Archive pour le 20 août, 2008

Saint Bernard de Clairvaux

20 août, 2008

Saint Bernard de Clairvaux dans images sacrée 

20 August is the feast of St Bernard of Clairvaux whose statue stands overlooking Rosary Square in Lourdes

photo of Lawrence OP,

http://flickr.com/photos/paullew/2775425169/

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Saint Bernard de Claivaux . Sermon LXXXIII. Combien l’âme…

20 août, 2008

du site:

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/bernard/tome04/cantique/cantique083.htm

Saint Bernard de Claivaux

 

SERMON LXXXIII. Comment l’âme, quelque chargée de vices qu’elle soit, peut encore, par un amour chaste et saint, recouvrer sa ressemblance avec l’Époux, c’est-à-dire, avec le Christ.

1. Nous avons employé pendant trois jours, tout le temps que nous nous sommes donné pour vous parler, à expliquer l’affinité de l’âme avec le Verbe. Mais quel est le profit qu’on peut tirer de ce travail ? Le voici. Nous avons fait voir que toute âme, bien que chargée de vices, enveloppée de péchés, comme de filets, charmée par les attraits de la volupté, captive dans son exil, enfermée dans son corps comme dans une prison, enfoncée dans la boue, plongée dans la fange, attachée à ses membres, accablée de soins, absorbée par les affaires, saisie de crainte, pressée de douleurs, dévoyée par l’erreur, rongée d’ennuis, inquiétée de soupçon, et enfin étrangère sur la terre de ses ennemis (Bar. III, 11), comme parle le prophète, souillée avec les morts, réputée du nombre de ceux qui sont dans l’enfer, qu’une âme, dis-je, ainsi damnée et désespérée, peut trouver dans elle-même, non-seulement de quoi respirer dans l’espérance du pardon, et de la miséricorde, mais encore de quoi oser aspirer aux noces célestes du Verbe, à contracter à1liance avec Dieu, et à porter le joug agréable de l’amour avec le roi des anges. Car, que ne peut-elle point entreprendre avec confiance auprès de celui dont elle sait qu’elle porte encore l’image et la ressemblance ? Quel sujet a-t-elle d’appréhender une si haute majesté, lorsqu’elle considère la noblesse de son origine ? Tout ce qu’elle a à faire, c’est d’avoir soin de conserver la pureté de sa nature par l’honnêteté de sa vie, ou plutôt d’orner et d’embellir par quantité de vertus et de bonnes śuvres, comme par de riches couleurs, cette image illustre qui est imprimée par la création clans le fond de son être.

2. Car pourquoi demeure-t-elle oisive et inutile? Certes le travail et l’industrie sont un grand don de la nature; et si nous ne les employons, toutes ses bonnes inclinations ne se perdront-elles pas, ne demeureront-elles pas endormies ou assoupies ? Et quelle plus grande injure peut-on faire à, son auteur ? C’est pourquoi Dieu même a voulu qu’il se conservât toujours en l’âme comme une étincelle de vertu et de générosité, afin que cette ressemblance qu’elle a avec le Verbe, l’avertisse sans cesse ou de demeurer avec lui, ou d’y retourner lorsqu’elle l’a quitté. Or, elle ne les quitte pas en sortant d’un lieu, ou en marchant aveu les pieds, mais elle les quitte à la manière des substances spirituelles, c’est-à-dire par ses affections, lorsqu’elle se rend dissemblable à soi-même, et qu’elle dégénère de sa noblesse, par le dérèglement de sa vie et de sa conduite ; cette dissemblance néanmoins, n’est pas une extinction, mais un vice de sa nature, qui en relève autant le bien par la comparaison, qu’elle le souille par son union. Mais le retour de l’âme, c’est la conversion au Verbe, pour être réformée par lui, et pour lui être rendue conforme. Car il est écrit : « Soyez les imitateurs de Dieu, comme des enfants très-chers, et aimez-le constamment, puisque Jésus-Christ vous a tant aimés (Ephes. III, 1). »

