Archive pour janvier, 2009

Marie, Mère de Dieu (à moi semble chinoise, mais ne demandez pas que langue est!)

29 janvier, 2009

Marie, Mère de Dieu (à moi semble chinoise, mais ne demandez pas que langue est!) dans images sacrée

http://santiebeati.it/

Synaxaire de l’Annonciation de Notre Très Sainte Souveraine et toujours Vierge Marie

29 janvier, 2009

du site de la Paroisse Ortodoxe Saint Ignace le Théophore – Nice:


http://orthodoxesantiochenice.wordpress.com/

Synaxaire de l’Annonciation de Notre Très Sainte Souveraine et toujours Vierge Marie

- 25 mars -
Synaxaires -> Synaxaires des grandes fêtes
Icônes de la Vierge Marie -> Icône de l’Annonciation

extrait, pour l’ensemble du texte sur le site:

http://www.icones-grecques.com/textes/synaxaires-vies-de-saints/synaxaire-de-l-annonciation-de-la-vierge-marie.htm

En ce jour qui suit de peu l’équinoxe de printemps, alors que l’obscurité de la nuit, ayant atteint le terme de son extension, commence à céder la place à la lumière, l’Eglise célèbre la conception de Notre Seigneur Jésus-Christ et la descente, en ce monde obscurci par les ténèbres, du Soleil de Justice, qui a retourné le mouvement du temps et de l’histoire et, d’une descente vers la mort, en a fait une remontée vers le printemps définitif de l’éternité.

Racine et principe de toutes les autres fêtes du Seigneur, par lesquelles nous commémorons chaque année notre Rédemption, cette fête de l’Annonciation doit toujours être rigoureusement célébrée à la même date, car, selon une ancienne tradition, c’est au mois de mars que le monde fut créé par Dieu et c’est le 25 mars précisément qu’Adam, trompé par la promesse du serpent et voulant se faire dieu, transgressa le commandement divin et fut exilé du Paradis [1]. Il convenait donc que la guérison de notre nature s’accomplisse, telle une seconde création, par les mêmes moyens et en ces mêmes jours qui ont été ceux de notre chute. Et, de même que le genre humain avait été assujetti à la mort par la désobéissance d’Eve, au printemps du monde, il convenait qu’il en fût délivré au mois de mars par l’obéissance de la Vierge. Développant magnifiquement cette doctrine des correspondances dans l’Economie de la Rédemption, Saint Irénée de Lyon écrit à ce propos : « De même que celle-là (Eve) avait été séduite par le discours d’un ange, de manière à se soustraire à Dieu en transgressant sa parole, de même celle-ci (Marie) fût instruite de la bonne-nouvelle par le discours d’un Ange, de manière à porter Dieu en obéissant à sa parole ; et, de même que celle-là avait été séduite de manière à désobéir à Dieu, de même celle-ci se laissa persuader d’obéir à Dieu, afin que de la vierge Eve, la Vierge Marie devienne l’avocate : et, de même que le genre humain avait été assujetti à la mort par une vierge, il en fut libéré par une vierge, la désobéissance d’une vierge ayant été contrebalancée par l’obéissance d’une vierge » [2].

Après notre chute, Dieu, prenant patience dans Sa miséricorde infinie, avait peu à peu préparé l’humanité, de génération en génération, par des événements heureux et malheureux, à la réalisation du Grand Mystère qu’Il tenait caché avant tous les siècles dans son Conseil trinitaire : l’Incarnation du Verbe. Alors qu’Il savait, bien à l’avance, qu’elle allait être la faute de l’homme et ses tragiques conséquences, c’est en ayant en vue le terme de ce mystère qu’Il avait pourtant créé la nature humaine, afin de s’y préparer une Mère [3] qui, par la beauté de son âme immaculée, relevée de l’ornement de toutes les vertus, attira sur elle les regards du Tout-Puissant et devint la chambre nuptiale du Verbe, le réceptacle de Celui qui contient tout, le Palais du Roi du Ciel et le terme du dessein divin.

