Archive pour février, 2008

pour la careme: Saint Augustin

5 février, 2008

pour la careme, du site:

 

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/comecr2/montagne.htm#_Toc38109192

 

SAINT AUGUSTIN

5. « Lors donc que tu fais l’aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues, afin d’être honorés des hommes. » C’est-à-dire ne cherche pas, comme les hypocrites, à te faire un noie. Or il est clair que l’ hypocrite n’a

1 Philip. IV, 17.

point dans le coeur les sentiments qu’il affecte aux yeux, des hommes. Car il simule, joue, pour ainsi dire, le rôle d’un autre, comme les acteurs au théâtre. En effet celui qui représente, dans une tragédie, Agamemnon, par exemple, ou tout autre personnage historique ou fabuleux, n’est point ce personnage même ; mais il fait semblant de l’être’ et on l’appelle comédien. Ainsi quiconque, dans l’Eglise ou dans toute condition humaine, veut paraître ce qu’il n’est pas, est un comédien. Il feint d’être juste, et ne l’est pas réellement, parce qu’il place tout, son profit dans la louange humaine, que, les hypocrites peuvent, obtenir en trompant ceux à, qui ils paraissent, bons et en recevant leurs éloges. Mais de tels hommes ne reçoivent, du, Dieu qui lit dans les coeurs, d’autre récompense que la punition due à la fourberie : car, dit le Saveur, « ils, ont reçu » des hommes « leur récompense ;» et c’est avec, grande raison qu’on leur dira : Retirez-vous. de moi, ouvriers de fraude ; vous avez porté mon nom, mais vous n’avez pas fait mes oeuvres. Ceux-là donc ont reçu leur, récompense, quine font l’aumône que pour être honorés des hommes; non pas précisément parce. qu’ils sont honorés, mais parce qu’ils ont agi pour être honorés, ainsi, que nous l’ayons exposé plus haut. En effet la, louange humaine ne doit, pas être recherchée, par celui qui fait le bien, mais l’accompagner; pour le; profit de ceux qui peuvent imiter ce qu’ils louent, et non, pour que celui qu’ils louent croie tirer quelque profit de leurs éloges.

appelée la Belle, a-t-il supporté la haine de ses entremis envers lui et envers les autres disciples du Christ (1) ? Enfin si notre ennemi doit ignorer notre aumône, comment la lui ferons-nous, à lui-même, en accomplissement de ce précepte : « Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire (2) ? »

7. Il y a là dessus une troisième opinion d’hommes charnels, mais tellement absurde, tellement. ridicule, que je n’en parlerais pas si je ne savais qu’elle est admise par un grand nombre. Ceux-là prétendent que la main gauche désigne ici l’épouse; parce que, disent-ils, la femme tenant davantage à l’argent au sein du ménage, il faut que les hommes fassent l’aumône à leur insu, pour éviter les discussions domestiques. Comme si l’homme seul était chrétien, et que le commandement de l’aumône ne regardât point la femme ! Quelle sera donc la main gauche à qui la femme devra cacher ses oeuvres de miséricorde ?L’homme sera-t-il la main gauche de la femme? Ce serait la plus grande des absurdités. Et si on prétend que les époux sont l’un pour l’autre cette main gauche, si toute aumône faite par l’un du bien domestique contrarie l’autre, cc n’est plus là un mariage chrétien ; il faudra que celui des deux qui voudra accomplir, bon gré malgré, le précepte divin de l’aumône, blesse en même temps la volonté de Dieu, et soit rangé parmi les infidèles: car il est prescrit, en pareil cas, au mari fidèle de gagner sa femme par sa bonne conduite et ses moeurs, et à la femme pareillement à l’égard de son mari; par conséquent ils ne doivent point se cacher naturellement leurs bonnes oeuvres, qui doivent au contraire devenir entre eux une sorte d’invitation réciproque, un moyen de s’attirer à la foi chrétienne. Il ne faut pas non plus voler pour se concilier l’amitié de Dieu. Et s’il est nécessaire de cacher quelque chose, par égard pour l’infirmité du conjoint encore incapable de voir l’aumône de bon oeil, en quoi il n’y a ni injustice ni péché ; cependant cette interprétation du mot main gauche ne s’accommoderait guère à l’ensemble du chapitre qui va, du reste, nous apprendre ce que le Christ a entendu par là.

8. « Prenez garde, nous dit-il, à ne pas faire votre justice devant les hommes, pour être vus d’eux; autrement vous n’aurez point de récompense de votre Père qui est dans les cieux. » Il parle ici de lai justice en général, puis il entre

1 Act. II, 4. — 2 Prov. XXV, 21.

dans les détails. En effet l’aumône est une partie de la justice, et c’est pourquoi il ajoute immédiatement : «Lors donc que tu fais l’aumône, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme font les hypocrites dans la synagogue et dans les rues, afin d’être honorés des hommes, » et ceci se rattache à ce qu’il a dit plus haut : « Prenez garde à ne pas faire votre justice devant les hommes, pour être vus d’eux. » De même ce qui suit: « En vérité je vous le dis, ils ont reçu leur récompense, » se rapporte à ce texte précédent: « Autrement vous n’aurez point de récompense de votre Père qui est dans les cieux. » Puis il continué : « Pour toi, quand tu fais l’aumône. » Que signifient ces mots: Pour toi, si non : à la différence d’eux? Que me commande-t-il donc ? Pour toi, quand tu fais l’aumône, « que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite. » Donc les hypocrites agissent de manière à ce que leur main gauche sache ce que fait leur droite. On vous défend par conséquent de faire ce qu’on blâme en eux. Or ce qu’on blâme en eux, c’est d’agir en vue des louanges des hommes. Le sens le plus naturel de ce mot, main gauche, semble donc être le plaisir d’être loué; tandis que la droite signifie l’intention d’accomplir les préceptes divins. Donc quand la recherche de la louange humaine se glisse dans la conscience de celui qui fait l’aumône, la gauche sait ce que fait la droite. Par conséquent, « que ta main gauche ne sache ce que fait ta droite, » c’est-à-dire que le désir de la louange humaine ne se glisse point dans votre conscience, quand vous cherchez à remplir le précepte divin de l’aumône.