3. C’est cette conformité qui fait un mariage entre l’âme et le Verbe, lorsque lui étant semblable pur sa nature, elle tâche encore de lui ressembler par sa volonté, en l’aimant comme elle est aimée de lui. Si donc elle l’aime parfaitement, elle devient son épouse. Qu’y a-t-il de plus agréable que cette conformité, qu’y a-t-il de plus désirable que cet amour, qui fait que l’âme, ne se contentant pas des instructions qu’elle reçoit des hommes, s’approche hardiment elle-même du Verbe, s’attache fermement à lui, l’interroge et le consulte familièrement sur toutes choses, la capacité de son intelligence devenant la mesure de la hardiesse de ses désirs. Voilà le contrat d’un mariage vraiment sacré et spirituel; c’est trop peu dire, ce n’est pas un contrat, c’est un embrassement, oui, un embrassement, puisque la liaison parfaite de leurs volontés ne fait qu’un esprit de deux. Et il ne faut point appréhender que l’inégalité des personnes, rende défectueuse en quelque chose la conformité de leurs volontés. Car l’amour ne sait ce que c’est que la crainte respectueuse. L’amour lire son nom d’aimer, non pas d’honorer; que celui qui est frappé d’horreur, d’étonnement, de, crainte, on d’admiration, honore si bon lui semble : toutes ces choses n’ont point lieu dans un amant. L’amour est tout plein de soi. Lorsque l’amour naît dans une âme, il absorbe en lui toutes les autres passions. C’est pourquoi celle qui aime, aime, et ne sait rien autre chose. Celui qui, avec raison, mérite d’être honoré et admiré, aime mieux néanmoins être aimé. Ce sont l’époux et l’épouse. Quelle autre liaison voulez-vous qu’il y ait entre des époux, en dehors de celle qui consiste à aimer, et à être aimé ? Ce noeud est même plus étroit que celui qui unit les pères aux enfants. C’est pourquoi, le Sauveur dit dans l’Évangile, que «l’homme laissera son père et sa mère, et s’attachera à sou épouse (Matth. XIX, 5). » Voyez-vous comme cette passion ne surmonte pas seulement dans des époux toutes les autres passions, mais se surmonte encore elle-même.

4. Ajoutez à cela que cet époux n’est pas seulement amant, mais amour. N’est-il point aussi honneur? Le soutienne qui voudra, je ne l’ai point lu; mais j’ai lu que Dieu est amour (I Joan. IV, 16). Ce n’est pas que Dieu ne veuille être honoré, puisqu’il dit . « Si je suis Père, où est l’honneur qu’on me doit (Malac. III, 6) ? » Il dit cela comme père. Mais s’il parle comme époux, ne dira-t-il pas: si je suis époux, où est l’amour qui m’est dû? Car il a dit aussi auparavant : « Si je suis Seigneur, où est la crainte qu’on doit avoir pour moi (Ibid.) » ? Dieu donc demande qu’on le craigne comme Seigneur, qu’on l’honore comme père, et qu’on l’aime comme époux. Laquelle de ces trois choses est la plus excellente ? C’est l’amour. Sans lui la crainte est pénible, et l’honneur sans récompense. La crainte est servile tant qu’elle n’est point affranchie par l’amour, et l’honneur qui ne part pas de l’amour n’est pas un honneur, mais une flatterie. Et certes l’honneur et la gloire ne surit dus qu’à Dieu, mais il n’acceptera ni l’une ni l’autre de ces deux choses, si elles ne sont comme assaisonnées du miel de l’amour. L’amour est seul suffisant par lui-même. L’amour est seul agréable par lui-même et pour lui-même. L’amour est à soi-même son mérite et sa récompense. Il ne cherche hors de soi, ni raison, ni avantage. J’aime parce que j’aime, j’aime pour aimer. L’amour est une grande chose, si néanmoins il retourne à son principe, s’il remonte à son origine et à sa source, s’il en tire toujours comme de nouvelles eaux pour couler sans cesse. De tous les mouvements de l’âme, l’amour est le seul par lequel la créature raisonnable peut en quelque sorte reconnaître les grâces qu’elle a reçues de son créateur. Par exemple, si Dieu est en colère contre moi, me mettrais-je aussi en colère contre lui? Nullement. Mais je m’humilierai, je tremblerai devant lui, je lui demanderai pardon. De même s’il me reprend, je ne le reprendrai pas de mon côté, mais je reconnaîtrai qu’il me reprend avec justice. S’il me juge, je ne le jugerai pas, mais je l’adorerai. Lorsqu’il me sauve, il n’exige pas de moi que je le sauve, nique je le délivre, parce que c’est lui qui délivre et sauve tout le monde. S’il use de l’empire qu’il a sur moi, il faut que je le serve; s’il me commande quelque chose, il faut que j’obéisse, et non pas que j’exige du Seigneur le même service ou la même obéissance que je lui rends. Quelle différence quand il s’agit de l’amour ! Lorsque Dieu aime, il ne demande autre chose que d’être aimé, parce qu’il n’aime qu’afin d’être aimé, sachant que ceux qui l’aiment deviendront bienheureux par cet amour même.

