Archive pour mars, 2008

bonne nuit et bonne Pâques

23 mars, 2008

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Snapdragon

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Le premier jour de la vie nouvelle

23 mars, 2008

du site: 

http://levangileauquotidien.org/

Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), moine et évêque
Homélie pour la sainte et salutaire Pâque ; PG 46, 581 (trad. cf. coll. Icthus, vol. 10, p. 118 et Année en fêtes, Migne 2000, p. 342)

Le premier jour de la vie nouvelle

Voici une sage maxime : « Au jour du bonheur on oublie tous nos maux » (Si 11,25). Aujourd’hui est oubliée la première sentence portée contre nous -– mieux, non pas oubliée, mais annulée ! Ce jour a entièrement effacé tout souvenir de notre condamnation. Autrefois l’enfantement se passait dans la douleur ; maintenant notre naissance est sans souffrance. Autrefois nous n’étions que chair, nous naissions de la chair ; aujourd’hui ce qui naît est esprit né de l’Esprit. Hier, nous naissions simples enfants des hommes ; aujourd’hui, nous naissons enfants de Dieu. Hier, nous étions rejetés du ciel sur la terre ; aujourd’hui celui qui règne dans les cieux fait de nous des citoyens du ciel. Hier, la mort régnait à cause du péché ; aujourd’hui, grâce à la Vie, c’est la justice qui reprend le pouvoir.

Un seul homme nous a ouvert jadis les portes de la mort ; aujourd’hui, un seul homme nous ramène à la vie. Hier, nous avons perdu la vie à cause de la mort ; mais aujourd’hui la Vie a détruit la mort. Hier, la honte nous faisait nous cacher sous le figuier ; aujourd’hui, la gloire nous attire vers l’arbre de vie. Hier, la désobéissance nous avait chassés du Paradis ; aujourd’hui, notre foi nous y fait entrer. De nouveau, le fruit de la vie nous est offert afin que nous en jouissions autant que nous le voulons. De nouveau la source du Paradis dont l’eau nous irrigue par les quatre fleuves des évangiles (cf Gn 2,10), vient rafraîchir la face entière de l’Église…

Que devons-nous faire dès lors, sinon imiter dans leurs bondissements joyeux les montagnes et les collines des prophéties : « Montagnes, sautez comme béliers ; collines, comme des agneaux ! » (Ps 113,4) Venez donc, crions de joie pour le Seigneur ! (Ps 94,1) Il a brisé la puissance de l’ennemi et dressé le grand trophée de la croix… Disons donc : « Grand est le Seigneur notre Dieu, un grand roi par toute la terre ! » (Ps 94,3;46,3) Il bénit l’année en la couronnant des ses bienfaits (Ps 64,12), et il nous rassemble en un choeur spirituel, en Jésus Christ notre Seigneur, à qui soit la gloire dans les siècles des siècles. Amen !

bonne Pâques

22 mars, 2008

bonne Pâques dans Pâques

http://santiebeati.it/

Messe de la dernière Cène : Homélie de Benoît XVI

22 mars, 2008

21-03-2008, du site:

http://www.zenit.org/article-17581?l=french

Messe de la dernière Cène : Homélie de Benoît XVI

ROME, Vendredi 21 mars 2008 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral de l’homélie prononcée le Jeudi Saint par Benoît XVI au cours de la messe de la dernière Cène, dans la basilique Saint-Jean-de-Latran.

Chers frères et sœurs,Saint Jean d

ébute son récit sur la manière dont Jésus lava les pieds de ses disciples avec un langage particulièrement solennel, presque liturgique. « Avant la fête de la Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde vers le Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin » (Jn 13, 1). L’« heure » de Jésus est arrivée, vers laquelle toute son œuvre était dirigée depuis le début. Jean décrit ce qui constitue le contenu de cette heure, avec deux mots : passage (metabainein, metabasis) et agape – amour. Ces deux mots s’expliquent l’un l’autre ; tous deux décrivent la Pâque de Jésus : la croix et la résurrection, la crucifixion entendue comme élévation, comme « passage » vers la gloire de Dieu, comme « passage » du monde vers le Père. Ce n’est pas comme si Jésus, après une brève visite dans le monde, repartait désormais et retournait au Père. Ce passage est une transformation. Il emporte avec lui sa chair et l’homme qu’il est. Sur la Croix, dans le don de soi-même, il se fond et se transforme en une nouvelle manière d’être, dans laquelle il est maintenant toujours avec le Père et en même temps avec les hommes. Il transforme la Croix, l’acte de mise à mort, en un acte de don, d’amour jusqu’au bout. Avec cette expression « jusqu’à la fin » Jean renvoie par anticipation à la dernière parole du Christ sur la Croix : tout est porté à son terme, « c’est achevé » (Jn 19,30). Par son amour, la Croix devient metabasis transformation de l’être homme en être participant à la gloire de Dieu. Par cette transformation il nous implique tous, en nous entraînant dans la force transformatrice de son amour au point que, dans notre être avec Lui, notre vie devient « passage », transformation. Nous recevons ainsi la rédemption, nous prenons part à l’amour éternel, une condition à laquelle nous tendons tout au long de notre existence.