9. « Afin que ton aumône soit dans le secret. » Qu’est-ce dans le secret, sinon dans la bonne conscience elle-même, qui ne peut ni être rendue visible aux yeux des hommes, ni être manifestée par des paroles? En effet beaucoup mentent de bien des façons. Par conséquent si la main droite agit à l’intérieur et en secret, à la gauche appartient l’extérieur, tout ce qui est visible et temporel. Que votre aumône soit donc dans votre propre conscience, où beaucoup la font par leur bonne volonté, quand ils n’ont pas d’argent ni autre chose à donner au pauvre. Mais beaucoup aussi la font au dehors, et non au dedans: ce sont ceux qui, par ambition ou par des vues temporelles, veulent paraître miséricordieux et en qui il faut croire que la gauche seule opère. D’autres tiennent une sorte (290) de milieu entre ces deux extrêmes: ils font l’aumône en dirigeant leur intention vers Dieu, et cependant à ce but excellent se mêle un certain désir de la louange ou de toute autre chose fragile et passagère. Mais le Seigneur, qui ne veut pas même que la gauche se mêle en rien des oeuvres de la droite, défend bien plus énergiquement de la laisser seule agir en nous; afin que non-seulement nous évitions de faire l’aumône uniquement par un motif temporel, mais encore qu’en la faisant, notre intention soit tellement dirigée vers Dieu qu’aucun désir d’avantages extérieurs ne vienne s’y mêler ou s’y joindre. Car il s’agit de purifier le coeur, qui ne peut être pur qu’à moins d’être simple. Or comment sera-t-il simple s’il sert deux maîtres, s’il ne purifie pas ses yeux parla contemplation des biens éternels, et les laisse s’obscurcir par l’amour des choses mortelles et fragiles? Donc que ton aumône soit dans le secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. » Rien de plus juste ni de plus vrai. En effet si vous attendez votre récompense de Celui qui lit seul dans la conscience, que le témoignage de votre conscience vous suffise pour mériter ce prix. Beaucoup d’exemplaires latins portent: « Et ton, Père, qui voit dans le secret, te le rendra devant les hommes ; » mais comme cette expression devant les hommes, ne se trouve pas dans les exemplaires grecs, qui. sont les plus anciens, nous n’avons pas cru devoir nous y arrêter.

CHAPITRE III. DE LA PRIÈRE, SES CONDITIONS, SON UTILITÉ.

10. « Et lorsque tu pries, ne sois pas comme les hypocrites qui aiment à prier debout dans les synagogues et au coin des grandes rues, afin d’être vus des hommes. » Ici encore il n’est point défendu d’être vu par les hommes, mais d’agir pour être vu d’eux; et il est, superflu de le répéter, puisque la règle est donnée, une fois pour toutes, non de craindre et d’éviter que les hommes sachent ce que nous faisons, mais de rien faire avec l’intention de rechercher leur approbation pour récompense. Le Seigneur lui-même emploie ici les mêmes expressions, en ajoutant, comme la première fois: « En vérité je vous le dis, ils ont reçu leur récompense; » faisant voir par là qu’il condamne la récompense que les insensés cherchent dans les louanges humaines.

11. « Pour vous, quand vous priez, entrez dans votre chambre. » Or quelle est cette chambre, sinon le coeur lui-même, ainsi que le Psalmiste l’enseigne quand il dit: « Ce que vous dites dans votre coeur, repassez-le avec amertume sur votre couche (1) . — Et,les portes fermées, priez votre Père en secret. » C’est peu d’entrer dans sa chambre, si on en laisse la porte ouverte aux importuns, si les choses du dehors s’y introduisent et envahissent notre intérieur. Or nous avons dit que le dehors ce sont tous les objets temporels et visibles, qui pénètrent dans nos pensées par la porte, c’est-à-dire par les sens charnels, et troublent nos prières par une multitude de vains fantômes. Il faut donc fermer la porte, c’est-à-dire résister au sens charnel, en sorte que notre prière, toute spirituelle, s’élève vers le Père du fond du cœur où l’on prie le Père en secret. « Et votre Père qui voit dans le secret, vous le rendra. » C’est par là qu’il fallait terminer; car le Seigneur n’a pas en vue ici de nous recommander de prier, mais de nous appendre comment il faut prier; comme plus haut, ce n’était point l’aumône qu’il recommandait, mais l’esprit dans lequel il faut la faire; puisqu’il s’agit de la pureté du coeur, qui ne s’obtient qu’en fixant son intention unique, simple, sur la vie éternelle, par le seul et pur amour de la sagesse.

12. « Or, en priant, ne parlez pas beaucoup, comme les païens; ils s’imaginent qu’à force de paroles il seront exaucés. » Comme le propre des hypocrites est de se donner en spectacle dans la prière et de n’en attendre d’autre fruit que l’approbation des hommes; ainsi le propre des païens, c’est-à-dire des gentils, est de s’imaginer qu’à force de paroles ils seront exaucés. Et en effet toute abondance de paroles vient des gentils qui s’appliquent plus à exercer leur langue qu’à purifier leur coeur. Ils s’efforcent de transporter dans la prière ce ridicule verbiage, dans l’espoir de fléchir Dieu, et dans la conviction que Dieu se laisse, comme l’homme, séduire par des paroles. « Ne leur ressemblez donc pas, » dite le seul et véritable Maître. « Car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. » Si en effet il faut une multitude de paroles pour informer et instruire celui qui ne sait pas, qu’en est-t-il besoin avec Celui qui connaît tout, à qui tout ce qui est parle, par cela seul qu’il est, et se présente comme un fait accompli; à la science et à la sagesse duquel l’avenir n’est point caché; pour qui tout ce qui est passé et

1 Ps. IV, 5.

291

tout ce qui passera est immuablement présent ?

13. Mais comme il doit lui-même nous apprendre à prier par des mots, quoique en petit nombre, on peut demander quel besoin il y a de ce peu de mots avec Celui qui sait toutes choses avant qu’elles arrivent, et connaît, il le dit lui-même, ce qui nous est nécessaire avant que nous le lui demandions ? Nous répondons d’abord que ce n’est point par des paroles qu’il faut traiter avec Dieu pour obtenir ce que nous désirons, mais par ce qui se passe en notre âme, par la direction de notre pensée accompagnée d’amour pur et de simple affection ; et de plus que le Seigneur nous a appris les choses par les mots, afin que les mots, confiés à notre mémoire, nous rappellent les choses au moment de la prière.

14. On peut insister et dire : Qu’il faille prier par des choses ou par des mots, à quoi bon la prière, si Dieu sait ce qui nous est nécessaire ? Non répondons que l’attention même de la prière calme et purifie notre coeur et le rend plus apte à recevoir les dons célestes qui nous viennent spirituellement; car ce n’est pas parce qu’il ambitionne des prières que Dieu nous exauce, lui qui est toujours prêt à nous donner sa lumière, non celle qui est visible, mais la lumière intelligible et spirituelle. Seulement nous ne sommes pas toujours disposés à la recevoir, quand nous nous portons d’un autre côté et que la convoitise des choses temporelles nous remplit de ténèbres. La prière tourne donc notre coeur vers Celui qui est toujours prêt à nous donner, si nous sommes capables de recevoir ses dons; et dans ce mouvement, le regard intérieur se purifie par l’exclusion des désirs temporels, en sorte que 1′œil du coeur simple puisse supporter la lumière simple qui brille d’en haut, sans déclin, sans changement; et puisse la supporter non-seulement sans incommodité, mais avec cette joie ineffable qui constitue véritablement et réellement le bonheur.

