Archive pour le 11 août, 2008

Sainte Claire d’Assise

11 août, 2008

Sainte Claire d'Assise dans images sacrée

http://santiebeati.it/

Claire d’Assise: une nouvelle façon de gouverner

11 août, 2008

d’un site franciscan très interessant, autre texte:

http://www.ofm-canada.org/fra/franciscains/figures/claire2.htm

Claire d’Assise: une nouvelle façon de gouverner

Lorsqu’en 1212, Claire âgée de 18 ans, quitte famille et château, pour suivre un jeune d’Assise qui fait beaucoup parler de lui, elle n’a, certes, aucune intention de fonder quoi que ce soit! Simplement, elle veut répondre à un appel, que l’aventure de François et son message festif semblent concrétiser au mieux. Comme lui, elle ne peut s’empêcher d’aimer l’Amour. « Je veux, dit-elle, suivre la vie et la pauvreté de notre Très-Haut Seigneur Jésus-Christ et de sa très sainte mère. » (Règle 6)

Cette façon de vivre l’Évangile est si convaincante que, très vite, des jeunes femmes viennent frapper à la porte de Saint-Damien. Quelques billets de François, son exemple et celui de Claire suffiront, au début, pour maintenir la cohésion du petit groupe, dans l’enthousiasme des commencements. Mais les sœurs se multiplient rapidement, une structure – si souple soit-elle – s’avère indispensable pour le développement harmonieux du vivre-ensemble et pour que les engagements pris ne restent pas des mots en l’air.

Aussi Claire va-t-elle déployer ses dons humains et son esprit de foi, pour organiser d’une manière radicalement neuve la vie commune. Les grandes abbayes féodales, en effet, reproduisent à l’intérieur du cloître la vie seigneuriale des châteaux, avec ses hiérarchies, ses usages… Claire préfère l’Évangile.

Une nouvelle forme de vie

Première femme dans l’Église à écrire une Règle religieuse, elle nous donne là comme un condensé de la vie fraternelle à Saint-Damien, car elle l’a écrit après quarante ans de vie avec ses sœurs. Et c’est une forme de vie où n’existe plus de dominante/dominées, ni même de préséances. Une forme de vie qui fait éclater droits et devoirs.

Sa référence n’est plus le monde féodal, mais la personne du Seigneur Jésus, à genoux devant ses disciples et leur lavant les pieds. Tout se construit pour elle, à partir de son regard posé sur ce modèle. Si elle est Abbesse, ce n’est pas comme une grande Dame au pouvoir absolu, mais comme une servante, au sens strict du terme. L’autorité n’est plus un privilège mais un service.L’Abbesse doit donc se soumettre à toutes les exigences de la vie commune tant « au chœur, qu’au dortoir, au réfectoire, à l’infirmerie et pour les vêtements » (Règle 4,10). De même au Chapitre, elle doit avouer humblement, comme les autres sœurs « ses fautes et négligences publiques contre la vie commune » (Règle 4,10). Cette vision paradoxale de l’autorité est proprement révolutionnaire. Pour Claire, elle est fidélité à l’Évangile : le Verbe de Dieu est venu sur terre comme un homme ordinaire, dans l’expérience commune. Serviteur, servante, ce n’est pas un titre, c’est

une relation.L’amour fraternel : l’âme de la communauté

Elle remplace la domination du pouvoir par un amour et un respect qu’elle laisse déborder sur chacune, qui est pour elle un cadeau de Dieu. L’un des traits les plus constants de la Règle, c’est la compassion de Claire pour ses sœurs. Elle tient compte des personnes, des forces de chacune. Très réaliste, elle veut qu’on adapte les exigences au climat et aux tempéraments.

