Archive pour octobre, 2008

bonne nuit

28 octobre, 2008

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. orchis_simia_f0a

Orchid, Monkey

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Pape Benoît XVI : « Il appela ses disciples, en choisit douze et leur donna le nom d’apôtres »

28 octobre, 2008

du site: 

http://www.levangileauquotidien.org/www/main.php?language=FR&localTime=10/28/2008#

Pape Benoît XVI
Audience générale du 3/5/2006 (trad. DC 2359, p. 514 © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Il appela ses disciples, en choisit douze et leur donna le nom d’apôtres »

La Tradition apostolique n’est pas une collection de choses, de mots, comme une boîte de choses mortes ; la Tradition est le fleuve de la vie nouvelle qui vient des origines, du Christ jusqu’à nous, et elle nous implique dans l’histoire de Dieu avec l’humanité. Ce thème de la Tradition…est d’une grande importance pour la vie de l’Église. Le Concile Vatican II a souligné, à cet égard, que la Tradition est apostolique d’abord dans ses origines : « Dieu, en son extrême bienveillance, prit des dispositions pour qu’elle demeure toujours en son intégrité et qu’elle soit transmise à toutes les générations. C’est pourquoi le Christ Seigneur, en qui s’achève toute la révélation du Dieu très-haut (2Co 1,20;3,16-4,6), ordonna à ses apôtres de la prêcher à tous, comme la source de toute vérité salutaire et de toute règle morale » (Dei Verbum, 7). Le Concile poursuit en soulignant que cet engagement a été fidèlement exécuté « par les apôtres, qui dans la prédication orale, dans les exemples et les institutions, transmirent tout ce qu’ils avaient appris de la bouche du Christ en vivant avec lui et en le voyant agir, et aussi ce qu’ils tenaient des suggestions du Saint Esprit ». Avec les apôtres, ajoute le Concile, collaborèrent aussi « des hommes de leur entourage qui, sous l’inspiration du même Esprit Saint, consignèrent par écrit le message de salut ».

Chefs de l’Israël eschatologique, douze eux aussi comme l’étaient les tribus du peuple élu, les apôtres continuent la « moisson » commencée par le Seigneur et ils le font avant tout en transmettant le don reçu, la Bonne Nouvelle du Royaume venu aux hommes en Jésus Christ. Leur nombre exprime non seulement la continuité avec la sainte racine, l’Israël des douze tribus, mais aussi la destination universelle de leur ministère, porteur de salut jusqu’aux extrémités de la terre. On peut saisir cela à partir de la valeur symbolique des nombres dans le monde sémitique : douze est le résultat de la multiplication de trois, nombre parfait, par quatre, nombre qui renvoie aux quatre points cardinaux et donc au monde entier.

prière: L’amour, ton unique droit

28 octobre, 2008

(pour le 23 novembre, Le Christ Roi de l’univers)

L’amour, ton unique droit

Ton Royaume n’est pas de ce monde,

Seigneur Jésus.

Puisque tu portes

Ce monde sur tes épaules.

Comme un berger sa brebis perdue.

Point de sceptre par quoi tu domines,

Sinon la croix.

Point d’autre force.

Sinon ta miséricorde :

L’amour vainqueur, ton unique droit.

Tu nous offres ta vie en échange

De notre mort,

Car ta puissance

Veut rendre l’homme à lui-même,

Et l’arracher au joug du remords.

Ton Royaume déjà nous habite,

Seigneur Jésus :

Sur ta parole,

En nous l’enfant ressuscite,

Tu le recrée presque à notre insu.

