Archive pour mars, 2008

Saint Joseph, un modèle pour tous

15 mars, 2008

du site:

http://levangileauquotidien.org/

Léon XIII, pape de 1878 à 1903
Quanquam pluries

Saint Joseph, un modèle pour tous

Il existe des raisons pour que les hommes de toute condition et de tout pays se recommandent et se confient à la foi et à la garde du bienheureux Joseph. Les pères de famille trouvent en Joseph la plus belle personnification de la vigilance et de la sollicitude paternelle ; les époux, un parfait exemple d’amour, d’entente et de fidélité conjugale; les vierges ont en lui, en même temps qu’un modèle, un protecteur. Que les privilégiés de naissance apprennent de Joseph à garder, même dans l’infortune, leur dignité ; que les riches comprennent par ses leçons, quels sont les vrais biens qu’il faut désirer et acquérir au prix de tous ses efforts.

Quant aux ouvriers, aux pauvres, aux personnes de condition défavorisée, ils ont comme un droit spécial à recourir à Joseph et à se proposer son imitation. Joseph, en effet, de race royale, uni par le mariage à la plus grande et à la plus sainte des femmes, regardé comme le père du Fils de Dieu, passe néanmoins sa vie à travailler et cherche dans son labeur d’artisan tout ce qui est nécessaire à l’entretien de sa famille.

Il est donc vrai que la condition des humbles n’a rien d’abject, et non seulement le travail de l’ouvrier n’est pas déshonorant, mais il peut, si la vertu vient s’y joindre, être grandement ennobli. Joseph, content du peu qu’il possédait, a supporté ces difficultés…avec grandeur d’âme, à l’imitation de son Fils qui, après avoir accepté la forme d’esclave, lui le Seigneur de toutes choses (Ph 2,7), s’est soumis volontairement à l’indigence et au manque de tout.

demain 15 Mars est Saint Joseph parce que le 19 tombe dans la semaine sainte et on ne peut pas faire la fête,

14 mars, 2008

demain 15 Mars est Saint Joseph parce que le 19 tombe dans la semaine sainte et on ne peut pas faire la fête, dans images sacrée
http://santiebeati.it/immagini/?mode=album&album=20200&dispsize=Original

par Sandro Magister :Exclusif. Les ajouts improvisés de Benoît XVI quand il prêche devant les fidèles

14 mars, 2008

Sandro Magister a fait cette très belle « étude » de chercher les mots qui prononce Pape Benoît au bras dans les catéchèse du mercredi, je mets seulement le texte de Magister et les deux premiers catéchèse sur lesquels met en je relève les additions au bras du Pape, en réalité il a examiné 5 catéchèse, les autres, que je ne mets pas, ils sont sur le site naturellement:, du site: 

 

http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/193422?fr=y 

 

Exclusif. Les ajouts improvisés de Benoît XVI quand il prêche devant les fidèles 

Analyse de texte de cinq de ses dernières catéchèses du mercredi, consacrées à saint Augustin. Les phrases soulignées sont celles que le pape a ajoutées verbalement au texte écrit. Sur des sujets qui lui tiennent à cœur

par Sandro Magister

ROMA, le 11 mars 2008 Mercredi dernier, au cours de son audience hebdomadaire devant les fidèles et les pèlerins, Benoît XVI a centré sa catéchèse sur la figure du pape saint Léon le Grand.

Le pape a rappelé que saint Léon était “à la fois théologien et pasteur, mais aussi le premier pape dont on conserve la prédication, adressée au peuple massé autour de lui pendant les célébrations. Une prédication faite de très beaux sermons et dans un latin splendide et clair.

Et dajouter:

Je pense spontanément à lui, ces temps-ci, dans le contexte des audiences générales du mercredi. Au cours des dernières décennies, elles sont devenues, pour l’évêque de Rome, une forme courante de rencontre avec les fidèles et de nombreux visiteurs venant du monde entier.

Ces quelques mots suffisent pour comprendre à quel point Benoît XVI trouve en lui de nombreux points communs avec son grand prédécesseur. Saint Léon le Grand a été un défenseur respecté du primat de Pierre et des évêques de Rome un primat nécessaire à cette époque autant quaujourdhui. C’était aussi un maître sûr de la foi dans le Christ vrai Dieu et vrai homme, à une époque de grands conflits christologiques, ainsi quun célébrant réputé dune liturgie chrétienne qui nest pas le souvenir d’événements passés mais lactualisation de réalités invisibles qui agissent dans la vie de chacun.

Avant saint Léon le Grand, Benoît XVI avait consacré ses audiences du mercredi à dautres Pères de lEglise, faisant suite à un cycle daudiences sur les Apôtres et dautres personnages du Nouveau Testament.

Après le temps pascal, le pape consacrera ses catéchèses à dautres grandes figures patristiques telles que Grégoire le Grand puis, progressivement, à des grands de la théologie médiévale doccident et dorient, comme Anselme, Bernard, Thomas dAquin, Bonaventure, Grégoire Palamas.

Pour ces catéchèses, Benoît XVI fait appel à des chercheurs. Ils sont chargés de lui préparer un canevas, sur lequel il travaille. Il demande, le cas échéant, des remaniements et apporte lui-même des modifications. Le texte que le pape lira devant les fidèles est le fruit de ce travail préparatoire. Mais il y a plus. Souvent, lorsquil sadresse aux fidèles, il arrive que le pape s’écarte du texte écrit pour improviser.