5. L’amour, comme je l’ai déjà dit, est une grande chose, mais il a des degrés. L’épouse est. au plus élevé. Les enfants aiment, mais ils pensent à l’héritage; et dans la crainte qu’ils ont de le perdre, ils ont plus de respect que d’amour. Cet amour là m’est suspect, il semble n’être produit que par l’espérance d’acquérir quelque autre chose. Il est faible, puisque cette espérance venant à être ravie, il s’éteint ou diminue beaucoup. Il n’est pas pur, puisqu’il désire autre chose que ce qu’il aime. L’amour pur n’est point mercenaire. Il ne tire point sa force de l’espérance, et néanmoins il n’entre point en défiance. C’est l’amour de l’épouse, parce que tout ce qu’elle est n’est qu’amour. Le bien et l’espérance unique de l’épouse, c’est l’amour. L’épouse le possède en abondance, l’époux en est content. Il ne lui demande point autre chose, elle n’a rien autre chose à lui donner. C’est ce qui fait que l’un est époux, et l’antre épouse. Cet amour est propre aux époux, et personne n’y a part, pas même le Fils. Car il crie aux enfants: « Où est l’honneur qui m’est dû (Mala. I) ? » Il ne dit pas : où est l’amour qui m’est dû, parce qu’il réserve cette prérogative à l’Épouse. Ainsi nous voyons que Dieu commande aux enfants d’honorer leur père et leur mère (Deut. V, 16), et il ne parle point de les aimer, non qu’ils ne le doivent faire, parce qu’il y en a plus qui sont portés à les honorer qu’à les aimer. Il es vrai qu’un roi désire que l’honneur qu’il fait, soit reçu avec respect; mais l’amour de l’Époux, ou plutôt l’Époux qui est l’amour mène, ne demande en échange que l’amour et la fidélité. Qu’il soit donc permis à l’Épouse de l’aimer. Et comment ne l’aimerait-elle pas, puisqu’elle est épouse, et l’épouse de l’amour ; comment n’aimerait-elle pas l’amour même?

6. C’est avec raison que, renonçant à toute autre pensée, elle est toute entière à l’amour, puisqu’elle peut reconnaître celui qui est amour par nu amour réciproque. Car quand elle fondrait tout entière en amour, que serait-ce en comparaison de cette source inépuisable d’amour ? Les eaux de l’amour et de l’amante, de l’âme et du Verbe, de l’Épouse et de l’Époux, du Créateur et de la créature, de celui qui a soif et de la fontaine qui désaltère, ne coulent pas avec une même abondance. Quoi donc, les voeux de l’Épouse, ses désirs, son ardeur, sa confiance, seront-ils perdus, parce qu’elle ne peut courir aussi fort qu’un géant, parce qu’elle ne peut pas disputer en douceur avec le miel, en bonté avec l’agneau, en blancheur avec le lis, en clarté avec le soleil, en amour avec celui qui est amour? Non sans doute. Car quoique la créature aime moins celui dont elle est aimée, parce qu’elle est beaucoup inférieure à lui ; néanmoins si elle l’aime de tout son pouvoir, il ne manquera rien à son amour, parce qu’il est aussi parfait qu’il puisse être. Voilà pourquoi j’ai dit, aimer ainsi, c’est contracter mariage avec Dieu, parce qu’elle ne peut pas aimer de la sorte, et être peu aimée, or un mariage n’est parfait que par le consentement des deux parties; à moins qu’on révoque en doute que l’âme soit aimée du Verbe, avant qu’elle l’aime, et plus qu’elle ne l’aune. Certes, elle est prévenue et dépassée en amour. Heureuse celle qui a mérité d’être prévenue dans la bénédiction d’une si grande douceur. Heureuse celle qui jouit de ces chastes et sacrés embrassements, quine sont autre chose qu’un amour saint et pur, un amour charmant et agréable, un amour aussi calme que sincère, un amour mutuel, intime, violent, qui joint deux personnes, non en une même chair, mais en un même esprit, qui de deux personnes n’en fait plus qu’une, selon ce témoignage de saint Paul : « Celui qui est attaché à Dieu n’est plus qu’un même esprit avec lui (II Cor. 1, 17). » Mais écoutez plutôt sur ce sujet celle que l’onction de la grâce et une expérience fréquente ont rendue plus savante que tous les autres dans ce mystère de l’amour; à moins que vous trouviez plus à propos que nous remettions cela à une autre fois, de peur que nous ne resserrions une matière si excellente dans les bornes étroites du peu de temps qui nous reste pour parler. Si donc vous me le permettez, je finirai ce discours avant d’en avoir achevé le sujet, afin que demain nous nous assemblions de bonne heure pour goûter avec avidité les délices sacrées dont l’âme sainte mérite de jouir avec le Verbe, et dans le Verbe son époux, Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui étant Dieu,est élevé par dessers tout et béni dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Chronologie de la vie de Saint Bernard de Clairvaux