Toute chose en toi s’achemine

Vers sa beauté ;

Encor fragile,

La joie effleure la terre :

Proche est le ciel, proche, sa clarté.

de la Revue : L’ange gardien, novembre-décembre 2008

La speranza

27 octobre, 2008

La speranza dans images sacrée

La Speranza – Pietro Perugino

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Catéchisme de l’Eglise Catholique : « Cette femme, une fille d’Abraham que Satan avait liée…, il fallait la délier »

27 octobre, 2008

du site: 

http://www.levangileauquotidien.org/www/main.php?language=FR&localTime=10/27/2008#

Catéchisme de l’Eglise Catholique
§ 1730 ;1739-1742

« Cette femme, une fille d’Abraham que Satan avait liée…, il fallait la délier »

La liberté de l’homme : Dieu a créé l’homme raisonnable en lui conférant la dignité d’une personne douée de l’initiative et de la maîtrise de ses actes. « Dieu a ‘ laissé l’homme à son propre conseil ‘ (Si 15,14) pour qu’il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à lui, parvenir à la pleine et bienheureuse perfection » ; « L’homme est raisonnable, et par là semblable à Dieu, créé libre et maître de ses actes » (saint Irénée)…

La liberté de l’homme est finie et faillible. De fait, l’homme a failli. Librement, il a péché. En refusant le projet d’amour de Dieu, il s’est trompé lui-même ; il est devenu esclave du péché. Cette aliénation première en a engendré une multitude d’autres. L’histoire de l’humanité, depuis ses origines, témoigne des malheurs et des oppressions nés du coeur de l’homme, par suite d’un mauvais usage de la liberté… En s’écartant de la loi morale, l’homme porte atteinte à sa propre liberté, il s’enchaîne à lui-même, rompt la fraternité de ses semblables et se rebelle contre la vérité divine.

Par sa croix glorieuse, le Christ a obtenu le salut de tous les hommes. Il les a rachetés du péché qui les détenait en esclavage. « C’est pour la liberté que le Christ nous a libérés » (Ga 5,1). En lui, nous communions à « la vérité qui nous rend libres » (Jn 8,32). L’Esprit Saint nous a été donné et, comme l’enseigne l’apôtre Paul, « là où est l’Esprit, là est la liberté » (2Co 3,17). Dès maintenant, nous nous glorifions de la « liberté des enfants de Dieu » (Rm 8,21).

de Taize : Quelle est la source de l’espérance chrétienne ?

27 octobre, 2008

j’espère de n’avoir déjà mis cet article, parce que est possible que mon cœur va, toujours de nouveau, à la même méditation que j’aime et que m’aide

, du site: 

http://www.taize.fr/fr_article1080.html

L’espérance chrétienne

Quelle est la source de l’espérance chrétienne ?

Dans un temps où lon a souvent du mal a à trouver des raisons despérer, ceux qui mettent leur confiance dans le Dieu de la Bible ont plus que jamais le devoir de « justifier leur espérance devant ceux qui [leur] en demandent compte » (1 Pierre 3,15). À eux de saisir ce que lespérance de la foi contient de spécifique, pour pouvoir en vivre.

Or, même si, par définition, lespérance vise lavenir, pour la Bible elle senracine dans laujourdhui de Dieu. Dans la Lettre 2003, frère Roger le rappelle : « [La source de lespérance] est en Dieu qui ne peut quaimer et qui nous cherche inlassablement. »

Dans les Écritures hébraïques, cette Source mystérieuse de la vie que nous appelons Dieu se fait connaître parce quil appelle les humains à entrer dans une relation avec lui : il établit une alliance avec eux. La Bible définit les caractéristiques du Dieu de lalliance par deux mots hébreux : hesed et emet (par ex. Exode 34,6 ; Psaume 25,10 ; 40,11-12 ; 85,11). En général, on les traduit par « amour » et « fidélité ». Ils nous disent, dabord, que Dieu est bonté et bienveillance débordantes pour prendre soin des siens et, en deuxième lieu, que Dieu nabandonnera jamais ceux quil a appelés à entrer dans sa communion.

Voilà la source de lespérance biblique. Si Dieu est bon et sil ne change jamais son attitude ni ne nous délaisse jamais, alors, quelles que soient les difficultés si le monde tel que nous le voyons est tellement loin de la justice, de la paix, de la solidarité et de la compassion pour les croyants ce nest pas une situation définitive. Dans leur foi en Dieu, les croyants puisent lattente dun monde selon la volonté de Dieu ou, autrement dit, selon son amour.