L’avortement est toujours un drame, rappelle l’évêque de La Réunion

5 février, 2008

31-01-2008, dal sito:

http://www.zenit.org/article-17173?l=french

 

 L’avortement est toujours un drame, rappelle l’évêque de La Réunion 

Communiqué de Mgr Gilbert Aubry

 

 ROME, Jeudi 31 janvier 2008 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous un communiqué de Mgr Gilbert Aubry, évêque de La Réunion, sur le drame de l’avortement et la nécessité urgente « d’interpeller des consciences et l’opinion publique »

FAIRE REUSSIR LA VIE ! 

J’ai donné mon accord pour faire partie du Comité de Soutien de « la marche pour la vie » qui s’est déroulée à Paris dimanche dernier 20 janvier. En effet, il est grand temps de s’interroger sur le fonctionnement et l’utilisation de la loi concernant l’avortement provoqué. Il s’est créé une mentalité qui assimile souvent l’avortement à la contraception. Il s’agit d’interpeller des consciences et l’opinion publique. 

La vie humaine est une vie humaine dès le premier instant de la conception dans le sein maternel. C’est toute la personne humaine qui est déjà dans la première cellule, dans l’embryon puis le fœtus. Cet être humain sans défense a le droit de mûrir, de naître et de vivre. C’est donc notre devoir de protéger la vie humaine en développant les conditions de sa réussite. Faire réussir la vie ! 

En 1995, le Conseil Permanent de la Conférence des Evêques de France avait déjà affirmé : « Nul ne peut déclarer droit humain ce qui implique un déni d’humanité. Les dispositions législatives [...] qui dépénalisent dans certaines conditions l’avortement provoqué, ne sauraient être interprétées comme exprimant ou créant un droit ». En rigueur de terme, contrairement à ce qui se dit dans le langage courant, il n’y a pas de « droit à l’avortement ». Par contre, il y a un droit des femmes en détresse à être soutenues et aidées pour échapper aux contraintes qui peuvent les conduire à ne voir d’autre issue à leur situation que l’avortement. 

L’avortement est toujours un drame pour la femme concernée, pour l’être humain détruit, pour la société. Il faut donc travailler en amont pour mettre en œuvre les moyens nécessaires à la vie et à la santé, pouvoir travailler, disposer d’un toit, fonder une famille dans un climat de respect des personnes, de paix et de sécurité. Les femmes qui envisagent l’avortement doivent pouvoir compter sur un réseau de soutiens affectifs et effectifs grâce à des personnes qualifiées : réfléchir sur la vie, sur leur vie et s’entraider. L’Eglise, pour sa part, y travaille régulièrement. 

S’il y a malheureusement avortement, l’acte sera toujours grave. Mais la responsabilité sera graduée selon les personnes et ce qu’elles ont vécu. Il faut toujours distinguer l’acte et la personne. La femme qui connaît le drame de l’avortement doit toujours être accueillie et ne pas être jugée. Il s’agit de l’aider, toujours dans un réseau de relations, à surmonter la situation en assumant les conséquences de son geste souvent à l’origine d’un traumatisme. Hélas, dans la plupart des cas, c’est la solitude. 

En définitive, quelle idée nous faisons-nous de la sexualité humaine ? Quel sens à la sexualité ? Dans une société hyper érotisée, où l’on confond liberté et licence, où certains revendiquent le « droit » à la perversité, où des adolescents réalisent leur propre film porno sur téléphone portable, faire l’apologie du « droit à l’avortement » c’est faire sauter encore un peu plus les repères dont toute société a besoin si elle ne veut pas se détruire. Une personnalité comme le Dalaï-Lama affirme d’une manière forte : « l’avortement est un meurtre »

A La Réunion, selon les critères de l’INSEE, le nombre d’IVG a tendance à diminuer depuis dix ans avec un maximum atteint de 4827 IVG en 1994. En 2004, il y a eu 4264 IVG pour 14545 naissances et en 2005, 4518 IVG pour 14610 naissances. Mais une étude de la DRASS souligne que « la part des IVG de mineures dans le nombre total d’IVG a presque doublé, de 6,2% en 1996 à 11,3% en 2004 ». C’est alarmant quant aux conséquences ! N’oublions pas que l’IVG est un avortement. Avec des approches différentes, n’y aurait-il pas moyen de rechercher et de promouvoir un langage dynamisant sur la vie, le couple, la famille, la société… pour donner à nos jeunes envie de vivre avec une parentalité responsable ? Il nous faut tous travailler à faire reculer le fléau de l’avortement par l’éducation et la responsabilité et faire reculer les détresses qui empêchent de faire réussir la vie dans l’intégralité de l’amour humain. Avec beaucoup d’amour et de miséricorde. 

Le 22 janvier 2008 

Monseigneur Gilbert AUBRY  

bonne nuit

5 février, 2008

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. gladiolus_flanaganii

Gladiolus flanaganii

http://www.ubcbotanicalgarden.org/potd/2005/10/

« Je te le dis, lève-toi »

5 février, 2008

du site:

http://levangileauquotidien.org/

Saint Jérôme (347-420), prêtre, traducteur de la Bible, docteur de l’Église
Commentaire sur l’évangile de Marc, 2 ; PLS 2, 125s (trad. DDB 1986, p. 55)

« Je te le dis, lève-toi »

« Il ne laissa personne l’accompagner, si ce n’est Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques ». On pourrait se demander pourquoi Jésus emmène toujours ces disciples-là et pourquoi il laisse les autres. Ainsi, lorsqu’il a été transfiguré sur la montagne, ces trois-là l’accompagnaient déjà… Sont choisis Pierre, sur qui l’Église a été bâtie, ainsi que Jacques, le premier apôtre qui ait reçu la palme du martyre, et Jean, le premier à prôner la virginité…

« Et il pénètre là où était l’enfant, et tenant l’enfant par la main, il lui dit : Talitha koum. Et aussitôt, la fillette se tint debout, et elle marchait. » Souhaitons que Jésus nous touche nous aussi, et aussitôt nous marcherons. Que nous soyons paralytiques ou que nous commettions de mauvaises actions, nous ne pouvons pas marcher ; nous sommes peut-être couchés sur le lit de nos péchés comme sur notre lit véritable. Dès que Jésus nous aura touchés, nous serons aussitôt guéris. La belle-mère de Pierre souffrait de fortes fièvres ; Jésus lui a pris la main, elle s’est relevée et aussitôt elle les servait (Mc 1,31)… « Et il leur dit de lui donner à manger. » De grâce, Seigneur, touche-nous la main, à nous qui sommes couchés, relève-nous du lit de nos péchés, fais-nous marcher. Lorsque nous aurons marché, ordonne qu’on nous donne à manger. Gisants, nous ne pouvons pas marcher, et si nous ne sommes pas debout, nous ne pouvons pas recevoir le corps du Christ, à qui appartient la gloire, avec le Père et le Saint Esprit, pour les siècles des siècles.