Le texte final publié ensuite dans LOsservatore Romano et diffusé par le bureau de presse du Vatican correspond donc à celui que le pape a effectivement prononcé, y compris les phrases ajoutées en improvisant.

Ces ajouts sont facilement identifiables. Il suffit d’être présent à laudience et de suivre avec attention la manière dont Benoît XVI sadresse à lassistance, en lisant ou en relevant les yeux. Si cela vaut pour la catéchèse du mercredi, il nen va pas de même pour les homélies. Dans de nombreux cas, celles-ci sont totalement l’œuvre personnelle du pape, parfois prononcées sans laide dun texte écrit.

Il est très intéressant de repérer, dans les catéchèses, les parties improvisées par le pape. Cela permet en effet didentifier les sujets auxquels il tient le plus, ceux quil considère comme les plus importants à mettre en valeur et à faire connaître.

Entre janvier et février, Benoît XVI a consacré cinq catéchèses à saint Augustin, le Père de lEglise qui lui sert de phare depuis toujours. Elles sont reproduites ci-dessous dans leur intégralité.

Mais le lecteur trouvera une nouveauté dans ces textes.

Il verra que de nombreuses phrases sont soulignées. Ce sont justement les parties que Benoît XVI a improvisées, en se détachant du texte écrit. Des mots qui ont jailli directement de son esprit et de son cœur.

Un révélateur des lignes directrices de la pensée de ce pape théologien et pasteur.

1. « Il comprit que Dieu l’appelait à offrir le don de la vérité aux autres »

Mercredi 9 janvier 2008

Chers frères et sœurs, après les grandes festivités de Noël, je voudrais revenir aux méditations sur les Pères de l’Eglise et parler aujourd’hui du plus grand Père de l’Eglise latine, saint Augustin: homme de passion et de foi, d’une très grande intelligence et d’une sollicitude pastorale inlassable, ce grand saint et docteur de l’Eglise est souvent connu, tout au moins de réputation, par ceux qui ignorent le christianisme ou qui ne le connaissent pas bien, car il a laissé une empreinte très profonde dans la vie culturelle de l’Occident et du monde entier. En raison de son importance particulière, saint Augustin a eu une influence considérable et l’on pourrait affirmer, d’une part, que toutes les routes de la littérature chrétienne latine mènent à Hippone (aujourd’hui Annaba, sur la côte algérienne), le lieu où il était Evêque et, de l’autre, que de cette ville de l’Afrique romaine, dont Augustin fut l’Evêque de 395 jusqu’à sa mort en 430, partent de nombreuses autres routes du christianisme successif et de la culture occidentale ellemême.

Rarement une civilisation ne rencontra un aussi grand esprit, qui sache en accueillir les valeurs et en exalter la richesse intrinsèque, en inventant des idées et des formes dont la postérité se nourrirait, comme le souligna également Paul VI: « On peut dire que toute la pensée de l’Antiquité conflue dans son œuvre et que de celleci dérivent des courants de pensée qui parcourent toute la tradition doctrinale des siècles suivants » (AAS, 62, 1970, p. 426). Augustin est également le Père de l’Eglise qui a laissé le plus grand nombre d’œuvres. Son biographe Possidius dit qu’il semblait impossible qu’un homme puisse écrire autant de choses dans sa vie. Nous parlerons de ces diverses œuvres lors d’une prochaine rencontre. Aujourd’hui, nous réserverons notre attention à sa vie, que l’on reconstruit bien à partir de ses écrits, et en particulier des « Confessiones », son extraordinaire autobiographie spirituelle, écrite en louange à Dieu, qui est son œuvre la plus célèbre. Et à juste titre, car ce sont précisément les « Confessiones » d’Augustin, avec leur attention à la vie intérieure et à la psychologie, qui constituent un modèle unique dans la littérature occidentale, et pas seulement occidentale, même non religieuse, jusqu’à la modernité. Cette attention à la vie spirituelle, au mystère du « moi », au mystère de Dieu qui se cache derrière le « moi », est une chose extraordinaire sans précédent et restera pour toujours, pour ainsi dire, un « sommet » spirituel.

Mais pour en venir à sa vie, Augustin naquit à Taghaste dans la province de Numidie de l’Afrique romaine le 13 novembre 354, de Patrice, un païen qui devint ensuite catéchumène, et de Monique, fervente chrétienne. Cette femme passionnée, vénérée comme une sainte, exerça sur son fils une très grande influence et l’éduqua dans la foi chrétienne. Augustin avait également reçu le sel, comme signe de l’accueil dans le catéchuménat. Et il est resté fasciné pour toujours par la figure de Jésus Christ; il dit même avoir toujours aimé Jésus, mais s’être éloigné toujours plus de la foi ecclésiale, de la pratique ecclésiale, comme cela arrive pour de nombreux jeunes aujourd’hui aussi.

Augustin avait aussi un frère, Navigius, et une sœur, dont nous ignorons le nom et qui, devenue veuve, fut ensuite à la tête d’un monastère féminin. Le jeune garçon, d’une très vive intelligence, reçut une bonne éducation, même s’il ne fut pas un étudiant exemplaire. Il étudia cependant bien la grammaire, tout d’abord dans sa ville natale, puis à Madaure et, à partir de 370, la rhétorique à Carthage, capitale de l’Afrique romaine: maîtrisant parfaitement la langue latine, il n’arriva cependant pas à la même maîtrise du grec et n’apprit pas le punique, parlé par ses compatriotes. Ce fut précisément à Carthage qu’Augustin lut pour la première fois l’ »Hortensius », une œuvre de Cicéron qui fut ensuite perdue et qui marqua le début de son chemin vers la conversion. En effet, le texte cicéronien éveilla en lui l’amour pour la sagesse, comme il l’écrira, devenu Evêque, dans les « Confessiones »: « Ce livre changea véritablement ma façon de voir », si bien qu’ »à l’improviste toute espérance vaine perdit de sa valeur et que je désirai avec une incroyable ardeur du cœur l’immortalité de la sagesse » (III, 4, 7).

