Archive pour le 3 octobre, 2008

Our Lady Of The Lake

3 octobre, 2008

Our Lady Of The Lake dans images sacrée

Our Lady Of The Lake

http://www.geocities.com/ourladyofthelake/History/History.html

« Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette »

3 octobre, 2008

du site:

http://www.levangileauquotidien.org/www/main.php?language=FR&localTime=10/03/2008#

Hugues de Saint-Victor (?-1141), chanoine régulier, théologien
Traité des sacrements de la foi chrétienne, II, 1-2 ; PL 176, 415 (trad. Orval)

« Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette »

De même que le souffle de l’homme passe par la tête pour descendre vers les membres et les vivifier, ainsi l’Esprit Saint vient aux chrétiens par le Christ. La tête c’est le Christ, les membres ce sont les chrétiens. Il y a une tête et de nombreux membres, un seul corps formé de la tête et des membres, et dans ce seul corps un unique Esprit qui est en plénitude dans la tête et en participation dans les membres. Si donc il n’y a qu’un corps, il n’y a aussi qu’un seul Esprit. Qui n’est pas dans le corps ne peut pas être vivifié par l’Esprit, selon cette parole de l’Ecriture : « Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas, n’est pas du Christ » (Rm 8,9). Car celui qui n’a pas l’Esprit du Christ n’est pas membre du Christ.

Rien de ce qui fait partie du corps n’est mort ; rien de ce qui est séparé du corps n’est vivant. C’est par la foi que nous devenons membres ; c’est par l’amour que nous sommes vivifiés. Par la foi nous recevons l’unité ; par la charité nous recevons la vie. Le sacrement du baptême nous unit ; le Corps et le Sang du Christ nous vivifient. Par le baptême, nous devenons membres du corps ; par le Corps du Christ, nous participons à sa vie.

Face adorable de Jésus

3 octobre, 2008

du site: 

http://www.esprit-et-vie.com/article.php3?id_article=750

Face adorable de Jésus

P. Bruno Goncalves, c.o.

Gn 15, 518 – Ps 26 – Ph 3, 17-4, 1 – Lc 9, 28-36

Esprit et Vie n°99 – février 2004 – 2e quinzaine, p. 36-38.

Dieu vient au-devant de notre peur

Le carême nous apparaît souvent comme un temps rude et austère que nous redoutons. À travers ce nouvel exode, ce nouveau désert à la suite de Jésus, c’est notre fidélité à Dieu et notre amour pour lui qui se trouvent éprouvés. Nos échecs, nos luttes, quelquefois infructueuses, notre peur de décevoir le Seigneur et de nous décevoir nous-mêmes, sont autant de motifs qui nous font redouter ce temps liturgique. Et, combien d’entre nous auront l’impression au final d’avoir peu fait pour la conversion de leur vie à Dieu à la fin du carême ?

Ce dimanche, Dieu vient au-devant de nos angoisses en les apaisant lui-même. Pour ce faire, il nous donne de contempler dés maintenant la gloire à laquelle nous sommes destinés. Il nous découvre un visage lumineux sur lequel se manifeste la gloire de Dieu, la gloire de la bienheureuse résurrection. Non, nous ne rêvons pas, les Apôtres eux-mêmes, bien qu’accablés de sommeil, sont « bien réveillés » comme nous le rapporte l’évangéliste Luc (Lc 9, 32). Il ne s’agit pas d’un songe ou d’un rêve comme on peut en rencontrer dans les textes bibliques mais bien d’une réalité, la gloire du Seigneur vient au-devant de nous. Et de la crèche où « nous avons pu contempler sa gloire » (Jn 1, 14) jusqu’à la résurrection, Jésus, notre sauveur, nous entraîne de gloire en gloire. Nous sommes fait pour la gloire de Dieu, c’est bien ce qu’exprime le Christ dans sa prière sacerdotale : « Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, afin qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée » (Jn 17, 24).

En contemplant les traits glorieux de ce visage transfiguré, nos cœurs reprennent donc courage et nous recevons avec joie l’enseignement de saint Paul qui, dans la deuxième lecture, nous affirme que « le sauveur Jésus-Christ transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance qui le rend capable de tout dominer » (Ph 3, 20-21).