Saint Nom de Marie

4 février, 2008

Saint Nom de Marie  dans Pape Benoit

http://santiebeati.it/immagini/?mode=album&album=69950&dispsize=Original

Mgr Jean-Marie Lustiger – Le choix de Dieu

4 février, 2008

du site: 

http://www.spiritualite2000.com/page.php?idpage=1663 

Mgr Jean-Marie Lustiger – Le choix de Dieu 

Entretiens avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton 

Un homme se souvient. Un croyant témoigne. L’archevêque de Paris, nommé à cette fonction par Jean-Paul II, a accepté de répondre sans faux-fuyants à ces deux interlocuteurs sans complaisance. Et voici que surgissent trois histoires entremêlées. Celle de Jean-Marie Aron Lustiger, fils d’immigrés juifs polonais, jeté dans la France de l’avant-guerre et de l’occupation. Celle d’un Eglise qui, deux mille ans après sa naissance, affronte les idéologies, les ruptures, les dérives, le défi des Lumières et les désillusions du progrès. Celle enfin de la Parole de Jésus-Christ, prodigieuse promesse d’un salut pour les vivants et pour les morts, confrontée aux athéismes modernes.

 La conversion

 J.-M. L. – Je ne suis vraiment pas certain de la chronologie. 

J’ai demandé à un témoin très proche de corroborer mes souvenirs. Il m’a répondu qu’il était aujourd’hui trop âgé et que sa mémoire le trahissait. Je n’ai pas non plus gardé de traces matérielles de c.e qui s’est passé. Je voudrais pouvoir vérifier ce qui n’est qu’impressions fugaces ou incertitudes, souvenirs et oublis de ce que j’ai pu faire ou penser à tel moment. Ce qui m’échappe, c’est l’enchaînement des événements mais j’ai gardé le souvenir précis et assuré des expériences intérieures. 

Les faits d’abord: mes parents nous ont repris pour nous ramener à Paris au moment de la « drôle de guerre ». La menace paraissait moindre, avant que ne se produise l’exode de l’été. Ce retour à Paris a été de brève durée. Je me suis retrouvé avec mon meilleur ami en troisième, au lycée Montaigne. Notre séparation avait provoqué un échange de correspondance passionnant, des lettres que j’ai gardées pendant longtemps. Ce retour était-il dû au fait que j’avais déjà déclaré à mes parents mon intention de devenir chrétien? Je n’en suis plus certain. Mon père et ma mère étaient présents quand je leur ai dit mon désir d’être baptisé. Or, au moment de l’exode, mon père était absent puisqu’il était pris dans la débâcle. A quel moment de cette année 40 ai-je dit à mes parents mon intention de demander le baptême et mon désir qu’ils m’y autorisent? Je ne sais plus. 

J’ai cependant un repère chronologique précis du moment où j’ai désiré le baptême. Cela s’est passé dans la cathédrale d’Orléans, au cours de la semaine sainte, juste avant Pâques 40. La débâcle est venue en juin, donc le retour à Paris a dû avoir lieu entre avril et juin. 

J .- L. M. – Comment cela s’est-il passé? 

J .-M. L. – J’ai partagé l’existence quotidienne de chrétiens convaincus. Ils savaient parfaitement que nous étions juifs et ont manifesté à mon égard une discrétion exemplaire. 

J.-L. M. – Quand vous dites« discrétion exemplaire », cela veut dire absence de prosélytisme? 

J.-M. L. – Aucun, absolument aucun. J’ai découvert de nouveau, de l’intérieur, l’univers chrétien, non plus allemand mais français, à la fois la culture, la pensée, la vie, la conduite. En même temps, il y avait un brutal changement, assez étrange pour moi : j’étais un petit Parisien qui n’avait jamais connu la campagne, hormis les mois d’été. Et Orléans était un jardin. Un jardin, et aussi l’image d’une France provinciale. Comme j’étais curieux et observateur, j’ai posé toutes sortes de questions au gré de la découverte de lieux extraordinaires: Germigny-des-Prés, une église carolingienne; Cléry, une église gothique avec le tombeau de Louis XI; les bords de Loire; les monuments et les églises d’Orléans. Bref, tout cela faisait partie du paysage. Et en même temps, un certain contenu du christianisme me devenait accessible de l’intérieur par les moyens de la culture et de la vie. 

Ce n’est pas le plus important ni ce qui fut décisif; mais je cherche à expliquer où sont les sas. Les camarades du lycée ont été un autre sas, bien que le problème de la religion ne fût jamais abordé entre nous. 

D. W. – Les autres élèves savaient-ils que vous étiez juzf, à Orléans? 

J.-M. L. – Bien sûr. Je m’appelais Aron. 

J.-L. M. – Y avait-il d’autres juifs au lycée d’Orléans? 

J .-M. L. – Oh certainement, mais je n’en ai pas de souvenirs. 

Dans ma classe, j’étais le seul. 

J.-L. M. – Votre mère venait régulièrement vous voir? 

J .-M. L. – Oui, toutes les semaines. Les contacts avec mes camarades du lycée ont donc fourni un autre terrain d’échange avec le christianisme. Mais il me semble que la familiarité avec des jeunes chrétiens de mon âge a été postérieure à mon baptême. Toujours est-il que je me souviens très bien avoir demandé à la personne chez qui nous logions de me donner un Nouveau Testament. J’ai commencé par l’évangile selon saint Matthieu qui est en tête. Je lisais Pascal pendant cette même période. Je le lisais assidûment. J’ai commencé à recopier l’évangile de saint Matthieu à la main. J’ai souligné certains passages qui me frappaient. J’avais en ma possession une petite édition de la Bible de Crampon, en fascicules séparés contenant chacun un évangile. Je ne suis pas allé jusqu’au bout, j’ai copié seulement quelques chapitres. Cela devait se passer vers Noël. C’était l’hiver, je m’en souviens. 

Et puis j’ai posé des questions sur le christianisme à qui me tombait sous la main, certainement à la personne chez qui nous logions et à d’autres personnes aussi. 

D. W. – Votre sœur était avec vous? 

J.-M. L. – Oui. Elle était élève dans une école libre. 

J .- L. M. – Et vous parliez de cela avec votre sœur? 

J.-M. L. – Je ne le pense pas. Et puis, quelques mois après, je suis entré un jour dans la cathédrale, qui était sur le chemin quotidien du lycée. Au centre d’une place, alors non bâtie, venteuse, un énorme édifice, à la beauté austère et dépouillée, toujours en réparation. Je suis entré un jour que je sais aujourd’hui être le jeudi saint. Je rne suis arrêté au transept sud, où brillait un foisonnement ordonné de fleurs et de lumières. Je suis resté un grand moment, saisi. Je ne savais pas pourquoi j’étais là, ni pourquoi les choses se passaient ainsi en moi. J’ignorais la signification de ce que je voyais. Je ne savais pas quelle fête on célébrait, ni ce que les gens faisaient là en silence. Je suis rentré dans ma chambre. Je n’ai rien dit à personne. 