Six mois après la conception miraculeuse de celui qui devait être en toutes choses le Précurseur du Sauveur (Luc 1:17), Gabriel, l’Ange de la miséricorde (cf. 8 novembre), fut envoyé par le Seigneur à Nazareth en Galilée, auprès de la Vierge Marie qui, au sortir du Temple, avait été fiancée au juste et chaste Joseph, pour qu’il soit le gardien de sa virginité [4]. Surgissant soudain dans la maison sous une apparence humaine, un bâton à la main, l’Ange salua celle qui devait devenir la consolation des larmes d’Eve [5] en disant : « Réjouis-Toi, pleine de grâce, le Seigneur est avec Toi! » (Luc 1:8). Devant cette étrange apparition la Vierge laissa tomber son fuseau [6] et, toute troublée par ces paroles de l’incorporel, elle se demandait si cette annonce de joie n’était pas, comme pour Eve, une nouvelle tromperie de celui qui sait se transformer en ange de lumière (cf. II Cor. 11, 14). Mais l’Ange La rassura et Lui dit : « Sois sans crainte, Marie, car Tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Ne T’étonne pas de mon étrange aspect et de ces paroles de joie, alors que, trompée jadis par le serpent, ta nature a été condamnée à la douleur et aux gémissements, car moi, c’est la vraie joie que je suis venu T’annoncer et la délivrance de la malédiction de la première mère (cf. Genèse 3:16). Voici que Tu concevras et enfanteras un fils, en accomplissement de la prédiction du Prophète Isaïe qui disait : « Voici que la vierge concevra et enfantera un fils! » Et Tu l’appelleras du nom de Jésus, ce qui signifie Sauveur. Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut. »

A ces paroles inouïes, la Vierge s’exclama : « Comment cela serait-il possible, puisque je ne connais point d’homme? » Elle ne mettait pas en doute la parole divine par manque de foi, comme Zacharie qui avait été pour cela puni de mutisme (Luc 1:20), mais elle se demandait comment ce mystère pourrait bien se réaliser en elle, sans l’union nuptiale, devenue la loi de la reproduction du genre humain soumis à la corruption. Comprenant ses doutes, l’Ange ne la blâma pas, mais il lui expliqua le mode nouveau de cette naissance : « L’Esprit Saint viendra sur Toi, qui a été comblée de grâce en préparation de Sa venue, et la puissance du Très-Haut Te couvrira de Son ombre. » Puis, rappelant qu’Elisabeth, celle qu’on appelait « la stérile », venait de concevoir un fils dans sa vieillesse, il lui montra ainsi que là où Dieu le veut l’ordre de la nature est vaincu [7], et il lui confirma que par Sa venue en elle le Saint-Esprit allait accomplir un miracle plus grand encore que la création du monde et, qu’abaissant les cieux, le Roi de l’univers, Celui qui contient tout, allait s’anéantir lui-même (Philippiens 2:7) par une ineffable condescendance, afin de demeurer en son sein, de s’y mêler en une union sans confusion à la nature humaine, et de se revêtir de sa chair, teinte en son sang virginal, comme une pourpre royale.

Inclinant alors humblement son regard à terre et adhérant de toute sa volonté au dessein divin, la Vierge répondit : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon Ta parole! »

Par ces paroles elle acceptait, et avec elle la nature humaine tout entière, la venue en elle de la puissance divine transmise par les paroles de l’Ange. Et c’est à cet instant même que s’accomplit la conception du Sauveur. Le Fils de Dieu devient Fils de ]’Homme, une seule Personne en deux natures. Dieu se revêt de l’humanité et la Vierge devient en toute vérité Mère de Dieu (Théotokos), afin que, par cet échange des propriétés naturelles, les hommes, délivrés de l’enfer, puissent devenir fils de Dieu par la Grâce.

L’accomplissement de ce Mystère de l’Incarnation, caché même à la connaissance des Anges, ne fut donc pas seulement l’oeuvre du Père, dans Sa complaisance, du Fils qui descendit des cieux, et de l’Esprit qui recouvrit la Vierge de Son ombre, mais le Seigneur attendait que celle qu’il avait choisie entre toutes les femmes y prenne aussi une part active par son acquiescement libre et volontaire, de sorte que la Rédemption du genre humain fût l’oeuvre commune de la volonté de Dieu et de la foi de l’homme. Ce fut donc par une libre coopération (synergie) de l’humanité au dessein divin que s’est accompli ce Grand Mystère préparé depuis l’origine du monde, que Dieu devient homme pour que l’homme devienne dieu [8], et que la Vierge, Epouse inépousée, est devenue pour notre nature renouvelée la source et la cause de tous les biens.

Luc raconte Paul : Aux portes de Damas

29 janvier, 2009

du site:

http://www.bible-service.net/site/495.html

Commentaire : Luc raconte Paul

Aux portes de Damas

Le récit autobiographique de Paul dans la lettre aux Galates est assez elliptique et fortement théologique. En racontant le parcours de Paul, l’auteur des Actes des Apôtres donne plus de détails. Mais, nouvelle étrangeté : la conversion de Paul est si importante qu’elle est racontée trois fois… de manière différente !