20 août, 2008

du site: 

http://jesusmarie.free.fr/bernard_de_clairvaux.html

Chronologie de la vie de Saint Bernard de Clairvaux

Vie

Naissance et jeunesse de saint Bernard de Clairvaux

saint Bernard de Clairvaux naît à Fontaines les Dijon en 1090. saint Bernard de Clairvaux est le troisième fils de Tescelin le Roux et D’Aleth de Montbard.

Tescelin, son père, est de petite origine nobiliaire au service du duc de Bourgogne. Comme tous les chevaliers de son rang, il cherche une alliance prestigieuse.

Aleth de Montbard, sa mère, appartient à une puissante famille seigneuriale qui possède des biens en Bourgogne et en Champagne. A sa mort, elle fut enterrée dans la crypte Saint Bénigne à Dijon, honorée et accompagnée par de hauts membres du clergé, évêques et abbés. Presque comme une sainte et bien avant saint Bernard de Clairvaux , son fils.

saint Bernard de Clairvaux fait ses études chez les chanoines de Saint Vorles à Châtillon sur Seine. Son père y tient le château pour le compte du duc Hugues II. saint Bernard de Clairvaux s’exerce aux matières de l’époque : le trivium et le quadrivium. Il semble que saint Bernard de Clairvaux se destinait à des études littéraires avant d’entendre l’appel monastique.

1112 : saint Bernard de Clairvaux se présente à Cîteaux pour y devenir moine avec deux de ses frères, un oncle et des amis. Plus tard saint Bernard de Clairvaux convaincra son père, des frères et soeurs, ainsi que d’autres amis : la noblesse volontairement rentre dans les ordres.

En effet, une des caractéristiques de l’ordre de Cîteaux, au début, réside dans l’origine des hommes qui rentrent dans l’ordre : ce sont des nobles qui généralement ont déjà eu une autre vie avant la vie monastique. Chevaliers, seigneurs ayant déjà guerroyé. Ce ne sont plus comme à Cluny des enfants confiés à un monastère par piété familiale ou autre raison.

1115 : Après un noviciat fort court, Etienne Harding, l’abbé de Cîteaux, confie à saint Bernard de Clairvaux la fondation d’une autre abbaye pour approfondir la réforme spirituelle. Le lieu choisi sera Clairvaux, anciennement nommé le Val d’Absinthe.

C’est une réussite : un juste équilibre entre travail manuel et intellectuel, rythmé par le silence et les prières communautaires en font le succès. saint Bernard de Clairvaux est fait abbé par l’évêque de Châlons, Guillaume de Champeaux, dont saint Bernard de Clairvaux devient l’ami.

1119 : Fondation de l’abbaye de Fontenay, seconde fille de Clairvaux. L’ordre s’organise sous l’autorité et la personnalité de saint Bernard de Clairvaux et la spiritualité particulière de l’école cistercienne connaît un grand succès.