Le lendemain je suis retourné à la cathédrale. Je voulais revoir ce lieu. L’église était ~ vide. Spirituellement vide aussi. J’ai subi l’épreuve de ce vide : je ne savais pas que c’était le vendredi saint – je ne fais que vous décrire la matérialité des choses, et à ce moment-là j’ai pensé : je veux être baptisé. Du coup, je me suis adressé à la personne chez qui je logeais. C’était le plus simple. Je savais qu’elle était catholique, qu’elle allait à la messe: je la voyais, je savais qui elle était. 

Elle m’a dit: « Il faut demander à vos parents. » Elle m’a adressé à l’évêque d’Orléans, Mgr Courcoux. C’était un oratorien très cultivé; il m’a instruit dans le christianisme, me donnant des leçons particulières. Dès le début de nos rencontres, il m’a invité à demander la permission de mes parents. La chronologie m’échappe, mais je me souviens très bien du jour où j’ai averti mes parents – une scène extrêmement douloureuse, parfaitement insupportable. Ils ont fini par accepter. Mais cela, c’est une autre histoire. 

D. W. – Ils ont refusé tous les deux? 

J.-M. L. – Bien sûr. Mon père devait être là en permission. Je leur ai expliqué que ma démarche ne me faisait pas abandonner la condition juive, mais bien au contraire la trouver, recevoir pour elle une plénitude de sens. Je n’avais pas du tout le sentiment de trahir, ni de me camoufler, ni d’abandonner quoi que ce soit, mais au contraire de trouver la portée, la signification de ce que j’avais reçu dès ma naissance. Cela leur paraissait complètement incompréhensible, dément et insupportable, la pire des choses, le pire des malheurs qui pouvaient leur arriver. Et j’avais une conscience très aiguë que je leur causais une douleur, tout à fait intolérable. J’en étais déchiré et ne l’ai fait vraiment que par nécessité intérieure. Une autre solution aurait consisté à tout enfouir en moi-même, à ne rien dire et à attendre. Mais cette solution-là, je n’ai pas voulu l’envisager. 

Mgr Courcoux était un homme très respectueux d’autrui. Je ne sais pas s’il se rendait compte de ce que cela représentait pour mes parents; je ne sais pas, aujourd’hui, quelle était sa connaissance des juifs de notre genre. Il était très cultivé et intelligent. Les juifs qu’il connaissait étaient les juifs libéraux de l’intelligentsia française dont Bergson était un représentant … Finalement, mes parents ont accepté. Pour ma sœur et pour moi. 

J.-L. M – Parce que votre sœur voulait se convertir aussi? 

J.-M. L. – Elle m’a suivi. Mais elle m’a suivi par conviction. Pourtant nous n’en avons jamais parlé. 

J.-L. M. – Vous avez tous les deux suivi la même évolution à Orléans, pendant cette période? 

J .-M. L. – En tout cas, la même instruction. Celle que donnait l’évêque. J’ai jeté les fascicules – je le regrette – des cours d’instruction religieuse qu’il avait fait imprimer pour un collège. Comme il était oratorien, je ne sais s’il avait donné des cours à Juilly ou à Saint-Martin de Pontoise, avant d’être curé à Saint-Eustache à Paris. Quoi qu’il en soit, ses cours étaient d’un niveau remarquable. Dès cette époque, j’ai été initié à l’étude des origines chrétiennes, à la connaissance des textes les plus anciens, avec une grande rigueur historique; bref, j’ai reçu une initiation chrétienne d’une qualité intellectuelle et spirituelle rarement proposée à un adolescent. Elle confirmait l’intuition très vive que j’avais de la continuité du christianisme et du judaïsme. Mgr Courcoux m’a parlé de bien des sujets; entre beaucoup d’autres, il me nommait le Père Teilhard de Chardin, abordait aussi les relations entre la science et la foi. C’est vous dire que je n’étais pas mal traité. 

D. W. – Vous aviez de la chance. 

J .-M .. L.- Je ne me souviens d’avoir rencontré alors en ce domaine que des gens qui m’ont inspiré le respect. 

D.W. ,-, Pourquoi vous a-t-il paru évident d’aller du judaïsme au christianisme plutôt que de vous tourner vers la religion juive? J .-M. L. – Mais le christianisme est un fruit du judaïsme! Pour être plus c1air, j’ai cru au Christ, Messie d’Israël. Quelque chose s’est cristallisé que je portais en moi depuis des années sans que j’en aie parlé à personne. Je savais que le judaïsme portait en lui l’espérance du Messie. Au scandale de la souffrance répondait l’espérance de la rédemption des hommes et de l’accomplissement des promesses que Dieu a faites à son peuple. Et j’ai su que Jésus est le Messie, le Christ de Dieu.

D. W. -,’. A ce moment-là, n’y a-t-il pas eu en vous un sentiment de révolte?
J … M. L.’- C’était la découverte du Messie d’Israël et du Fils de Dieu, et donc celle de Dieu aussi, confirmée. C’était encore pour moi l’âge métaphysique et déjà l’âge du doute. « Est-ce que Dieu existe? » Question de la rationalité critique, question lancinante ou subliminaire de la pensée; il m’a fallu quinze ans, vingt ans pour en sorti, compte tenu de la culture à laquelle j’avais part et de mon évolution personnelle. 

J.-L. M. – Mais au moment même de la conversion, ou de cette prise de conscience, y avait-il ce doute ? 

J .-M. L. – La certitude absolue que Dieu existe et sa négation radicale qui fait dire: Dieu n’existe pas; les deux pensées m’habitaient successivement et parfois simultanément. Mais je savais au fond, même lorsque je n’étais plus certain de croire, que Dieu existait, puisque j’étais juif. 

D. W. – Pourquoi cela? 

J.-M. L. – Mais parce que je savais bien que Dieu nous avait choisis pour montrer qu’il existe! 

J.-L. M. – Vous insistez beaucoup, et je le comprends, sur le fait qu’il n’y avait pas de prosélytisme dans le milieu qui vous a accueilli. 

J .-M. L. – J’insiste là-dessus parce que le prosélytisme est la première idée qui vient à l’esprit dans une situation pareille. Gest aussi ce que mes parents ont tout de suite incriminé. 

J.-L. M. -Je vais dire la même chose: est-ce que le prosélytisme réussi n’est pas celui qui se fait oublier? 

J.-M. L. – Je n’en sais rien. Tout ce que je peux vous dire, c’est que j’étais un gamin insupportable, très orgueilleux et d’une personnalité accusée. Il ne fallait pas me marcher sur les pieds. J’imagine qu’on peut me manipuler – tout le monde est manipulable – mais les interlocuteurs que j’avais là étaient des hommes et des femmes d’une évidente honnêteté. Ils m’ont, de plus, rendu le service d’être critiques à mon égard, de me remettre à ma place. 

D. W. – Vos parents ne vous ont-ils pas proposé une solution alternative: approfondir la foi Juive ? 

J.-M. L. – Oui, bien sûr. Nous avons eu une entrevue avec un personnage célèbre du judaïsme, une discussion qui a duré deux heures, chez lui. Je lui ai « démontré» que Jésus est le Messie. Au moment où nous sortions il a dit à mes parents: «Vous ne pouvez rien; laissez-le faire. » 

D. W. -Le conflit familial a dû être très violent. Vous avez trouvé du réconfort auprès de votre mère ou auprès de votre Père? 