Dans le livre des Actes des Apôtres il y a trois récits de la conversion de Paul. Le premier (Ac 9) est fait par le narrateur, les deux autres (Ac 22 et 26) par Paul lui-même. Ces trois récits relatent la même intervention de Dieu sur le chemin de Damas, mais comportent un certain nombre de divergences. Que disent ces trois récits ? Leur répétition montre tout d’abord l’importance que l’auteur accorde à la conversion de Paul. Leurs divergences sont autant de clins d’œil adressés au lecteur et d’invitations à en chercher le sens. Avec son génie de conteur, Luc nous invite à entrer progressivement dans le mystère de la conversion de Paul.

À l’approche de Damas

Le premier récit de conversion (Ac 9) relate l’aller-retour de Saul (le nom de Paul au début du récit) de Jérusalem à Damas. Mandaté par le grand prêtre, Saul arrive devant Damas en persécuteur sanguinaire. Mais, aux portes de la ville le Seigneur l’attend. Le lieu a une certaine importance. Il est en effet un endroit symbolique, un lieu de passage mais aussi de jugement. Les rois grecs, quand ils visitaient leur royaume, s’arrêtaient aux portes des villes pour écouter les doléances de leurs sujets et leur rendre justice. Ce n’est pas pour rien que, dans l’œuvre de Luc, beaucoup de choses se passent aux portes des villes. Jésus ressuscite un jeune homme aux portes de Naïn, il guérit un aveugle aux portes de Jéricho, il pleure sur Jérusalem à l’approche de la ville…

L’épisode de la porte de Damas est bien une scène de jugement. Saul en effet rencontre le Seigneur, qui est à la fois le juge et la victime et qui lui demande des comptes. L’interrogatoire est bref et la sentence immédiate. Elle révèle la vraie nature du persécuteur : il est aveugle. Cependant elle n’écrase pas le condamné. Elle le relève au contraire et lui indique le chemin de la conversion. Saul doit faire confiance à une communauté :  »On te dira ce que tu dois faire ». Les témoins de la scène ne voient personne mais entendent la voix. Saul, lui, a-t-il vu le ressuscité ? Pour le moment nous ne le savons pas.

Terrassé par le Seigneur et aveuglé par sa lumière, Saul entre maintenant dans la ville, conduit par la main de ses compagnons. Il en sortira ballotté dans un panier le long des remparts de la ville.

Il est l’instrument choisi

La deuxième intervention divine se passe chez un disciple de Jésus, Ananie, à qui le Seigneur communique son projet sur Saul :  »Cet homme est l’instrument que je me suis choisi pour répondre de mon Nom devant les nations païennes, les rois et les Israélites. » Nous lecteurs, nous assistons à cette scène et nous savons maintenant à quoi Saul est destiné. Mais comment Saul va-t-il le savoir ? Par Ananie, en principe, qui devrait logiquement lui communiquer le message divin. Mais Ananie ne le fait pas.

Observons bien ce qui se passe. Ananie va trouver Saul dans la maison de Judas. Il lui impose les mains et le guérit, mais il ne transmet pas le message reçu. Nous sommes donc dans une situation étrange : les lecteurs savent quelque chose que le héros principal de cette histoire ignore. Cet effet littéraire n’est pas gratuit. Il montre que Saul n’est pas une simple marionnette entre les mains de Dieu. Ce dernier a un projet sur Saul, mais il ne lui impose pas. Il lui laisse du temps pour qu’il le découvre par lui-même.

Il a vu le Seigneur

Saul se rend maintenant à Jérusalem. Il quitte le groupe de disciples qui l’ont accueilli pour la première fois pour rencontrer le groupe des apôtres. Une boucle est bouclée. Paul est revenu à son point de départ, mais il ne fréquente plus les mêmes personnes. De l’entourage du grand prêtre, il est passé dans le cercle des chrétiens.

Quand il se présente à Jérusalem Barnabas dit aux apôtres que Saul  »a vu le Seigneur qui lui a parlé ». Le narrateur de cette histoire s’efface donc devant un membre de la communauté chrétienne et lui laisse le soin d’interpréter l’événement du chemin de Damas et de révéler aux apôtres, et aussi à nous les lecteurs, que Saul a bien vu le Seigneur ressuscité. Les apparitions du Seigneur ne sont pas d’abord un fait observable par un historien. Ils sont d’abord l’objet d’un témoignage de croyant.