Mais comme il était convaincu que sans Jésus on ne peut pas dire avoir effectivement trouvé la vérité, et comme dans ce livre passionné ce nom lui manquait, immédiatement après l’avoir lu, il commença à lire l’Ecriture, la Bible. Mais il en fut déçu. Non seulement parce que le style latin de la traduction de l’Ecriture Sainte était insuffisant, mais également parce que le contenu lui–même ne lui parut pas satisfaisant. Dans les récits de l’Ecriture sur les guerres et les autres événements humains, il ne trouva pas l’élévation de la philosophie, la splendeur de la recherche de la vérité qui lui est propre. Toutefois, il ne voulait pas vivre sans Dieu et il cherchait ainsi une religion correspondant à son désir de vérité et également à son désir de se rapprocher de Jésus. Il tomba ainsi dans les filets des manichéens, qui se présentaient comme des chrétiens et promettaient une religion totalement rationnelle. Ils affirmaient que le monde est divisé en deux principes: le bien et le mal. Et ainsi s’expliquerait toute la complexité de l’histoire humaine. La morale dualiste plaisait aussi à saint Augustin, car elle comportait une morale très élevée pour les élus: et pour celui qui y adhérait, comme lui, il était possible de vivre une vie beaucoup plus adaptée à la situation de l’époque, en particulier pour un homme jeune. Il devint donc manichéen, convaincu à ce moment–là d’avoir trouvé la synthèse entre rationalité, recherche de la vérité et amour de Jésus Christ. Il en tira également un avantage concret pour sa vie: l’adhésion aux manichéens ouvrait en effet des perspectives faciles de carrière. Adhérer à cette religion qui comptait tant de personnalités influentes lui permettait également de poursuivre une relation tissée avec une femme et d’aller de l’avant dans sa carrière. Il eut un fils de cette femme, Adéodat, qui lui était très cher, très intelligent, et qui sera ensuite très présent lors de sa préparation au baptême près du lac de Côme, participant à ces « Dialogues » que saint Augustin nous a légués. Malheureusement, l’enfant mourut prématurément. Professeur de grammaire vers l’âge de vingt ans dans sa ville natale, il revint bien vite à Carthage, où il devint un maître de rhétorique brillant et célèbre. Avec le temps, toutefois, Augustin commença à s’éloigner de la foi des manichéens, qui le déçurent précisément du point de vue intellectuel car ils étaient incapables de résoudre ses doutes, et il se transféra à Rome, puis à Milan, où résidait alors la cour impériale et où il avait obtenu un poste de prestige grâce à l’intervention et aux recommandations du préfet de Rome, le païen Simmaque, hostile à l’Evêque de Milan saint Ambroise.

A Milan, Augustin prit l’habitude d’écouter tout d’abord dans le but d’enrichir son bagage rhétorique les très belles prédications de l’Evêque Ambroise, qui avait été le représentant de l’empereur pour l’Italie du Nord, et le rhéteur africain fut fasciné par la parole du grand prélat milanais et pas seulement par sa rhétorique; c’est surtout son contenu qui toucha toujours plus son cœur. Le grand problème de l’Ancien Testament, du manque de beauté rhétorique, d’élévation philosophique se résolvait, dans les prédications de saint Ambroise, grâce à l’interprétation typologique de l’Ancien Testament: Augustin comprit que tout l’Ancien Testament est un chemin vers Jésus Christ. Il trouva ainsi la clef pour comprendre la beauté, la profondeur également philosophique de l’Ancien Testament et il comprit toute l’unité du mystère du Christ dans l’histoire et également la synthèse entre philosophie, rationalité et foi dans le Logos, dans le Christ Verbe éternel qui s’est fait chair.

Augustin se rendit rapidement compte que la lecture allégorique des Ecritures et la philosophie néoplatonicienne pratiquées par l’Evêque de Milan lui permettaient de résoudre les difficultés intellectuelles qui, lorsqu’il était plus jeune, lors de sa première approche des textes bibliques, lui avaient paru insurmontables.

A la lecture des écrits des philosophes, Augustin fit ainsi suivre à nouveau celle de l’Ecriture et surtout des lettres pauliniennes. Sa conversion au christianisme, le 15 août 386, se situa donc au sommet d’un itinéraire intérieur long et tourmenté dont nous parlerons dans une autre catéchèse, et l’Africain s’installa à la campagne au nord de Milan, près du lac de Côme avec sa mère Monique, son fils Adéodat et un petit groupe d’amis pour se préparer au baptême. Ainsi, à trentedeux ans, Augustin fut baptisé par Ambroise, le 24 avril 387, au cours de la veillée pascale, dans la cathédrale de Milan.