Ce processus essentiel de l’heure de Jésus est représenté par le lavement des pieds dans une sorte d’acte symbolique prophétique. Dans le lavement des pieds, Jésus met en évidence à travers un geste concret ce que le grand hymne christologique de l’Epître aux Philippiens décrit comme le contenu du mystère du Christ. Jésus dépose les vêtements de sa gloire, endosse l’« étoffe » de l’humanité et se fait esclave. Il lave les pieds sales des disciples et les rend ainsi capables de partager le banquet divin auquel Il les invite. Aux purifications cultuelles et externes, qui purifient l’homme rituellement, tout en le laissant inchangé, succède le bain nouveau : Il nous rend purs par sa parole et son amour, par le don de soi. « Déjà vous êtes purs grâce à la parole que je vous ai fait entendre », dira-t-il aux disciples dans son discours sur la vigne (Jn 15,3). Toujours et encore, Il nous lave par sa parole. Oui, si nous accueillons les paroles de Jésus dans une attitude de méditation, de prière et de foi, elles développent en nous la force purificatrice. Jour après jour, nous sommes comme recouverts de salissures diverses, de paroles vides, de préjugés, d’une sagesse réduite et altérée ; une multitude de fausses vérités ou de mensonges s’infiltrent sans cesse dans notre être intérieur. Tout cela blesse et contamine notre âme, tout cela menace de nous rendre incapables de voir la vérité et le bien. Si nous accueillons les paroles de Jésus avec un cœur attentif, elles se révèlent de véritables bains, des purifications de l’âme, de l’homme intérieur. C’est à cela que nous invite l’Evangile du lavement des pieds : toujours nous laisser laver par cette eau pure, nous laisser nous rendre capables de la communion conviviale avec Dieu et nos frères. Cependant, il n’y a pas que de l’eau qui s’écoule du flanc de Jésus après le coup de lance du soldat, mais aussi du sang (Jn 19,34 ; cf. 1 Jn 5, 6.8). Jésus n’a pas seulement parlé, il ne nous a pas laissé que des mots. Il s’est offert. Il nous lave par la puissance sacrée de son sang autrement dit par le don de soi « jusqu’à la fin », jusqu’à la Croix. Sa parole est plus qu’une simple déclaration ; elle est la chair et le sang pour « la vie du monde » (Jn 6, 51). Dans le Saint Sacrement, le Seigneur s’agenouille toujours à nouveau à nos pieds et nous purifie. Prions-le afin que par le bain sacré de son amour nous soyons toujours plus profondément pénétrés et ainsi véritablement purifiés !Si nous

écoutons attentivement l’Evangile, nous relevons deux aspects différents dans l’évènement du lavement des pieds. En lavant les pieds de ses disciples, Jésus accomplit avant tout un acte simple, le don de la pureté, de la « capacité pour Dieu » qui leur est offert. Mais ce don devient ensuite un modèle, le devoir de refaire ce geste les uns pour les autres. Les Pères ont qualifié ce double aspect du lavement des pieds de sacramentum et exemplum. Sacramentum ne signifie pas dans ce contexte l’un des sept sacrements, mais le mystère du Christ dans son ensemble, de l’incarnation jusqu’à la croix et la résurrection : cet ensemble devient la force qui soigne et sanctifie, la force de transformation pour les hommes, il devient notre metabasis, notre transformation en une nouvelle forme d’être, dans notre ouverture à Dieu et dans notre communion avec Lui. Mais cet être nouveau qu’il nous donne simplement, sans que nous le méritions, doit ensuite se transformer en nous dans la dynamique d’une vie nouvelle. L’ensemble du don et de l’exemple que nous trouvons dans la péricope du lavement des pieds est caractéristique de la nature du christianisme en général. Le christianisme n’est pas une sorte de moralisme, un simple système éthique. Il n’y a, à l’origine, ni notre action ni notre capacité morale. Le christianisme est avant tout un don : Dieu se donne à nous, il ne donne pas quelque chose, mais Il se donne lui-même. Et cela n’arrive pas seulement au début, au moment de notre conversion. Il reste en permanence celui qui donne. Il nous offre en permanence ses dons. Il nous précède en permanence. De ce fait l’acte central de l’être chrétien est l’Eucharistie : la gratitude d’avoir été gratifié, la joie pour la vie nouvelle qu’Il nous donne.

Toutefois nous ne restons pas des destinataires passifs de la bonté divine. Dieu nous gratifie comme partenaires personnels et vivants. L’amour donné est la dynamique de l’« amour partagé » ; il veut être en nous une vie nouvelle à partir de Dieu. Ainsi, nous comprenons la parole, que Jésus dit à ses disciples et à nous tous, au terme du récit du lavement des pieds : « Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres » (Jn13,34). Le « commandement nouveau » ne consiste pas en une nouvelle et difficile norme qui n’existait pas jusqu’alors. La nouveauté, c’est le don qui nous introduit dans l’esprit du Christ. Si nous considérons cela, nous percevons alors combien nos vies sont souvent éloignées de cette nouveauté du Nouveau Testament ; que nous donnons si peu à l’humanité l’exemple d’aimer en communion avec son amour. Nous restons donc débiteurs à son égard de la preuve de crédibilité de la vérité chrétienne qui se démontre dans l’amour. C’est précisément pour cela que nous devons toujours prier davantage le Seigneur afin que par sa purification, il nous rende mûrs pour le nouveau commandement.Dans l’Evangile du lavement des pieds la conversation entre J

