Pape Benoît XVI : « Il appela ses disciples, en choisit douze et leur donna le nom d’apôtres »

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Pape Benoît XVI
Audience générale du 3/5/2006 (trad. DC 2359, p. 514 © copyright Libreria Editrice Vaticana)

« Il appela ses disciples, en choisit douze et leur donna le nom d’apôtres »

La Tradition apostolique n’est pas une collection de choses, de mots, comme une boîte de choses mortes ; la Tradition est le fleuve de la vie nouvelle qui vient des origines, du Christ jusqu’à nous, et elle nous implique dans l’histoire de Dieu avec l’humanité. Ce thème de la Tradition…est d’une grande importance pour la vie de l’Église. Le Concile Vatican II a souligné, à cet égard, que la Tradition est apostolique d’abord dans ses origines : « Dieu, en son extrême bienveillance, prit des dispositions pour qu’elle demeure toujours en son intégrité et qu’elle soit transmise à toutes les générations. C’est pourquoi le Christ Seigneur, en qui s’achève toute la révélation du Dieu très-haut (2Co 1,20;3,16-4,6), ordonna à ses apôtres de la prêcher à tous, comme la source de toute vérité salutaire et de toute règle morale » (Dei Verbum, 7). Le Concile poursuit en soulignant que cet engagement a été fidèlement exécuté « par les apôtres, qui dans la prédication orale, dans les exemples et les institutions, transmirent tout ce qu’ils avaient appris de la bouche du Christ en vivant avec lui et en le voyant agir, et aussi ce qu’ils tenaient des suggestions du Saint Esprit ». Avec les apôtres, ajoute le Concile, collaborèrent aussi « des hommes de leur entourage qui, sous l’inspiration du même Esprit Saint, consignèrent par écrit le message de salut ».

Chefs de l’Israël eschatologique, douze eux aussi comme l’étaient les tribus du peuple élu, les apôtres continuent la « moisson » commencée par le Seigneur et ils le font avant tout en transmettant le don reçu, la Bonne Nouvelle du Royaume venu aux hommes en Jésus Christ. Leur nombre exprime non seulement la continuité avec la sainte racine, l’Israël des douze tribus, mais aussi la destination universelle de leur ministère, porteur de salut jusqu’aux extrémités de la terre. On peut saisir cela à partir de la valeur symbolique des nombres dans le monde sémitique : douze est le résultat de la multiplication de trois, nombre parfait, par quatre, nombre qui renvoie aux quatre points cardinaux et donc au monde entier.

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