Archive pour le 31 août, 2008

31 août: Saint Raymond Nonnat (est seulement une mémoire facultative, cependant me semble particulièrement intéressant et beau)

31 août, 2008

31 août: Saint Raymond Nonnat (est seulement une mémoire facultative, cependant me semble particulièrement intéressant et beau) dans images sacrée

http://santiebeati.it/

du site:

http://missel.free.fr/calendrier.php?mois=8&annee=2008

31 août

Saint Raymond Nonnat

Biographie

Raymond, né à Portel, au diocèse d’Urgel, en Catalogne, en 1204, fut surnommé « Nonnat » (non natus) parce que sa mère mourut avant de lui donner le jour, ce qui lui vaut d’être le patron des femmes enceintes et de l’enfant qu’elles portent. Sa mère était morte d’une grave maladie dont elle se vit attaquée au septième mois de sa grossesse ; les médecins assuraient que l’enfant était mort aussi, et que c’était même sa mort qui avait provoqué celle de sa mère ; le père, néanmoins, ne put jamais se résoudre à la voir conduire en terre sans avoir la connaissance de ce qu’elle portait dans ses entrailles ; un de ses parents, qui le vit dans cette perplexité, eut la hardiesse de tirer un poignard de son sein pour en fendre le côté gauche de la défunte, et l’on vit paraître aussitôt un bel enfant plein de vie, contre toute espérance humaine et au grand étonnement de tous ceux qui étaient présents. Son père était de la noble famille des Sarrois, depuis appelée Segers, alliée aux maisons de Foix et de Cardone. Enfant pieux et studieux, fort dévôt à Vierge Marie, il était bouleversé par la misère physique et morale.

Entré dans l’Ordre des Mercédaires[1], récemment fondé par Pierre Nolasque[2] pour venir en aide aux chrétiens tombés aux mains des musulmans, Raymond Nonnat fut chargé d’aller à Alger pour racheter ceux que les barbaresques avaient réduits à l’esclavage. Quand il n’eut plus d’argent, il se livra lui-même contre quelques captifs. D’abord traité durement, il obtint ensuite la permission de circuler pour encourager ses compagnons d’infortune et, comme il avait profité de cette relative liberté pour enseigner quelques musulmans qui se convertirent et qu’il baptisa, il aurait été condamné à être empalé si ceux qui lui servaient de caution n’étaient intervenu ; il fut fouetté dans les rues, puis on lui perça les lèvres avec un fer rouge pour y placer un cadenas dont le gouverneur avait la clef.Saint Pierre Nolasque finit par rassembler la rançon de Raymond qui, bien qu’il eût voulu rester pour soulager les esclaves chrétiens, obéit à l’ordre de rentrer en Espagne. Peu après, le pape Grégoire IX qui l’appela auprès de lui, le créa cardinal, au titre de Saint-Eustache, sans lui imposer de quitter l’habit de son Ordre. Raymond Nonnat mourut près de Barcelone, avant que d’avoir rejoint le Souverain Pontife. Dès que Raymond Nonnat fut entré dans la maison du comte de Cardone qui était à deux journées de Barcelone, il fut saisi d’une fièvre très-violente, accompagnée de convulsions et de tous les symptômes qui pouvaient être les marques d’une mort prochaine. Il voulut s’y disposer par les moyens ordinaires que l’Eglise présente à tous les fidèles. Mais les religieux de la Merci dépendaient du curé du lieu qui était absent ; il fallut l’attendre pour lui administrer les derniers Sacrements. Alors Raymond, qui craignait de mourir sans être muni du saint Viatique, éleva les yeux au ciel et pria Dieu de ne pas permettre qu’il fût privé de ce bien qu’il désirait avec tant d’ardeur, quoiqu’il s’en reconnût indigne ; et aussitôt il entra, par la porte de la salle où il était couché, en présence du comte, des religieux et de plusieurs autres personnes qui l’assistaient, une belle procession d’hommes inconnus, revêtus d’habits blancs, comme les religieux de la Merci, et tenant chacun un flambeau allumé à la main. Notre-Seigneur les suivait ayant un saint ciboire entre ses mains ; mais la lumière qu’il répandait était si grande, que tous ceux de l’assemblée en furent éblouis : de sorte que personne ne put voir ce qui se passa dans la suite d’une action si miraculeuse qui dura une bonne demi-heure ; après quoi la procession s’en retourna dans le même ordre qu’elle était venue, avec cette différence seulement, qu’en venant, les religieux n’avaient paru que depuis la porte de la chambre jusqu’autour du lit, et, au retour, ils prirent le chemin de la rivière qui arrose le pied du village, et la passèrent à pied sec, marchant sur les eaux comme sur la terre ferme, et disparurent ensuite. Le comte et tous les assistants, qui étaient sortis pour voir la fin de cette merveille, trouvèrent à leur retour le saint cardinal, les genoux en terre, les yeux baignés de larmes, le visage et les mains levés vers le ciel, et comme sortant d’un profond ravissement ; on lui demanda ce qui s’était passé ; mais il ne dit que ce mot de David : « Que le Dieu d’Israël est bon à ceux qui ont le cour droit et innocent[3] ! » Enfin, il avoua qu’il avait reçu le très-auguste Sacrement de nos autels. Ainsi, tous ses désirs étant accomplis, peu de temps après il rendit son esprit à son Créaleur, en prononçant ces paroles du Sauveur expirant sur la croix : « Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains. »

