Archive pour mai, 2008

Oraisons de Sainte Brigitte

5 mai, 2008

du site:

http://catholiquedu.free.fr/indexpri%E8res.htm

Oraisons de Sainte Brigitte

 

O Jésus-Christ ! douceur éternelle à ceux qui vous aiment, joie qui surpasse toute joie et tout désir, espoir et salut des pécheurs, qui avez témoigné n’avoir de plus grand contentement que d’être parmi les hommes jusqu’à prendre la nature humaine en la plénitude des temps pour l’amour d’eux, souvenez-vous des souffrances que vous avez endurées dès l’instant de votre conception et surtout dans le temps de votre sainte Passion, ainsi qu’il avait été décrété et ordonné de toute éternité dans la pensée divine. Souvenez-vous, Seigneur, que faisant la Cène avec vos disciples, après leur avoir lavé les pieds, vous leur avez donné votre Corps sacré et votre Précieux Sang, et, tout en les consolant avec douceur, vous leur avez prédit votre prochaine Passion. Souvenez-vous de la tristesse et de l’amertume que vous avez éprouvées en votre âme, comme vous l’avez témoigné vous-même, disant: « Mon âme est triste jusqu’à la mort. »
S
ouvenez-vous, Seigneur, des craintes, angoisses et douleurs que vous avez endurées en votre Corps suave avant le supplice de la croix, quand, après avoir prié trois fois en répandant une sueur de sang, vous avez été trahi par Judas, votre disciple, arrêté par la nation que vous aviez choisie et élevée, accusé par de faux témoins, injustement jugé, en la fleur de votre jeunesse et dans le temps solennel de la Pâque. Souvenez-vous que vous avez été dépouillé de vos propres vêtements et revêtu de ceux de la dérision; qu’on vous a voilé les yeux et la face, qu’on vous a donné des soufflets, que vous avez été couronné d’épines, qu’on vous a mis un roseau à la main, et qu’attaché à une colonne vous avez été déchiré de coups et accablé d’affronts et d’outrages. En mémoire de ces peines et douleurs que vous avez endurées avant votre Passion sur la croix, donnez-moi avant la mort une vraie contrition, une sincère et entière confession, une juste pénitence et la rémission de tous mes péchés. Ainsi soit-il.

bonne nuit

4 mai, 2008

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. rosewhiteawp6

http://www.geocities.com/charneski/mark/page6/marks6.htm

« Ils ont vraiment reconnu que je suis venu d’auprès de toi, et ils ont cru »

4 mai, 2008

du site: 

http://www.levangileauquotidien.org/www/main.php?language=FR&localTime=05/04/2008#

Saint Colomban (563-615), moine, fondateur de monastères
Instruction 1, 2-4 ; PL 80, 231 (trad. Orval rev.)

« Ils ont vraiment reconnu que je suis venu d’auprès de toi, et ils ont cru »

Qui pourra suivre le Très-Haut jusqu’en son être inexprimable et incompréhensible ? Qui scrutera les profondeurs de Dieu ?… Qui donc est Dieu ? Père, Fils et Esprit Saint, Dieu est un. Ne te demande rien de plus au sujet de Dieu. Que ceux qui veulent savoir le fond des choses concernant Dieu commencent par considérer l’ordre naturel. Comprendre la Trinité est en effet justement comparé à la profondeur de la mer, dont la Sagesse de Dieu a dit : « Le fond des profondeurs, qui peut l’atteindre ? » (Eccl 7,24)… Comme le fond des mers est invisible aux regards des hommes, ainsi la divine Trinité demeure insaisissable à la compréhension humaine. C’est pourquoi, si quelqu’un veut comprendre ce qu’il doit croire, qu’il ne s’imagine pas pouvoir le faire davantage par des raisonnements que par la foi, car la sagesse divine que tu recherches ainsi se retirera plus loin encore.