J.-M. L. – C’est très compliqué. Ma mère est morte trop tôt. 

Ma mère a été déportée et est morte à Auschwitz. Avec mon père il y a une évolution qui n’a pas pu se produire avec ma mère : la réponse n’est donc pas possible. Mon père était plutôt avare de paroles. Quand il parlait, la force était énorme, mais contenue. Ma mère, au contraire, était expansive, plus nerveuse, plus expressive. 

J.-L. M. – Vos parents auraient pu aussi considérer que cette conversion n’était peut-être pas une mauvaise chose, dans le contexte historique? 

J .-M. L. – Ils ont fait ce calcul. Ils y ont vu une protection, face à la présence des Allemands. Je crois que c’est pour cela qu’ils l’ont acceptée. Je leur ai dit : « Ça ne servira à rien. » 

J.- L. M. – Et vous-même, ces circonstances historiques ne vous gênaient-elles pas ? Je veux dire : n’est-il pas difficile de quitter le judaïsme au moment où les juifs sont persécutés. 

J .-M. L. – Je n’ai pas fait de raisonnement politique. Pour moi, il n’était pas un instant question de renier mon identité juive. Bien au contraire. Je percevais le Christ, Messie d’Israël, et je voyais des chrétiens qui avaient de l’estime pour le judaïsme. 

J.-L. M. – N’avez-vous jamais rencontré de chrétiens dépourvus d’estime à l’égard du judaïsme? 

J .-M. L. – A mes yeux, les antisémites n’étaient pas fidèles au christianisme. 

J.-L. M. – Cela ne fait pas beaucoup de chrétiens en France! 

J .-M. L. – Cétaient des goyim, des païens; ils n’étaient pas chrétiens. 

J.-L. M. – Les choses pour vous se passaient sur un plan spirituel, mais la réalité historique était-elle présente? 

J .-M. L. – La réalité historique était au contraire extrêmement forte, mais elle n’intervenait pas sous forme d’opportunité politique dans mon chemin. Peu d’années après, j’ai lu les cahiers clandestins de Témoignage chrétien où je retrouvais clairement mes convictions. De Lubac, Fessard et Journet, qui écrivaient dans la clandestinité sur la résistance au paganisme nazi et sur le judaïsme, ont dit ce qu’il fallait dire. 

D. W. – Vous souvenez-vous de la date de votre communion? 

J.-M. L. -. Baptême et communion, le 25 août 1940; et la confirmation, le 15 septembre 1940, par l’évêque d’Orléans, dans la chapelle de l’évêché d’Orléans où j’ai célébré la messe comme évêque près de quarante ans plus tard. 

J . – L. M. – Vous avez changé de prénom· à cette occasion?  J.-M. L. – Non. J’ai gardé mon prénom d’état civil, Aron, qui est le prénom de mon grand-père paternel. La tradition voulait que, quand le grand-père mourait, l’un des petits-fils prenne son nom, et je l’ai gardé comme nom de baptême parce que c’était mon nom et qu’Aron, le Grand Prêtre, figure avec Moïse au calendrier chrétien. Et j’ai ajouté Jean et Marie. Jean était le prénom de mon parrain.
 

Portrait de Jean XXIII par le cardinal Poupard

4 février, 2008

du site:

 

 

http://www.cardinalrating.com/cardinal_80__article_325.htm

 

Portrait de Jean XXIII par le cardinal Poupard
Oct 07, 2004


Le texte suivant est composé d’extraits de conférences de Carême données à Notre-Dame de Paris par le cardinal Poupard. Ils illustrent la compréhension qu’ont les hommes d’Eglise actuels du rôle joué par le pape Jean XXIII.

(DICI, 3/5/2003) « Tout au long de cette montée vers Pâques, nous avons écouté le Christ nous parler par ses disciples (…). Ce soir, au terme de ce parcours où tant d’autres témoignages auraient pu être évoqués, c’est le bienheureux pape Jean XXIII, homme d’unité et de paix, qui nous réjouira par les confidences de son Journal, commencé à l’âge de 14 ans et régulièrement tenu jusqu’en 1962, à quelques mois de sa mort survenue à l’âge de 81 ans.
En remettant ces vieux cahiers fripés et ces fascicules délabrés à son fidèle secrétaire, Mgr Loris Capovilla, le bon pape Jean lui confiait : « Mon âme est dans ces pages. J’étais un bon garçon innocent, un peu timide. Je voulais aimer Dieu à tout prix et je ne pensais à rien d’autre qu’à me faire prêtre au service des âmes simples qui réclament des soins patients et diligents »

Homme d’unité, il le sera en ouvrant le concile œcuménique et en y invitant nos frères séparés : les chrétiens anglicans, protestants et orthodoxes. Homme d’unité, il le fut en recevant des hommes de toute obédience. L’une de ses rencontres parmi les plus émouvantes fut sans conteste celle où il accueillit un groupe d’israélites en leur disant, bras grands ouverts : « Je suis Joseph, votre frère » (il s’appelait Joseph – Giuseppe – Roncalli, ndlr).

Parole biblique, aux résonances profondes. C’était au soir de son élection. La foule bigarrée, il m’en souvient, applaudissait à tout rompre lorsque s’ouvrit la loggia qui domine la place Saint-Pierre, pour la première bénédiction traditionnelle urbi et orbi, c’est à dire à la ville et au monde.

Le nouveau pape, qu’on avait, tant bien que mal, revêtu de la plus large des trois soutanes blanches préparées par des personnes qui n’avaient pas prévu l’élection du cardinal Roncalli, venait de dire avec un humour plein de gravité : «Me voici ficelé, prêt à être livré !» Plus tard, il raconta comment il avait vécu la scène : «Figurez-vous que sur la place Saint-Pierre, quand je dus donner ma bénédiction urbi et orbi, les projecteurs de la télévision et du cinéma étaient si puissants que je ne parvins pas à distinguer la foule immense qui, paraît-il, s’étendait jusqu’au Tibre ! Je bénis l’univers, mais en quittant le balcon de Saint-Pierre, je songeais à tous les projecteurs qui, désormais, à chaque minute, seraient braqués sur moi. Et je me suis dit : « Si tu ne restes pas à l’école du Maître doux et humble, tu ne verras plus rien de la réalité du monde, tu seras aveugle ».

« Les premiers jours de ce service pontifical, je ne me rendais pas compte de tout ce que veut dire être évêque de Rome et par là même pasteur de l’Église universelle. Puis, une semaine après l’autre, la pleine lumière s’est faite. Et je me suis senti comme dans ma maison, comme si je n’avais rien fait d’autre durant toute ma vie » (1963).
A Mgr Martin, quelques jours avant sa mort, il confie : « Tous les jours sont bons pour vivre et tous aussi sont bons pour mourir. Pour moi, les valises sont prêtes, mais je suis prêt aussi à continuer à travailler ».