Le visage de la gloire

Du courage, il nous en faudra. Bien sur, le mont Thabor est doux à grimper et comme Pierre, nous aimerions sans doute y demeurer en présence de Jésus à qui Élie et Moïse rendent témoignage. Comme il est beau ce doux visage aux traits harmonieux. Visage d’où se dégagent, non seulement, une véritable beauté mais aussi une grande autorité que la voix du Père et la nuée viennent eux-mêmes conforter. Ce Dieu que « personne n’a jamais contemplé » (1 Jn 4, 12), que la nuée laisse à peine deviner et dont on entend la voix de loin, voilà que nous le contemplons face à face en admirant ce visage de Jésus irradié de blancheur. Ce spectacle inspire une crainte révérencielle aux Apôtres qui sont saisis de frayeur lorsqu’ils pénètrent dans cette nuée et on lit aussi que Pierre « ne savait pas ce qu’il disait » (Lc 9, 33). Mais cette crainte n’est pas la peur. Elle est le fruit de l’Esprit Saint dont la nuée est le signe. Elle est la marque de la majesté de Dieu dont Pierre, Jacques et Jean sont pénétrés, un peu comme Isaïe l’a été avant eux dans le Temple de Jérusalem. Isaïe qui, devant la gloire de Dieu, s’écria : « Malheur à moi, je suis perdu ! car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au sein d’un peuple aux lèvres impures, et mes yeux ont vu le Roi, Yahvé Sabaot » (Is 6, 5).

Le visage de la miséricorde

Mais le Thabor n’est qu’une étape dans la vie du Sauveur, nous le savons bien. C’est la discussion entre Jésus, Élie et Moïse qui nous l’indique très clairement : « Ils parlaient de son départ qui allait se réaliser à Jérusalem » (Lc 9, 31). Cette colline de la transfiguration en appelle donc une autre que nous savons plus douloureuse, plus sanglante et où la gloire du Seigneur ne nous sera pas visible. Il s’agit de celle du Golgotha, du calvaire où les traits de Jésus seront déformés sous la douleur. C’est pourtant le même visage, celui de Jésus, qui, sur les deux collines, nous est donné à adorer. Le visage glorieux du Seigneur nous est donné pour que nous puissions le reconnaître aux jours de la Passion. Ce visage bafoué, trahi, meurtri et douloureux. Ce visage qui souffre ne nous inspire plus de crainte à la mesure de celle du Thabor mais peut-être de la pitié. Il se peut aussi que cette souffrance nous soit insupportable et que nous ne voulions pas la regarder. Nous détournons le regard devant ce visage tuméfié qui nous fait horreur tant il nous rappelle que c’est notre péché qui défigure Jésus. Seule l’expérience de la transfiguration peut permettre aux Apôtres d’y reconnaître le visage du Dieu tout-puissant, du Messie annoncé, du désiré des nations. À travers l’abaissement de ce visage glorieux, nous mesurons tout l’amour de Dieu pour nous, toute la miséricorde de son cœur pour ses frères, les hommes. Ce visage douloureux nous découvre encore quelque chose du Christ : Jésus n’est pas seulement le Seigneur de la gloire, il est aussi celui qui apporte à l’homme la douce pitié de Dieu. Jésus nous manifeste ici le visage de Dieu le Père comme celui de la miséricorde, du père aimant de la parabole du fils prodigue. Merveilleux visage d’amour ! Et nous avons à le recevoir et à le chérir autant que celui du Thabor.

L’unique visage de Jésus

Des générations de croyants ont désiré contempler Dieu face à face. Contempler la face de Dieu « C’est ta face que je cherche, ne me cache pas ta face », voilà le cri d’un peuple qui aspire, de toute ses forces, « à la révélation des fils de Dieu » (Rm 8, 19). Voir Dieu face à face, n’est-ce pas la plus grande marque d’intimité que le Seigneur puisse nous donner ? Ce visage que nous contemplons est unique. Que ce soit celui de la transfiguration, que ce soit celui du calvaire, c’est l’unique visage de Jésus qui se donne à nous pour qu’à travers lui, Dieu le Père nous soit révélé. Nous ne pouvons pas le démembrer. Si nous avons aimé être au Thabor, il nous faut accepter d’être au calvaire avec l’assurance que le Seigneur est bien le roi de gloire et de miséricorde et ce, même sous les traits meurtris de Jésus en agonie.

Contemplons, en ce dimanche, ce visage glorieux pour pouvoir regarder la face douloureuse de Jésus qui nous fait miséricorde au soir du vendredi saint.