Recherche donc cette connaissance suprême non en discutant mais en menant une vie parfaite, non par la langue mais par la foi qui jaillit d’un coeur simple et n’est pas le résultat de conjectures savantes. Car si tu cherches l’ineffable par des raisonnements, il s’éloignera davantage de toi ; si tu cherches par la foi, la Sagesse se tiendra là où elle demeure : à ta porte (Pr 1,21) ; et là où elle se tient, elle peut être vue, ne serait-ce qu’en partie. En toute vérité, elle est atteinte dès l’instant où l’on croit à ce qui est invisible tout en acceptant de ne pas le comprendre. Puisque Dieu est invisible, nous devons croire en lui ; et cependant Dieu peut être vu en quelque manière par le coeur pur (Mt 5,8).

Paul, une vie donnée

4 mai, 2008

du site: 

http://www.bible-service.net/site/556.html

Paul, une vie donnée


Il ne fait aucun doute que la rencontre du Christ sur la route de Damas a bouleversé la vie de Paul. À travers le Christ qu’il persécutait, et qui s’offrait à lui, Paul a découvert, en effet, le vrai visage du Dieu qu’il avait toujours cherché. En se reconnaissant aimé et sauvé par celui-là même qu’il persécutait, il a fait, comme nul autre, l’expérience de la grâce de Dieu.

De cette expérience découleront l’attachement de Paul à la personne du Christ et un changement radical de vie. Lui, le pharisien zélé et persécuteur de la foi chrétienne, il abandonnera ses certitudes et ses quêtes passées pour saisir Celui qui l’a un jour saisi : Jésus le Christ. Car rien d’autre ne comptera plus désormais pour lui (cf. Ph 3,8-9). Parce qu’il a été rejoint sur sa route par l’amour rédempteur de Dieu (Ga 2,20), il a découvert que tout ce qu’il considérait jusqu’alors comme des avantages (naissance dans le peuple de la promesse, appartenance au courant pharisien, connaissance et observances des préceptes de la Loi, etc ), tout cela n’était rien au regard de la connaissance de Jésus-Christ mort et ressuscité. Alors qu’il courait après un salut incertain, à la mesure de ses efforts et de son orgueil, il a compris que la Loi de Moïse ne pouvait plus être la référence première de son existence. Il a aussi compris que Dieu, en ressuscitant Jésus, avait eu raison de l’usage que l’on faisait de la Loi. Bref, le Dieu dont il a fait l’expérience sur le chemin de Damas n’est plus le Dieu de la Loi, mais le Dieu du Crucifié.

Ce renversement de l’image de Dieu éclaire la compréhension que Paul aura désormais de la croix comme un des lieux majeurs de la Révélation divine (1 Co 1,18-31). A la lumière de la croix, Paul saisira, en effet, que la toute-puissance de Dieu se donne à voir dans la fragilité la plus extrême. Mieux, il comprendra que, loin d’être tyrannique et solitaire, Dieu se fait solidaire de chaque être humain, en l’accueillant et en l’aimant pour lui-même, indépendamment de ses mérites ou de son péché, de son appartenance ethnique ou de son sexe, de son rôle dans la société ou dans la communauté religieuse.

Comme nous le verrons, située au cœur de l’Évangile proclamé Paul, cette découverte peut expliquer le fait que Paul se soit efforcé de mener ensemble travail missionnaire et travail manuel, ainsi que la manière dont il affrontera les échecs et les épreuves liés à son apostolat.

Renversé sur le chemin de Damas

De tous les événements de sa vie mouvementée, Paul ne retiendra comme fondamental que celui de sa rencontre avec le Christ sur le chemin de Damas.