Tel était l’homme que beaucoup de Parisiens avaient superficiellement jugé comme un homme bien en chair, au geste rond, et à l’esprit facile : bref, un heureux tempérament, un prélat optimiste et souriant, voire un diplomate aux gros sabots, le paysan du Danube de la diplomatie pontificale !

De cette Église, Jean XXIII a été le pasteur, le bon pasteur, comme il l’a déclaré au lendemain de son élection. Très vite, les Romains d’abord, puis tous les chrétiens, et enfin le monde entier, l’ont reconnu comme tel. Alors que ses prédécesseurs demeuraient à l’intérieur du Vatican, il s’est mis à sortir très souvent, suscitant toujours beaucoup de sympathie sur son passage.
Les Romains disaient familièrement de lui dans un jeu de mots intraduisible : «Giovanni fuori le mura» (Jean hors les murs) ; et les Américains, en pensant au whisky, l’appelaient «Johnny Walker» (le marcheur). Pour tous, il demeure « le bon pape Jean », qui ne passe pas son temps à pleurer sur le malheur des temps, mais s’adresse au cœur des hommes pour les appeler à travailler et à le changer.

Jean XXIII a réuni le concile Vatican II.

Un triple esprit l’anime : le renouveau de l’Église, l’union des chrétiens, l’ouverture au monde. A ces intentions, il a offert sa vie et sa longue agonie, suivie par tous, petits et grands, l’oreille collée au transistor. « Je souffre avec douleur, mais avec amour », disait-il en ouvrant les bras. Et quand on l’interrogeait au moment de l’ouverture du Concile, il répondait : « Ma part à moi, ce sera la souffrance. »
Ce fut la souffrance, la prière et une action quotidienne très efficiente, sans coups d’éclats spectaculaires, mais par touches successives, quasi inaperçues au début. Il m’en souvient, quand je suis arrivé au Vatican, au début du pontificat de Jean XXIII, pour remplacer Mgr Veuillot, le futur archevêque de Paris : c’était une nouvelle image du pape qui se dessinait peu à peu.
Pas un diplomate ni un politique, mais un homme de cœur et un homme de Dieu qui, très vite, acquiert une confiance et une affection populaire extraordinaires. Pourquoi ? Parce qu’à travers un contact humain, d’homme à homme, jaillissait une flamme d’amour telle que chacun se sentait compris et aimé dans la meilleure part de lui-même.
Aussi sa mort a-t-elle été ressentie par tous, chrétiens et incroyants, comme un deuil personnel : la mort d’un père. A Moscou, le patriarche Alexis invitait les orthodoxes à la prière. A Paris, le rabbin de la synagogue séfarade introduisait une invocation à cette intention dans l’office du sabbat, cependant qu’à Rome, de leur prison de Regina Cœli, les détenus câblaient au Pape : « Avec un immense amour, nous sommes près de vous ».

Lorsqu’il reçut, le 7 mars 1963, Adjoubei et sa femme, la fille de Khrouchtchev, alors maître de l’Union soviétique, cette initiative fut très critiquée. Il s’en est expliqué lui-même au cardinal Marty, le 9 mai 1963, à midi : « Voyez-vous, me dit-il, je sais que plusieurs ont été surpris de cette visite ; certains même furent peinés.
Pourquoi ? Je dois recevoir tous ceux qui frappent à ma porte. Je les ai vus… et nous avons parlé des enfants ; il faut toujours s’entretenir des enfants… Je voyais que Mme Adjoubei pleurait. Je lui ai donné un chapelet, suggérant qu’elle ne devait pas en connaître l’utilité et qu’elle n’était pas tenue à le dire, bien sûr ! Mais qu’en le regardant, elle se rappellerait simplement qu’autrefois vivait une maman qui était parfaite. »
Un homme frappe à sa porte ? Comment la laisser fermée ? Il faut ouvrir, quitte à s’exposer. Qu’a donc fait d’autre le Christ ? « Attention, ces gens-là sont à gauche», lui a-t-on reproché. « Eh bien, que voulez vous que j’y fasse ? Ce n’est pas ma faute à moi, il faut bien que je les prenne là où ils sont et que j’essaie de leur parler ! »

Cette intuition libératrice, il y a quarante ans exactement, et nous en célébrons ici l’anniversaire, permit, lors de la crise de Cuba, de faire le lien entre Khrouchtchev et Kennedy ; de montrer par les faits que, si les systèmes idéologiques sont par nature intolérants, les hommes ne s’y aliènent jamais entièrement et gardent toujours inentamée cette meilleure part d’eux-mêmes qui leur permet de s’entendre pour éviter le pire.
Il ne s’agissait pas pour Jean XXIII de mettre l’Église au goût du jour, mais de redonner au monde le goût de l’Évangile. Les Romains disaient de lui qu’il était furbo, ce qui ne veut pas dire fourbe, mais subtil, d’une habileté nuancée de malice gentille, et c’était dans leur bouche un grand compliment.
Il faut avoir vu aux jours des Rameaux, en 1963, quelques semaines avant sa mort, Jean XXIII se frayer péniblement un chemin à travers la foule de la grande banlieue ouvrière, vers la paroisse Saint-Tarcisius, près de la voie Appienne, et les palmes jetées sur son chemin, pour comprendre le cri de l’Évangile : « Je veux voir Jésus ».

Sa décision la plus inattendue, convoquer le Concile, apparut très vite comme une nécessité évidente, alors que lui même ne savait pas très bien comment cela allait se passer. « En fait de concile, disait-il en souriant, nous sommes tous novices. Le Saint-Esprit sera là lorsque les évêques seront tous réunis. On verra bien. »
Le Concile était d’abord pour lui une rencontre avec Dieu dans la prière, avec Marie, comme les apôtres au Cénacle, la veille de la Pentecôte. Rencontre avec l’Esprit-Saint, le Concile était aussi une rencontre des évêques entre eux et de tous les évêques avec l’évêque de Rome, bien plus aussi, une rencontre avec les frères séparés invités comme observateurs, et ils vinrent de partout, même de Moscou ; rencontre enfin avec le monde entier par ces projecteurs de la presse, de la radio et de la télévision, braqués de tous les coins du monde sur la basilique Saint-Pierre.
Pour Jean XXIII, le Concile devait être aussi une contribution à la paix entre les hommes et entre les peuples, entre les religions et les classes sociales, entre les cultures et les systèmes de pensée.

(…)

Il accueillit ainsi les protestants et les orthodoxes au concile : « Veuillez lire dans mon cœur ; vous y trouverez peut-être bien davantage que dans mes paroles… J’ai eu de nombreuses rencontres avec des chrétiens, appartenant aux diverses dénominations… Nous n’avons pas parlementé, mais parlé ; nous n’avons pas discuté, mais nous nous sommes aimés ».

