Archive pour le 31 octobre, 2008

La vertu de l’Espoir – bonne nuit

31 octobre, 2008

La vertu de l'Espoir - bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. 1p_2sala_ovest_4

http://asv.vatican.va/it/visit/VR_affr/1p_2s_ovest_4.htm

Jean Paul II :« Le sabbat a été fait pour l’homme » (Mc 2,27)

31 octobre, 2008

du site: 

http://www.levangileauquotidien.org/www/main.php?language=FR&localTime=10/31/2008#

Jean Paul II
Lettre apostolique « Dies Domini », 61 (trad. DC 2186, p. 674 © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Le sabbat a été fait pour l’homme » (Mc 2,27)

Au terme de toute l’oeuvre de la création, le « shabbat », septième jour béni et consacré par Dieu, se relie immédiatement à l’oeuvre du sixième jour, où Dieu a fait l’homme « à son image, comme sa ressemblance » (Gn 1,26). Ce lien très étroit entre le « jour de Dieu » et le « jour de l’homme » n’a pas échappé aux Pères quand ils ont médité sur le récit biblique de la création. Ambroise dit à ce sujet : « Je rends grâce au Seigneur notre Dieu, qui a fait une oeuvre telle qu’il puisse s’y reposer. Il a fait le ciel, mais je ne lis pas qu’il se soit reposé ; il a fait la terre, mais je ne lis pas qu’il se soit reposé ; il a fait le soleil, la lune et les étoiles, et là non plus, je ne lis pas qu’il se soit reposé, mais je lis qu’il a fait l’homme et qu’alors il se reposa, en ayant quelqu’un à qui il puisse remettre ses péchés ». Ainsi, le « jour de Dieu » sera à jamais directement lié au « jour de l’homme ».

Quand le commandement de Dieu dit: « Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier » (Ex 20,8), la pause ordonnée pour honorer le jour qui lui est consacré n’est nullement un commandement pesant pour l’homme, mais plutôt une aide qui lui permet de reconnaître sa dépendance vitale et libératrice à l’égard du Créateur, ainsi que sa vocation à collaborer à son oeuvre et à accueillir sa grâce. En honorant le « repos » de Dieu, l’homme se redécouvre pleinement lui-même ; ainsi le jour du Seigneur se révèle profondément marqué par la bénédiction divine (Gn 2,3) et, grâce à elle, on pourrait le dire doué comme les animaux et les hommes d’une sorte de « fécondité » (Gn 1,22.28). Cette fécondité s’exprime surtout en ce que le sabbat ravive et, en un sens, « multiplie » le temps lui-même, accroissant en l’homme, par la mémoire du Dieu vivant, la joie de vivre et le désir de promouvoir et de donner la vie.

Jean Paul II – mercredi 18 février 2004 – sur: hymne de « bénédiction », qui ouvre la Lettre aux Ephésiens

31 octobre, 2008

du site: 

JEAN-PAUL II

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 18 février 2004
Dieu Sauveur
Lecture:
Ep 1, 3-6

1. Le splendide hymne de « bénédiction », qui ouvre la Lettre aux Ephésiens, et qui est proclamée chaque lundi dans la liturgie des Vêpres, fera l’objet d’une série de méditations au cours de notre itinéraire. Pour l’instant, nous nous contentons d’un regard d’ensemble sur ce texte solennel et bien structuré, une sorte de construction majestueuse, destinée à exalter l’oeuvre merveilleuse de Dieu, réalisée pour nous dans le Christ.

On part d’un « début » qui anticipe le temps et la création: c’est l’éternité divine dans laquelle prend déjà vie un projet qui nous dépasse, une « prédestination », c’est-à-dire le dessein aimant et gratuit d’un destin de salut et de gloire.

2. Dans ce projet transcendant, qui englobe la création et la rédemption, le cosmos et l’histoire humaine, Dieu avait établi « dans sa bienveillance », de « ramener dans le Christ », c’est-à-dire de reporter à un ordre et à un sens profond toutes les réalités, qu’elles soient célestes ou terrestres (cf. 1, 10). Certes, Il est « tête pour l’Eglise, laquelle est son Corps » (1, 22-23), mais il est également le principe vital de référence de l’univers.

La suprématie du Christ s’étend donc aussi bien au cosmos qu’à l’horizon plus spécifique qu’est l’Eglise. Le Christ accomplit une fonction de « plénitude », de sorte que se révèle en Lui le « mystère » (1, 9) caché dans les siècles et que toute la réalité réalise – dans son ordre spécifique et dans sa mesure – le dessein conçu par le Père de toute éternité.

3. Comme nous aurons l’occasion de le voir par la suite, cette sorte de Psaume néotestamentaire fixe l’attention en particulier sur l’histoire du salut qui est l’expression et le signe vivant de la « bienveillance » (1, 9), du « bon plaisir » (1, 6) et de l’amour divin.

Voici alors l’exaltation de la « rédemption à travers le sang » de la croix, la « rémission des péchés », l’effusion abondante « de la richesse de la grâce » (1, 7). Voici la filiation divine du chrétien (cf. 1, 5) et la « connaissance du mystère de la volonté » de Dieu (1, 9), à travers laquelle on entre dans la profondeur de la vie trinitaire elle-même.

4. Après ce regard d’ensemble sur l’hymne qui ouvre la Lettre aux Ephésiens, nous écoutons à présent saint Jean Chrysostome, extraordinaire maître et orateur, interprète attentif de l’Ecriture Sainte, qui vécut au IV siècle et qui devint également Evêque de Constantinople, parmi des difficultés de tout genre et soumis même à l’expérience d’un double exil.

Dans sa Première homélie sur la Lettre aux Ephésiens, en commentant ce Cantique, il réfléchit avec reconnaissance sur la « bénédiction » avec laquelle nous avons été bénis « dans le Christ »: « Que vous manque-t-il encore? Vous êtes désormais immortel, libre, fils, juste, frère, cohéritier; vous avez pris part à la royauté et aux hommages; tout vous a été octroyé. « Comment, avec lui », est-il écrit, « ne nous donnerait-il pas toute chose? » (Rm 8, 32). Vos prémices (cf. 1 Co 15, 20.23) sont adorées des anges, des chérubins, des séraphins: que vous manque-t-il encore? » (PG 62, 11).

Dieu a fait tout cela pour nous, poursuit saint Jean Chrysostome « selon le dessein de sa volonté« . Qu’est-ce que cela signifie? Cela signifie que Dieu désire passionnément et aspire ardemment à notre salut. « Pourquoi donc nous aime-t-il à ce point? Quelle est la raison de cette tendresse? C’est sa bonté seule, car la « grâce » procède de la bonté » (ibid., 13).

Précisément pour cela, conclut l’antique Père de l’Eglise, saint Paul affirme que tout fut réalisé « pour la louange de la gloire de sa grâce dont il nous a gratifiés par son bien-aimé« . En effet, Dieu « non seulement nous a déchargés de nos péchés, mais nous a rendus aimables… Dieu a embelli notre âme et l’a rendue charmante, séduisante, aimable ». Et lorsque Paul déclare que Dieu l’a fait à travers le sang de son Fils, saint Jean Chrysostome s’exclame: « Il n’est rien d’aussi grand que l’effusion du sang de Dieu pour nous; l’adoption et les autres bienfaits n’égalent pas ce sacrifice de son propre fils (cf. Rm 8, 32); c’est une grande chose que d’être déchargés de ses péchés; mais que cela s’opère par le sang du Seigneur, voilà ce qui est grand surtout » (ibid. n. 14).