ésus et Pierre nous offre encore un autre détail de la pratique de la vie chrétienne, auquel nous voulons enfin accorder notre attention. Dans un premier temps, Pierre ne voulait pas se laisser laver les pieds par le Seigneur : ce renversement de situation, autrement dit que le maître, Jésus, lave les pieds, que le maître s’abaisse au travail de l’esclave, s’opposait totalement au respect révérencieux de Pierre pour Jésus, avec sa conception du rapport entre le maître et le disciple. « Non, tu ne me laveras pas les pieds, jamais ! » dit-il à Jésus avec toute la passion dont il était capable (Jn 13, 8). Sa conception du Messie comportait une image de majesté, de grandeur divine. Il devait apprendre toujours à nouveau que la grandeur de Dieu est différente de notre idée de grandeur ; qu’elle consiste précisément en une descente, dans l’humilité du service, dans l’amour radical jusqu’au dénuement total. Nous aussi nous devons l’apprendre encore et toujours parce que systématiquement nous désirons un Dieu de succès et non de passion, parce que nous ne sommes pas en mesure de nous rendre compte que le pasteur est venu comme un Agneau qui se donne et nous conduit ainsi vers le juste pâturage.

Lorsque le Seigneur dit à Pierre que, sans le lavement des pieds, il n’aurait plus pu le suivre, Pierre demande spontanément qu’on lui lave aussi la tête et les mains. Puis vient la parole mystérieuse de Jésus « Qui s’est baigné, n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds » (Jn 13, 10). Jésus fait allusion au bain que ses disciples, selon les prescriptions rituelles avaient déjà pris ; et pour participer a la cène il suffisait de se laver les pieds. Il faut voir naturellement ici une signification plus profonde. A quoi fait-on allusion ? Nous ne le savons pas avec certitude. Dans tous les cas, n’oublions pas que le lavement des pieds, selon le sens de tout le chapitre, n’indique pas seulement un sacrement spécifique, mais le sacramentum Christi dans son ensemble, son service de salut, sa descente jusqu’à la croix, son amour jusqu’à la fin qui nous purifie et nous rend capables de Dieu. Par la distinction introduite ici entre le bain et le lavement des pieds, on perçoit toutefois une allusion à la vie dans la communauté des disciples, à la vie de l’Eglise. Il apparaît clairement que le bain qui nous purifie définitivement et qui ne doit pas être répété est le Baptême, l’immersion dans la mort et la résurrection du Christ, un évènement qui change notre vie profondément en nous donnant comme une nouvelle identité qui demeure, si nous ne la jetons pas comme le fit Judas. Cependant, même avec cette nouvelle identité permanente donnée par le Baptême, nous avons besoin du « lavement des pieds » pour la communion conviviale avec Jésus. De quoi s’agit-il ? Il me semble que la première Lettre de saint Jean nous donne la clef de lecture. On y lit : « Si nous disons : « Nous n’avons pas de péché« , nous nous abusons, la vérité n’est pas en nous. Si nous reconnaissons, si nous confessons nos péchés, lui, fidèle et juste, pardonnera nos péchés et nous purifiera de toute iniquité » (1, 8sq.). Nous avons besoin de ce « lavement des pieds », de ce lavement des péchés quotidiens et pour cela nous avons besoin de la confession des péchés dont parle saint Jean dans cette Lettre. Nous devons reconnaître que dans notre nouvelle identité de baptisés nous péchons également. Nous avons besoin de la confession sous la forme du sacrement de la réconciliation. Par ce sacrement le Seigneur lave toujours à nouveau nos pieds sales afin que nous puissions nous asseoir à table avec Lui. La parole rev

êt ainsi une nouvelle signification par laquelle le Seigneur élargit le sacramentum en en faisant l’exemplum, un don, un service envers les frères : « Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maître, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres » (Jn 13, 14). Nous devons nous laver les pieds les uns les autres dans le service quotidien et réciproque de l’amour. Nous devons nous laver les pieds dans le sens où nous devons aussi nous pardonner les uns les autres. La dette que le Seigneur nous a remise est toujours infiniment plus grande que toutes les dettes que les autres peuvent avoir envers nous (cf. Mt 18, 21-35). C’est à cela que nous exhorte le Jeudi Saint : ne pas laisser la rancœur envers l’autre empoisonner notre âme. Il nous exhorte à purifier continuellement notre mémoire, en nous pardonnant réciproquement du fond du cœur, en nous lavant les pieds les uns les autres, afin de pouvoir nous rendre ensemble au banquet du Seigneur.

Le Jeudi Saint est un jour de gratitude et de joie pour le grand don de l’amour jusqu’à la fin que nous a fait le Seigneur. En cette heure prions le Seigneur afin que cette joie et cette gratitude deviennent en nous la force d’aimer ensemble avec son amour. Amen.

Allocution de Benoît XVI après le Chemin de Croix au Colisée

22 mars, 2008

21-03-2008, du site:

http://www.zenit.org/article-17588?l=french

Allocution de Benoît XVI après le Chemin de Croix au Colisée

Texte intégral

ROME, Vendredi 21 mars 2008 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral de l’allocution que le pape Benoît XVI a prononcée à l’issue du Chemin de Croix qu’il a présidé ce vendredi soir, au Colisée, à Rome.

Chers frères et soeurs,Nous avons de nouveau, cette ann

ée, parcouru le chemin de croix, la via crucis, évoquant à nouveau avec foi les étapes de la Passion du Christ. Nos yeux ont revu la souffrance et l’angoisse que notre rédempteur a dû supporter à l’heure de la grande souffrance, qui a marqué le sommet de sa mission terrestre. Jésus meurt sur la croix et gît dans le sépulcre. La journée du Vendredi Saint, imprégnée de tristesse humaine et de silence religieux, se termine dans le silence de la méditation et de la prière.