Mettez-moi Saul à part pour une œuvre

Au chapitre 13 des Actes, Saul est à Antioche. L’Esprit Saint demande à la communauté de le mettre à part, avec Barnabé, pour  »une œuvre » qu’il ne définit pas. Nous avons le même phénomène littéraire que plus haut. Nous, lecteurs, savons à quoi Saul est destiné, mais Saul ne le sait toujours pas. Il va donc de synagogue en synagogue annoncer Jésus ressuscité. Devant l’opposition des Juifs, il décide de se tourner vers les païens. Apparemment il a décidé cela par lui-même, en accord avec Barnabas. Il a enfin découvert ce à quoi il était destiné. L’Esprit Saint lui a laissé le temps. Au retour de mission il rend compte à la communauté de  »l’œuvre » qu’il vient d’accomplir :  »Ouvrir aux païens les portes de la foi » (Ac 14,27).

Sous la forme du récit Luc vient de nous montrer comment Dieu avait un projet sur Paul mais n’a pas tiré les ficelles. Il l’a laissé trouver par lui-même son chemin. Initiative humaine et plan de Dieu peuvent faire bon ménage.

Deuxième récit de conversion

Le deuxième récit de conversion (Ac 22) est fait par Paul lui-même dans le Temple de Jérusalem. Devant la foule juive, il raconte les événements du chemin de Damas. À part quelques variantes secondaires, Paul reprend les mêmes éléments que nous avons déjà entendus. Mais il apporte deux précisions. Ananie d’abord transmet le message à Paul qui doit être témoin du Christ  »devant tous les hommes », donc également devant les païens. Et Paul raconte ensuite qu’il a eu une vision dans le Temple de Jérusalem au cours de laquelle le Seigneur lui a dit :  »Va, c’est au loin, vers les nations païennes, que je vais, moi, t’envoyer . »

Le lecteur apprend donc par la bouche de Paul des choses qu’il ne savait pas. Ainsi Paul n’a pas décidé par lui-même de passer aux païens. Il a été encouragé par le Seigneur en personne. Et cette vision s’est déroulée au Temple. On remarque la portée symbolique de ce lieu.

Troisième récit de conversion

Alors qu’il est en captivité à Césarée, la ville païenne, Paul raconte une troisième fois sa conversion. Ses interlocuteurs sont des descendants d’Hérode le Grand ainsi que le gouverneur romain Festus. Il y a de nouvelles variantes. Cette fois-ci il n’est plus question de la cécité temporaire de Paul ni du rôle d’Ananie. Plus question non plus de l’extase du Temple. Mais Paul parle de la rencontre avec le Nom de Jésus. Paul qui combattait ce Nom par tous les moyens l’a rencontré sur sa route, en travers de son chemin. Le Seigneur a parlé à Paul et lui dit :
 »Je t’ai destiné à être serviteur et témoin de la vision où tu viens de me voir ….Je t’envoie vers le peuple et les nations païennes pour leur ouvrir les yeux, les détourner des ténèbres vers la lumière… afin qu’ils reçoivent le pardon des péchés et une part d’héritage avec les sanctifiés, par la foi en moi » (Ac 26,14-18).

Maintenant tout est dit. Le narrateur du livre des Actes des Apôtres a laissé Paul faire lui-même le bilan de sa vie. La conversion et la vocation de l’ancien persécuteur forment un tout. Appartenant tout entier au Christ, il témoigne devant les Juifs et les païens. Ce que le Seigneur a annoncé à Ananie s’est accompli :  »Cet homme est un instrument que je me suis choisi pour répondre de mon nom devant les nations païennes, les rois et les Israélites » (Ac 9,15).

bonne nuit

28 janvier, 2009

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. 4076-joshua-tree

Joshua Tree
Location: Joshua Tree National Park, California

http://www.mountaininterval.org/

Bienheureux Guerric d’Igny: 5e sermon pour Noël

28 janvier, 2009

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/www/main.php?language=FR&localTime=01/28/2009#

Bienheureux Guerric d’Igny (v.1080-1157), abbé cistercien

5e sermon pour Noël (trad. cf SC 166, p. 227s et R. Thomas, Pain de Cîteaux)

« Ceux-là entendent la Parole, ils l’accueillent, et ils portent du fruit »
      Assurément, c’est « une parole sûre et qui mérite d’être accueillie sans réserve » (1Th 1,15) que ta Parole toute-puissante, Seigneur ! Descendue en une telle profondeur de silence du haut des demeures royales du Père (Sg 18,14s) jusque dans une mangeoire d’animaux, elle nous parle mieux pour l’instant par son silence. « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » ce que nous dit ce saint et mystérieux silence du Verbe éternel…

