aujourd’hui (aussi) : Saint Simeon Stylite

du site:

http://www.encyclopedie-universelle.com/saint-simeon-stylite.html

SAINT SIMEON STYLITE

390-459

Eléments de biographie

L’article ci-dessous est extrait (et traduit) de la page web suivante :

http://www.saintbarbara.org/about/icons/symeon.html 

Saint Simeon est né vers 390 (fêté le 5 janvier), dans un village de Sissa (Sis, Sisan) aux frontières de la Syrie et de la Cilicie Quand il fut un jeune garçon, ses parents, très dévots, l’envoyèrent dans le désert pour trouver des pâturages pour leurs moutons. Un jour, alors que la neige tombait si drue qu’on ne voyait rien, le jeune garçon est entré dans une église et entendit ces mots : Bénis sont ceux qui pleurent, bénis sont les doux, bénis ceux qui ont le coeur pur… ainsi que le reste des Béatitudes (Matthieu 5). Ayant découvert ce qu’il devait faire pour accomplir les commandements du Christ, Simeon abandonna sa famille et ses attaches temporelles et entra dans un monastère voisin où il resta pendant deux ans. Alors, comme il voulut mener une vie plus ascétique, il entra au Monastère de Teledea près d’Antioche, où le moine Heliodore (Heliodorus) dirigeait plus de quatre-vingts frères, dans une grande sagesse et une stricte observance à la fois. Siméon passa dix ans de sa vie en ce couvent, atteignant dès les premiers temps de son séjour un degré d’ascétisme des plus élevés. Tandis que les autres moines mangeait un jour sur deux, Simeon prenait un repas maigre…une fois par semaine. Si grand était son désir de souffrir pour Jésus Christ qu’il portait une ceinture de feuilles de palmier sous ses vêtements, si fermement attaché qu’elle lui pénétrait la chair. Observant que ses forces étaient peu communément supérieures à celui des hommes, les moines le prenaient pour modèle, sans avoir la capacité de s’en approcher. Les anciens du Monastère lui demandèrent alors un jour d’avoir la bonté de les quitter. Siméon s’installa alors dans la partie la plus sauvage de la montagne voisine et, trouvant un endroit bien sec, y descendit y demeurant en chantant les éloges de Dieu, nuit et jour. Après cinq jours, les moines de Teleda s’affligèrent de l’avoir conduit au loin et ont voulu le rappeler à eux, ce qui leur coûta une longue recherche.

Simeon s’en revint au au monastère, mais guère longtemps, cherchant quelque chose au-delà de la mesure ordinaire. Il s’en fut à un village appelé Telanissos, où il trouva une petite maison isolée. Là il resta dans une complète solitude pendant trois ans, travaillant constamment pour acquérir de célestes vertus. Comme Moïse, Elie et Jésus, il a voulu passer quarante jours de jeûne parfait donc il a demandé à son ami Blassus de murer l’entrée de sa cellule.Ce dernier accepta la requête de l’athlète de Christ à la seule condition qu’il prenne avec lui un morceau de pain et de l’eau, quand il serait réduit à cette dernière extrémité. À la fin des quarante jours, Blassus est entré à la cellule pleine d’inquiétude. Il a trouvé le pain et l’eau là où il les avait laissés, le saint étant couché immobile par terre, trop faible pour prononcer un seul mot. Il regagna cependant miraculeusement quelques forces et, se fortifiant par l’expérience, Siméon passa ensuite chaque moment de jeûne sans manger, debout la plupart du temps et avec une vivacité incomparable d’esprit.

Après avoir passé trois ans dans sa cellule, Siméon s’en était allé au sommet d’une montagne et s’était lui-même lié à une lourde chaîne jusqu’à ce que Meletius, un évêque de pays de l’Église d’Antioche, qui lui avait dit que la volonté d’un homme éclairé par la raison doit se montrer plus fort que n’importe quelle chaîne. Cet argument convainquit Siméon, qui savait que la lutte ascétique était digne de respect seulement si l’image de Dieu est retrouvée de cette manière en nous, de façon originale. Il obéit à l’Évêque et brisa alors ses chaînes. De grands vers étaient apparus des blessures faites par la chaîne, montrant clairement que la patience du saint avait été égale à celle des martyrs, et si possible, plus grande encore, car il s’était soumis à ces tourments de son propre chef, par amour pour le Christ.

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