Archive pour le 11 octobre, 2008

Crucifixtion

11 octobre, 2008

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Enamel Crucifix from Limoges Images of Religious and Theological Iconography Vanderbilt University, Divinity Library Nashville,

http://www.artbible.net/3JC/-Mat-27,32_Crucifixion/index.html

11 octobre, 2008

DU SITE BIBLE SERVICE:

http://www.bible-service.net/site/434.html

commentaire à la liturgie de la dimanche – XXVIII du Temps ordinaire (12 octobre 2008)

Les textes de ce jour parlent de repas de fête. Le prophète Isaïe évoque un repas de noce où Dieu accueille l’humanité. Cette image est reprise dans le psaume : Tu prépares la table pour moi, dit le croyant à Dieu. Dans l’évangile, Jésus raconte la parabole d’un roi qui célèbre les noces de son fils. Il invite tout le monde à la fête, mais tout le monde ne s’en montre pas digne.

Méditons la belle phrase de Paul : Dieu subvient magnifiquement à tous vos besoins.


Isaïe 25,6-9

Le texte est de style apocalyptique. Le poète décrit une intervention divine qui se produira  » ce jour-là « . Le jour du Seigneur, maintes fois évoqué par les prophètes, consiste en un grand rassemblement de tous les peuples sur  » la montagne de Dieu « . La promesse faire à Abraham se réalise :  » En toi seront bénies toutes les nations de la terre « . Dieu offre des viandes savoureuses. C’est beau un repas de fête au cours duquel les convives peuvent se repaître de mets succulents et d’amitié partagée. Au cours du repas est célébrée la défaite de la mort. Introduite dans le monde par nos premiers parents, elle a recouvert de son voile de deuil toutes les nations. Sa défaite inaugure un nouveau paradis où Dieu convoque l’humanité.  dans biblique Image273
 
Psaume 22

Le psaume décrit la joie d’un croyant en mettant en scène une brebis qui a un berger extraordinaire et un homme invité à un repas de fête. Le berger conduit son troupeau vers un endroit idyllique dans un pays chaud : un pré d’herbe fraîche. La brebis, qui n’aurait pas trouvé d’elle-même cet endroit, s’y repose. Quand la halte est finie, le berger conduit vers un autre endroit tout aussi idyllique : les eaux tranquilles. Il y a des endroits dangereux où la mort rôde, mais Dieu est un guide et un sauveur. Il est toujours là. Fidèle à son alliance, il n’abandonne pas son peuple ni aucun de ses sujets. Pourquoi fait-il tout cela ? Parce qu’il est Dieu, tout simplement. Il le fait  » pour l’honneur de son nom « . Le psaume présente ensuite le Seigneur comme un hôte qui accueille somptueusement ses invités : exubérance des mets, des boissons, des parfums. Le croyant dit sa joie de marcher tous les jours sous le regard du Seigneur. Image273 dans commentaire à la Sacrée Écriture pour le jour courant
 
Philipppiens 4,12-14.19-20

Paul vient de dire aux Philippiens combien sa joie est grande dans le Seigneur à cause du bon accueil qu’ils lui ont réservé et de l’aide qu’ils lui ont apportée, le dispensant de devoir travailler pour se nourrir. Contrairement à son habitude, il a accepté cette aide, comme un signe de leur profonde adhésion à l’Évangile. Mais il ne souhaite pas que ce soutien matériel devienne une obligation pour eux : il sait vivre de peu et être en même temps dans l’abondance. Sûr que Dieu n’abandonnera pas ceux qui se confient à lui, il associe la communauté de Philippes à la doxologie qui conclut cette dernière partie, exhortative, de sa lettre.Image273
 
Matthieu 22,1-14

Par rapport à Luc, Matthieu transforme l’invitation à un banquet en invitation au mariage du fils du roi. Le thème de l’union nuptiale entre Dieu et son peuple est un thème de l’Ancien Testament et, par ailleurs, Matthieu a déjà présenté Jésus comme l’Époux de ces noces attendues (9, 15). Nous disposons donc des clés de compréhension de la parabole.