En rentrant à la maison, nous aussi, comme ceux qui assistèrent au sacrifice de Jésus, nous nous frappons la poitrine, en repensant à ce qui s’est passé. Peut-on peut-être rester indifférent devant la mort du Seigneur, du Fils de Dieu ? Il s’est fait homme pour nous, pour notre salut, pour pouvoir souffrir et mourir.Fr

ères et soeurs, tournons aujourd’hui notre regard, souvent distrait par des intérêts terrestres dispersés et éphémères, vers le Christ. Arrêtons-nous pour contempler sa croix. La croix source de vie est une école de justice et de paix et patrimoine universel de pardon et de miséricorde. Elle est la preuve permanente d’un amour oblatif et infini qui a poussé Dieu à se faire homme, un homme vulnérable comme nous, jusqu’à mourir crucifié.

A travers le chemin douloureux de la croix, les hommes de tous les temps, réconciliés et sauvés par le sang du Christ, sont devenus amis de Dieu, fils du Père céleste. « Ami », c’est ainsi que Jésus appelle Judas, et il lui adresse un dernier appel dramatique à la conversion. Il nous appelle chacun « ami », car il est un véritable ami pour chacun. Nous ne réussissons malheureusement pas toujours à percevoir la profondeur de cet amour infini que Dieu nourrit pour nous, ses créatures. Pour lui, il n’y a pas de différences de races et de cultures. Jésus Christ est mort pour affranchir l’humanité tout entière de l’ignorance de Dieu, du cercle de la haine et de la violence, de l’esclavage du péché. La Croix fait de nous des frères et sœurs.Mais demandons-nous, maintenant, ce que nous avons fait de ce don. Qu’avons-nous fait de la r

évélation du visage de Dieu en Jésus Christ, de la révélation de l’amour de Dieu qui triomphe de la haine ? De nombreuses personnes, à notre époque également, ne connaissent pas Dieu et ne peuvent pas le trouver dans le Christ crucifié. Beaucoup sont à la recherche d’un amour ou d’une liberté qui exclut Dieu. Beaucoup croient ne pas avoir besoin de Dieu.

Chers amis, après avoir vécu ensemble la Passion de Jésus, laissons-nous ce soir interpeller par son sacrifice. Laissons-le mettre nos certitudes humaines en crise. Ouvrons-lui notre cœur. Jésus est la vérité qui nous rend libres d’aimer. N’ayons pas peur : en mourant, le Seigneur a détruit le péché et sauvé les pécheurs, c’est-à-dire nous tous. L’apôtre Pierre écrit : Jésus « a porté lui-même nos fautes dans son corps, afin que, morts à nos fautes, nous vivions pour la justice » (1 P 2, 24). Voilà la vérité du Vendredi Saint : sur la croix, le Rédempteur a fait de nous des fils adoptifs de Dieu, il nous a créés à son image et à sa ressemblance. Restons donc en adoration devant la croix.

O Christ, donne-nous la paix que nous cherchons, la joie à laquelle nous aspirons, l’amour qui comble notre cœur assoiffé d’infini. Nous t’en prions, ce soir, Fils de Dieu, mort pour nous sur la croix et ressuscité le troisième jour. Amen.

Après la bénédiction apostolique :

Bonne nuit à tous ! Merci de votre patience sous la pluie ! Bonne Pâque à tous !

Transcription et traduction de l’italien réalisées par Zenit

bonne nuit

21 mars, 2008

bonne nuit dans Pape Benoit amaryllis_belladonna_54a

Amaryllis belladonna « Purpurea Major »

Liliacee

http://www.floralimages.co.uk/naturalized.htm

« Heureux ceux qui cherchent refuge en lui » (Ps 2,12)

21 mars, 2008

du site: 

http://www.levangileauquotidien.org/

Bienheureux Guerric d’Igny (v.1080-1157), abbé cistercien
4ème sermon pour les Rameaux (trad. cf SC 202, p. 211s)

« Heureux ceux qui cherchent refuge en lui » (Ps 2,12)

Béni soit celui qui, pour me permettre de « faire mon nid dans le creux du rocher » (Ct 2,14), s’est laissé percer les mains, les pieds et le côté. Béni soit celui qui s’est ouvert à moi tout entier pour que je pénètre dans le sanctuaire admirable (Ps 41,5) et que je « me cache dans le secret de sa tente » (Ps 26,5). Ce rocher est un refuge…, doux lieu de séjour pour les colombes, car les trous béants de ces plaies sur tout ce corps offrent le pardon aux pécheurs et accordent la grâce aux justes. C’est une demeure sûre, frères, « une tour forte devant l’ennemi » (Ps 60,4), que d’habiter par une méditation aimante et constante les plaies du Christ notre Seigneur, de chercher dans la foi et l’amour envers le Crucifié un abri sûr pour notre âme, un abri contre la véhémence de la chair, les tempêtes de ce monde, les assauts du démon. La protection de ce sanctuaire l’emporte sur tout le prestige de ce monde…

Entre donc dans ce rocher, cache-toi…, prends refuge dans le Crucifié… Qu’est-ce que la plaie dans le côté du Christ, sinon la porte ouverte de l’arche pour ceux qui seront préservés du déluge ? Mais l’arche de Noé était seulement un symbole ; ici, c’est la réalité ; il ne s’agit plus ici de sauver la vie mortelle, mais de recevoir l’immortalité…