      Y a-t-il rien, en effet, qui inculque la règle du silence avec autant de poids et d’autorité, rien qui réprime le mal inquiet de la langue et les tempêtes de la parole…, que la Parole de Dieu silencieuse parmi les hommes ? « La parole n’est pas encore sur ma langue » (Ps 138,4) semble proclamer la Parole toute-puissante lorsqu’elle se soumet à sa mère. Et nous, avec quelle démence nous disons : « Nous vanterons notre langue, nos lèvres sont pour nous, qui sera notre maître ? » (Ps 11,5) Qu’il me serait doux, si cela m’était permis, de garder le silence, de m’effacer et de me taire, même à propos du bien, pour pouvoir prêter une oreille plus attentive, plus recueillie, aux mots secrets et aux significations sacrées de ce divin silence ! Qu’il me serait bon de me mettre à l’école du Verbe pour autant de temps que le Verbe lui-même a gardé le silence à l’école de sa mère…

      « Le Verbe s’est fait chair et il a demeuré parmi nous » (Jn 1,14). Mettons donc toute notre dévotion, frères, à méditer sur le Christ enveloppé des langes dont sa mère l’a couvert, afin de voir, dans la joie éternelle du Royaume, la gloire et la beauté dont son Père l’aura revêtu.

Suisse : Levée des excommunications, les évêques saluent le geste du pape, D’autres pas nécessaires pour le rétablissement de la pleine unité

28 janvier, 2009

du site:

http://www.zenit.org/article-19974?l=french

Suisse : Levée des excommunications, les évêques saluent le geste du pape

D’autres pas nécessaires pour le rétablissement de la pleine unité

ROME, Lundi 26 janvier 2009 (ZENIT.org) – Les évêques catholiques de Suisse saluent le geste de Benoît XVI de lever l’excommunication frappant les 4 évêques ordonnés par Mgr Marcel Lefebvre en Suisse, en 1988, et il font observer, avec le cardinal Re, que « d’autres pas sont encore nécessaires jusqu’au rétablissement de la pleine unité ».

Communiqué de presse de la conférence des évêques de Suisse

En levant l’excommunication des quatre évêques, le pape Benoît XVI ouvre la voie pour dépasser la division provoquée en 1998 par l’ordination sans mandat pontifical par Mgr Marcel Lefebvre de ces quatre évêques.

Déjà avec le Motu proprio de 2007 „Summorum pontificum » qui autorise la célébration de la messe selon le missel de 1962 (dite messe «tridentine») comme forme extraordinaire du rite catholique-romain, le pape a, de sa propre initiative, largement répondu aux attentes de la fraternité Saint Pie X et des fidèles qui lui sont proches.

Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la fraternité sacerdotale Saint Pie X, a demandé au pape, en son nom propre et au nom des trois autres évêques Bernard Tissier de Mallerais, Richard Williamson et Alfonso de Gallareta, la levée de l’excommunication. Dans sa lettre datée du 15 décembre 2008, le supérieur général assure reconnaître l’enseignement de l’Eglise et le primat du pape.

Avec la levée de l’excommunication des quatre évêques, le pape offre une main tendue pour la réconciliation. Le décret de la Congrégation des évêques sur la levée de l’excommunication, signé par le cardinal Giovanni Battista Re, souligne que d’autres pas sont encore nécessaires jusqu’au rétablissement de la pleine unité entre la totalité de la fraternité Saint Pie X et l’Eglise catholique.

Le pape Benoît XVI est parvenu à cette décision avec la conviction qu’après la reconnaissance de l’enseignement et de l’autorité du pape, de bonnes perspectives sont ouvertes pour mener à terme les discussions actuelles sur les questions non-résolues liées à l’acceptation nécessaire du Concile Vatican II. De cette manière, une réconciliation complète dans la pleine communion, basée sur une foi commune, devrait pouvoir être rendue visible aussi rapidement que possible. J’espère et je prie pour que cette réconciliation arrive.

+ Kurt Koch

 président de la Conférence des évêques suisses

Soleure, le 24 janvier 2009

dans le désert – biblique

28 janvier, 2009

dal sito:

http://www.bible-service.net/site/588.html

Note : dans le désert

Les gens de la Bible n’aiment ni la mer ni le désert. La mer, peuplée de monstres effrayants, est le lieu où sombrent les bateaux. Le désert est « le pays des steppes et des pièges, pays de la sécheresse et de l’ombre mortelle, pays où nul ne passe, où personne ne réside » (Jérémie 2,6). La mer et le désert servent pourtant de cadre à tous les commencements.

Commencements
Commencement de l’humanité tout d’abord. Dans le premier récit de création du livre de la Genèse, la vie devient possible à partir du moment où Dieu dompte les eaux, leur fixe une place et permet à la terre ferme d’émerger.

Dans un deuxième récit, Dieu modèle un humain dans un endroit désertique, avec un peu de terre glaise et de l’eau. Commencement du peuple de Dieu ensuite. Dans le désert, Dieu révèle son Nom à Moïse et lui confie la mission de libérer le peuple opprimé en Égypte. Après le passage de la mer, cette libération devient effective.

