Archive pour le 26 octobre, 2008

Tous les Saint image – samedi

26 octobre, 2008

Tous les Saint image - samedi dans images sacrée

http://santiebeati.it/

Saint Anselme : « Tout ce qu’il y a dans l’Écriture – dans la Loi et les prophètes – dépend de ces deux commandements

26 octobre, 2008

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/www/main.php?language=FR&localTime=10/26/2008#

Saint Anselme (1033-1109), moine, évêque, docteur de l’Église
Lettre 112, à Hugues le reclus ; Opera omnia, 3, p. 245 (trad. Orval)

« Tout ce qu’il y a dans l’Écriture – dans la Loi et les prophètes – dépend de ces deux commandements »

Puisque régner dans le ciel n’est rien d’autre que d’adhérer à Dieu et à tous les saints, par l’amour, en une seule volonté, au point que tous n’exercent ensemble qu’un seul et même pouvoir, aime donc Dieu plus que toi-même, et déjà tu commences à tenir ce que tu veux posséder parfaitement dans le ciel. Accorde-toi avec Dieu et avec les hommes — si du moins ceux-ci ne se séparent pas de Dieu — et déjà tu commences à régner avec Dieu et avec tous les saints. Car, dans la mesure où tu t’accordes maintenant avec la volonté de Dieu et avec celle des hommes, Dieu et tous les saints s’accorderont avec ta volonté. Si donc tu veux être roi dans le ciel, aime Dieu et les hommes comme tu le dois, et tu mériteras d’être ce que tu souhaites.

Mais cet amour, tu ne pourras le posséder à la perfection que si tu vides ton coeur de tout autre amour… Voilà pourquoi ceux qui remplissent leur coeur d’amour de Dieu et du prochain n’ont de vouloir que celui de Dieu, ou celui d’un autre homme, pourvu qu’il ne soit pas contraire à Dieu. Voilà pourquoi ils sont fidèles à prier, ainsi qu’à s’entretenir et à se souvenir du ciel ; car il leur est agréable de désirer Dieu et de parler de celui qu’ils aiment, d’entendre parler de lui et de penser à lui. C’est aussi pourquoi ils se réjouissent avec qui est dans la joie, ils pleurent avec qui est dans la peine (Rm 12,15), ils ont compassion des malheureux et ils donnent aux pauvres, car ils aiment les autres hommes comme eux-mêmes… Oui, c’est bien ainsi que « toute la Loi et les prophètes se rattachent à ces deux commandements » de l’amour.

Père Cantalamessa : On peut manquer de charité en faisant la charité ! (XXX semaine du T.O.)

26 octobre, 2008

du site:

http://www.zenit.org/article-19195?l=french

On peut manquer de charité en faisant la charité !

Commentaire de l’évangile du dimanche 26 octobre, par le P. Cantalamessa (XXX du temp ordinaire)

ROME, Vendredi 24 octobre 2008 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le commentaire de l’Evangile du dimanche 26 octobre proposé par le père Raniero Cantalamessa OFM Cap, prédicateur de la Maison pontificale.

Evangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 22, 34-40)

Les pharisiens, apprenant que Jésus avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve :

« Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tout ce qu’il y a dans l’Écriture – dans la Loi et les Prophètes – dépend de ces deux commandements. »

Tu aimeras ton prochain comme toi-même

« Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». En ajoutant les mots « comme toi-même », Jésus nous place face à un miroir devant lequel nous ne pouvons pas mentir ; il nous donne une mesure infaillible pour découvrir si nous aimons ou non notre prochain. Nous savons très bien, en toute circonstance, ce que signifie nous aimer nous-mêmes et ce que nous voudrions que les autres fassent pour nous. Si l’on fait attention, Jésus ne dit pas : « Fais à l’autre ce qu’il te fait ». Il s’agirait encore de la Loi du talion : « œil pour œil, dent pour dent ». Il dit : tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi, (cf. Mt 7, 12), ce qui est bien diffèrent.

Jésus considérais l’amour du prochain comme « son commandement », celui dans lequel se résume toute la Loi. « Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 15, 12). Nombreux sont ceux qui identifient tout le christianisme avec le précepte de l’amour du prochain, et ils n’ont pas tord. Nous devons toutefois chercher à aller au-delà. Quand on parle d’amour pour le prochain, on pense immédiatement aux « oeuvres » de charité, aux choses qu’il faut faire pour le prochain : lui donner à manger, à boire, aller lui rendre visite ; en somme aider son prochain. Mais ceci est un effet de l’amour, ce n’est pas encore de l’amour. Avant toute l’action de bienfaisance vient la bienveillance ; avant de faire le bien, vient la volonté de faire le bien.

La charité doit être « sans artifice », c’est-à-dire sincère (textuellement : sans feinte) (Rm 12, 9) ; on doit aimer « d’un cœur pur » (1 P 1, 22). On peut en effet faire la charité et l’aumône pour de nombreuses raisons qui n’ont rien à voir avec l’amour : pour se faire valoir, pour faire croire qu’on est un bienfaiteur, pour gagner le paradis, et même à cause de remords de conscience. Une grande partie de la charité que nous faisons aux pays du tiers-monde, n’est pas dictée par l’amour, mais par le remord. En effet, nous nous rendons compte de la différence scandaleuse qui existe entre eux et nous, et nous nous sentons responsables de leur pauvreté. On peut manquer de charité en « faisant la charité » !

Il est clair que ce serait une erreur fatale d’opposer l’amour du cœur et la charité des faits, ou de se réfugier dans de bonnes dispositions intérieures à l’égard des autres, pour trouver en elles une excuse à son propre manquement de charité effective et concrète. Si tu rencontres un pauvre qui a faim et est transi de froid, disait saint Jacques, a quoi cela peut-il lui servir si tu lui dit : « Mon Pauvre, va, réchauffe toi et manges quelque chose ! », mais tu ne lui donnes rien de ce dont il a besoin ? « Mes enfants, nous devons aimer, non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité » (1 Jn 3, 18). Il ne s’agit donc pas d’analyser les œuvres extérieures de charité mais de faire en sorte que leur fondement réside dans un sentiment d’amour authentique et bienveillant.

Cette charité du cœur ou charité intérieure est la charité que nous pouvons tous, et toujours, exercer ; elle est universelle. Ce n’est pas une charité que certains – les riches et les bien portants – peuvent seulement donner, et les autres – les pauvres et les malades – seulement recevoir. Tous peuvent faire la charité et la recevoir. En outre, elle est concrète. Il s’agit de commencer à regarder avec des yeux nouveaux les situations et les personnes avec qui nous vivons. Quel regard ? Mais c’est très simple : le regard avec lequel nous voudrions que Dieu nous voit ! Un regard d’excuse, de bienveillance, de compréhension, de pardon… Quand on en arrive là, toutes les relations changent