Le concile de Troyes

1128 : Le but de ce concile est de fixer la règle du nouvel ordre crée en Palestine, les pauvres chevaliers du Christ. Il deviendra l’ordre du Temple. Parmi les neufs premiers chevaliers, on trouve un oncle de saint Bernard de Clairvaux , André De Montbard.

Participants à ce concile les cisterciens sont bien représentés : Hugues de Mâcon l’abbé de Pontigny, saint Bernard de Clairvaux lui-même mais aussi Etienne Harding l’abbé de Cîteaux.

saint Bernard de Clairvaux est-il à l’origine de la règle des Templiers ? Celle-ci est d’essence augustinienne plutôt que cistercienne. Elle doit être adaptée à des guerriers. La règle cistercienne est adaptée à des moines. Bien que saint Bernard de Clairvaux semble ne pas être parmi les plus enthousiastes, saint Bernard de Clairvaux a certainement donné son avis et fait admettre quelques unes de ses idées ainsi que des idées d’essence cisterciennes.

Il faut noter son regret public de voir le comte de Champagne abandonner son comté pour rejoindre l’ordre du Temple.

Le concile approuve la règle du nouvel ordre : elle tente de concilier la règle de Saint Augustin avec les nécessités de la vie militaire.

1129 : Hugues de Payns, maître de l’ordre du Temple, sollicite saint Bernard de Clairvaux pour qu’il appuie l’ordre et adresse une exhortation aux frères templiers. Après trois demandes, saint Bernard de Clairvaux rédige  »la louange de la nouvelle milice ». A cette époque, saint Bernard de Clairvaux travaille lui-même à la rédaction des  »sermons sur le cantique des cantiques ».

Le schisme

1130 : Le roi de France Louis VI réunit à Etampes un concile pour conforter le pape Innocent II face au schisme de l’antipape Anaclet. Cîteaux et Cluny soutiennent le pape. saint Bernard de Clairvaux est présent au concile.

saint Bernard de Clairvaux devient pour les huit années qui suivent le principale avocat d’Innocent II. Celui-ci rencontre saint Bernard de Clairvaux à l’abbaye de Saint Benoît sur Loire et le charge de défendre sa cause face aux partisans d’Anaclet. Alors commence pour saint Bernard de Clairvaux une campagne qui le mènera à travers la Flandre, la Normandie, l’Aquitaine, l’Allemagne et l’Italie.

1131 : rencontre avec Henri I Beauclerc, roi d’Angleterre et duc de Normandie. il se rallie à la cause d’Innocent.

1132 : A Poitiers, Bernard essaie de convaincre Guillaume X duc d’Aquitaine d’abandonner la cause d’Anaclet. Il n’y parvient pas et adresse un réquisitoire à tous les évêques d’Aquitaine contre l’évêque d’Angoulême, principal responsable du schisme dans la région.

1133 : Italie. Il rallie des princes italiens et assiste au couronnement du nouvel empereur du saint Empire : Lothaire. Celui-ci devient l’allié théorique d’Innocent.

1134 : Parthenay. Il rencontre et réussit à rallier Guillaume X d’Aquitaine.
La légende s’est emparée de l’histoire. C’est au cours d’une messe dite en l’église du Couldre que l’épisode a lieu. Au moment de l’élévation de l’hostie, Bernard a l’idée de se retourner et majestueusement porte l’hostie devant Guillaume X qui écoutait la messe sur le parvis car excommunié. Vivement impressionné, celui-ci s’agenouille et Bernard lui tient un sermon. Guillaume demande pardon.

Le voici réconcilié avec l’église, la levée d’excommunication viendra plus tard, et il se rallie à Innocent II.

1135 : après avoir traversé les pays rhénans et la Suisse, saint Bernard de Clairvaux revient en Italie pour tenter de régler les différents entre le pape et l’empereur d’une part et Roger II roi de Sicile d’autre part, qui reste un farouche opposant d’Innocent II.

Anaclet meurt le 25 janvier 1138. Le schisme disparaît. saint Bernard de Clairvaux va pouvoir se consacrer à nouveau à Clairvaux, à son ordre, aux sermons et prédications, mais aussi à combattre les thèses d’Abélard.