Lieu de création d’Adam et du peuple d’Israël, le désert n’est pourtant pas un endroit où il fait bon demeurer. Dès qu’il a modelé et animé Adam, le Seigneur Dieu le transporte dans le jardin qu’il a créé pour lui. Jardin verdoyant, baigné par quatre fleuves et rempli d’arbres aux fruits délicieux. De même, dès qu’il a fait naître son peuple en lui faisant passer la mer à pied sec, Dieu l’emmène à travers le désert vers « une terre où ruisselle le lait et le miel ».

Marche initiatique
Cette traversée du désert, longue et éprouvante, est une marche initiatique. Dans ce milieu sans eau ni nourriture, infesté de serpents venimeux, la foule, libérée de la servitude, se constitue petit à petit en peuple.

Les Hébreux font l’expérience de la nécessaire solidarité du peuple et de l’indispensable protection de Dieu. S’en sortir tous ensemble ou bien mourir ensemble. Être tous logés à la même enseigne. Ne rien posséder en propre. Mais surtout, être guidés et défendus par Dieu. Sans lui, ils ne peuvent pas survivre ni atteindre la terre promise.

Au jour le jour, le Seigneur donne la nourriture à son peuple sous la forme de la manne, ce pain mystérieux tombé du ciel. Il les protège des ennemis et des « serpents brûlants ». Dans le désert également, au Sinaï, le Seigneur fait alliance avec son peuple et lui donne sa Loi. Dieu dévoile ainsi son vrai visage : il est un Dieu libérateur et sauveur. Et Israël découvre sa vocation : adorer le Seigneur, et lui seul, et témoigner parmi les nations de sa grandeur et de son amour.

Fragilités
Dans le désert, le peuple découvre aussi sa propre fragilité. Dans ce milieu inhospitalier, il a vite fait de regretter les marmites de viande et les oignons d’Égypte. Là-bas, il y avait l’oppression, mais ici il y a le manque de tout. Pendant toute la traversée du désert, « les murmures », voire les révoltes, contre le Seigneur et contre Moïse sont continus. Cette génération indocile et Moïse lui-même meurent dans le désert. Mais Dieu ne renonce pas à son projet. Sous la conduite de Josué, la génération suivante traverse le Jourdain et entre en terre promise.

Quand la communauté chrétienne, toujours fragile, raconte Jésus, elle s’appuie sur ces belles pages bibliques.

C’est ainsi que Jean Baptiste paraît dans le désert et accomplit la prophétie d’Isaïe : « À travers le désert, une voix crie : Préparez le chemin du Seigneur ». (Mc 1,3-4)

Pendant quarante jours, rappel des quarante ans d’errance du peuple, Jésus affronte le désert et ses dangers. Contrairement à la génération des pères, il sort victorieux de l’épreuve. Il ne reproduit pas le miracle de la manne à son profit, il ne vend pas son âme au diable pour avoir le pouvoir, il ne succombe pas à la tentation du spectaculaire (Lc 4,1-13).

Dans un endroit désert, Jésus renouvelle le miracle de la manne en multipliant le pain pour la foule qui le suit, mais en annonçant un autre pain : « Au désert, vos pères ont tous mangé de la manne, et ils sont morts ; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne pourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jn 6,49-51)

Joseph Stricher, Service Biblique Catholique Evangile et Vie

bonne nuit

27 janvier, 2009

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. common-sundev-0219

Medicinal plants -  Drosera rotundifolia

http://www.naturephoto-cz.com/photos/krasensky/common-sundev-0219.jpg

« Voici ma mère et mes frères » (je mets ce pour la journée de la memoire)

27 janvier, 2009

 du site:

http://www.modia.org/tora/vayiqra/tuaimeras.html

« Voici ma mère et mes frères »
« Tu aimeras ton prochain comme toi-même »

Vayiqra (Lévitique) 19, 18
dans la 30e Paracha : Qéddochim
« Soyez saints »
Commentaire par le Rav Yehoshua Ra’hamim Dufour
basé sur les livres de nos Sages
   Site Modia
http://www.modia.org
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Avertissement indispensable.
Cette mitsva est l’une des plus connues. Hélas, depuis des siècles, l’antisémitisme chrétien a réussi à faire croire au monde que cela n’est pas écrit dans la Torah mais dans le texte nouveau de l’autre religion, en ajoutant que les Juifs n’avaient que la crainte, la lettre et pas l’esprit, qu’ils avaient tués le prophète d’amour et D.ieu lui-même, etc. Infamies dont on n’arrive pas à comprendre comment ces millions d’individus religieux sont parvenus ainsi à mentir sur la parole de D.ieu elle-même et à tuer Son peuple. C’est pourtant la vérité historique, si contraire à ce qu’elle prétend être, une religion d’amour. Elle fut une religion de massacres du peuple de D.ieu. Il en reste une civilisation occidentale qui s’allie toujours aux ennemis du peuple juif, encore maintenant, car elle-même a gardé cet antisémitisme viscéral même si elle en a perdu la théologie.
Voir le résultat sur la page de la Shoa, ici.