Sur les circonstances précises de cette rencontre avec le Christ, Paul, à la différence de Luc (cf. Ac 9, 22 et 26), est très discret. Il évoque en 1 Co 15,8-10 une apparition personnelle du Ressuscité, mais il nen fait le récit que dans la seule lettre aux Galates. Paul envoie cette lettre vers l’an 56 ou 57. Il vient d’apprendre que les Galates, peuplade dAsie Mineure, ont délaissé l’Évangile qu’il leur avait annoncé et qu’ils sont retournés à leurs pratiques passées. Pire, poussés par des judaïsants, ils semblent mettre en cause son autorité apostolique. Devant la gravité da la situation, Paul écrit. Il raconte comment, sur le chemin de Damas, de pharisien-persécuteur de l’Église, il est devenu apôtre du Christ :  » Vous avez entendu parler de mon Comportement naguère dans le judaïsme, avec quelle frénésie, je persécutais l’Église de Dieu, surpassant la plupart de ceux de mon âge et de ma race par mon zèle débordant pour les traditions de mes pères. Mais, lorsque Celui qui m’a mis à part depuis le sein de ma mère et m’a appelé par sa grâce, a jugé bon de révéler en moi son Fils afin que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, loin de reCourir à aucun Conseil humain ou de monter à Jérusalem auprès de ceux qui étaient apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie…  » (Ga 1,13-17).

 » Il a jugé bon de révéler en moi son Fils  »

Un mot est à souligner : révéler. Plus que celui de conversion, il résume bien la nature profonde de la rencontre de Paul avec le Christ : c’est une révélation émanant du libre choix de Dieu. Pour lui,  »Dieu a ôté le voile qui l’empêchait de voir sa gloire sur le visage du Christ Jésus » (P.Bony). Il lui a donné de comprendre que celui qu’il persécutait n’était pas, comme il le croyait, maudit de Dieu, mais qu’il était son Fils, un Fils parfaitement obéissant qu’il a élevé au rang de Seigneur de l’univers (Ph 2,8-11).

En rencontrant le Christ sur le chemin de Damas, Paul s’est vu révéler le sens profond de la croix comme lieu de l’amour extrême de Dieu et manifestation de sa toute-puissance. Dans cette rencontre avec Celui qui  »l’avait aimé et s’était livré pour lui » (Ga 2,20), il a compris que la Loi de Moïse ne pouvait pas lui donner le salut auquel il aspirait de toute son énergie. Il a pris conscience de la vacuité de tout ce qu’il recherchait jusqu’alors :  » Toutes ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai considérées comme une perte à cause du Christ. » (Ph 3,7). Enfin, parce qu’il lui a été révélé que la Passion était l’expression parfaite de l’amour du Christ pour son Père et pour l’humanité, c’est en elle qu’il a décidé de ne jamais cesser de le chercher :  » J’ai décidé de ne rien savoir parmi vous sinon Jésus Christ et Jésus Christ crucifié  » (1 Co 2,2 cf. Ga 2,20).

 » Afin que je l’annonce parmi les païens  »

À la grâce de la révélation sur le chemin de Damas s’en ajoute une seconde : celle de l’ annonce. Paul lui-même le reconnaît : par sa grâce, Dieu l’a mis à part dès le sein de sa mère pour l’envoyer annoncer son Fils (Ga 1,16). S’il est devenu croyant et apôtre, Paul le doit donc à la pure et gratuite initiative de Dieu qui lui a révélé son Fils et l’a appelé à témoigner, lui, l » avorton  » (1 Co 15,8). La mission qui lui a été confiée n’est liée ni à sa décision personnelle, ni à une quelconque initiative humaine, et encore moins à sa formation ou à son comportement. Elle est un don gratuit de Dieu. De ce don, Paul ne cessera de s’émerveiller :  » Car je suis le plus petit des apôtres, moi qui ne suis pas digne d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le dois à la grâce de Dieu, et sa grâce à mon égard n’a pas été vaine. Au contraire, j’ai travaillé plus qu’eux tous : non pas moi, mais la grâce de Dieu qui est avec moi  » (1 Co 15,9-10).