Dans la Bible, cette espérance est souvent exprimée par la notion de promesse. Quand Dieu entre en rapport avec les humains, cela va de pair en général avec la promesse dune vie plus grande. Cela commence déjà avec lhistoire dAbraham : « Je te bénirai, dit Dieu à Abraham. Et par toi se béniront toutes les familles de la terre » (Genèse 12,2-3).

Une promesse est une réalité dynamique qui ouvre des possibilités nouvelles dans la vie humaine. Cette promesse regarde vers lavenir, mais elle senracine dans une relation avec Dieu qui me parle ici et maintenant, qui mappelle à faire des choix concrets dans ma vie. Les semences de lavenir se trouvent dans une relation présente avec Dieu.

Cet enracinement dans le présent devient encore plus fort avec la venue de Jésus le Christ. En lui, dit saint Paul, toutes les promesses de Dieu sont déjà une réalité (2 Corinthiens 1,20). Bien sûr, cela ne se réfère pas uniquement à un homme qui a vécu en Palestine il y a 2000 ans. Pour les chrétiens, Jésus est le Ressuscité qui est avec nous dans notre aujourdhui. « Je suis avec vous tous le jours, jusqu’à la fin de l’âge » (Matthieu 28,20).

Un autre texte de saint Paul est encore plus clair. « Lespérance ne déçoit point, parce que lamour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous fut donné. » (Romains 5,5) Loin d’être un simple souhait pour lavenir sans garantie de réalisation, lespérance chrétienne est la présence de lamour divin en personne, lEsprit Saint, courant de vie qui nous porte vers locéan dune communion en plénitude.

Comment vivre de l’espérance chrétienne ?

Lespérance biblique et chrétienne ne signifie pas une vie dans les nuages, le rêve dun monde meilleur. Elle nest pas une simple projection de ce que nous voudrions être ou faire. Elle nous porte à voir les semences de ce monde nouveau déjà présentes aujourdhui, à cause de lidentité de notre Dieu, à cause de la vie, la mort et la résurrection de Jésus Christ. Cette espérance est en plus une source d’énergie pour vivre autrement, pour ne pas suivre les valeurs dune société fondée sur le désir de possession et de compétition.

Dans la Bible, la promesse divine ne nous demande pas de nous asseoir et dattendre passivement quelle se réalise, comme par magie. Avant de parler à Abraham dune vie en plénitude qui lui est offerte, Dieu lui dit : « Quitte ton pays et ta maison pour la terre que je te ferai voir » (Genèse 12,1). Pour entrer dans la promesse de Dieu, Abraham est appelé à faire de sa vie un pèlerinage, à vivre un nouveau commencement.

De même, la bonne nouvelle de la résurrection nest pas une manière de nous détourner des tâches dici-bas, mais un appel à nous mettre en route. « Gens de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Allez par le monde entier, proclamer l’Évangile à toutes les créatures Vous serez mes témoins jusquaux extrémités de la terre » (Actes 1,11 ; Marc 16,15 ; Actes 1,8).

Sous limpulsion de lEsprit du Christ, les croyants vivent une solidarité profonde avec lhumanité coupée de ses racines en Dieu. Écrivant aux Romains, saint Paul évoque les souffrances de la création en attente, les comparant aux douleurs de lenfantement. Puis il continue : « Nous aussi, qui possédons les prémices de lEsprit, nous gémissons intérieurement. » (Romains 8,18-23). Notre foi ne nous met pas dans un état privilégié, hors du monde, nous « gémissons » avec le monde, partageant sa douleur, mais nous vivons cette situation dans lespérance, sachant que, dans le Christ, « les ténèbres passent et que déjà luit la lumière véritable » (1 Jean 2,8).