Comment peut-on ainsi accuser de tant de vilenies le peuple juif qui a justement apporté cette mistva d’amour et le Cantique des Cantiques? Au point justement que sont nombreux les fondateurs d’autres religions qui ont piqué dans tous les sens des bribes de leur créativité dans la Torah.
Revenons donc à la Torah qui a le copyright éternel de cette expression: « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». De même qu’il a le copyright éternel de la terre d’Israël et de Jérusalem sans aucune revendication possible. L’histoire est là, comme les textes saints, et comme le respect envers D.ieu qui passe par le respect envers le peuple qu’Il a choisi, par Son amour que nul homme religieux ne devrait se permettre de contester.
 

Quel est le sens de cette expression?
Tous les auteurs et Sages ont parlé sur ce verset.
1. Il veut d’abord dire qu’un sentiment de base, amour, doit aller vers tous et non pas seulement vers une ou deux personnes. Ce n’est pas si simple d’aimer ainsi tous ses proches (expression stricte de l’hébreu). Donc, il y a déjà là des conclusions à tirer et des remises en questions considérables, avant d’aller plus loin.

2. Il ne s’agit pas d’un principe idéologique comme lors de l’adhésion à un parti, une mafia, une association, un club, une confrérie professionnelle, ce n’est pas une simple solidarité d’intérêts. C’est aimer. Qu’est-ce que cela veut dire?

3. C’est ne pas faire de tort, c’est être attentif, c’est alors aider qui est dans le besoin sous toutes formes et ne pas s’abriter derrière des raisonnements pour s’en dispenser (on est différents, il y a des malheureux et des gens heureux, c’est le sort, des riches et des pauvres). C’est donc s’organiser pour voir les besoins de l’autre et ne pas vivre en quartier protégé qui ferait qu’on n’a pas l’occasion de voir le besoin. Il faut aller vers, c’est pour cela que la préposition hébraïque est « vers », « lé », comme l’anglais « to ». Tandis que lorsqu’on parle de l’amour envers D.ieu, il est dit: Tu aimeras D.ieu (avec éte, complément d’objet direct, c’est tout), de même envers le guer, le converti. Car ces amours doivent être inconditionnels et totaux. Le guer représente nous-même, celui qui est différent des autres et qui a choisi d’aller dans le peuple de D.ieu comme Avraham, ce qu’ont fait tous les ancêtres de tous les Juifs. Ils sont tous cela, des guérim, et c’est pour cela qu’ils sont différents des autres cultures, et à la fois admirés, enviés et détestés, le guer est dans la même position. Donc, ne pas l’aimer, c’est ne pas s’aimer.

4. Mais il y a plus, disent nos Sages, aimer nos proches, c’est les aimer comme nous nous-aimons nous-mêmes, c’est donc leur vouloir explicitement le bien que nous désirons pour nous mêmes et les aider à l’acquérir, et cela au même degré que nous l’avons pour nous-mêmes; c’est donc donner ce qui manque quand nous le pouvons, parce que l’autre en manque et que nous voudrions l’avoir si cela nous manquait; c’est nous réjouir de ce qu’il a au même degré que nous nous réjouirions quand nous l’avons; donc, même si nous ne l’avons pas et qu’il l’a, nous réjouir vraiment pour lui, qu’il s’agisse d’une famille si nous ne l’avons pas ou plus, d’un époux ou d’une épouse ou d’enfants, qu’il s’agisse de la santé, de qualités, de biens, de sagesse, de dons, etc. Nous avons chacun un travail important à réaliser sur tous ces points.

5. C’est comprendre encore que cela ne se fait pas dans le vague et l’irréalité envers toute l’humanité car alors il n’y a plus qu’une idéologie, et l’on voit souvent les idéologues politiques et religieux devenir les plus cruels au nom de leur idéologie d’amour universel. Le judaïsme n’a pas ce travers et ne cherche pas à convertir les autres par la force, par la loi et par la prison et par la mort. Qu’ils aient leurs dieux disent nos textes. Nous devons aimer ainsi qu’il a été dit, d’abord dans le cercle possible: autour de nous, nos proches. Cela est simple: maison, famille plus large, amis, lieu proche. Pour cela, ce qui nous est possible de donner doit d’abord aller dans ce cercle. Si nous ne le faisons pas là, nous ne le ferons pas plus loin. C’est le critère de vérité. Tout ce que je dis là est le résumé de multiples transmissions de la tradition, dans toutes les communautés.
Cela veut dire aussi, justement, que notre amour doit d’abord prendre en charge notre communauté, et notre famille juive.