Une fois encore, il faut noter l’insistance de Paul sur la grâce, trois fois nommée dans ces deux versets. Car cette expérience fondatrice de la grâce divine totalement imméritée est à l’origine de la manière dont Paul percevra son ministère apostolique : il est un don de Dieu dans lequel la puissance divine celle-là même qui avait ressuscité Jésus-Christ s’est déployée, lui communiquant une force qui le rend désormais capable de toutes les audaces. Toute sa vie, Paul sera traversé par cette tension entre la grandeur de la mission qui lui a été confiée et sa faiblesse qu’il ne cesse d’expérimenter, entre le trésor précieux qu’il a reçu et le  » vase d’argile  » qu’il est (2 Co 4,7).

Cette tension, comme il l’écrira souvent, lui évitera de s’enorgueillir. Elle le conduira à creuser le mystère de la puissance de Dieu qui donne toute sa mesure dans la faiblesse reconnue de ses ministres :  » Mais il m’a déclaré : ‘Ma grâce te suffit ; ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse’. Aussi mettrai-je mon orgueil bien plus dans mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ  » (2 Co 12,9).

© Pierre Debergé, Cahier Évangile n° 126 (décembre 2003) pages 8-10

bonne nuit

3 mai, 2008

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc.

http://www.immagini.net/Utenti/ViewImage.asp?ImageItem=4680&AlbumItem=420

« Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit »

3 mai, 2008

du site: 

http://www.levangileauquotidien.org/www/main.php?language=FR&localTime=05/03/2008#

Saint Hilaire (vers 315-367), évêque de Poitiers, docteur de l’Église
De la Trinité, 7, 34-36 (trad. DDB 1981, t. 2, p.103 rev. ; cf Bresard, 2000 ans A, p.140)

« Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit »

Jésus dit : « Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Dès maintenant vous le connaissez et vous l’avez vu ». On voit l’homme Jésus Christ. Les apôtres ont devant les yeux son aspect extérieur, c’est-à-dire sa nature d’homme, alors que Dieu, affranchi de toute chair n’est pas reconnaissable dans un misérable corps charnel. Comment se fait-il donc que le connaître soit aussi connaître le Père ?

Ces paroles inattendues troublent l’apôtre Philippe…; la faiblesse de son esprit humain ne lui permet pas de comprendre une affirmation si étrange… Alors, avec l’impétuosité que permettaient sa familiarité et sa fidélité d’apôtre, il interroge son Maître : « Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit ! »… Ce n’est pas qu’il désire contempler le Père de ses yeux physiques, mais il demande à comprendre celui qu’il voit de ses yeux. Car voyant le Fils sous sa forme humaine, il ne comprend pas comment, de ce fait, il avait vu le Père…

Le Seigneur lui répond donc : « Voilà si longtemps que je suis avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ? » Il lui reproche d’ignorer qui il était… Pourquoi ne l’avait-on pas reconnu, lui qu’ils avaient si longtemps cherché ? C’est que pour le reconnaître, il fallait reconnaître que la divinité, la nature du Père, était en lui. En effet, toutes les oeuvres qu’il avait faites étaient le propre de Dieu : marcher sur les eaux, commander aux vents, accomplir des choses impossibles à comprendre, telles que changer l’eau en vin ou multiplier les pains…, mettre en fuite les démons, chasser les maladies, porter remède aux infirmités du corps, corriger les handicaps de naissance, remettre les péchés, rendre la vie aux morts. Voilà tout ce qu’avait fait son corps de chair, et tout cela lui permet de se proclamer Fils de Dieu. De là son reproche et sa plainte : à travers la réalité mystérieuse de sa naissance humaine, on n’a pas perçu la nature divine qui accomplissait ces miracles par cette nature humaine assumée par le Fils.