Le problème de Claire n’est pas de bien organiser la vie collective pour qu’elle fonctionne avec ordre, c’est de faire de la charité fraternelle l’âme de la vie commune. Claire est un être profondément relationnel. Elle met donc l’accent, de façon nouvelle, sur les relations humaines transfigurées par la foi. Pour Claire, l’obéissance n’est jamais aliénation, mais obéissance filiale, aimante, théologale, de femmes libres et responsables, pour qui la soumission n’est pas un refuge ni une démission, mais un engagement à faire advenir une Communauté vraiment fraternelle. « Les Sœurs obéissent alors plus par amour que par crainte … c’est pour Dieu qu’elles ont renoncé à leur volonté propre. » (Règle 10,2)

Une approche moderne

Faire vœu d’obéissance, c’est faire vœu de relation. Fille de son époque, celle des Communes libres où, en principe, tous sont égaux, Claire va s’en inspirer pour instaurer dans son monastère une structure démocratique qui annonce notre monde moderne. Égalité entre les sœurs : on n’est reçu à Saint-Damien que si on vient les mains vides, sans biens, sans dot. Et qu’elles soient nobles ou non, riches ou pauvres, cultivées ou non, toutes ont voix au Chapitre. Toutes les décisions, les plus courantes comme les plus importantes, sont prises « du commun consentement de toutes » (Règle 4).

D’où co-responsabilité active de chaque sœur, même la plus jeune, où la dernière arrivée est responsable de l’aventure communautaire. Enfin partage du pouvoir : l’Abbesse est aidée d’une Vicaire et d’un Conseil dont elle est tenue de suivre les avis. Voilà qui est une façon radicalement nouvelle de gouverner.

Soeur Marie-Dominique est clarisse du monastère de Jongny (Suisse). Nous avons profité de son passage parmi nous, au Canada, pour lui demander cet article.

par Sandro Magister: C’est le pape théologien qui le dit: la beauté est la preuve de Dieu

11 août, 2008

 du site:

http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/206168?fr=y

C’est le pape théologien qui le dit: la beauté est la preuve de Dieu

La beauté de l’art et de la musique. Les merveilles de la sainteté. La splendeur de la création. C’est ainsi que Benoît XVI défend la vérité du christianisme, en répondant aux questions des prêtres de Bressanone

par Sandro Magister

ROMA, le 11 août 2008 Comme chaque année, Benoît XVI a rencontré cet été les prêtres de la région de ses vacances. Pour un dialogue informel fait de questions et réponses.

La rencontre a eu lieu dans la matinée du mercredi 6 août, à la cathédrale de Bressanone, au pied des Alpes, à quelques kilomètres de la frontière italo-autrichienne. Le pape a répondu à six questions, sexprimant tantôt en allemand tantôt en italien, les deux langues officielles de la région. La rencontre avait lieu à huis clos, hors de la présence des journalistes. La transcription intégrale du dialogue a été diffusée deux jours plus tard par la salle de presse du Vatican.

Les sujets, très variés, étaient parfois brûlants. Un prêtre a demandé sil fallait continuer à administrer les sacrements à ceux qui se montrent éloignés de la foi. Le pape lui a répondu en avouant quil était plutôt sévère dans sa jeunesse, mais quil avait compris par la suite que nous devons plutôt suivre lexemple du Seigneur, qui était un Seigneur de la miséricorde, très ouvert aux pécheurs.

Un autre prêtre a demandé si le petit nombre de prêtres nimposait pas daborder les questions du célibat, de lordination de viri probati et de ladmission de femmes aux ministères. Le pape a défendu avec force le célibat comme signe que lon met tout son être à la disposition du Seigneur et donc à celle des hommes.

On trouvera ci-dessous deux des six questions et réponses. La première porte sur le lien entre raison et beauté, avec des références évocatrices à lart, la musique, la liturgie. La seconde porte sur la protection de la création.