Comme dans la parabole des vignerons, par deux fois, des serviteurs sont envoyés vers les invités ; de même, la double ambassade se solde par un meurtre, cette fois, celui des serviteurs. Car les temps ont changé : à présent, c’est le temps des noces et du banquet du Royaume prophétisé par Isaïe. Les serviteurs ne sont plus les prophètes anciens mais les missionnaires envoyés par Jésus au monde juif. À la différence de Luc qui détaille les fausses excuses, Matthieu constate simplement que les invités n’ont pas voulu venir ou n’ont pas tenu compte de l’invitation.

Les représailles du roi évoquent la destruction de Jérusalem en 70 que Matthieu interprète comme la sanction divine du refus d’accueillir l’Évangile. S’y ajoute le verdict que les invités n’en étaient pas  » dignes  » : ils n’ont pas su reconnaître la générosité de l’offre.

Ceux que les serviteurs ramènent ensuite sont  » les mauvais comme les bons « , c’est-à-dire le tout venant, sans critère d’appartenance au peuple élu. Mais l’un d’eux n’a pas le vêtement (la disposition d’esprit et de c

śur) qui convient et il est, lui aussi, durement châtié. L’avertissement s’adresse ici aux chrétiens qui ne doivent pas trop vite se croire à l’abri du jugement ! Image273
 
Une Parole pour aujourd’hui

 » Être rassasié et avoir faim, avoir tout ce qu’il faut et manquer de tout « .
Aujourd’hui, peut-être plus que jamais dans nos sociétés de consommation, on peut être rassasié de biens matériels et avoir faim de sens pour sa vie, avoir tout ce qui est nécessaire pour vivre confortablement et manquer néanmoins de l’essentiel.

Mais on peut aussi, comme Paul, être rassasié de l’essentiel, l’amour du Christ, et avoir faim de nourriture matérielle, avoir tout ce qu’il faut en étant comblé de la grâce de Dieu et manquer de tout sur le plan matériel.

Ou bien encore, éprouver d’autant plus intensément l’infinie distance qui nous sépare de Dieu que nous nous reconnaissons comblés par son amour.

On trouvera l’introduction à la première lecture (Isaïe 25,6-9), et au Psaume 22(23),1-2b,2c-3,4,5,6, dans la revue Célébrer n° 361 (juillet-août 2008). Ceux qui préparent la liturgie y trouveront aussi des idées pour une mise en śuvre.

Père Cantalamessa : commentaire à la liturgie du dimanche XXVIII T.O. : L’important et l’urgent

11 octobre, 2008

PÈRE CANTALAMESSA – COMMENTAIRE À LA LITURGIE DU DIMANCHE XXVIII DU TEMP ORDINAIRE – 12 OCTOBRE 2008:

http://www.cantalamessa.org/fr/omelieView.php?id=398

L’important et l’urgent

Dimanche 12 octobre
A – 2008-10-12 >Matthieu 22, 1-14


Il est instructif d’observer quels sont les motifs pour lesquels les invités de la parabole refusent de se rendre au banquet. Matthieu dit qu’ils « ne tinrent aucun compte » de l’invitation et « s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ». Sur ce point, l’Evangile de Luc est plus détaillé et présente ainsi les motivations du refus : « J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir … J’ai acheté cinq paires de boeufs, et je pars les essayer… Je viens de me marier, et, pour cette raison, je ne peux pas venir » (Lc 14, 18-20).

Qu’ont en commun ces différents personnages. Ils ont tous trois quelque chose d’urgent à faire, quelque chose qui ne peut pas attendre, qui requiert immédiatement leur présence. Et que représente en revanche le banquet nuptial ? Il indique les biens messianiques, la participation au salut apporté par le Christ, donc la possibilité de vivre pour l’éternité. Le banquet représente donc la chose importante dans la vie, la seule chose importante. L’erreur commise par les invités est donc claire ; elle consiste à négliger l’important au profit de l’urgent, l’essentiel au profit du contingent ! Aujourd’hui, il s’agit d’un risque tellement répandu et tellement insidieux, non seulement sur le plan religieux, mais aussi sur le plan purement humain, qu’il vaut la peine d’y réfléchir un peu.