Il est donc bien juste que la colombe du Christ, sa toute belle (Ct 2,13-14)…, chante aujourd’hui ses louanges avec joie. Du souvenir ou de l’imitation de la Passion, de la méditation des saintes plaies, comme des creux du rocher, sa voix très douce retentit aux oreilles de l’Époux (Ct 2,14).

pour la suite de la Via Crucis de Mons. Follo…

21 mars, 2008

sur:

http://www.eglise-chaillot.com/

 suivir le parcour:

1.  Chemin de Croix

2. Intégralité de la prédication de Mgr Follo

Jésus est chargé de la Croix

20 mars, 2008

Jésus est chargé de la Croix dans images sacrée 15%20ANGELICO%20CARRYING%20THE%20CROSS

Angelico_Carrying the cross Olga’s Galery Christ Carrying the Cross. c.1441. Fresco, 148 x 131. Museo di San Marco, Cell 28, Florence, Italy.

http://www.artbible.net/3JC/-Luk-23,26_Way%20to%20Calavary_Chemindu%20calvaire/index.html

Chemin de Croix aux Champs Elysée par Mgr Follo (1)

20 mars, 2008

19-03-2008, du site:
http://www.zenit.org/article-17566?l=french

Chemin de Croix aux Champs Elysée par Mgr Follo (1)  Méditations des cinq premières stations 

ROME, Mercredi 19 mars 2008 (ZENIT.org) – « Commençons le Chemin de Croix en faisant le signe de croix comme Mère Teresa de Calcutta avait l’habitude de le faire » : cette invitation de Mgr Follo donne une clef de sa méditation du Chemin de Croix. Mgr Follo invite les fidèles à se mettre à l’école de Marie, à regarder Jésus avec les yeux de sa Mère, pour comprendre la parole du Christ : « mon fardeau est léger ».

Voici en effet le texte intégral des cinq premières stations du Chemin de Croix de la paroisse de Saint-Pierre de Chaillot qui passera aux Champs Elysée, le Vendredi Saint : les méditations ont été composées par l’Observateur permanent du Saint-Siège à l’UNESCO à Paris, Mgr Francesco Follo, à la demande du curé de la paroisse Saint-Pierre de Chaillot.Commençons le Chemin de Croix en faisant le signe de croix comme Mère Teresa de Calcutta avait l’habitude de le faire :

Au nom du Père – prière,
et du Fils – pauvreté,
et du Saint-Esprit – zèle pour les âmes.
Amen – Marie.
Unissons notre Amen à celui de la Vierge Mère et accomplissons notre marche vers la Croix comme un « exode », comme un acte d’amour, de cet amour qui conduisit Jésus à Getsémani et au Calvaire pour ramener au bercail ceux qui s’étaient égarés.
Identifions-nous avec elle, notre Mère, elle qui resta debout, près de son Fils marchant vers le Calvaire pour nous sauver, nous qui, de la Croix, lui avons été donnés comme fils.
Quel supplice il y a dans le coeur de cette Mère qui voit son Fils unique s’acheminer vers la mort!
Entrons dans le coeur de cette Mère immaculée et contemplons sa douleur. Le prophète Jérémie avait écrit : « O vous tous qui passez par le chemin, regardez et voyez s’il est une douleur pareille à la douleur qui me tourmente » (Lam. 1,12).Entrons ensuite dans le coeur du Christ et étreignons avec Lui Marie, la remerciant pour son Amen. Demandons-lui qu’elle nous tienne dans son coeur très pur. Etant près d’elle, nous serons conduits face à face avec l’Amour crucifié, nous pourrons donner au Christ notre amour et recevoir l’Amour du Christ, Lui qui est « la Parole à proclamer, le Pain de Vie à manger, la Faim à nourrir, la Soif à rassasier » (Mère Teresa de Calcutta : To me, Jesus is the Word – to be spoken, the Bread of Life – to be eaten, the Hungry – to be fed, and the Thirst – to be satiated »).L‘enseignement que nous donne Jésus par sa vie atteint son point culminant dans l’événement de la Croix. Dieu s’est révélé Lui-même et, plus précisément, il a révélé son amour passionné pour nous, surtout par l’Incarnation, la Passion, la Mort et la Résurrection de son Fils. Cet amour, à ce niveau, est la plus importante des vérités révélées par le Christ. Elle constitue le noyau du Christianisme.
Quand Jésus a voulu exprimer l’amour de Dieu dans sa pointe maximale, il a dit : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a livré (sous-entendu ‘à la mort’) son Fils unique, afin que tout homme qui croit ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jn 3,16), la vraie vie, maintenant et pour l’éternité.
« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13).
« Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude » (Mt 20,28; Mc 10,45).

Avec Marie, unissons-nous à Jésus pour sauver nos frères d’exil et prions : « Garde, Seigneur, nos âmes unies pour toujours, afin qu’en ne suivant que Toi, dans ton chemin de Croix, notre dilection devienne charité » (cf. S. Augustin : « Custodi, Domine, animas nostras in perpetuo iunctas, ut te solum sequentes in via dilectio nostra caritas fieri posset »). Première Station : Jésus est condamné à mort

- Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi
- Quia per sanctam Crucem tuam redemisti mundum