1. « Toutes les grandes œuvres dart sont une épiphanie de Dieu »

Q. Saint Père, je mappelle Willibald Hopfgartner, je suis franciscain. Dans votre discours de Ratisbonne, vous avez souligné le lien substantiel entre lEsprit divin et la raison humaine. Dautre part, vous avez aussi toujours souligné limportance de lart et de la beauté. Alors, à côté du dialogue conceptuel sur Dieu, en théologie, lexpérience esthétique de la foi dans lEglise ne devrait-elle pas être sans cesse soulignée pour lannonce et la liturgie?

R. Oui, je pense que les deux choses vont ensemble: la raison, la précision, lhonnêteté de la réflexion sur la vérité dune part, la beauté de lautre. Une raison qui voudrait en quelque sorte se dépouiller de la beauté serait diminuée de moitié, elle serait une raison aveuglée. Seules les deux choses unies forment lensemble et cette union est importante précisément pour la foi. La foi doit constamment affronter les défis de la pensée de notre époque, pour ne pas ressembler à une sorte de légende irrationnelle que nous maintenons en vie, mais être soit vraiment une réponse aux grandes questions; pour ne pas être une habitude mais une vérité, comme Tertullien lavait dit autrefois.

Dans sa première lettre, saint Pierre a écrit cette phrase que les théologiens du Moyen âge ont considérée comme une légitimation, presque comme un ordre pour leur travail théologique: Soyez toujours prêts à rendre compte du sens de lespérance qui est en vous apologie du logos de lespérance, cest-à-dire une transformation du logos la raison de lespérance en apologie, en réponse aux hommes. Il est clair que saint Pierre était convaincu que la foi était logos, quelle était une raison, une lumière qui provient de la Raison créatrice, et non un joli mélange, fruit de notre pensée. Voilà pourquoi la foi est universelle et peut être communiquée à tous.

Mais ce Logos créateur nest justement pas quun logos technique. Il est plus large, cest un logos qui est amour et par-là même il est fait pour sexprimer dans la beauté et dans le bien. Et, en réalité, lart et les saints sont pour moi la plus grande apologie de notre foi.

La raison fournit des arguments tout à fait importants et essentiels, mais il y aura toujours un désaccord quelque part. En revanche, si nous observons les saints la traînée lumineuse par laquelle Dieu marque lhistoire nous voyons quil y a vraiment là une force du bien qui résiste aux millénaires, que cest là que se trouve réellement la lumière de la lumière.

De même, si nous contemplons les beautés que la foi a créées, je dirais quelles sont simplement la preuve vivante de la foi. Si je regarde cette belle cathédrale: cest une annonce vivante! Elle-même nous parle et en partant de la beauté de la cathédrale, nous parvenons à annoncer visuellement Dieu, le Christ et tous ses mystères: ici, ces derniers ont pris forme et nous regardent. Toutes les grandes œuvres dart les cathédrales gothiques et les splendides églises baroques sont un signe lumineux de Dieu et ainsi véritablement une manifestation, une épiphanie de Dieu.

Dans le christianisme, il sagit précisément de cette épiphanie: Dieu est devenu une Epiphanie voilée, Il apparaît et resplendit. Nous venons d’écouter le son de lorgue dans toute sa splendeur et je pense que la grande musique née dans lEglise rend la vérité de notre foi audible et perceptible: du chant grégorien à la musique des cathédrales jusqu’à Palestrina et à son époque, jusqu’à Bach et ensuite à Mozart et Bruckner et ainsi de suite En écoutant toutes ces œuvres les Passions de Bach, sa Messe en si bémol et les grandes compositions de la polyphonie religieuse du XVIe siècle, de l’école viennoise, de toute la musique, y compris celles des compositeurs moins connus nous entendons soudain: cest vrai! Là où naissent de telles choses, il y a la Vérité.