D’abord, précisément sur le plan religieux. Négliger l’important au profit de l’urgent, au niveau spirituel, signifie renvoyer continuellement l’accomplissement des devoirs religieux, parce qu’il se présente chaque fois quelque chose d’urgent à faire. C’est dimanche et il est l’heure d’aller à la messe, mais il faut faire cette visite, ce travail dans le jardin, le déjeuner à préparer. La messe peut attendre, le déjeuner non ; alors on renvoie la messe et on se remet aux fourneaux.

J’ai dit que le danger de négliger l’important au profit de l’urgent est présent aussi sur le plan humain, dans la vie de tous les jours, et je voudrais également en parler en peu. Pour un homme, il est certainement très important de dédier du temps à la famille, de passer un peu de temps avec ses enfants, de parler avec les grands, de jouer avec les petits. Mais voilà qu’au dernier moment il y a toujours des choses urgentes à faire au bureau, des heures supplémentaires au travail, et l’on renvoie à une autre fois, finissant par rentrer à la maison trop tard et trop fatigué pour penser à autre chose.

Pour un homme ou une femme il est très important d’aller de temps en temps rendre visite à un parent âgé qui vit seul chez lui ou dans une maison de retraite. Pour quiconque il est très important de rendre visite à une connaissance malade pour lui montrer notre soutien et lui rendre peut-être quelque service pratique. Mais ce n’est pas urgent, et si on reporte la visite, le monde ne va pas s’écrouler, en apparence. Il est même possible que personne ne s’en rende compte. Et ainsi, on renvoie.

Il en est de même pour la santé, qui figure aussi parmi les choses importantes. Le médecin, ou tout simplement le kiné, nous avertit que nous devons nous surveiller, prendre un temps de repos, éviter certains types de stress… On répond : oui, oui, je le ferai sans problème dès que j’aurai fini ce travail, quand j’aurai arrangé la maison, quand j’aurai remboursé toutes mes dettes…

Jusqu’à ce que l’on se rende compte qu’il est trop tard. Voilà où est le piège : on passe sa vie à courir après les mille petites choses à faire et l’on ne trouve jamais le temps pour les choses qui changent vraiment les relations humaines et peuvent apporter la vraie joie (et, si elles sont négligées, la vraie tristesse), dans la vie. Ainsi, nous voyons comment l’Evangile, indirectement, est aussi une école de vie ; il nous enseigne à établir des priorités, à tendre à l’essentiel. En un mot, à ne pas perdre de vue l’important en se concentrant sur l’urgent, comme il est arrivé aux invités de notre parabole.

Jour 4 Soleil lune avec étoiles

11 octobre, 2008

Jour 4 Soleil lune avec étoiles  dans images sacrée 14%20COMESTOPR%20BIBLE%20HISTORIALE%20THE%20SUN

Day 4 Sun moon & stars / Jour 4 Soleil lune avec étoiles / 14 COMESTOPR BIBLE HISTORIALE THE SUN

http://www.artbible.net/1T/Gen0114_4Sunmoon_stars/pages/21%20VONAESCH%20CORINNE%20DAY%20FOUR.htm

Saint Bernard : « Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (Lc 1,45)

11 octobre, 2008

du site: 

http://www.levangileauquotidien.org/www/main.php?language=FR&localTime=10/11/2008#

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église
Sermon 31 sur le Cantique des Cantiques (trad. Emery rev.)

« Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur » (Lc 1,45)

Les hommes de l’ancienne alliance étaient sous le régime des symboles. Pour nous, par la grâce du Christ présent dans la chair, la vérité elle-même s’est mise à resplendir. Et pourtant, par rapport au monde à venir, nous vivons encore d’une certaine manière dans l’ombre de la vérité. L’apôtre Paul écrit : « Partielle est notre connaissance, partielle notre prophétie » (1Co 13,9) et « Non, je n’estime pas avoir déjà saisi » (Ph 3,13). En effet, comment ne pas faire de différence entre celui qui marche par la foi et celui qui se trouve dans la claire vision ? Ainsi « le juste vit de la foi » (Ha 2,4;Rm 1,17) — c’est le bienheureux qui exulte dans la vision de la vérité ; maintenant l’homme saint vit encore à l’ombre du Christ… Et elle est bonne, cette ombre de la foi ; elle filtre la lumière aveuglante pour notre regard encore enténébré et prépare notre oeil à supporter la lumière. Il est écrit en effet : « Dieu a purifié leurs coeurs par la foi » (Ac 15,9). La foi donc n’a pas pour effet d’éteindre la lumière, mais de la conserver. Tout ce que les anges contemplent à découvert, l’ombre de la foi le garde pour moi ; elle le fait reposer dans son sein pour le révéler au moment voulu. N’est-ce pas une bonne chose qu’elle tienne enveloppé ce que tu ne peux pas encore saisir sans voile ?