 » Voici l’Homme!  »
A
lors Pilate ordonna d’emmener Jésus pour le flageller. Les soldats tressèrent une couronne avec des épines, et la lui posèrent sur la tête ; puis ils le revêtirent d’un manteau de pourpre. Ils s’avançaient vers lui et ils disaient : « Salut, roi des Juifs! ». Et ils le giflaient. Pilate sortit de nouveau pour dire aux Juifs : « Voyez, je vous l’amène dehors, pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif d’accusation ». Alors Jésus sortit, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : « Voici l’homme! ». Quand ils le virent, les chefs des prêtres et les gardes se mirent à crier : « Crucifie-le! Crucifie-le! ». Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et crucifiez-le ; car pour moi, je ne trouve en lui aucun motif d’accusation » (Jn 19, 1-6). Voici l’Homme. Condamner le Christ, c’est déclarer l’homme coupable. Comment est-il possible de regarder l’Homme courronné d’épines, revêtu de pourpre et de crier : « Crucifie-le, crucifie-le » (Jn 19, 6) ? Pourquoi écarter Jésus et choisir Barabbas ? Pourquoi crucifier l’Amour ? Pourquoi condamner l’Amour ? Pourquoi son amour est-il vu comme une menace pour l’homme ?
Il est absurde de déclarer quelqu’un innocent et de le condamner ensuite. Ce n’est pas seulement irrationnel, c’est inhumain, même si la peur peut servir d’excuse.
Il est absurde de demander la crucifixion de l’Homme ovationné quelques jours auparavant. Ce n’est pas seulement insensé, c’est inhumain, même si l’espérance déçue est une circonstance atténuante.
Il est absurde de vouloir crucifier le Fils de l’Homme, l’élu, au nom de la loi divine. Ce n’est pas seulement contradictoire, c’est impie, amplement inhumain.
Pourquoi peut-on condamner à mort le Fils au nom du Père, en l’accusant de blasphème ? Pourquoi ne veut-on pas accueillir la révélation que Dieu est Amour, qu’il guérit notre amour, en nous enseignant l’obéissance du coeur ?

Aujourd’hui comme alors, nous avons l’excuse de la peur, de l’espérance déçue, de l’irreligiosité. Mais aujourd’hui comme alors, nous avons l’exemple de la Vierge Marie
- qui ne condamna pas les fils coupables, par amour du Fils innocent ;
- qui ne désespéra pas, restant debout près de la Croix, comme un signe d’espérance ;
- qui conserva sa piété envers son Fils et envers nous, ses fils.Prions :
Seigneur Jésus, par le mérite de ton Chemin de Croix, accompagne-nous dans notre chemin de Croix d’aujourd’hui et dans celui de chaque jour vers l’éternité. Toi qui es Dieu et qui vis et règnes sur la Croix avec le Père et l’Esprit Saint. Amen.Pater Noster…; Ave Maria…; Gloria Patri…

Stabat Mater dolorosa
Iuxta Crucem lacrimosa
Dum pendebat Filium

Deuxième Station : Jésus est chargé de sa Croix.

- Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi
- Quia per sanctam Crucem tuam redemisti mundu
m-  » Signe de contradiction  »
« Jésus, portant lui-même sa Croix, sortit en direction du lieu dit : Le Crâne, ou Calvaire, en hébreu : Golgotha » (Jn 19,17).L‘évangéliste saint Jean dit expressément : « Jésus porta la croix par sa propre décision » (« baiulans sibi crucem »). Jésus, le Seigneur, reçoit des hommes cette Croix que, de toute éternité, il a déclaré à son divin Père être prêt à assumer, dans la plus parfaite liberté de l’amour.
Librement, avec la liberté de l’amour, Jésus reçoit la Croix comme un Roi reçoit le Sceptre. L’agneau conduit à l’abattoir porte la Croix comme un Roi porte le sceptre. « Dominus regnavit a ligno » (Ps 95, 9; cf. aussi Is 9,6) et, de cette façon, il manifeste son amour.
Qui nous séparera de l’amour du Christ ? Certes pas la Croix, par laquelle il cloue son amour dans un don plénier, gratuit, passionné d’amour envers et pour nous, ses frères en humanité. La croix était un instrument de mort honteux, infâme. Il n’était pas permis de condamner à la mort en croix un citoyen romain : c’était une manière trop infâmante de séparer un homme des autres hommes, parce qu’elle élevait son humiliation et l’éliminait en l’élevant. La Croix du Christ est un instrument de communion, c’est un sceptre avec lequel le Christ règne, lorsque, sur elle, il offre Sa vie. La Croix est portée par le Christ comme la brebis perdue est portée sur les épaules du Bon Pasteur qui, du précipice où elle était tombée, lui fait reprendre le chemin.
Alors que Jésus se met en route avec ce lourd sceptre de l’amour, une grande multitude de personnes le suit. Mais où sont-ils, en cette heure, ceux à qui il a prodigué ses bienfaits ? Pourquoi ne sont-ils pas là pour témoigner du bien reçu de Lui ? Ils ont peur et se cachent. Pourquoi ? Parce qu’ils sont ingrats. Pourquoi ne crient-ils pas comme lorsqu’ils imploraient la guérison ? Parce qu’ils ont honte et peur.
Seule Marie, Vierge et Martyre, la Mère des Douleurs, Sa Mère, la comblée de bienfaits depuis l’éternité, le suit sans honte et sans peur, même si la Croix, qui brise les épaules de son Fils, traverse son coeur comme une épée.
Si une épée traversa le coeur paternel d’Abraham, et si le Seigneur le combla de bénédiction pour ses descendants, l’épée qui traverse le coeur virginal de la Mère de Dieu se réfère au Bois de la malédiction (Dt 21,23), d’où le Père, dans le Fils, donne sa bénédiction et la promesse faite à Abraham, c’est-à-dire l’Esprit Saint (Gal 3,13.14).
La même épée du Verbe divin traverse le coeur de tous les fidèles quand, par le baptême, ils sont appelés à une existence sacrificielle devant leur Seigneur.
Le Christ, signe de contradiction, nous invite à décider si nous voulons refuser sa Croix ou bien la reconnaître, non comme un signe de condamnation, mais comme un signe d’offrande.Prions :
Dieu, Père plein de grâce et de miséricorde, aide-nous à regarder cette Mère qui, de la crêche au Calvaire, a partagé dans son coeur toutes les douleurs de son Fils, pour que nous placions notre coeur entre ces deux Coeurs sacrés qui vibrent par amour de la créature humaine, de manière à vivre et à agir dans la même charité. Par Jésus-Christ, notre Seigneur, qui, de la Croix, règne avec Toi et le Saint-Esprit. Amen.Pater noster… ; Ave Maria… ; Gloria Patri…