Espérer, cest donc dabord découvrir aux profondeurs de notre aujourdhui une Vie qui va de lavant et que rien ne peut arrêter. Cest encore accueillir cette Vie par un oui de tout notre être. En nous lançant dans cette Vie, nous sommes conduits à poser, ici et maintenant, au milieu des aléas de notre existence en société, des signes dun autre avenir, des semences dun monde renouvelé qui, le moment venu, porteront leur fruit.

Pour les premiers chrétiens, le signe le plus clair de ce monde nouveau était lexistence des communautés composées de gens dorigines et de langues diverses. À cause du Christ, ces petites communautés surgissaient partout dans le monde méditerranéen. Dépassant les divisions de toutes sortes qui les tenaient loin les uns des autres, ces hommes et femmes vivaient comme des frères et des sœurs, comme la famille de Dieu, priant ensemble et partageant leurs biens selon les besoins de chacun (cf. Actes 2,42-47). Ils sefforçaient davoir « un même amour, une seule âme, un seul sentiment » (Philippiens 2,2). Ainsi ils brillaient dans le monde comme des foyers de lumière (cf. Philippiens 2,15). Dès ses débuts, lespérance chrétienne a allumé un feu sur la terre.

Lettre de Taizé : 2003/3

Tous les Saint image – samedi

26 octobre, 2008

Tous les Saint image - samedi dans images sacrée

http://santiebeati.it/

Saint Anselme : « Tout ce qu’il y a dans l’Écriture – dans la Loi et les prophètes – dépend de ces deux commandements

26 octobre, 2008

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/www/main.php?language=FR&localTime=10/26/2008#

Saint Anselme (1033-1109), moine, évêque, docteur de l’Église
Lettre 112, à Hugues le reclus ; Opera omnia, 3, p. 245 (trad. Orval)

« Tout ce qu’il y a dans l’Écriture – dans la Loi et les prophètes – dépend de ces deux commandements »

Puisque régner dans le ciel n’est rien d’autre que d’adhérer à Dieu et à tous les saints, par l’amour, en une seule volonté, au point que tous n’exercent ensemble qu’un seul et même pouvoir, aime donc Dieu plus que toi-même, et déjà tu commences à tenir ce que tu veux posséder parfaitement dans le ciel. Accorde-toi avec Dieu et avec les hommes — si du moins ceux-ci ne se séparent pas de Dieu — et déjà tu commences à régner avec Dieu et avec tous les saints. Car, dans la mesure où tu t’accordes maintenant avec la volonté de Dieu et avec celle des hommes, Dieu et tous les saints s’accorderont avec ta volonté. Si donc tu veux être roi dans le ciel, aime Dieu et les hommes comme tu le dois, et tu mériteras d’être ce que tu souhaites.

Mais cet amour, tu ne pourras le posséder à la perfection que si tu vides ton coeur de tout autre amour… Voilà pourquoi ceux qui remplissent leur coeur d’amour de Dieu et du prochain n’ont de vouloir que celui de Dieu, ou celui d’un autre homme, pourvu qu’il ne soit pas contraire à Dieu. Voilà pourquoi ils sont fidèles à prier, ainsi qu’à s’entretenir et à se souvenir du ciel ; car il leur est agréable de désirer Dieu et de parler de celui qu’ils aiment, d’entendre parler de lui et de penser à lui. C’est aussi pourquoi ils se réjouissent avec qui est dans la joie, ils pleurent avec qui est dans la peine (Rm 12,15), ils ont compassion des malheureux et ils donnent aux pauvres, car ils aiment les autres hommes comme eux-mêmes… Oui, c’est bien ainsi que « toute la Loi et les prophètes se rattachent à ces deux commandements » de l’amour.

Père Cantalamessa : On peut manquer de charité en faisant la charité ! (XXX semaine du T.O.)

26 octobre, 2008

du site:

http://www.zenit.org/article-19195?l=french

On peut manquer de charité en faisant la charité !

Commentaire de l’évangile du dimanche 26 octobre, par le P. Cantalamessa (XXX du temp ordinaire)

ROME, Vendredi 24 octobre 2008 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le commentaire de l’Evangile du dimanche 26 octobre proposé par le père Raniero Cantalamessa OFM Cap, prédicateur de la Maison pontificale.