Les Prière du Père du désert

3 mai, 2008

LES APOPHTEGMES DES PERES DU DESERT

(Le père du desert parlaient pour petit mot, sentence, maxime, pas longe dicours, mais avec les « Apophtegmes »

Ceux-ci occupent une place à part. De par leur nom : apo = venant de, phtegommai = dire, ce sont des paroles de ces Pères du désert qui nous ont été conservées.

Qu’ont connu nos Pères de cette littérature du désert ? Vraisemblablement ce que saint Benoît appelle La Vie des Pères. Elle était alors manuscrite et fut imprimée au milieu du quinzième siècle. Le texte se trouve maintenant dans Migne, PL 73 et 74.), du site:

http://www.missa.org/apophtegmes.php

Abba Arsène
Abba Arsène dit :  » Si nous cherchons Dieu, il se manifestera à nous ; et si nous le retenons, il demeurera près de nous ».

Abba Pambo
Théophile, l’archevêque d’Alexandrie, vint un jour à Scété. Les frères qui étaient réunis, demandèrent à l’abbé Pambo de dire quelques mots à l’évêque pour l’édifier. Mais il répondit :  » S’il n’est pas édifié par mon silence, il ne le sera pas par mes paroles ».

Abba inconnu

Un frère demande à un ancien :  » Dis-moi : Comment me sauver ? ». L’ancien lui répond :  » Si tu peux être injurié et le supporter, c’est une grande chose, plus grande que toutes les vertus ».

Abba Poémen
Abba Poémen dit : « Un jour, quelqu’un a demandé à Abba Paèsios : Que faire à mon âme, car elle est insensible et ne craint pas Dieu ». Et Abba Paèsios lui dit : « Attache-toi à un homme qui craint Dieu, et vivant près de lui, toi aussi, tu apprendras à
craindre Dieu ».

Abba Évagre
L’Abba Évagre dit : « Quand une pensée ennemie monte dans ton coeur, ne cherche pas à prier d’une manière ou de l’autre, mais aiguise l’épée des larmes ».

Abba Paul le Grand

L’Abba Paul le Grand a dit : « Je suis dans un bourbier enfoncé jusqu’au cou, et je pleure devant Dieu en disant : « Aie pitié de moi ! « .

Abba Poémen
L’Abba Poémen a dit : « Le deuil est à double action : il travaille et il garde ».

Abba inconnu
Les anciens disaient d’un frère qu’il ne quittait jamais son travail manuel et que sa prière montait continuellement devant Dieu, qu’il était aussi très humble et très stable dans son état.

Abba inconnu
Un voleur arrive chez un frère. Celui-ci lui dit : « Fais vite avant que les frères n’arrivent ! ».

Saint Athanase

2 mai, 2008

Saint Athanase dans images sacrée

http://www.santiebeati.it/dettaglio/23100

Benoît XVI – Saint Athanase

2 mai, 2008

du site:

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2007/documents/hf_ben-xvi_aud_20070620_fr.html

BENOÎT XVI

AUDIENCE GÉNÉRALE

Mercredi 20 juin 2007

Saint Athanase

Chers frères et sœurs,

En poursuivant notre évocation des grands Maîtres de l’Eglise antique, nous voulons aujourd’hui tourner notre attention vers saint Athanase d’Alexandrie. Cet authentique protagoniste de la tradition chrétienne, déjà quelques années avant sa mort, fut célébré comme « la colonne de l’Eglise » par le grand théologien et Evêque de Constantinople Grégroire de Nazianze (Discours 21, 26), et il a toujours été considéré comme un modèle d’orthodoxie, aussi bien en Orient qu’en Occident. Ce n’est donc pas par hasard que Gian Lorenzo Bernini en plaça la statue parmi celles des quatre saints Docteurs de l’Eglise orientale et occidentale – avec Ambroise, Jean Chrysostome et Augustin -, qui dans la merveilleuse abside la Basilique vaticane entourent la Chaire de saint Pierre.