D’ailleurs la mère du Seigneur vivait elle aussi dans l’ombre de la foi, puisqu’on lui a dit : « Heureuse es tu, toi qui as cru » (Lc 1,45). Et du corps du Christ elle a aussi reçu une ombre, selon le message de l’ange : « La puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre » (Lc 1,35). Cette ombre n’a donc rien de méprisable puisque c’est la puissance du Très-Haut qui la projette. Oui vraiment, il y avait dans la chair du Christ une force qui couvrait la Vierge de son ombre, afin que l’écran de ce corps vivifiant lui permette de supporter la présence divine, de soutenir l’éclat de la lumière inaccessible, chose impossible à une femme mortelle. Cette puissance a dompté toute force adverse ; la force de cette ombre chasse les démons et protège les hommes. Puissance vraiment vivifiante et ombre vraiment rafraîchissante ! Et nous, c’est bien dans l’ombre du Christ que nous vivons, puisque nous marchons par la foi et que nous recevons la vie en étant nourris de sa chair.

PRIÈRE : FAIS SILENCE ET ÉCOUTE-MOI !

11 octobre, 2008

du site:

http://www.croixsens.net/priere/faisilence.php

PRIÈRE : FAIS SILENCE ET ÉCOUTE-MOI !

Dans ce monde où il est bon de tendre l’oreille à beaucoup d’échos, où il est respectable de faire preuve d’ouverture d’esprit et de discourir sur de nombreux sujets, et ce même au sein de la chrétienté, Dieu dit à chacun de ses enfants: « Fais silence et écoute-moi ».

Que de fois ne venons-nous pas devant le Grand Dieu avec un flots de paroles ! Nous nous tenons devant Lui, par la foi, mais nous ne recherchons pas réellement un dialogue, nous ne venons pas toujours pour l’écouter et être enrichi de ses paroles qui sont «vérité et vie».

En fait, nous nous écoutons parler de Lui, nous sommes pleins de notre faible connaissance de Lui et des choses révélées, mais nous n’avons plus de place dans notre vie pour l’écouter. Le bruit est autant en nous qu’à l’extérieur, que dans ce monde tumultueux.

Or, la voix du Seigneur Jésus se fait entendre parmi tout ce brouhaha.

« Venez à l’écart … et réjouissez-vous de la vraie grâce dans laquelle vous êtes, et non principalement dans ce qu’il vous a été donné d’accomplir pour moi. Vous avez beaucoup parlé, maintenant écoutez plutôt ce que j’ai à vous dire. »

Marc 6:30-32 ; Luc 10:17-20

Ne soyons pas comme Samson qui dans l’élan de son combat, de sa mission, a oublié de s’abreuver aux eaux de la grâce (Juges 15:15-19). La victoire est grande et pourtant il défaille! Il s’est desséché et voit son énergie s’évanouir. l’Eternel lui indique alors un rocher d’où jaillira, après que Dieu le fendit, les eaux de la vie.

Ce « rocher » c’est Christ. Il a été frappé pour notre salut. Et par son sacrifice, les eaux de la grâce ont jailli en vie éternelle pour tous ceux qui lui ont ouvert leur coeur.

Nous prenons régulièrement l’exemple de Marie de Béthanie (Luc 10:39) pour nous encourager les uns les autres à nous mettre aux pieds du Seigneur Jésus afin de l’écouter. Mais ne sommes-nous pas plutôt comme les disciples qui regardaient à eux-mêmes et se raisonnaient pour savoir qui était le plus spirituel, qui en ferait le plus pour le Seigneur?

Alors qu’ils l’appellaient « Rabboni », ont-ils, comme nous-mêmes, vraiment écouté ses paroles?

Ne leur jetons pas la pierre! Combien de fois sommes-nous devant le Seigneur Jésus dans le silence afin être étreint par son amour, et pour laisser l’Esprit de Dieu nous apporter ce qui est à Christ au travers de la méditation des Saintes Ecritures?

