Archive pour le 27 octobre, 2008

La speranza

27 octobre, 2008

La speranza dans images sacrée

La Speranza – Pietro Perugino

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Catéchisme de l’Eglise Catholique : « Cette femme, une fille d’Abraham que Satan avait liée…, il fallait la délier »

27 octobre, 2008

du site: 

http://www.levangileauquotidien.org/www/main.php?language=FR&localTime=10/27/2008#

Catéchisme de l’Eglise Catholique
§ 1730 ;1739-1742

« Cette femme, une fille d’Abraham que Satan avait liée…, il fallait la délier »

La liberté de l’homme : Dieu a créé l’homme raisonnable en lui conférant la dignité d’une personne douée de l’initiative et de la maîtrise de ses actes. « Dieu a ‘ laissé l’homme à son propre conseil ‘ (Si 15,14) pour qu’il puisse de lui-même chercher son Créateur et, en adhérant librement à lui, parvenir à la pleine et bienheureuse perfection » ; « L’homme est raisonnable, et par là semblable à Dieu, créé libre et maître de ses actes » (saint Irénée)…

La liberté de l’homme est finie et faillible. De fait, l’homme a failli. Librement, il a péché. En refusant le projet d’amour de Dieu, il s’est trompé lui-même ; il est devenu esclave du péché. Cette aliénation première en a engendré une multitude d’autres. L’histoire de l’humanité, depuis ses origines, témoigne des malheurs et des oppressions nés du coeur de l’homme, par suite d’un mauvais usage de la liberté… En s’écartant de la loi morale, l’homme porte atteinte à sa propre liberté, il s’enchaîne à lui-même, rompt la fraternité de ses semblables et se rebelle contre la vérité divine.

Par sa croix glorieuse, le Christ a obtenu le salut de tous les hommes. Il les a rachetés du péché qui les détenait en esclavage. « C’est pour la liberté que le Christ nous a libérés » (Ga 5,1). En lui, nous communions à « la vérité qui nous rend libres » (Jn 8,32). L’Esprit Saint nous a été donné et, comme l’enseigne l’apôtre Paul, « là où est l’Esprit, là est la liberté » (2Co 3,17). Dès maintenant, nous nous glorifions de la « liberté des enfants de Dieu » (Rm 8,21).

de Taize : Quelle est la source de l’espérance chrétienne ?

27 octobre, 2008

j’espère de n’avoir déjà mis cet article, parce que est possible que mon cœur va, toujours de nouveau, à la même méditation que j’aime et que m’aide

, du site: 

http://www.taize.fr/fr_article1080.html

L’espérance chrétienne

Quelle est la source de l’espérance chrétienne ?

Dans un temps où lon a souvent du mal a à trouver des raisons despérer, ceux qui mettent leur confiance dans le Dieu de la Bible ont plus que jamais le devoir de « justifier leur espérance devant ceux qui [leur] en demandent compte » (1 Pierre 3,15). À eux de saisir ce que lespérance de la foi contient de spécifique, pour pouvoir en vivre.

Or, même si, par définition, lespérance vise lavenir, pour la Bible elle senracine dans laujourdhui de Dieu. Dans la Lettre 2003, frère Roger le rappelle : « [La source de lespérance] est en Dieu qui ne peut quaimer et qui nous cherche inlassablement. »

Dans les Écritures hébraïques, cette Source mystérieuse de la vie que nous appelons Dieu se fait connaître parce quil appelle les humains à entrer dans une relation avec lui : il établit une alliance avec eux. La Bible définit les caractéristiques du Dieu de lalliance par deux mots hébreux : hesed et emet (par ex. Exode 34,6 ; Psaume 25,10 ; 40,11-12 ; 85,11). En général, on les traduit par « amour » et « fidélité ». Ils nous disent, dabord, que Dieu est bonté et bienveillance débordantes pour prendre soin des siens et, en deuxième lieu, que Dieu nabandonnera jamais ceux quil a appelés à entrer dans sa communion.

Voilà la source de lespérance biblique. Si Dieu est bon et sil ne change jamais son attitude ni ne nous délaisse jamais, alors, quelles que soient les difficultés si le monde tel que nous le voyons est tellement loin de la justice, de la paix, de la solidarité et de la compassion pour les croyants ce nest pas une situation définitive. Dans leur foi en Dieu, les croyants puisent lattente dun monde selon la volonté de Dieu ou, autrement dit, selon son amour.

Dans la Bible, cette espérance est souvent exprimée par la notion de promesse. Quand Dieu entre en rapport avec les humains, cela va de pair en général avec la promesse dune vie plus grande. Cela commence déjà avec lhistoire dAbraham : « Je te bénirai, dit Dieu à Abraham. Et par toi se béniront toutes les familles de la terre » (Genèse 12,2-3).