Athanase a été sans aucun doute l’un des Pères de l’Eglise antique les plus importants et les plus vénérés. Mais ce grand saint est surtout le théologien passionné de l’incarnation, du Logos, le Verbe de Dieu, qui – comme le dit le prologue du quatrième Evangile – « se fit chair et vint habiter parmi nous » (Jn 1, 14). C’est précisément pour cette raison qu’Athanase fut également l’adversaire le plus important et le plus tenace de l’hérésie arienne, qui menaçait alors la foi dans le Christ, réduit à une créature « intermédiaire » entre Dieu et l’homme, selon une tendance récurrente dans l’histoire et que nous voyons en œuvre de différentes façons aujourd’hui aussi. Probablement né à Alexandrie vers l’an 300, Athanase reçut une bonne éducation avant de devenir diacre et secrétaire de l’Evêque de la métropole égyptienne, Alexandre. Proche collaborateur de son Evêque, le jeune ecclésiastique prit part avec lui au Concile de Nicée, le premier à caractère œcuménique, convoqué par l’empereur Constantin en mai 325 pour assurer l’unité de l’Eglise. Les Pères nicéens purent ainsi affronter diverses questions et principalement le grave problème né quelques années auparavant à la suite de la prédication du prêtre alexandrin Arius. Celui-ci, avec sa th

éorie, menaçait l’authentique foi dans le Christ, en déclarant que le Logos n’était pas le vrai Dieu, mais un Dieu créé, un être « intermédiaire » entre Dieu et l’homme, ce qui rendait ainsi le vrai Dieu toujours inaccessible pour nous. Les Evêques réunis à Nicée répondirent en mettant au point et en fixant le « Symbole de la foi » qui, complété plus tard par le premier Concile de Constantinople, est resté dans la tradition des différentes confessions chrétiennes et dans la liturgie comme le Credo de Nicée-Constantinople. Dans ce texte fondamental – qui exprime la foi de l’Eglise indivise, et que nous répétons aujourd’hui encore, chaque dimanche, dans la célébration eucharistique – figure le terme grec homooúsios, en latin consubstantialis: celui-ci veut indiquer que le Fils, le Logos est « de la même substance » que le Père, il est Dieu de Dieu, il est sa substance, et ainsi est mise en lumière la pleine divinité du Fils, qui était en revanche niée par le ariens.

A la mort de l’Evêque Alexandre, Athanase devint, en 328, son successeur comme Evêque d’Alexandrie, et il se révéla immédiatement décidé à refuser tout compromis à l’égard des théories ariennes condamnées par le Concile de Nicée. Son intransigeance, tenace et parfois également très dure, bien que nécessaire, contre ceux qui s’étaient opposés à son élection épiscopale et surtout contre les adversaires du Symbole de Nicée, lui valut l’hostilité implacable des ariens et des philo-ariens. Malgré l’issue sans équivoque du Concile, qui avait clairement affirmé que le Fils est de la même substance que le Père, peu après, ces idées fausses prévalurent à nouveau – dans ce contexte, Arius lui-même fut réhabilité -, et elles furent soutenues pour des raisons politiques par l’empereur Constantin lui-même et ensuite par son fils Constance II. Celui-ci, par ailleurs, qui ne se souciait pas tant de la vérité théologique que de l’unité de l’empire et de ses problèmes politiques, voulait politiser la foi, la rendant plus accessible – à son avis – à tous ses sujets dans l’empire. La crise arienne, que l’on croyait r

ésolue à Nicée, continua ainsi pendant des décennies, avec des événements difficiles et des divisions douloureuses dans l’Eglise. Et à cinq reprises au moins – pendant une période de trente ans, entre 336 et 366 – Athanase fut obligé d’abandonner sa ville, passant dix années en exil et souffrant pour la foi. Mais au cours de ses absences forcées d’Alexandrie, l’Evêque eut l’occasion de soutenir et de diffuser en Occident, d’abord à Trèves puis à Rome, la foi nicéenne et également les idéaux du monachisme, embrassés en Egypte par le grand ermite Antoine, à travers un choix de vie dont Athanase fut toujours proche. Saint Antoine, avec sa force spirituelle, était la personne qui soutenait le plus la foi de saint Athanase. Réinstallé définitivement dans son Siège, l’Evêque d’Alexandrie put se consacrer à la pacification religieuse et à la réorganisation des communautés chrétiennes. Il mourut le 2 mai 373, jour où nous célébrons sa mémoire liturgique.