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 22, 34-40)

Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve :

« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu’il y a dans l’Écriture – dans la Loi et les Prophètes – dépend de ces deux commandements. »

Tu aimeras ton prochain comme toi-même

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». En ajoutant les mots « comme toi-même », Jésus nous place face à un miroir devant lequel nous ne pouvons pas mentir ; il nous donne une mesure infaillible pour découvrir si nous aimons ou non notre prochain. Nous savons très bien, en toute circonstance, ce que signifie nous aimer nous-mêmes et ce que nous voudrions que les autres fassent pour nous. Si l’on fait attention, Jésus ne dit pas : « Fais à l’autre ce qu’il te fait ». Il s’agirait encore de la Loi du talion : « œil pour œil, dent pour dent ». Il dit : tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, (cf. Mt 7, 12), ce qui est bien diffèrent.

Jésus considérais l’amour du prochain comme « son commandement », celui dans lequel se résume toute la Loi. « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 15, 12). Nombreux sont ceux qui identifient tout le christianisme avec le précepte de l’amour du prochain, et ils n’ont pas tord. Nous devons toutefois chercher à aller au-delà. Quand on parle d’amour pour le prochain, on pense immédiatement aux « oeuvres » de charité, aux choses qu’il faut faire pour le prochain : lui donner à manger, à boire, aller lui rendre visite ; en somme aider son prochain. Mais ceci est un effet de l’amour, ce n’est pas encore de l’amour. Avant toute l’action de bienfaisance vient la bienveillance ; avant de faire le bien, vient la volonté de faire le bien.

La charité doit être « sans artifice », c’est-à-dire sincère (textuellement : sans feinte) (Rm 12, 9) ; on doit aimer « d’un cœur pur » (1 P 1, 22). On peut en effet faire la charité et l’aumône pour de nombreuses raisons qui n’ont rien à voir avec l’amour : pour se faire valoir, pour faire croire qu’on est un bienfaiteur, pour gagner le paradis, et même à cause de remords de conscience. Une grande partie de la charité que nous faisons aux pays du tiers-monde, n’est pas dictée par l’amour, mais par le remord. En effet, nous nous rendons compte de la différence scandaleuse qui existe entre eux et nous, et nous nous sentons responsables de leur pauvreté. On peut manquer de charité en « faisant la charité » !

Il est clair que ce serait une erreur fatale d’opposer l’amour du cœur et la charité des faits, ou de se réfugier dans de bonnes dispositions intérieures à l’égard des autres, pour trouver en elles une excuse à son propre manquement de charité effective et concrète. Si tu rencontres un pauvre qui a faim et est transi de froid, disait saint Jacques, a quoi cela peut-il lui servir si tu lui dit : « Mon Pauvre, va, réchauffe toi et manges quelque chose ! », mais tu ne lui donnes rien de ce dont il a besoin ? « Mes enfants, nous devons aimer, non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité » (1 Jn 3, 18). Il ne s’agit donc pas d’analyser les œuvres extérieures de charité mais de faire en sorte que leur fondement réside dans un sentiment d’amour authentique et bienveillant.

Cette charité du cœur ou charité intérieure est la charité que nous pouvons tous, et toujours, exercer ; elle est universelle. Ce n’est pas une charité que certains – les riches et les bien portants – peuvent seulement donner, et les autres – les pauvres et les malades – seulement recevoir. Tous peuvent faire la charité et la recevoir. En outre, elle est concrète. Il s’agit de commencer à regarder avec des yeux nouveaux les situations et les personnes avec qui nous vivons. Quel regard ? Mais c’est très simple : le regard avec lequel nous voudrions que Dieu nous voit ! Un regard d’excuse, de bienveillance, de compréhension, de pardon… Quand on en arrive là, toutes les relations changent

bonne nuit

25 octobre, 2008

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. golden-flowers-2

Golden Flowers

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