Après son baptême, Augustin décida de revenir en Afrique avec ses amis, avec l’idée de pratiquer une vie commune, de type monastique, au service de Dieu. Mais à Ostie, dans l’attente du départ, sa mère tomba brusquement malade et mourut un peu plus tard, déchirant le cœur de son fils. Finalement de retour dans sa patrie, le converti s’établit à Hippone pour y fonder précisément un monastère. Dans cette ville de la côte africaine, malgré la présence d’hérésies, il fut ordonné prêtre en 391 et commença avec plusieurs compagnons la vie monastique à laquelle il pensait depuis longtemps, partageant son temps entre la prière, l’étude et la prédication. Il voulait uniquement être au service de la vérité, il ne se sentait pas appelé à la vie pastorale, mais il comprit ensuite que l’appel de Dieu était celui d’être un pasteur parmi les autres, en offrant ainsi le don de la vérité aux autres. C’est à Hippone, quatre ans plus tard, en 395, qu’il fut consacré Evêque. Continuant à approfondir l’étude des Ecritures et des textes de la tradition chrétienne, Augustin fut un Evêque exemplaire dans son engagement pastoral inlassable: il prêchait plusieurs fois par semaine à ses fidèles, il assistait les pauvres et les orphelins, il soignait la formation du clergé et l’organisation de monastères féminins et masculins. En peu de mots, ce rhéteur de l’antiquité s’affirma comme l’un des représentants les plus importants du christianisme de cette époque: très actif dans le gouvernement de son diocèse avec également d’importantes conséquences au niveau civil pendant ses plus de trentecinq années d’épiscopat, l’Evêque d’Hippone exerça en effet une grande influence dans la conduite de l’Eglise catholique de l’Afrique romaine et de manière plus générale sur le christianisme de son temps, faisant face à des tendances religieuses et des hérésies tenaces et sources de division telles que le manichéisme, le donatisme et le pélagianisme, qui mettaient en danger la foi chrétienne dans le Dieu unique et riche en miséricorde.

Et c’est à Dieu qu’Augustin se confia chaque jour, jusqu’à la fin de sa vie: frappé par la fièvre, alors que depuis presque trois mois sa ville d’Hippone était assiégée par les envahisseurs vandales, l’Evêque raconte son ami Possidius dans la « Vita Augustini » demanda que l’on transcrive en gros caractères les psaumes pénitentiels « et il fit afficher les feuilles sur le mur, de sorte que se trouvant au lit pendant sa maladie il pouvait les voir et les lire, et il pleurait sans cesse à chaudes larmes » (31, 2). C’est ainsi que s’écoulèrent les derniers jours de la vie d’Augustin, qui mourut le 28 août 430, alors qu’il n’avait pas encore 76 ans. Nous consacrerons les prochaines rencontres à ses œuvres, à son message et à son parcours intérieur.

2. « Saint Augustin, je le perçois comme un homme d’aujourd’hui: un ami, un contemporain »

Mercredi 16 janvier 2008

Chers frères et sœurs, aujourd’hui, comme mercredi dernier, je voudrais parler du grand Evêque d’Hippone, saint Augustin. Quatre ans avant de mourir, il voulut nommer son successeur. C’est pourquoi, le 26 septembre 426, il rassembla le peuple dans la Basilique de la Paix, à Hippone, pour présenter aux fidèles celui qu’il avait désigné pour cette tâche. Il dit: « Dans cette vie nous sommes tous mortels, mais le dernier jour de cette vie est toujours incertain pour chaque personne. Toutefois, dans l’enfance on espère parvenir à l’adolescence; dans l’adolescence à la jeunesse; dans la jeunesse à l’âge adulte; dans l’âge adulte à l’âge mûr, dans l’âge mûr à la vieillesse. On n’est pas sûr d’y parvenir, mais on l’espère. La vieillesse, au contraire, n’a devant elle aucun temps dans lequel espérer; sa durée même est incertaine… Par la volonté de Dieu, je parvins dans cette ville dans la force de l’âge; mais à présent ma jeunesse est passée et désormais je suis vieux » (Ep 213, 1). A ce point, Augustin cita le nom du successeur désigné, le prêtre Eraclius. L’assemblée applaudit en signe d’approbation en répétant vingttrois fois: « Dieu soit remercié! loué soit Jésus Christ! ». En outre, les fidèles approuvèrent par d’autres acclamations ce qu’Augustin dit ensuite à propos de ses intentions pour l’avenir: il voulait consacrer les années qui lui restaient à une étude plus intense des Ecritures Saintes (cf. Ep 213, 6).

De fait, les quatre années qui suivirent furent des années d’une extraordinaire activité intellectuelle: il mena à bien des œuvres importantes, il en commença d’autres tout aussi prenantes, il mena des débats publics avec les hérétiques il cherchait toujours le dialogue , il intervint pour promouvoir la paix dans les provinces africaines assiégées par les tribus barbares du sud. C’est à ce propos qu’il écrivit au comte Darius, venu en Afrique pour résoudre le différend entre le comte Boniface et la cour impériale, dont profitaient les tribus des Maures pour effectuer leurs incursions. « Le plus grand titre de gloire affirmaitil dans sa lettre est précisément de tuer la guerre grâce à la parole, au lieu de tuer les hommes par l’épée, et de rétablir ou de conserver la paix par la paix et non par la guerre. Bien sûr, ceux qui combattent, s’ils sont bons, cherchent eux aussi sans aucun doute la paix, mais au prix du sang versé. Toi, au contraire, tu as été envoyé précisément pour empêcher que l’on cherche à verser le sang de quiconque » (Ep 229, 2). Malheureusement, les espérances d’une pacification des territoires africains furent déçues: en mai 429, les Vandales, invités en Afrique par Boniface luimême qui voulait se venger, franchirent le détroit de Gibraltar et envahirent la Mauritanie. L’invasion atteint rapidement les autres riches provinces africaines. En mai ou en juin 430, les « destructeurs de l’empire romain », comme Possidius qualifie ces barbares (Vie, 30, 1), encerclaient Hippone, qu’ils assiégèrent.