« Cuius animam gementem
contristatam et dolentem
pertransivit gladius »

Troisième Station : Jésus tombe pour la première fois- Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi
- Quia per sanctam Crucem tuam redimisti mundum » La logique de l’amour  »
« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit (Jn 12, 24).Jésus tombe, épuisé par la faiblesse et par la souffrance causée par nos péchés. Il trébuche, il tombe et s’affaisse sous le poids de la Croix. Qui a compassion de Lui ? Sa Mère.
Les autres, en revanche, s’acharnent avec des coups de poing et des gifles. Quelqu’un lui décoche un coup de pied et lui dit : « Lève-toi, Roi des Juifs, ne fais pas semblant de tomber pour ne pas marcher ». Un autre agace les épines de la couronne et crache sur le visage adorable de Jésus qui, pendant ce temps, prie et invoque le pardon sur ses bourreaux insensés. Pas loin de là, la Vierge Mère s’unit à sa prière de son Fils pour ses persécuteurs, même si elle ne sait pas encore qu’Il lui demandera de les prendre pour fils. Elle a compassion du Fils, elle voudrait courrir près de lui pour le relever et elle est consciente que quiconque aidera le Christ a reprendre le chemin, l’aidera ainsi à atteindre le sommet du Calvaire et à accomplir sa mission, grâce au sceptre royal de la Croix.
Le Père semble avoir abandonné le Fils, mais la Mère non. Elle ne s’éloigne pas du Fils qui, ainsi, n’est pas seul dans son offrande, dans son Chemin de Croix, Croix royale, sainte, arbre de la vie.
Sont-ce les péchés qui ont jeté à terre le divin Condamné ? Sont-ce eux qui ont décidé du poids de la Croix qu’il porte sur ses épaules ? Sont-ce les péchés qui ont provoqué sa chute ? Oui, mais pas seulement. Cet abaissement, cette kénose, ont été voulus par l’amour du Rédempteur. Donc « ayez entre vous les dispositions que l’on doit avoir dans le Christ Jésus : Lui qui était dans la condition de Dieu, il n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu ; mais au contraire, il se dépouiila lui-même, en prenant la condition de serviteur (j’ajouterais : de condamné). Devenu semblable aux hommes (condamnés à mort) et reconnu comme un homme à son comportement, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir, et à mourir sur une croix » (Ph 2, 6-8).
Demandons au Seigneur la grâce de comprendre la logique de cet amour de Dieu
- qui peut mettre en croix le monde et se laisse mettre lui-même en croix
- qui est réduit à rien, et qui remplit pourtant toute chose
- qui peut écraser la terre comme le marchepied de Ses pieds et se laisse pourtant écraser par un morceau de bois.
« Il est descendu Dieu, il est monté homme ; le Verbe est devenu chair pour que la chair puisse revendiquer pour elle le trône du Verbe à la droite de Dieu ; il n’était qu’une plaie, et pourtant il en coulait un parfum, il apparaissait ignoble et pourtant on reconnaissait Dieu »(S. Ambroise, Commentaire sur le Psaume CXVIII, 3,8).
Prions :
Ô Christ, toi qui tombes sous le poids de nos fautes et te relèves pour notre justification, aide-nous et aide tous ceux qui sont écrasés par le péché à se remettre sur pieds et à reprendre le chemin derrière toi, accompagnés par ta Mère que tu nous as donnée fraternellement. Toi qui, de la Croix, règnes avec le Père et l’Esprit Saint. Amen.Pater noster…; Ave Maria…; Gloria Patri…