Bernard De Clairvaux est devenu l’arbitre auquel on fait appel. Il est de tous les litiges et de tous les conciles. saint Bernard de Clairvaux est même présent lors de la signature de certaines chartes. saint Bernard de Clairvaux rencontre Aliénor d’Aquitaine à Saint Denis en 1144. On dit qu’il ne l’appréciait guère Auparavant saint Bernard de Clairvaux aura converti à la vie monastique de
nombreux étudiants à Paris en 1140 mais aussi ailleurs. Tout au long de ses voyages, inlassablement, saint Bernard de Clairvaux harangue et convertit.

Aquitaine et Languedoc

1145 : saint Bernard de Clairvaux effectue un long périple à travers le sud de la France pour lutter par la parole contre les hérésies en général et plus particulièrement l’hérésie  »henricienne ». saint Bernard de Clairvaux passera par Poitiers, Bordeaux, Sarlat, Périgueux, Cahors, Toulouse et Albi. saint Bernard de Clairvaux ne réussira pas et sera même hué dans certaines villes. saint Bernard de Clairvaux ne convainc pas. Y a-t-il déjà une scission entre l’état d’esprit du nord et celui du sud de la France ?

Il faut noter qu’en cette occasion saint Bernard de Clairvaux ne se montrera nullement violent vis à vis des hérétiques.

La croisade

1146 : La seconde croisade est voulue par le pape Eugène III et le roi Louis VII. Elle sera conduite par Louis VII et l’empereur du Saint Empire Conrad. Elle se terminera par un échec. Suger, qui n’approuvait pas cette croisade, opposait au roi l’intérêt de l’état.

Quand à saint Bernard de Clairvaux il n’était peut-être pas présent à Vézelay lors de l’appel. Néanmoins, ou bien le pape réussit à le convaincre ou bien il lui en donna l’ordre : saint Bernard de Clairvaux mis sa fougue au service de la popularité de la croisade.

saint Bernard de Clairvaux alla même participer à la Diète de Francfort réunie pour l’organisation de la croisade. Lui-même n’a jamais voulu la croisade et pourtant saint Bernard de Clairvaux subira les critiques de l’échec et les attaques de ses ennemis.

Mais saint Bernard de Clairvaux sait que les foules ferventes qu’il avait rassemblées ont été mal conduites par des chefs médiocres :
 »Malheur aux chefs responsables ! Ils n’ont rien su faire de bon » écrit saint Bernard de Clairvaux à son oncle André de Montbard devenu maître de l’ordre du Temple. D’ailleurs, c’est peut-être dans cette lettre que saint Bernard de Clairvaux montrera toute son amitié et son affinité avec l’ordre. Cette lettre est un véritable  »ordre du jour » dans laquelle saint Bernard de Clairvaux met tout son enthousiasme à remonter le moral des chevaliers qui sont en droit de se poser bien des questions.

En 1147, Suger prévoit une nouvelle expédition. A Chartres, saint Bernard de Clairvaux est nommé chef de cette expédition et il accepte cette charge ! Mais le départ n’eut jamais lieu.

La Mort

1153 : Dans les dernières années de sa vie, saint Bernard de Clairvaux analyse les échecs de la croisade.

Mgr Perrier suggère de laisser Benoît XVI nous « surprendre »

20 août, 2008

du site: 

http://www.zenit.org/article-18598?l=french

Mgr Perrier suggère de laisser Benoît XVI nous « surprendre »

« Benoît, celui qui vient au nom du Seigneur »

ROME, Lundi 18 août 2008 (ZENIT.org) – « Attendons-nous à être surpris », explique Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes, qui invite aussi à « surprendre » le pape en venant nombreux lors de sa visite en France du 12 au 15 septembre 2008 et de l’ouverture, le 11 août du 135e pèlerinage national français, en cette année jubilaire des 150 ans des apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous.

Voici en effet ce qu’écrit Mgr Perrier dans L’Osservatore Romano en langue française, dans l’édition des 12-19 août 2008, sous ce titre évocateur : « Benoît, celui qui vient au nom du Seigneur »« Benedictus qui venit in nomine Domini ! ». Ces mots du psaume repris par la foule de Jérusalem le jour des Rameaux, sont repris à chaque Eucharistie : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! ». Benedictus se traduit aussi par Benoît.