Dans ce silence, à l’écart des vains bruits de ce monde et de nos propres raisonnements, nous sommes introduits dans la sphère de l’Amour de Dieu, dans le royaume du Fils de son Amour.

Il n’est dès lors plus de mots pour exprimer l’adoration qui remplit notre coeur par l’Esprit.

Ne cherchons pas plus loin la raison de notre inconstance, de notre vie faite de hauts et de bas, où moments de communion avec le Père et le Fils et périodes tristes et sombres d’éloignement se succèdent tour à tour.

Après avoir écouté et avoir été enrichi de la présence de Dieu, nous oublions de revenir constamment à cette source divine de toutes bénédictions, et sans laquelle notre vie s’assèche et notre foi devient aride.

Disons plutôt avec le Psalmiste:

Dieu! tu es mon Dieu; je te cherche au point du jour; mon âme a soif de toi, ma chair languit après toi, dans une terre aride et altérée, sans eau, voir ta force et ta gloire, comme je t’ai contemplé dans le lieu saint. Car ta bonté est meilleure que la vie; mes lèvres te loueront. Ainsi je te bénirai durant ma vie, j’élèverai mes mains en ton nom. Mon âme est rassasiée comme de moelle et de graisse, et ma bouche te louera avec des lèvres qui chantent de joie. Quand je me souviens de toi sur mon lit, je médite de toi durant les veilles de la nuit; Car tu as été mon secours, et à l’ombre de tes ailes je chanterai de joie. Mon âme s’attache à toi pour te suivre, ta droite me soutient.
Psaume 63

Oh! bien sûr, nous connaissons de tels passages de la Bible et d’autres. Nous les citons, nous parlons et nous en parlons, nous tendons l’oreille de tous côtés, et nous en oublions de venir aux pieds du Seigneur Jésus pour entendre ce qu’Il a à nous dire, ses communications intimes.

Comment se fait-il que nous avons parfois si peu de cette force qui vient d’en-haut? Ne sommes-nous pas trop souvent las et fatigués du chemin?

Et pourtant Dieu nous donne cette merveilleuse promesse:

Mais ceux qui s’attendent à l’Eternel renouvelleront leurs forces; ils s’élèveront avec des ailes, comme des aigles, ils courront et ne se fatigueront pas, ils marcheront et ne se lasseront pas.
Esaïe 40:31

Dans le verset suivant, en Esaïe 41:1, et sans entrer dans sa portée prophétique, Dieu nous dit de faire silence, de nous approcher … et ensuite de parler.

Voilà la clé pour renouveler nos forces; nous approcher, écouter et ensuite parler et non l’inverse!

Alors nous pourrons être « touché » par Dieu, et Il mettra ses paroles dans notre bouche (Jérémie 1:9). Il touchera nos lèvres impures (Esaïe 6:5-7) tant il est vrai qu’il y a transgression dans la multitude de nos paroles (Proverbes 10:19).

Dieu connaît nos paroles avant que nous les prononçons (Psaume 139:4) car Il lit dans nos coeurs. Que ceux-ci soient occupés de la Personne bénie et adorable du Seigneur Jésus Christ afin que notre adoration déborde et que notre bouche témoigne et parle pour Lui.

L’adoration peut être et doit être également un culte silencieux, une reconnaissance qui remplit tout notre être.

Etre à tes pieds comme Marie,
Laissant les heures s’écouler
Dans un silence qui s’oublie,
Jésus pour te laisser parler.

Etre à tes pieds dans la tristesse,
Trouvant, pour toutes mes douleurs,
Ta sympathie et ta tendresse,
Ta bonté qui tarit mes pleurs;

Sur tes pieds saints, à ta louange,
Répandre, ô Sauveur méprisé,
Le parfum pur et sans mélange
D’un vase d’albâtre brisé;

Culte béni d’un coeur qui t’aime,
Encens dont le ciel est rempli,
Gardé pour le moment suprême
De ton sacrifice accompli …

Ah! qu’à tes pieds, Seigneur, je reste,
Et, qu’ici-bas, ma faible voix
Exalte, unie au choeur céleste,
Le Fils de Dieu mort sur la croix!

Hymnes et Cantiques n°134