O quam tristi et afflicta
fuit illa benedica
Mater Unigeniti

Quatrième Station : Jésus rencontre sa Mère- Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi
- Quia per sanctam Crucem tuam redemisti mundum » La piété : familiarité amoureuse et obéissante  »
« La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais quand l’enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu’elle éprouve dut fait qu’un être humain est né dans le monde. Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre coeur se réjouira ; et votre votre joie, personne ne vous l’enlèvera » (Jn 16, 21-22).Le Christ aurait voulu épargner à sa mère, et à lui-même, cette rencontre chargée d’une douleur énorme. Une douleur qui dépasse en intensité toutes les autres, parce qu’elle ne regarde pas le physique, mais la sphère de leurs sentiments les plus intimes.
Mais qu’est-ce qui a poussé Marie à se frayer un chemin parmi la foule et à être encore plus près de son Fils qui va mourir ? Voulait-elle, peut-être, se substituer à lui, comme le ferait spontanément toute mère prête à mourir à la place du fils qu’elle a enfanté ? Même si l’instinct maternel aurait pu le lui suggérer, elle savait que la décision concernant la mort du Fils était irrévocable. Voulait-elle demander compassion et pitié pour son Fils, en montrant sa douleur de mère ? Elle était mue par la piété qui, dans le langage chrétien, est la familiarité amoureuse et obéissante. Nous devrions chercher à imiter, au moins un tout petit peu, cette piété, cette familiarité amoureuse et obéissante, dans nos « pratiques de piété » : dans nos prières, dans notre manière de célébrer l’Eucharistie, Sacramentum Caritatis, sacrement de la piété.
Jésus et Marie se regardent avec des yeux bouleversés de douleur. Jésus demande a sa Mère de pardonner à ceux qui sont en train de le détruire. La Mère affligée redit son fiat et cela confirme, affermit le Fils dans son geste de piété (= de familiarité amoureuse et obéissante), par lequel il obéit amoureusement au Père, pour être, amoureusement, pour toujours l’Emmanuel, le Dieu avec nous, le Dieu qui a pitié de nous, constamment.
Marie, par cette rencontre, étreint la Croix, maternellement, et se manifeste comme la Mère du Rédempteur de l’humanité.
Marie comprend que ces paroles lui sont appliquées : «  »O vous tous qui passez par le chemin, regardez et voyez s’il est une douleur pareille à la douleur qui me tourmente » (Lam 1,12).
La Mère de douleurs est
- la Mère très bonne,
- la Servante obéissante,
- la Corrédemptrice du monde.
Prions :
M
arie, Mère très bonne, toi qui as accompagné de près ton Fils dans le chemin de Croix, demande pour nous et pour toute l’humanité la grâce de la piété, de l’obéissance à l’amour de Dieu. Fais qu’en face de la souffrance, du refus, de l’épreuve même prolongée, nous ne doutions pas de la pitié de Dieu.
Seigneur Jésus, pardonne nos fautes et puisque nous n’avons pas de mérites qui pourraient nous rendre agréables à toi, fais que nous obtenions le salut par l’intercession de la Mère des douleurs. Amen.Pater noster… ; Ave Maria…; Gloria Patri…

Quae maerebat et dolebat
pia Mater, dum videbat
Nati paenas incliti
Cinquième Station : Simon de Cyrène porte la Croix avec Jésus- Adoramus te, Christe et benedicimus tibi
- Quia per sanctam Crucem tuam redimisti mundum » Le don de la Croix  »
« Et ils réquisitionnent, pour porter la croix, un passant, Simon de Cyrène, qui revenait des champs » (Mc 15, 21).Le Christ trébuche et chancèle. La foule qui suit Jésus sursaute, elle craint que le « condamné » ne puisse pas arriver au sommet du Calvaire. Les soldats décident que quelqu’un doit absolument l’aider. Mais personne n’est volontaire. La terreur de prendre la Croix, instrument de mort, et la honte d’aider un condamné bloquent ceux qui pourraient aider l’Homme-Dieu qui, à travers les soldats, demande de l’aide. L’homme ne veut pas aider l’Homme, l’homme ne veut pas collaborer avec Dieu. Et le Christ reste seul, mais continue son chemin de pardon.
Alors des païens « obligent » un paysan de Cyrène qui passe par là. Le Cyrénéen prend la Croix, à contre-coeur, parce qu’il est offensant pour la dignité d’un homme libre de porter la croix d’un condamné. Il doit subir cette contrainte et, laissant le fagot de bois qu’il rapportait de la campagne pour le foyer de sa maison, il prend le lourd morceau de bois de la Croix et se met en marche avec le Christ.
Le Rédempteur accueille cet homme sous la Croix et lui en fait don. La Croix, même prise avec réticence, transforme le sentiment hostile de Simon de Cyrène et lorsqu’il commence à l’étreindre plus volontiers, il s’aperçoit que le « joug est suave et léger » et qu’il lui confère une nouvelle dignité : celle de participer à l’oeuvre rédemptrice de l’Agneau de Dieu. En portant la Croix, il apprend la sagesse de la Croix, il apprend l’évangile de la Croix. Il comprend que la joyeuse nouvelle apportée par le Christ est Dieu lui-même
- qui « saisit et conquiert » (cf. Ac 2, 10; 6, 9; 13, 1),
- qui se fait trouver même par ceux qui ne le cherchent pas,
- qui se manifeste même à ceux qui ne se tournent pas vers lui (cf. Rm 10,20).La Vierge Marie est soulagée de voir que, finalement, un homme aide son Fils. Elle est consolée de constater qu’un homme accepte l’étreinte du Christ : une étreinte qui unit la grâce divine à l’oeuvre humaine et qui comprend les paroles de Jésus : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera » (Lc 9, 23-24). Cela signifie que la vie ne finira pas sur le lieu du Crâne, ni dans une tombe, mais dans le Royaume des cieux.
Prions :
Seigneur Jésus, le long du chemin vers la mort, prends-nous avec toi comme compagnons de route. Accueille-nous dans le groupe de ceux qui t’offrent leur soutien. Imprime en nous l’esprit de Simon de Cyrène, et emmène-nous au-delà du Calvaire. Par l’intercession de ta Mère, qui est aussi la nôtre, fais que nous portions les fardeaux les uns des autres, devenant ainsi témoins de l’Evangile de la Croix, témoins de Toi, qui, de la Croix, règnes avec le Père et l’Esprit Saint. Amen.Pater noster…; Ave Maria…; Gloria Patri…

Quis est homo qui non fleret
Matrem Christi si videret
in tanto supplicio ?

[à suivre]

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