jugement éthique, surtout lorsque l’on veut soutenir qu’on met en œuvre une action eugénique au nom d’une ‘normalité’ de vie ».

Cette mentalité certainement réductrice, mais bien présente, tend à considérer « qu’il y a des personnes qui ont moins de valeur que d’autres, que ce soit en raison de leurs conditions de vie comme la pauvreté ou le manque d’éducation, que ce soit à cause de leur condition physique : par exemple les personnes handicapées, les malades mentaux, les personnes qui sont ‘en état végétatif’, comme on dit, les personnes âgées porteuses de pathologies graves », a fait observer Mgr Fisichella.

Il a précisé : « Un formalisme linguistique subtile uni à une bonne publicité soutenue par de grands intérêts économiques » fait perdre de vue les vrais dangers sous-jacents et tend à créer une mentalité qui n’est plus en mesure de reconnaître le mal objectif présent ni de formuler un jugement éthique qui lui corresponde ».

Il a ajouté qu’un risque de dérive de la génétique n’est pas seulement « théorique », mais appartient hélas à une « mentalité qui tend lentement mais inexorablement à se répandre ».

« Il arrive ainsi, a affirme Mgr Fisichella, qu’alors qu’il ne semble plus y avoir de place dans nos sociétés démocratiques, respectueuses de la personne par principe, pour l’eugénisme, mis hors la loi dans l’utilisation terminologique, qu’il réapparaisse cependant en pratique et en toute bonne conscience. Le but du congrès sera de vérifier si à l’intérieur de l’expérimentation génétique sont présents des aspects qui tendent vers une action eugéniste et la mettent effectivement en œuvre ».

Pour sa part, Mgr Ignacio Carrasco de Paula a formulé en ces termes le principal objectif du congrès : « L’objectif principal est d’attirer l’attention de tous sur les bénéfices notables que l’on peut obtenir de la recherche génétique si, comme il semble correct et souhaitable, l’on oriente éthiquement à la fois le travail des chercheurs et les investissements publics ou privés, et que l’on surmonte la tentation des raccourcis apparents proposés par l’eugénisme ».

Le prof. Bruno Dallapiccola s’est arrêté aux conséquences de la connaissance du génome humain. Pour lui, de nombreuses conséquences de la génétique sont, avant même d’avoir été expérimentées, « transférées au marché de la santé et sont proposées aux utilisateurs en-dehors des protocoles » par lesquels la médecine devrait aborder les innovations diagnostiques..

La reconnaissance du caractère variable de la biologie aide de toute façon à regarder « chaque patient non comme un numéro ni non plus comme un simple produit du code génétique mais comme une personne », a ajouté le professeur de médecine.

« On a une grande admiration pour ce progrès scientifique qui change vraiment la vie ; La compréhension des bases biologiques des maladies nous permet d’améliorer les approches diagnostiques. Mais naturellement, il faut prudence et précaution dans l’utilisation parce que tout ce qui nous est vendu pour de « l’or » n’est pas forcément en mesure de faire du bien à l’humanité ».

Le généticien a également cité deux savants généticiens, James Watson et Craig Venter, qui avaient eux aussi décidé de faire la carte de leur génome. Il en est ressorti qu’ils auraient dû être affligés de différentes maladies et n’avaient pas un « profil » de chercheurs : potentiellement, ils étaient susceptibles de comportement antisocial, alcoolisme, hypertension, obésité, ictus, Alzheimer, etc. En quelque sorte un hymne à la liberté humaine qui de l’ADN peut tirer de soi-même bien autre chose que ce que le déterminisme pourrait suggérer.

Le professeur a mis en garde contre les sites qui promettent par exemple, avec l’examen de l’ADN de fournir la crème de beauté la plus adaptée à la peau… Il a également mis en garde contre les erreurs de diagnostic pour ce qui est du recours à la génétique dans l’assistance à la procréation (parfois de 15 %). Il demande que l’on « dise la vérité » aux couples, mais aussi « toute » la vérité.

bonne nuit

20 février, 2009

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. Stewartia%20pseudocamellia%20Autumn%20colouring

http://www.mygarden.ws/october.htm

Saint Léon le Grand : « Qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive »

20 février, 2009

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php?language=FR&module=commentary&localdate=20090220

Commentaire du jour
Saint Léon le Grand (?-vers 461), pape et docteur de l’Église
8e homélie sur la Passion

« Qu’il prenne sa croix, et qu’il me suive »

      Le Seigneur est livré à ceux qui le haïssent. Pour insulter sa dignité royale, on l’oblige à porter lui-même l’instrument de son supplice. Ainsi s’accomplissait l’oracle du prophète Isaïe : « Il a reçu sur ses épaules l’insigne du pouvoir » (Is 9,5). En se chargeant ainsi du bois de la croix, de ce bois qu’il allait transformer en sceptre de sa force, c’était certes aux yeux des impies un grand sujet de dérision, mais pour les fidèles un mystère étonnant : le vainqueur glorieux du démon, l’adversaire tout-puissant des puissances du mal, présentait sur ses épaules, à l’adoration de tous les peuples, avec une patience invincible, le trophée de sa victoire, le signe du salut. Et par l’image qu’il donne en ce geste, on dirait qu’il voulait fortifier tous ceux qui l’imiteront, tous ceux à qui il dit : « Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n’est pas digne de moi » (Mt 10,38).

      Comme la foule allait avec Jésus au lieu du supplice, on rencontra un certain Simon de Cyrène, et on fit passer le bois de la croix des épaules du Seigneur sur les siennes. Ce geste préfigurait la foi des nations, pour qui la croix du Christ devait devenir, non un opprobre, mais une gloire.