Jacques Perrier

L’élection du cardinal Ratzinger avait été diversement accueillie. L’opinion commune, complaisamment véhiculée, voyait en lui un homme rigide, un théoricien inflexible, étranger aux affaires de ce monde, perdu dans ses principes. Ceux qui l’avaient côtoyé essayaient de faire entendre un écho différent: le cardinal était un homme simple, aisément accessible, aimant écouter, clair dans ses réponses, reconnaissant que, parfois, il n’y avait pas de réponse, respecté en dehors des cercles catholiques. Mais leur voix peinait à se frayer un passage sur les ondes.Personnellement, dans le quart d’heure qui précéda l’annonce du résultat de l’élection, je me surpris à dire: « Pourvu qu’il prenne le nom de Benoît! ». Je ne savais pas que l’élu était le cardinal Ratzinger. Je savais encore moins son estime pour saint Benoît. Je pensais peut-être vaguement à Benoît XV, le pape qui tâcha d’être artisan de paix durant la guerre de 1914 et qui fut, pour cela, calomnié par les deux camps.

Je pensais surtout que le Pape devait être un signe de bénédiction pour le monde. En cela, j’étais fidèle à la dévotion du Pape Jean-Paul II envers la divine miséricorde. C’est lui qui avait béatifié et canonisé soeur Faustine, l’apôtre de la divine miséricorde. C’est lui qui avait instauré la fête de la divine miséricorde le deuxième dimanche de Pâques. Lui-même avait rencontré définitivement cette divine miséricorde aux premières vêpres de sa fête.Le monde est anxieux de son avenir. Nos sociétés sont incertaines de leur solidité. Notre culture du divertissement cache mal un déficit de sens qui peut coexister avec un certain bonheur. A ce monde, il est important que quelqu’un dise qu’il n’est ni maudit ni oublié mais, au contraire, que Dieu l’aime et le bénit, malgré ses blessures. La bénédiction originelle de la Genèse n’est pas retirée à l’homme.

Que « l’homme en blanc » soit un signe de bénédiction, alors que les religions se laissent trop facilement enrôler dans de nombreux conflits!Que « l’homme en blanc » soit un signe de bénédiction, alors que des prêtres ont commis des crimes contre les enfants, ceux que Jésus, lui, bénissait!

Que  » l’homme en blanc » soit un signe de bénédiction, alors qu’il faut refuser certaines prouesses de la technique qui deviendraient une malédiction pour l’humanité!II fallait une grande foi et beaucoup d’humilité pour accepter de pareils défis. Dans le Chemin de Croix qu’il avait prêché le Vendredi Saint 2005, quelques jours avant la mort du Pape, et dans les discours tenus avant l’ouverture du conclave, le cardinal Ratzinger n’avait pas enjolivé la situation spirituelle de l’Eglise, surtout en Occident. C’est donc en connaissance de cause qu’il accepta la charge, alors qu’il espérait pouvoir retourner à ses chères études.

Deux béatitudes s’appliqueraient particulièrement au Pape Benoît XVI. « Bienheureux les doux »: la douceur est peut-être dans son caractère mais ce qui est un don naturel peut aussi devenir un charisme au service du Royaume. Dans ce monde de violence, non seulement terroriste, mais aussi économique, voire culturelle, la douceur à la manière du Christ n’est-elle pas une manière de faire signe ? L’autre béatitude serait celle des artisans de paix. Benoît XVI cherche l’unité. Il sait que l’unité est indissociable de la vérité. C’est pourquoi il se montre exigeant dans le dialogue, qu’il soit oecuménique ou interreligieux: c’est une façon d’honorer ses interlocuteurs.

Peut-être grâce à sa douceur, il dégage les voies du dialogue avec l’orthodoxie. En Chine, il tâche de réconcilier. Dans la décision de célébrer une « Année saint Paul » après avoir tenu un synode sur la Parole de Dieu, il est raisonnable de voir une intention oecuménique en direction des Réformés.Dans l’Eglise catholique, il ne voudrait pas que des fidèles vivent séparés, au prétexte d’une manière ancienne de célébrer. Mais là encore la vérité ne doit pas être sacrifiée à une unité qui ne serait que de surface: le Concile Vatican Il doit être correctement interprété, mais ne peut être annulé.