Son visage, après sa mort, devint beau et éclatant comme celui de Moïse, quand il descendit de la montagne où il venait de parler avec Dieu ; et, bien que la chaleur de la saison fùt extrême, et qu’elle fût encore augmentée par le grand concours du peuple qui venait de tous côtés, pour honorer ses précieuses dépouilles, son corps néanmoins ne donna jamais aucune marque de corruption ; il répandait au contraire, par toute la salle, une odeur plus suave que le baume et que les parfums les plus précieux, et il se fit même beaucoup de guérisons surnaturelles, en faveur de ceux que la piété y avait amenés et qui avaient le bonheur de le toucher. Cependant il fallut penser au lieu où l’on mettrait en dépôt un si précieux trésor, et il s’éleva à ce sujet un nouveau ditférend entre le comte de Cardonne qui le voulait retenir, et les religieux de la Merci, qui le voulaient emmener dans leur couvent. Pour apaiser leur contestation, on convint que le saint corps serait mis dans une châsse et ensuite chargé sur une mule aveugle qui ne serait guidée que par son propre instinct, et que le lieu où elle s’arrêterait serait choisi pour cette sépulture. Cet accord fut fidèlement exécuté : car la mule, ayant marché quelque temps, alla s’arrêter enfin proche de l’ermitage de Saint-Nicolas où le serviteur de Dieu avait vu naître sa dévotion envers la sainte Vierge et où cette bonne Mère lui avait fait goûter ses faveurs. Jamais il ne fut possible de faire aller plus avant cette bête : elle fit trois fois le tour de l’ermitage, et ensuite elle tomba morte à la porte de la chapelle.

[1] Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie de la Merci pour la Rédemption des captifs.

[2] Issu de la noble famille des Nolasco, apparenté par sa mère aux comtes de Toulouse et aux rois d’Aragon, Pierre Nolasque, né vers 1189 au mas des Saintes-Puelles, dans l’ancien diocèse de Saint-Papoul, après avoir renoncé au mariage pour se consacrer à Dieu, rejoint les armées de Simon de Montfort. A la bataille de Muret où le roi Pierre d’Aragon est tué, son fils, Jacques, âgé de six ans, est fait prisonnier ; Simon de Monfort le met sous la garde de Pierre Nolasque puis les envoie tous deux en Espagne. Loin de la cour, Pierre Nolasque enseigne son royal élève et lui montre l’exemple de sa piété et de sa charité.

[3] Psaume LXI 1.