6. Ensuite, il y a une autre dimension et tout cela, et pour aller au delà. Le motif essentiel de cet amour repose sur quoi? Sur le fait que nous avons été créé par amour, gratuitement, et gratuitement créés à l’image et à la ressemblance du Créateur, TOUS.
C’est donc, par une participation ensemble et UNIQUE à cette dimension divine d’amour que ce doit être notre seule règle entre tous les humains. Tous.
Inutile d’aller chercher des accords ou de faire des conférences pour décider si oui ou non tous les hommes sont égaux en droits. La nature de la Création l’affirme dès le début de la Torah en en donnant le motif de création (ce que ne font pas les déclarations universelles fondées uniquement sur la pensée et les dimensions politiques).
Donc, en plus, nous apprenons de là quelle doit être la nature et la forme de ce que l’on appelle « cet amour »: c’est « aimer » la présence divine en les autres. Réellement. Porter atteinte à l’autre, quelle que soit sa forme, sa couleur, son éducation, sa musique, sa langue, son sexe, etc, c’est insulter directement le Créateur. Il faudrait qu’il y ait toujours quelqu’un pour rappeler cela, d’abord dans les Chambres des députés de tous pays.
Le Créateur est aimé en Lui-même lorsque nous manifestons de l’attention à quelqu’un ou faisons quelque chose pour autrui.
Et cela, même si personne n’en est témoin et ne le saura jamais, car cela n’a aucune importance, l’action est réalisatrice de l’amour. Il en est ainsi quand on aime quelqu’un (enfant ou conjoint ou ami). C’est pareil.
C’est pour cela que ce verset ne dit pas simplement: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Il dit, allez vérifier: « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, Je suis Hachém ».

Bienheureux Guerric d’Igny : « Voici ma mère et mes frères »

27 janvier, 2009

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/www/main.php?language=FR&ordo=&localTime=01/27/2009#

Bienheureux Guerric d’Igny (v.1080-1157), abbé cistercien
2ème Sermon pour la Nativité de Marie, § 3-4 (trad. SC 202, p. 491s)

« Voici ma mère et mes frères »
      L’Évangile nous montre le visage le plus beau du Christ : sa vie et l’enseignement qu’il a donné par sa parole et par son propre exemple. Connaître le Christ sous cette forme constitue, dans la vie présente, la piété des chrétiens… C’est pourquoi Paul, sachant que « la chair ne sert de rien sans l’Esprit qui vivifie » (Jn 6,63s), ne veut plus connaître le Christ selon la chair (2Co 5,16) afin de se tourner tout entier vers celui qui est Esprit vivifiant (1Co 15,45).

      Or Marie semble partager ce sentiment lorsque, désirant faire pénétrer dans les coeurs de tous le Bien-Aimé né de son sein, le Bien-Aimé de ses désirs, elle le décrit non selon la chair, mais selon l’Esprit. Elle semble dire aussi, avec Paul : « Même si j’ai connu le Christ selon la chair, maintenant je ne le connais plus ainsi » (2Co 5,16). Elle désire en effet, elle aussi, former son Fils unique dans tous ses fils d’adoption. C’est pourquoi, bien qu’ils aient déjà été engendrés par la parole de vérité (Jc 1,18), Marie n’en continue pas moins à les enfanter chaque jour par les désirs et la sollicitude de sa tendresse maternelle, jusqu’à ce qu’ils atteignent « l’état d’homme parfait, la mesure de la plénitude de l’âge » de son Fils (Ep 4,13), lui qu’elle a une fois pour toutes enfanté et mis au monde…

      Elle nous fait donc ainsi l’éloge de ce fruit de son sein : « Je suis la mère du bel amour, de la crainte et de la connaissance, la mère de la sainte espérance » (Si 24,24 Vulg). –Est-ce donc là ton fils, ô Vierge des vierges ? Est-ce là ton Bien-Aimé, ô la plus belle des femmes ? (Ct 5,9). –Certainement, tel est mon Bien-Aimé, et il est mon fils, ô filles de Jérusalem (v. 16). En lui-même, mon Bien-Aimé est le bel amour, et en celui qui est né de lui mon Bien-Aimé est le bel amour, la crainte, l’espérance et la connaissance. »

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