Les Français et d’autres aussi ont, sans doute, découvert un peu mieux le Pape Benoît XVI à la faveur de son voyage aux Etats-Unis. Nous avons pu voir avec quel courage il affrontait les scandales, avec quelle délicatesse il écoutait les victimes, avec quelle aisance il se mouvait dans cette société si éloignée de sa propre culture, avec quelle autorité amicale il encourageait ses frères évêques, avec quelle sobriété liturgique il célébrait dans les stades, avec quelle hauteur de vues il s’adressait aux délégués des Nations unies, avec quelle émotion il communiait à la douleur, encore vive, de la ville de New York frappée par les attentats du 11 septembre.

Au long des jours de son voyage, nous avons constaté un changement de ton dans les commentaires des médias. Il les a surpris. Attendons-nous à être surpris. Nous pourrions, nous aussi, le surprendre en venant très nombreux pour lui montrer que nous l’aimons et que nous faisons corps avec lui, en Eglise.

L’Osservatore Romano – Ed. 12/19 août 2008

20 août, 2008

 L’OSSERVATORE ROMANO

Edition hebdomadaire en langue française 12/19 août 2008

http://www.vatican.va/news_services/or/or_fra/index.html

L’urgence d’un dialogue constructif
pour la paix en Géorgie
Au cours de l’Angelus du 10 août 2008,
le Pape lance un appel à la paix

Les vacances,
jours de véritable détente
Lors de l’Angelus, le Pape parle des jeunes
et évoque les JMJ de Sydney

Voyage du Pape en France
Benoît, celui qui vient au nom du Seigneur

Il est important que la Chine
s’ouvre à l’Evangile
Benoît XVI en visite à Oies,
lieu de naissance de saint Giuseppe Freinademetz

Ouverts à l’Esprit
pour apprendre à voir l’essentiel
Le Pape Benoît XVI rencontre les membres
du clergé de Bolzano-Bressanone

Témoin du Christ dans l’amour
pour notre temps
Editorial du directeur à l’occasion
du 30 anniversaire de la mort de Paul VI

villa (parc) Sciarra à Rome, bonne nuit

20 août, 2008

villa (parc) Sciarra à Rome, bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc.
http://flickr.com/photos/27992537@N04/2722656322/

Chacun à son heure

20 août, 2008

 du site:

http://www.levangileauquotidien.org/www/main.php?language=FR&localTime=08/20/2008#

Saint Jean Chrysostome (vers 345-407), évêque d’Antioche puis de Constantinople, docteur de l’Église
Homélie 64

Chacun à son heure

« Allez, vous aussi, à ma vigne. » Frères, vous vous demandez peut-être pourquoi on ne fait pas venir tous ces ouvriers en même temps dans la vigne du Seigneur ? Je vous répondrai que le dessein de Dieu a été de les appeler tous en même temps. Mais ils ne veulent pas venir dès qu’ils sont appelés à la première heure et cela tient à leur refus. C’est pourquoi Dieu lui-même vient les appeler en particulier…, à l’heure où il pensait qu’ils se rendraient et qu’ils répondraient à son invitation.

C’est ce que remarque clairement l’apôtre Paul à son propre sujet : « Quand il a plu à Dieu, il m’a mis à part dans le sein de ma mère » (Ga 1,15). Quand est-ce que cela a plu à Dieu, sinon quand il a vu que Paul se rendrait à son appel ? Dieu aurait voulu l’appeler, certes, dès le commencement de sa vie, mais parce que Paul ne se serait pas rendu à sa voix, Dieu a pris le parti de ne l’appeler que lorsqu’il a vu qu’il lui répondrait. C’est ainsi que Dieu n’a appelé le bon larron qu’à la dernière heure, bien qu’il aurait pu le faire plus tôt, s’il avait prévu que cet homme se serait rendu à son appel.

Donc si les ouvriers de la parabole disent que personne ne les a embauchés, il faut se souvenir de la patience de Dieu… Lui, il montre assez qu’il a fait tout ce qu’il a pu de son côté afin que tous puissent venir dès la première heure du jour. Ainsi la parabole de Jésus nous fait voir que les hommes se donnent à Dieu à des âges très différents. Et Dieu veut à tout prix empêcher les premiers appelés de mépriser les derniers.