L’oeuvre doctrinale la plus célèbre du saint Evêque alexandrin est le traité Sur l’incarnation du Verbe, le Logos divin qui s’est fait chair en devenant comme nous pour notre salut. Dans cette œuvre, Athanase dit, avec une affirmation devenue célèbre à juste titre, que le Verbe de Dieu « s’est fait homme pour que nous devenions Dieu; il s’est rendu visible dans le corps pour que nous ayons une idée du Père invisible, et il a lui-même supporté la violence des hommes pour que nous héritions de l’incorruptibilité » (54, 3). En effet, avec sa résurrection le Seigneur a fait disparaître la mort comme « la paille dans le feu » (8, 4). L’idée fondamentale de tout le combat théologique de saint Athanase était précisément celle que Dieu est accessible. Il n’est pas un Dieu secondaire, il est le vrai Dieu, et, à travers notre communion avec le Christ, nous pouvons nous unir réellement à Dieu. Il est devenu réellement « Dieu avec nous ». Parmi les autres

œuvres de ce grand Père de l’Eglise – qui demeurent en grande partie liées aux événements de la crise arienne – rappelons ensuite les autres lettres qu’il adressa à son ami Sérapion, Evêque de Thmuis, sur la divinité de l’Esprit Saint, qui est affirmée avec netteté, et une trentaine de lettres festales, adressées en chaque début d’année aux Eglises et aux monastères d’Egypte pour indiquer la date de la fête de Pâques, mais surtout pour assurer les liens entre les fidèles, en renforçant leur foi et en les préparant à cette grande solennité.

Enfin, Athanase est également l’auteur de textes de méditation sur les Psaumes, ensuite largement diffusés, et d’une œuvre qui constitue le best seller de la littérature chrétienne antique: la Vie d’Antoine, c’est-à-dire la biographie de saint Antoine abbé, écrite peu après la mort de ce saint, précisément alors que l’Evêque d’Alexandrie, exilé, vivait avec les moines dans le désert égyptien. Athanase fut l’ami du grand ermite, au point de recevoir l’une des deux peaux de moutons laissées par Antoine en héritage, avec le manteau que l’Evêque d’Alexandrie lui avait lui-même donné. Devenue rapidement très populaire, traduite presque immédiatement en latin à deux reprises et ensuite en diverses langues orientales, la biographie exemplaire de cette figure chère à la tradition chrétienne contribua beaucoup à la diffusion du monachisme en Orient et en Occident. Ce n’est pas un hasard si la lecture de ce texte, à Trèves, se trouve au centre d’un récit émouvant de la conversion de deux fonctionnaires impériaux, qu’Augustin place dans les Confessions (VIII, 6, 15) comme prémisses de sa conversion elle-même.