Martyre de Jean-Baptiste : rendre témoignage à la vérité sans compromis

31 août, 2008

 du site:

http://www.zenit.org/article-18676?l=french

Martyre de Jean-Baptiste : rendre témoignage à la vérité sans compromis

Le témoignage du Précurseur, selon Benoît XVI

ROME, Vendredi 29 août 2008 (ZENIT.org) – En ce jour de la fête liturgique du martyre de saint Jean-Baptiste, rappelons que le pape Benoît XVI a évoqué son témoignage rendu à la vérité « sans compromis », notamment lors de l’angélus du 24 juin 2007.

Benoît XVI a mis en lumière cette mission de Jean-Baptiste au service de la vérité : « En tant que prophète authentique, Jean rendit témoignage à la vérité sans compromis. Il dénonça les transgressions des commandements de Dieu, même lorsque leurs auteurs en étaient les puissants. Ainsi, lorsqu’il accusa Hérode et Hérodiade d’adultère, il le paya de sa vie, scellant par le martyre son service au Christ qui est la Vérité en personne. Invoquons son intercession, ainsi que celle de la très sainte Vierge Marie, afin que de nos jours également, l’Eglise sache demeurer toujours fidèle au Christ et témoigner avec courage de sa vérité et de son amour pour tous ».

Benoît XVI soulignait que la vie de Jean-Baptiste a été « entièrement orientée vers le Christ, comme celle de Marie, sa mère ».

« Jean Baptiste, a souligné le pape, a été le précurseur, la voix’ envoyée pour annoncer le Verbe incarné. Par conséquent, commémorer sa naissance signifie en réalité célébrer le Christ, accomplissement de la promesse de tous les prophètes dont Jean Baptiste a été le plus grand, appelé à préparer le chemin’ devant le Messie (cf. Mt 11, 9-10) ».

Benoît XVI citait son livre « Jésus de Nazareth » qui « part également du baptême de Jésus dans le Jourdain, un événement qui eut un retentissement énorme à l’époque ».

Benoît XVI a souligné comment Jean-Baptiste a reçu la révélation de la divinité du Christ: « Les gens accouraient de Jérusalem et de toutes les régions de Judée pour écouter Jean Baptiste et se faire baptiser par lui dans le fleuve, après avoir confessé leurs péchés (cf. Mc 1, 5). La réputation du prophète qui baptisait grandit au point que de nombreuses personnes se demandaient si c’était lui le Messie. Mais l’évangéliste précise qu’il nia de manière catégorique : Je ne suis pas le Christ’ (Jn 1, 20). Il reste de toute façon le premier témoin’ de Jésus, ayant reçu une indication du Ciel à son sujet : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est lui qui baptise dans l’Esprit Saint’ (Jn 1, 33). Ceci se produisit précisément lorsque Jésus, ayant reçu le baptême, sortit de l’eau : Jean vit l’Esprit descendre sur Lui comme une colombe. Ce fut alors qu’il connut’ la réalité tout entière de Jésus de Nazareth, et commença à le manifester à Israël’ (Jn 1, 31), en le désignant comme Fils de Dieu et rédempteur de l’homme : Voici l’agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde’ (Jn 1, 29) ».

Anita Sanchez Bourdin

La symbolique du « Chemin de Lumière » de Notre-Dame aux Invalides

31 août, 2008

du site:

http://www.zenit.org/article-18670?l=french

La symbolique du « Chemin de Lumière » de Notre-Dame aux Invalides 

par Mgr Michel Aupetit

 ROME, Jeudi 28 août 2008 (ZENIT.org) – Le « Chemin de Lumière » de Notre-Dame aux Invalides, organisé à l’occasion de la visite de Benoît XVI à Paris, commémore le sacrifice du Christ et rappelle la retraite mariale aux flambeaux à Lourdes. 

Un « Chemin de Lumière » partira de la cathédrale Notre-Dame de Paris, vendredi 12 septembre à minuit, pour aller vers l’esplanade des Invalides où le pape célèbrera une messe solennelle le lendemain, samedi 13 septembre : Mgr Michel Aupetit, vicaire général du diocèse de Paris, explique ce symbolisme sur le site internet de la conférence des évêques de France (CEF). 