Boniface avait lui aussi cherché refuge en ville et, s’étant réconcilié trop tard avec la cour, il tentait à présent en vain de barrer la route aux envahisseurs. Le biographe Possidius décrit la douleur d’Augustin: « Les larmes étaient, plus que d’habitude, son pain quotidien nuit et jour et, désormais parvenu à la fin de sa vie, il traînait plus que les autres sa vieillesse dans l’amertume et dans le deuil » (Vie, 28, 6). Et il explique: « Cet homme de Dieu voyait en effet les massacres et les destructions des villes; les maisons dans les campagnes détruites et leurs habitants tués par les ennemis ou mis en fuite et dispersés; les églises privées de prêtres et de ministres, les vierges sacrées et les religieuses dispersées de toute part; parmi eux, des personnes mortes sous les tortures, d’autres tuées par l’épée, d’autres encore faites prisonnières, ayant perdu l’intégrité de l’âme et du corps et également la foi, réduites en un esclavage long et douloureux par leurs ennemis » (ibid., 28, 8).

Bien que vieux et fatigué, Augustin resta cependant sur la brèche, se réconfortant et réconfortant les autres par la prière et par la méditation sur les mystérieux desseins de la Providence. Il parlait, à cet égard, de la « vieillesse du monde », et véritablement ce monde romain était vieux , il parlait de cette vieillesse comme il l’avait déjà fait des années auparavant, pour réconforter les réfugiés provenant de l’Italie, lorsqu’en 410 les Goths d’Alaric avaient envahi la ville de Rome. Pendant la vieillesse, disaitil, les maux abondent: toux, rhumes, yeux chassieux, anxiété, épuisement. Mais si le monde vieillit, le Christ est éternellement jeune. D’où l’invitation: « Ne refuse pas de rajeunir uni au Christ, qui te dit: Ne crains rien, ta jeunesse se renouvellera comme celle de l’aigle » (Serm. 81, 8). Le chrétien ne doit donc pas se laisser abattre, mais se prodiguer pour aider celui qui est dans le besoin. C’est ce que le grand Docteur suggère en répondant à l’Evêque de Tiabe, Honoré, qui lui avait demandé si, sous la pression des invasions barbares, un Evêque, un prêtre ou tout autre homme d’Eglise pouvait fuir pour sauver sa vie: « Lorsque le danger est commun pour tous, c’est–à–dire pour les Evêques, les clercs et les laïcs, que ceux qui ont besoin des autres ne soient pas abandonnés par ceux dont ils ont besoin. Dans ce cas, qu’ils se réfugient même tous ensemble dans des lieux sûrs; mais si certains ont besoin de rester, qu’ils ne soient pas abandonnés par ceux qui ont le devoir de les assister par le saint ministère, de manière à ce qu’ils se sauvent ensemble ou qu’ils suportent ensemble les catastrophes que le Père de famille voudra qu’ils patissent » (Ep 228, 2). Et il concluait: « Telle est la preuve suprême de la charité » (ibid., 3). Comment ne pas reconnaître dans ces mots, le message héroïque que tant de prêtres, au cours des siècles, ont accueilli et adopté?

En attendant la ville d’Hippone résistait. La maisonmonastère d’Augustin avait ouvert ses portes pour accueillir ses collègues dans l’épiscopat qui demandaient l’hospitalité. Parmi eux se trouvait également Possidius, autrefois son disciple, qui put ainsi nous laisser le témoignage direct de ces derniers jours dramatiques. « Au troisième mois de ce siège racontetil il se mit au lit avec la fièvre: c’était sa dernière maladie » (Vie, 29, 3). Le saint Vieillard profita de ce temps désormais libre pour se consacrer avec plus d’intensité à la prière. Il avait l’habitude d’affirmer que personne, Evêque, religieux ou laïcs, aussi irrépréhensible que puisse sembler sa conduite, ne peut affronter la mort sans une pénitence adaptée. C’est pourquoi il continuait sans cesse à répéter, en pleurant, les psaumes pénitentiels qu’il avait si souvent récités avec le peuple (cf. ibid., 31, 2).

Plus le mal s’aggravait, plus l’Evêque mourant ressentait le besoin de solitude et de prière: « Pour n’être dérangé par personne dans son recueillement, environ dix jours avant de sortir de son corps, il nous pria, nous tous présents, de ne laisser entrer personne dans sa chambre, en dehors des heures où les médecins venaient l’examiner ou lorsqu’on lui apportait les repas. Sa volonté fut exactement accomplie et, pendant tout ce temps, il se consacra à la prière » (ibid., 31, 3). Il cessa de vivre le 28 août 430: son grand cœur s’était finalement apaisé en Dieu.