Du reste, Athanase lui-même montre avoir clairement conscience de l’influence que pouvait avoir sur le peuple chrétien la figure exemplaire d’Antoine. Il écrit en effet dans la conclusion de cette œuvre: « Qu’il fut partout connu, admiré par tous et désiré, également par ceux qui ne l’avaient jamais vu, est un signe de sa vertu et de son âme amie de Dieu. En effet, ce n’est pas par ses écrits ni par une sagesse profane, ni en raison de quelque capacité qu’Antoine est connu, mais seulement pour sa piété envers Dieu. Et personne ne pourrait nier que cela soit un don de Dieu. Comment, en effet, aurait-on entendu parler en Espagne et en Gaule, à Rome et en Afrique de cet homme, qui vivait retiré parmi les montagnes, si ce n’était Dieu lui-même qui l’avait partout fait connaître, comme il le fait avec ceux qui lui appartiennent, et comme il l’avait annoncé à Antoine dès le début? Et même si ceux-ci agissent dans le secret et veulent rester cachés, le Seigneur les montre à tous comme un phare, pour que ceux qui entendent parler d’eux sachent qu’il est possible de suivre les commandements et prennent courage pour parcourir le chemin de la vertu » (Vie d’Antoine 93, 5-6).
Oui, fr
ères et soeurs! Nous avons de nombreux motifs de gratitude envers Athanase. Sa vie, comme celle d’Antoine et d’innombrables autres saints, nous montre que « celui qui va vers Dieu ne s’éloigne pas des hommes, mais qu’il se rend au contraire proche d’eux » (Deus caritas est
, n. 42).

Saint Athanase d’Alexandrie (2 mai)

2 mai, 2008

du site:

http://www.mariedenazareth.com/2198.0.html?&L=0

Saint Athanase d’Alexandrie (2 mai)

Saint Athanase est né vers 295 et connut dans son enfance les dernières persécutions. Il était sans doute déjà diacre de l’évêque Alexandre, d’Alexandrie lorsqu’il écrivit le « Contra gentes et de incarnatione Verbi  » qui est à la fois une apologie contre les païens et un exposé des motifs de l’Incarnation.

Athanase défend la réalité de l’Incarnation et la virginité de MarieDiacre, il accompagna au concile de Nic

ée (325) son évêque auquel il succèda en juin 328. Energique, intelligent et instruit, il visita entièrement tout son diocèse fort agité par les hérétiques ariens et mélitiens. Après avoir deux fois refusé à l’empereur Constantin de recevoir Arius, il dut se disculper des accusations des mélitiens à Nicomédie (332) et à Césarée de Palestine (333). Refusant une troisième fois de réconcilier Arius, Athanase fut cité à comparaître devant le concile de Tyr (335) d’où, n’ayant trouvé que des ennemis, il s’enfuit à Constantinople pour plaider sa cause devant l’Empereur qui le condamna à l’exil.

En butte aux persécutions des hérésiarques ariensPendant qu’Athanase, d

éposé par le concile de Tyr, était en exil à Trêves, les troubles étaient si forts à Alexandrie qu’on n’osa pas lui nommer un successeur. Après la mort de Constantin Ier (22 mai 337), Constantin II le rendit à son diocèse (17 juin 337) où il arriva le 23 novembre 337. Les ariens élirent Grégoire de Cappadoce qui, avec l’appui du préfet d’Egypte, s’empara des églises d’Alexandrie qu’Athanase dut quitter (mars 339). Réfugié à Rome, il fut réhabilité par un Concile réuni sous la pape Jules Ier, mais il dut attendre la mort de son compétiteur et l’amnistie de l’empereur Constance pour rentrer dans son diocèse (21 octobre 346).

saint Athanase va d’exil en exil…

Constance reprit les hostilités contre Athanase qui fut de nouveau chassé d’Alexandrie (356) et dut se réfugier dans la campagne égyptienne jusqu’à la mort de l’Empereur dont le successeur, Julien, rappela immédiatement les exilés (361). Rentré le 21 février 362, Athanase fut encore condamné à l’exil le 23 octobre 362 mais Julien ayant été tué dans la guerre contre les Perses (26 juin 363), son successeur, Jovien, vrai catholique, le rappela. Jovien mourut accidentellement (février 364) et son successeur, Valens, arien, chassa de nouveau Athanase d’Alexandrie le 5 octobre 365 ; il l’autorisera à revenir le 1er février 366. Athanase mourut dans la nuit du 2 au 3 mai 373.

Lire : Marie, vierge jusqu’à la fin

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