« À sa naissance, le Christ fut désigné par le vieillard Syméon comme la Lumière qui éclaire les nations. Plus tard, à ses apôtres, il dit : ‘Je suis la lumière du Monde’ (Jean 8, 12). Reprenant l’opposition antique entre lumière et ténèbre, Il accomplit la promesse biblique de la victoire de la Lumière sur les Ténèbres, symboles du conflit entre la vie et la mort : ‘Qui me suit ne marche pas dans les ténèbres mais il aura la lumière de la Vie’ (Jean 8, 12) », explique Mgr Aupetit. 

Mgr Aupetit rappelle notamment la symbolique pascale ce « Chemin de Lumière » : « Les chrétiens, lors de la Vigile pascale, alors que règnent encore les ténèbres de la mort en croix, allument le Cierge de Pâques, signe de la Lumière triomphante qui jaillit de la Vie du Christ ressuscité dans cette nuit très sainte où la mort est vaincue ». 

C’est une démarche fondée dans l’espérance, souligne encore Mgr Aupetit : « C’est le sens premier des processions aux flambeaux ou des chemins de lumière qui éclairent la nuit des hommes. Cette marche signifie le chemin de nos existences qu’accompagne la Lumière du Christ présent dans nos vies. Lui-même est le Chemin qui nous conduit à l’illumination où ‘il n’y aura plus de nuit ; ils se passeront de lampe ou de soleil pour s’éclairer, car le Seigneur Dieu répandra sur eux sa lumière, et ils régneront pour les siècles des siècles’ (Apocalypse 22, 5) ».

bonne nuit

31 août, 2008

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http://www.floralimages.co.uk/index2.htm

Renoncer à soi-même, prendre sa croix et suivre le Christ

31 août, 2008

 du site:

http://www.levangileauquotidien.org/www/main.php?language=FR&localTime=08/31/2008#

Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Sermon 96 (§1-4.9, trad. Brésard, 2000 ans B, p.248 rev)

Renoncer à soi-même, prendre sa croix et suivre le Christ

Ce que le Seigneur a commandé : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même » semble dur et pénible. Mais ce n’est ni dur ni pénible, parce que celui qui commande est celui qui aide à réaliser ce qu’il commande. Car si la parole du psaume « à cause des paroles de tes lèvres, j’ai suivi des chemins difficiles » (Ps 16,4) est vraie, elle est vraie aussi, la parole que Jésus a dite : « Mon joug est facile à porter, et mon fardeau léger » (Mt 11,30). Car tout ce qui est dur dans le commandement, l’amour fait en sorte qu’il soit doux. Nous savons de quels prodiges l’amour est capable. Parfois l’amour est de mauvais aloi et dissolu ; mais que de difficultés endurent les hommes, que de traitements indignes et insupportables souffrent-ils pour parvenir à ce qu’ils aiment !… Comme la grande affaire de la vie doit être de bien choisir ce que l’on doit aimer, est-il surprenant que celui qui aime Jésus Christ et qui veut le suivre se renonce à lui-même pour l’aimer ?…

Que signifie ce qui suit : « Qu’il prenne sa croix » ? Qu’il supporte ce qui est pénible et qu’ainsi il me suive. Car lorsqu’un homme commencera à me suivre en se conduisant selon mes préceptes, il aura beaucoup de gens pour le contredire, beaucoup pour s’opposer à lui, beaucoup pour le décourager. Et cela de la part de ceux qui se prétendent compagnons du Christ. Ils marchaient avec le Christ, ceux qui empêchaient les aveugles de crier (Mt 20,31). Qu’il s’agisse de menaces, de flatteries ou d’interdictions, si tu veux suivre le Christ, change tout cela en croix ; endure, supporte, ne te laisse pas accabler…

Vous aimez le monde ; mais il faut lui préférer celui qui a fait le monde… Nous sommes dans un monde qui est saint, qui est bon, réconcilié, sauvé, ou plutôt qui doit être sauvé, mais qui est sauvé dès maintenant en espérance. « Car nous sommes sauvés, mais c’est en espérance » (Rm 8,24). Dans ce monde donc, c’est-à-dire dans l’Église, qui tout entière suit le Christ, celui-ci dit à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même ».