Sans une intuition capable de découvrir le vrai centre créatif du monde, cette beauté ne peut pas naître. Cest pourquoi je pense que nous devrions toujours faire en sorte que les deux choses soient ensemble, les porter ensemble. A l’époque actuelle, lorsque nous nous demandons si la foi est raisonnable, nous parlons justement du fait que la raison ne finit pas là où finissent les découvertes expérimentales, elle ne finit pas dans le positivisme; la théorie de l’évolution voit la vérité, mais elle nen voit que la moitié: elle ne voit pas que, derrière, se trouve lEsprit de la création. Nous luttons pour l’élargissement de la raison et donc pour une raison qui soit justement aussi ouverte à la beauté, qui ne la laisse pas de côté comme si c’était quelque chose de totalement différent et déraisonnable.

Lart chrétien est un art rationnel pensons à lart gothique ou à la grande musique, ou encore, justement, à notre art baroque mais il est lexpression artistique dune raison beaucoup plus large, où cœur et raison se rencontrent. Voilà la clé. Voilà, je pense, dune certaine manière, la preuve de la vérité du christianisme: cœur et raison se rencontrent, beauté et vérité se touchent. Et plus nous réussissons nous-mêmes à vivre dans la beauté et dans la vérité, plus la foi pourra redevenir créatrice, y compris à notre époque, et sexprimer sous une forme artistique convaincante.

2. « La terre attend des hommes qui la soignent comme œuvre du Créateur »

Q. Saint Père, je mappelle Karl Golser, je suis professeur de théologie morale à Bressanone et directeur de lInstitut pour la justice, la paix et la protection de la création. Je me souviens avec plaisir de la période où jai pu travailler avec vous à la congrégation pour la doctrine de la foi. [] Que pouvons-nous faire pour développer, dans la vie des communautés chrétiennes, le sens de la responsabilité à l’égard de la création? Comment parvenir à contempler de plus en plus la création et la rédemption ensemble?

R. Je pense moi aussi quil faut donner plus dimportance au lien indissociable entre création et rédemption. Au cours des dernières décennies, la doctrine de la création a presque disparu en théologie, elle est devenue presque imperceptible. Aujourdhui, nous nous rendons compte des dégâts qui sensuivent. Le Rédempteur est le Créateur et si nous nannonçons pas Dieu dans toute sa grandeur de Créateur et de Rédempteur nous enlevons aussi de la valeur à la rédemption. En effet, si Dieu na rien à dire dans la création, sIl est simplement relégué à un contexte historique, comment peut-Il réellement comprendre notre vie toute entière? Comment pourra-t-Il vraiment apporter son salut à lhomme tout entier et au monde entier?

Voilà pourquoi, selon moi, il est extrêmement important de renouveler la doctrine de la création et de comprendre à nouveau que création et rédemption ne peuvent pas être dissociées. Nous devons à nouveau reconnaître quIl est le Creator Spiritus, la Raison qui est le commencement, dont tout naît et dont notre raison nest quune étincelle. Et cest Lui, le Créateur même, qui est pourtant entré dans lhistoire et qui peut entrer et agir dans lhistoire précisément parce quIl est le Dieu de lensemble et pas seulement dune partie. Si nous reconnaissons cela, il en découle évidemment que la rédemption, le fait d’être chrétien, ou simplement la foi chrétienne signifieront également, toujours et en tout cas, une responsabilité à l’égard de la création.

Il y a entre vingt et trente ans, on accusait les chrétiens je ne sais pas si cest encore le cas d’être les vrais responsables de la destruction de la création, parce que la phrase de la Genèse Assujettissez la terre aurait conduit à cette arrogance à l’égard de la création, dont nous subissons aujourdhui les conséquences. Je pense que nous devons à nouveau apprendre à comprendre toute lerreur de cette accusation: tant que la terre a été considérée comme la création de Dieu, le devoir de lassujettir na jamais été interprété comme un ordre de la rendre esclave mais plutôt comme un devoir d’être les gardiens de la création et den développer les dons; de collaborer nous-mêmes de manière active à l’œuvre de Dieu, à l’évolution quIl a donnée au monde, afin que les dons de la création soient valorisés et non piétinés et détruits.

