« Adam, où es-tu ? » (Gn 3,9) : répondre aux appels du Seigneur

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Saint Silouane (1866-1938), moine orthodoxe
Ecrits (trad. Eds. Présence 1973, p. 254)

« Adam, où es-tu ? » (Gn 3,9) : répondre aux appels du Seigneur

Mon âme languit après le Seigneur, et je le cherche avec des larmes. Comment pourrais-je ne pas te chercher ? Toi le premier, tu m’as trouvé. Tu m’as donné de vivre la douceur de ton Saint Esprit, et mon âme t’a aimé. Tu vois, Seigneur, ma peine et mes larmes. Si tu ne m’avais attiré par ton amour, je ne te chercherais pas comme je te cherche. Mais ton Esprit m’a donné de te connaître, et mon âme se réjouit que, toi, tu sois mon Dieu et mon Seigneur, et, jusqu’aux larmes, je languis après toi…

Seigneur miséricordieux, tu vois ma chute et ma douleur ; mais, humblement, j’implore ta clémence : répands sur le pécheur que je suis la grâce de ton Saint Esprit. Son souvenir porte mon esprit à trouver de nouveau ta miséricorde. Seigneur, donne-moi ton humble Esprit pour que je ne perde pas à nouveau ta grâce, et que je ne me lamente pas comme Adam qui pleurait Dieu et le Paradis perdu.

L’Esprit du Christ, que le Seigneur m’a donné, veut le salut de tous, désire que tous connaissent Dieu. Le Seigneur a donné le Paradis au larron ; de même, il le donnera à tout pécheur. Par mes péchés, je suis pire qu’un chien galeux, mais je me suis mis à prier Dieu de me les pardonner, et il m’a accordé non seulement son pardon, mais encore le Saint Esprit. Et dans le Saint Esprit, j’ai connu Dieu…

Le Seigneur est miséricordieux ; cela, mon âme le sait, mais le décrire est impossible. Il est infiniment doux et humble, et lorsque l’âme le voit, elle se transforme tout entière en amour de Dieu et du prochain ; elle devient elle-même douce et humble. Mais si l’homme perd la grâce, il pleurera comme Adam lorsqu’il a été chassé du Paradis… Donne-nous, Seigneur, le repentir d’Adam et ta sainte humilité

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