« Pour la déposition de son corps nous informe Possidius le sacrifice, auquel nous assistâmes, fut offert à Dieu, puis il fut enseveli » (Vie, 31, 5). Son corps, à une date incertaine, fut transféré en Sardaigne, puis, vers 725, à Pavie, dans la Basilique « San Pietro in Ciel d’oro », où il repose encore aujourd’hui. Son premier biographe a exprimé ce jugement conclusif sur lui: « Il laissa à l’Eglise un clergé très nombreux, ainsi que des monastères d’hommes et de femmes pleins de personnes consacrées à la chasteté sous l’obéissance de leurs supérieurs, ainsi que des bibliothèques contenant ses livres et ses discours et ceux d’autres saints, grâce auxquels on sait quels ont été, par la grâce de Dieu, son mérite et sa grandeur dans l’Eglise, où les fidèles le retrouvent toujours vivant » (Possidius, Vie, 31, 8). C’est un jugement auquel nous pouvons nous associer: dans ses écrits nous aussi nous le « retrouvons vivant ». Lorsque je lis les écrits de saint Augustin, je n’ai pas l’impression qu’il s’agisse d’un homme mort il y a plus ou moins 1600 ans, mais je le perçois comme un homme d’aujourd’hui: un ami, un contemporain qui me parle, qui nous parle avec sa foi fraîche et actuelle. Chez saint Augustin qui nous parle, qui me parle dans ses écrits, nous voyons l’actualité permanente de sa foi; de la foi qui vient du Christ, Verbe éternel incarné, Fils de Dieu et Fils de l’homme. Et nous pouvons voir que cette foi n’est pas d’hier, même si elle a été prêchée hier; elle est toujours d’aujourd’hui, car le Christ est réellement hier, aujourd’hui et à jamais. Il est le chemin, la Vérité et la Vie. Ainsi, saint Augustin nous encourage à nous confier à ce Christ toujours vivant et à trouver de cette manière le chemin de la vie.

bonne nuit

14 mars, 2008

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. agastache_rupestris

Agastache rupestris

http://www.ubcbotanicalgarden.org/potd/2005/08/

« Ils cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il leur échappa »

14 mars, 2008

du site:

http://levangileauquotidien.org/

Odes de Salomon (texte chrétien hébraïque du début du 2e siècle)
n° 28 (trad. DDB 1981, p. 51)

« Ils cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il leur échappa »

Comme les ailes des colombes sur leurs petits…,
ainsi sont les ailes de l’Esprit sur mon coeur.
Mon coeur se réjouit et tressaille
comme un enfant tressaille dans le sein de sa mère.
J’ai cru et j’ai trouvé le repos ;
il est fidèle celui en qui j’ai cru.
Il m’a béni de bénédictions
et ma tête s’est tournée vers lui.
Nul glaive ne me séparera de lui
pas plus que nulle épée.

Je me suis préparé, avant que n’arrive la perte,
je me suis placé sur ses ailes incorruptibles.
La vie immortelle m’a pressé et étreint,
d’elle vient l’Esprit qui est en moi :
Il ne peut pas mourir, car il est la vie.

[Le Christ parle :]
Ceux qui m’ont vu ont été étonnés
parce que j’étais persécuté.
Ils me croyaient anéanti,
parce que je leur paraissais perdu.
Mais l’oppression est devenu mon salut.

J’étais devenu objet de mépris.
Il n’y avait pas en moi d’envie ;
je faisais le bien à tous les hommes,
et j’en ai été haï.
Ils m’ont cerné comme des chiens furieux (Ps 21,17),
des insensés qui marchent contre leurs maîtres ;
leur intelligence est corrompue, leur esprit perverti.

Pour moi j’ai retenu les eaux par ma droite,
ma douceur supportait leur amertume.
Je n’ai pas péri, car je n’étais pas de leur engeance,
ma naissance n’était point la leur.
Ils cherchèrent ma mort et n’ont pas réussi ;
j’étais plus ancien que leur mémoire.

En vain se ruèrent sur moi
ceux qui étaient à ma poursuite ;
en vain ils ont cherché à supprimer
le souvenir de celui qui était avant eux.
Le dessein du Très-Haut, rien ne le dépasse,
son coeur est plus grand que toute sagesse.
Alléluia !

Boetius

13 mars, 2008

Boetius dans images sacrée boezio

http://digilander.libero.it/ultimus2001/7.AnnoDomini.htm

Saint Maxime le Confesseur : « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs »

13 mars, 2008

du site:

http://www.vatican.va/spirit/documents/spirit_20010328_massimo-confessore_fr.html

 

« Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs » 

« Les prédicateurs de la vérité, ceux qui sont les officiants de la grâce divine, nous ont appris, depuis le commencement et chacun à son époque jusqu’à la nôtre, que Dieu veut notre salut. Et ils nous disent que Dieu n’aime, ne désire rien davantage que de voir les hommes se tourner vers lui par une véritable conversion. 

Et le Verbe divin de Dieu le Père a voulu montrer qu’un tel désir était beaucoup plus divin que tout autre. Bien plus, il est lui-même le premier et incomparable témoignage de la bonté infinie. Par un abaissement en notre faveur qui défie toute expression, il a daigné partager notre vie par l’Incarnation. Par ses actes, ses souffrances, ses paroles, adaptés à notre condition, il nous a réconciliés avec Dieu le Père, alors que nous étions des ennemis en guerre avec lui ; et alors que nous étions exilés de la vie bienheureuse, il nous y a ramenés. 

En effet, il ne s’est pas contenté de guérir nos maladies par ses miracles, en prenant sur lui nos souffrances et nos faiblesses; non seulement, en acceptant la mort comme s’il y était astreint, lui qui est sans péché, il a payé notre dette et nous a libérés de nos fautes nombreuses et redoutables. En outre, il nous a instruits de mille manières pour que nous ayons une bonté pareille à la sienne et il nous a invités à un parfait amour mutuel. 