Quand nous observons ce qui est né autour des monastères, comment y ont été créés et continuent dy naître de petits paradis, des oasis de la création, nous constatons que, de toute évidence, ce ne sont pas que des paroles. Cest là où la Parole du Créateur a été correctement comprise, là où il y a eu la vie avec le Créateur et le Rédempteur, quil y a eu une volonté de sauver la création et non pas la détruire.

Le chapitre 8 de la lettre aux Romains sinscrit aussi dans ce contexte: il y est dit que la création souffre et gémit à cause de la soumission dans laquelle elle se trouve et quelle attend la révélation des fils de Dieu: elle se sentira libérée quand viendront des créatures, des hommes qui sont fils de Dieu et qui la traiteront à partir de Dieu.

Je pense que cest justement cela que nous pouvons aujourdhui considérer comme une réalité: la création gémit nous le percevons, nous lentendons presque et elle attend des êtres humains qui la regardent à partir de Dieu. La consommation brutale de la création débute là où il ny pas Dieu, là où la matière est désormais uniquement matérielle pour nous, là où nous sommes nous-mêmes les dernières instances, là où lensemble est simplement notre propriété et où nous le consommons seulement pour nous-mêmes. Et le gaspillage de la création débute là où nous ne reconnaissons plus aucune instance au-dessus de nous, mais où nous ne voyons que nous-mêmes; il débute là où il nexiste plus aucune dimension de la vie au delà de la mort, là où nous devons tout accaparer dans cette vie et posséder la vie avec le plus dintensité possible, là où nous devons posséder tout ce quil est possible de posséder.

Je pense donc quil est possible de créer et développer de vraies instances efficaces contre le gaspillage et la destruction de la création, qui soient comprises et vécues uniquement là où la création est envisagée à partir de Dieu; là où la vie est envisagée à partir de Dieu et où elle a de plus grandes dimensions dans la responsabilité devant Dieu et, un jour, Dieu nous donnera la vie dans sa plénitude et de façon irrévocable: en donnant la vie, nous la recevons.

Ainsi, je pense que nous devons tenter par tous les moyens dont nous disposons, de témoigner notre foi au monde, particulièrement là où il existe déjà une sensibilité à son égard. Et je pense que cest parce que nous sentons que le monde est peut-être en train de nous glisser entre les doigts car cest nous qui le chassons et que nous nous sentons oppressés par les problèmes de la création que nous avons loccasion idéale pour exprimer notre foi en public et la valoriser comme force de proposition.

En effet, il ne sagit pas simplement de trouver des techniques qui empêchent les dégâts, même sil est important de trouver des énergies alternatives ou autres. Tout cela ne sera pas suffisant si nous-mêmes nous ne trouverons pas un nouveau style de vie, une discipline faite aussi de renonciations, une discipline de la reconnaissance des autres, auxquels la création appartient autant qu’à nous qui pouvons en disposer plus facilement; une discipline de la responsabilité par rapport à lavenir des autres et à notre propre avenir, parce que cest une responsabilité devant Celui qui est notre Juge et qui, en tant que Juge, est Rédempteur mais surtout vraiment notre Juge.

Je pense donc quil faut en tous les cas réunir les deux dimensions création et rédemption, vie terrestre et vie éternelle, responsabilité envers la création et responsabilité envers les autres et lavenir et quil est de notre devoir dintervenir ainsi de manière claire et affirmée dans lopinion publique.

Pour être écoutés, nous devons montrer à la fois par notre propre exemple et notre style de vie, que nous transmettons un message auquel nous croyons et selon lequel il est possible de vivre. Et nous voulons demander au Seigneur quIl nous aide tous à vivre notre foi, à être responsables de notre foi de façon à ce que notre style de vie devienne un témoignage et ensuite à parler de telle sorte que nos mots portent la foi comme orientation de notre temps.

psaume 83 (84) – photo d’un ami français

11 août, 2008

psaume 83 (84) - photo d'un ami français dans biblique

photo d’un ami français, Patrick, du « Maurienne » Savoia

http://flickr.com/photos/pjfb/2750834160/

http://flickr.com

Psaume 83 (84)

Tendus vers le sanctuaire de Dieu en Sion

 Du maître de chœur. Sur la… de Gat. Des fils de Coré. Psaume.