Une promesse est une réalité dynamique qui ouvre des possibilités nouvelles dans la vie humaine. Cette promesse regarde vers lavenir, mais elle senracine dans une relation avec Dieu qui me parle ici et maintenant, qui mappelle à faire des choix concrets dans ma vie. Les semences de lavenir se trouvent dans une relation présente avec Dieu.

Cet enracinement dans le présent devient encore plus fort avec la venue de Jésus le Christ. En lui, dit saint Paul, toutes les promesses de Dieu sont déjà une réalité (2 Corinthiens 1,20). Bien sûr, cela ne se réfère pas uniquement à un homme qui a vécu en Palestine il y a 2000 ans. Pour les chrétiens, Jésus est le Ressuscité qui est avec nous dans notre aujourdhui. « Je suis avec vous tous le jours, jusqu’à la fin de l’âge » (Matthieu 28,20).

Un autre texte de saint Paul est encore plus clair. « Lespérance ne déçoit point, parce que lamour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous fut donné. » (Romains 5,5) Loin d’être un simple souhait pour lavenir sans garantie de réalisation, lespérance chrétienne est la présence de lamour divin en personne, lEsprit Saint, courant de vie qui nous porte vers locéan dune communion en plénitude.

Comment vivre de l’espérance chrétienne ?

Lespérance biblique et chrétienne ne signifie pas une vie dans les nuages, le rêve dun monde meilleur. Elle nest pas une simple projection de ce que nous voudrions être ou faire. Elle nous porte à voir les semences de ce monde nouveau déjà présentes aujourdhui, à cause de lidentité de notre Dieu, à cause de la vie, la mort et la résurrection de Jésus Christ. Cette espérance est en plus une source d’énergie pour vivre autrement, pour ne pas suivre les valeurs dune société fondée sur le désir de possession et de compétition.

Dans la Bible, la promesse divine ne nous demande pas de nous asseoir et dattendre passivement quelle se réalise, comme par magie. Avant de parler à Abraham dune vie en plénitude qui lui est offerte, Dieu lui dit : « Quitte ton pays et ta maison pour la terre que je te ferai voir » (Genèse 12,1). Pour entrer dans la promesse de Dieu, Abraham est appelé à faire de sa vie un pèlerinage, à vivre un nouveau commencement.

De même, la bonne nouvelle de la résurrection nest pas une manière de nous détourner des tâches dici-bas, mais un appel à nous mettre en route. « Gens de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Allez par le monde entier, proclamer l’Évangile à toutes les créatures Vous serez mes témoins jusquaux extrémités de la terre » (Actes 1,11 ; Marc 16,15 ; Actes 1,8).

Sous limpulsion de lEsprit du Christ, les croyants vivent une solidarité profonde avec lhumanité coupée de ses racines en Dieu. Écrivant aux Romains, saint Paul évoque les souffrances de la création en attente, les comparant aux douleurs de lenfantement. Puis il continue : « Nous aussi, qui possédons les prémices de lEsprit, nous gémissons intérieurement. » (Romains 8,18-23). Notre foi ne nous met pas dans un état privilégié, hors du monde, nous « gémissons » avec le monde, partageant sa douleur, mais nous vivons cette situation dans lespérance, sachant que, dans le Christ, « les ténèbres passent et que déjà luit la lumière véritable » (1 Jean 2,8).

Espérer, cest donc dabord découvrir aux profondeurs de notre aujourdhui une Vie qui va de lavant et que rien ne peut arrêter. Cest encore accueillir cette Vie par un oui de tout notre être. En nous lançant dans cette Vie, nous sommes conduits à poser, ici et maintenant, au milieu des aléas de notre existence en société, des signes dun autre avenir, des semences dun monde renouvelé qui, le moment venu, porteront leur fruit.

Pour les premiers chrétiens, le signe le plus clair de ce monde nouveau était lexistence des communautés composées de gens dorigines et de langues diverses. À cause du Christ, ces petites communautés surgissaient partout dans le monde méditerranéen. Dépassant les divisions de toutes sortes qui les tenaient loin les uns des autres, ces hommes et femmes vivaient comme des frères et des sœurs, comme la famille de Dieu, priant ensemble et partageant leurs biens selon les besoins de chacun (cf. Actes 2,42-47). Ils sefforçaient davoir « un même amour, une seule âme, un seul sentiment » (Philippiens 2,2). Ainsi ils brillaient dans le monde comme des foyers de lumière (cf. Philippiens 2,15). Dès ses débuts, lespérance chrétienne a allumé un feu sur la terre.

Lettre de Taizé : 2003/3