C’est pourquoi il s’écriait: Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, pour gu’ils se convertissent. Et aussi: Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Il a dit aussi qu’il était venu chercher et sauver ce qui était perdu. Et aussi qu’il avait été envoyé aux brebis perdues de la maison d’Israël. Il a encore suggéré par la parabole de la drachme perdue qu’il était venu récupérer l’effigie royale souillée par l’ordure des vices. Et il a dit encore : Vraiment, je vous le dis, on se réjouira dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit.

C’est pourquoi l’homme qui était tombé sur des bandits, qui avait été dépouillé de tous ses vêtements, et qui avait été abandonné à demi-mort, du fait de ses blessures, il l’a réconforté avec du vin, de l’huile, et lui a fait des pansements; après l’avoir mis sur sa monture, il l’a confié à une auberge et, après avoir pourvu à ses besoins, il lui promit de régler à son retour les dépenses supplémentaires. C’est pour cela encore qu’il nous montre le Père très bon se penchant vers son fils prodigue de retour, l’embrassant alors qu’il revient vers lui par la conversion, pour lui rendre toutes les parures de la gloire paternelle, sans lui faire aucun reproche pour le passé

C’est pour cela qu’il a ramené au bercail la brebis qui avait abandonné le troupeau divin, après l’avoir trouvée errante par les montagnes et les collines; sans la chasser devant lui, sans l’épuiser de fatigue, mais en la mettant sur ses épaules, il la réintroduit miséricordieusement parrnï ses pareilles. 

C’est pourquoi il a crié: Venez à moi, vous tous qui peinez sous le fardeau, dont le eceur est accablé, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug. Ce qu’il appelle joug, ce sont les commandements, c’est une vie conforme à l’Evangile ; il appelle fardeau ce qui semble pesant dans la pénitence: Oui, dit-il, mon joug est facile à porter, et mon fardeau léger

En outre, en montrant la justice et la bonté divines, il prescrit: Soyez saints, soyez parfaits, soyez miséricordieux comme votre Père des cieux. Et aussi : Pardonnez, et vous serez pardonnés. Et enfin: Tout ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux.«  

Lettre de Saint Maxime le Confesseur

 Prière 

Notre Père 

Dieu qui réponds à la pénitence en récompensant les justes et en pardonnant aux pécheurs, prends pitié de nous, écoute-nous: que l’aveu de nos fautes nous obtienne la grâce de ton pardon. 

Préparé par l’Institut de Spiritualité:
Université Pontificale Saint Thomas d’Aquin

Audience : Cassiodore, le dialogue entre la Bible, la science et la culture

13 mars, 2008

12-03-2008, du site: 

http://www.zenit.org/article-17509?l=french

 

 Audience : Cassiodore, le dialogue entre la Bible, la science et la culture 

Catéchèse de Benoît XVI (2)

 

 ROME, Mercredi 12 mars 2008 (ZENIT.org) – Cassiodore était « conscient de la nécessité de ne pas perdre l’héritage humaniste de l’Antiquité », et il « était convaincu que la science et la culture profane sont utiles à la compréhension des Écritures, que les moines et les fidèles sont invités à méditer jour et nuit »

C’est en ces termes que Benoît XVI a présenté, lors de sa catéchèse hebdomadaire, ce second auteur latin du haut Moyen Age, Marc Aurèle Cassiodore (485-580), qui était né en 485 en Calabre, « alors que l’empire romain d’Occident venait de tomber »

Un engagement politique et culturel 

« Il se consacra à la politique et à l’engagement culturel comme peu d’autres personnes dans l’Occident romain de son époque », a souligné le pape. 

Le pape voit en lui un modèle de dialogue culturel : « Il fut lui aussi un modèle de rencontre culturelle, de dialogue, de réconciliation. Les événements historiques ne lui permirent pas de réaliser ses rêves politiques et culturels, qui visaient à créer une synthèse entre la tradition romaine et chrétienne de l’Italie et la nouvelle culture des Goths »

C’est donc aux moines qu’il confia « la tâche de retrouver, conserver et transmettre à la postérité l’immense patrimoine culturel de l’Antiquité, pour qu’il ne soit pas perdu » : il fonda Vivarium, « un monastère dans lequel tout était organisé de manière à ce que le travail intellectuel des moines soit estimé comme très précieux et indispensable »

« Les moines qui n’avaient pas de formation intellectuelle ne devaient pas s’occuper seulement du travail matériel, de l’agriculture, mais également de transcrire des manuscrits et aider ainsi à transmettre la grande culture aux générations futures », avait-il recommandé

L’importance des Ecritures 

Parmi les ouvrages de Cassiodore, le pape a cité son « De l’âme » et ses « Institutions des lettres divines ». Cassiodore y recommande notamment « la prière, nourrie par les saintes Ecritures et particulièrement par la lecture assidue des Psaumes », d’où son « Exposé sur les Psaumes »

« La recherche de Dieu, visant à sa contemplation – note Cassiodore -, reste l’objectif permanent de la vie monastique. Il ajoute cependant que, avec l’aide de la grâce divine, on peut parvenir à une meilleure compréhension de la Parole révélée grâce à l’utilisation des conquêtes scientifiques et des instruments culturels profanes’, déjà possédés par les Grecs et les Romains »

De saint Augustin, auteur favori de Benoît XVI, il disait : « Chez Augustin il y a tellement de richesse qu’il me semble impossible de trouver quelque chose qu’il n’ait pas déjà abondamment traité »

Il s’appuyait sur saint Jérôme, qui disait pour exhorter les moines de Vivarium : « Nous vivons, en effet, nous aussi à une époque de rencontre des cultures, du danger de la violence qui détruit les cultures, et de l’engagement nécessaire de transmettre les grandes valeurs et d’enseigner aux nouvelles générations la voie de la réconciliation et de la paix. Nous trouvons cette voie en nous orientant vers le Dieu au visage humain, le Dieu qui s’est révélé à nous dans le Christ »