2  De quel amour sont aimées tes demeures,
Seigneur, Dieu de l’univers ! 
3  Mon âme s’épuise à désirer
les parvis du Seigneur ; *
mon coeur et ma chair sont un cri
vers le Dieu vivant ! 
4  L’oiseau lui-même s’est trouvé une maison,
et l’hirondelle, un nid pour abriter sa couvée :
tes autels, Seigneur de l’univers,
mon Roi et mon Dieu ! 
5  Heureux les habitants de ta maison :
ils pourront te chanter encore !
 
6  Heureux les hommes dont tu es la force :
des chemins s’ouvrent dans leur coeur ! 
7  Quand ils traversent la vallée de la soif,
ils la changent en source ; *
de quelles bénédictions la revêtent
les pluies de printemps ! 
8  Ils vont de hauteur en hauteur,
ils se présentent devant Dieu à Sion. 
9  Seigneur, Dieu de l’univers, entends ma prière ;
écoute, Dieu de Jacob.
 
10  Dieu, vois notre bouclier,
regarde le visage de ton messie. 
11  Oui, un jour dans tes parvis
en vaut plus que mille.
J’ai choisi de me tenir sur le seuil,
dans la maison de mon Dieu, *
plutôt que d’habiter
parmi les infidèles. 
12  Le Seigneur Dieu est un soleil,
il est un bouclier ; *
le Seigneur donne la grâce,
il donne la gloire.
Jamais il ne refuse le bonheur
à ceux qui vont sans reproche. 
13  Seigneur, Dieu de l’univers,
heureux qui espère en toi !

bonne nuit

11 août, 2008

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc.

http://www.freefoto.com/browse/12-00-0?ffid=12-00-0

Libérés par le Fils de l’homme qui se livre aux mains des hommes

11 août, 2008

du site: 

http://www.levangileauquotidien.org/www/main.php?language=FR&localTime=08/11/2008#

Saint Pacien de Barcelone (?-vers 390), évêque
Homélie sur le baptême, 7 (trad. bréviaire)

Libérés par le Fils de l’homme qui se livre aux mains des hommes

Tous les peuples ont été libérés des puissances qui les tenaient captifs par notre Seigneur Jésus Christ. C’est lui, oui c’est lui qui nous a rachetés. Comme dit l’apôtre Paul : « Il nous a pardonné tous nos péchés, il a supprimé le billet attestant notre désobéissance, il l’a annulé en le clouant à la croix. En se dépouillant lui-même, il a traîné les puissances du mal dans le cortège de son triomphe » (Col 2,13-15). Il a délivré les enchaînés et il a brisé nos liens, comme David l’avait dit : « Le Seigneur redresse les opprimés, le Seigneur délie les enchaînés, le Seigneur ouvre les yeux des aveugles ». Et encore : « Tu as brisé mes chaînes, je t’offrirai le sacrifice de louange » (Ps 145,7-8;115,16-17).

Oui, nous sommes délivrés de nos chaînes, nous qui avons été rassemblés à l’appel du Seigneur par le sacrement du baptême…; nous avons été libérés par le sang du Christ et l’invocation de son nom… Donc, mes bien-aimés, une fois pour toutes nous sommes lavés par l’eau du baptême, une fois pour toutes nous sommes libérés, une fois pour toutes nous sommes accueillis dans le Royaume immortel. Une fois pour toutes, « heureux ceux dont les crimes sont pardonnés, dont les péchés sont couverts » (Ps 31,1;Rm 4,7). Maintenez avec courage ce que vous avez reçu, conservez-le pour votre bonheur, ne péchez plus. Désormais, gardez-vous purs et irréprochables pour le jour du Seigneur.