Anita S. Bourdin

Audience : Boèce, pour une synthèse de la culture et de l’Evangile

13 mars, 2008

12-03-2008, du site:

 

http://www.zenit.org/article-17510?l=french

 

 Audience : Boèce, pour une synthèse de la culture et de l’Evangile 

Catéchèse de Benoît XVI (1)

 

 ROME, Mercredi 12 mars 2008 (ZENIT.org) – Boèce fit dialoguer l’homme avec la « philosophie éternelle », a expliqué Benoît XVI qui a consacré sa catéchèse du mercredi à deux auteurs latins du Haut Moyen Age, Boèce et Cassiodore : « deux grandes et belles figures chrétiennes »

Boèce (480-524), expliquait le pape, « utilisa les catégories de la philosophie grecque pour proposer la foi chrétienne, ici aussi à la recherche d’une synthèse entre le patrimoine hellénistique et romain et le message évangélique »

Le patrimoine d’une culture et l’Evangile 

Boèce était devenu sénateur à l’âge de vingt-cinq ans. « Condamné à mort pour des motifs auxquels sa foi n’est pas étrangère, c’est en prison qu’il rédige son œuvre la plus connue, La consolation philosophique’ où il fait dialoguer l’homme avec la philosophie éternelle »

Benoît XVI rappelait ces données historiques : « Odoacre, roi des Erules, une ethnie germanique, s’était rebellé, mettant un terme à l’empire romain d’Occident (476), mais avait dû rapidement succomber aux Ostrogoths de Théodoric, qui pendant plusieurs décennies s’assurèrent du contrôle de la péninsule italienne »

C’est dans ce contexte historique troublé que « Boèce s’engagea dans la politique, convaincu qu’il était possible d’harmoniser ensemble les lignes directrices de la société romaine avec les valeurs des nouveaux peuples », a expliqué le pape. 

En effet, poursuivait-il, Boèce « considéra comme sa mission de réconcilier et de mettre ensemble ces deux cultures, la culture romaine classique et la culture naissante du peuple ostrogoth »

Auteur philosophique et religieux, « il écrivit également des manuels d’arithmétique, de géométrie, de musique, d’astronomie : le tout avec l’intention de transmettre aux nouvelles générations, aux nouveaux temps, la grande culture gréco-romaine »

« Boèce a été présenté comme le dernier représentant de la culture romaine antique et le premier des intellectuels du Moyen Age », a fait observer le pape. 

Un message pour les détenus de tous les temps 

Benoît XVI a rappelé que le « De consolatione philosophiae » (« La consolation philosophique »), a été rédigé « en prison pour donner un sens à sa détention injuste »

Et d’expliquer les raisons de sa mort : « Il avait été accusé de complot contre le roi Théodoric pour avoir pris la défense d’un ami, le sénateur Albin, lors de son jugement. Mais cela était un prétexte: en réalité Théodoric, arien et barbare, soupçonnait Boèce d’éprouver de la sympathie pour l’empereur byzantin Justinien. De fait, jugé et condamné à mort, il fut exécuté le 23 octobre 524, à 44 ans seulement »

Il « recherche la sagesse », et il apprend à « distinguer entre les biens apparents – en prison ceux-ci disparaissent – et les vrais biens, comme l’amitié authentique, qui même en prison ne disparaissent pas. Le bien le plus élevé est Dieu »

Il discerne la tentation du « fatalisme », qui « éteint l’espérance » : « Ce n’est pas le destin qui gouverne, mais la Providence et que celle-ci a un visage », il poursuit son « dialogue avec Celui qui nous sauve », et il « conserve le sens de la beauté et de la culture et rappelle l’enseignement des grands philosophes antiques grecs et romains » et des « poètes »

Pour lui, « la philosophie, au sens de la recherche de la véritable sagesse, est le véritable remède de l’âme », souligne encore le pape. 

Boèce conclut par cette exhortation aux détenus de tous les temps: « Combattez donc les vices, consacrez-vous à une vie vertueuse orientée par l’espérance qui pousse le cœur vers le haut, jusqu’à atteindre le ciel avec les prières nourries d’humilité. L’imposition que vous avez subie peut se transformer, si vous refusez de mentir, en l’immense avantage d’avoir toujours devant les yeux le juge suprême qui voit et qui sait comment sont vraiment les choses » (Lib. V, 6: PL 63, col. 862) »

« Chaque détenu, quel que soit le motif pour lequel il est en prison, comprend combien cette condition humaine particulière est lourde, notamment lorsqu’elle est aggravée, comme cela arriva à Boèce, par le recours à la torture », insiste le pape qui conclut : « Boèce, symbole d’un nombre immense de détenus injustement emprisonnés de tous les temps et de toutes les latitudes, est de fait une porte d’entrée objective à la contemplation du mystérieux Crucifié du Golgotha »

Anita S. Bourdin

aujourd’hui Gabrielle n’est pas pu venir chez vous sur le Blog, alors je suis venu vous la donner bonne nuit, miaou

13 mars, 2008

aujourd'hui Gabrielle n'est pas pu venir chez vous sur le Blog, alors je suis venu vous la donner bonne nuit, miaou dans image bon nuit, jour, dimanche etc. b17eva024
http://www.imageafter.com/category.php?category=nature_animals_land

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