(…)

Tel était Jean XXIII, homme d’unité et de paix, un prêtre de Jésus-Christ, fortement et solidement enraciné dans la tradition, vivant joyeusement chaque jour comme un don de Dieu, et ouvert par l’espérance vers un monde plus fraternel et une Église plus proche des hommes parce que plus transparente à Dieu.
Jean XXIII était tout le contraire d’un homme de système, fût-ce à droite ou à gauche, et personne n’a pu se l’annexer, tant il a été, au grand sens du terme, catholique. Écoutons-le parler pour la fête de Noël, dans la basilique Saint-Pierre : « Notre cœur se gonfle de tendresse pour vous adresser nos vœux paternels. Nous voudrions pouvoir nous attarder à la table des pauvres, dans les ateliers, dans les lieux d’études et de science, auprès du lit des malades et des vieillards, partout où des hommes prient et souffrent, travaillent pour eux et pour les autres…
Oui, nous désirerions poser notre main sur la tête des petits, regarder les jeunes dans les yeux, encourager les papas et les mamans à accomplir leur devoir quotidien. A tous, nous voudrions répéter les paroles de l’ange : « Je vous annonce une grande joie : il vous est né un sauveur » ! » Avec ces mots tout simples, Jean, successeur de Pierre, redisait au monde la grande, la joyeuse nouvelle toujours jeune : le Seigneur nous aime et nous sommes appelés à l’aimer, à nous aimer. Et cette voix de l’Église souvent étouffée par les bruits du monde a retenti à nos oreilles.
Jean a percé le mur du son. Sa parole a éveillé un écho et les hommes ont reconnu sa voix, comme un appel adressé au meilleur d’eux-mêmes par quelqu’un qui les aimait comme un frère. Et c’est pourquoi tous l’ont pleuré, comme des fils leur propre mère. 

Le paradoxe des Béatitudes: Un bonheur paradoxal

4 février, 2008

du site: 

http://www.bible-service.net/site/523.html

 

Le paradoxe des Béatitudes

Un bonheur paradoxal

St Matthieu : Mt 4,23 – 5,12

Selon Matthieu, c’est le début du premier discours de Jésus. La série des Béatitudes est donc un commencement. Un commencement au même titre que d’autres commencements dans la Bible ?

La parole de Dieu est au commencement de toute la création (Gn 1). Elle dit et fait ce qu’elle dit, mais ce n’est pas une béatitude. Et cependant, à la fin de chaque étape de la création, Dieu voit que tout cela est bon…

 D’une montagne à l’autre


 

Autre commencement majeur : le don de la Loi, l’alliance du Sinaï (Ex 19-24). Cela se passe sur la montagne et, pour la conclusion de l’alliance, Moïse est assis pour un repas avec 70 des anciens d’Israël : cela ressemble un peu à Jésus assis sur la montagne avec ses 12 disciples. Les premières phrases de l’alliance du Sinaï, ce sont les Dix Paroles (le Décalogue, Ex 20). Elles commencent par un tout petit récit :  »…je t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude » qui rappelle à tout Israël les merveilles de l’Exode. Mais il s’agit d’autre chose sur la montagne avec Jésus : non le récit des merveilles du passé, mais la déclaration des béatitudes. C’est une autre manière de faire naître un peuple, une manière qui s’adresse à tous, pas seulement à Israël libéré par YHWH (Le Seigneur).

 



Une joie inouïe 

 


 

Suivons le fil du texte de Mathieu. Le mot  »heureux » revient neuf fois. Une liste à neuf termes, cela paraît une liste incomplète (rappelons-nous les Dix Paroles !). Mais la liste des béatitudes s’achève par l’injonction du v. 12 :  »Soyez dans la joie et l’allégresse… » Ainsi est explicité le mot  »heureux » : ceux et celles que Jésus déclare heureux, répondront à cette déclaration en se tenant dans la joie et l’allégresse. Paradoxe des béatitudes : ceux et celles que Jésus déclare heureux ne se croyaient sans doute pas tels ! Mais que Jésus le leur déclare et cela engendre en eux une joie inouïe.

Notons que les deux dernières déclarations de Jésus (v. 11-12) diffèrent des précédentes. Elles s’adressent à un  »vous » :  »Heureux êtes-vous lorsque… » Alors qu’il paraissait s’adresser à la foule, Jésus se tourne-t-il maintenant vers quelques-uns en particulier ? Difficile à savoir. L’important, c’est qu’en s’adressant à quelques-uns ( »vous »), Jésus parle aussi de lui :  »…à cause de moi ». Le secret des déclarations de Jésus tient dans la relation entre lui et ceux à qui il parle. Si les béatitudes parlent à tout homme et lui disent qu’il a vocation – paradoxale – à être heureux, la joie et l’allégresse qui couronnent ce paradoxe sont le fruit de la relation à Jésus :  »…à cause de moi ». 

 


 


Un avenir ouvert 

 


 

L’ensemble des huit premières béatitudes (v. 3-10) est délimité par la mention du Royaume des cieux (v 3.10), introduit par un verbe au présent :  »…à eux est le Royaume des cieux » alors que toutes les autres (v. 4-9) emploient un verbe au futur :  »ils hériteront… seront consolés… etc. » Les béatitudes sont des déclarations qui valent pour le présent :  »Le Royaume des cieux (ou de Dieu) est parmi vous » ne cessera de proclamer Jésus sur les routes de Galilée. Et cette présence du Royaume dans notre présent nous ouvre un avenir : hériter, être consolé, être rassasié…

Les béatitudes sont formulées de manière constante :  »Heureux ceux qui… ». Ceux qui sont déclarés heureux sont caractérisés par un adjectif (par un état) : pauvre en esprit, doux, affligé, pur de cœur, ou bien par un verbe (par une action) : avoir faim et soif, faire miséricorde, faire la paix, être persécuté. Cette manière de formuler les choses rappelle, par contraste, les malédictions proclamées autrefois par les prophètes :  »Malheur à ceux qui… » (cf. par ex. Am 5,18 et 6,1 ou la liste de sept malédictions en Is 5,8-25 et 10,1-4). À leurs contemporains stigmatisés ainsi pour leurs injustices, les prophètes annoncent pour conséquence un grand malheur. Au fond, les béatitudes ont quelque chose de prophétique. A ceci près que le prophète Jésus n’annonce pas un malheur mais plutôt une manière paradoxale de vivre ce qui nous apparaît comme malheur, à savoir être persécuté à cause de lui ! Il est possible de vivre toute notre vie avec l’allégresse au cœur à cause de lui et avec lui, si nous nous attachons à lui pour apprendre de lui comment vivre ce paradoxe. 

 


 


La justice du Royaume 

 


 

De qui parle Jésus ? Les quatre premières béatitudes s’adressent à des personnes qui vivent manifestement un manque : être pauvre (ou humble, voire humilié), être doux (sans violence ?), être affligé, avoir faim et soif… de justice ! Le manque fondamental, en fait, est celui de la justice et il donne sens à tous les autres.

Les quatre béatitudes suivantes restent dans la thématique de la justice, mais cette fois au niveau d’un  »engagement » : faire miséricorde, être pur de cœur, faire la paix, être persécuté à cause du combat pour la justice. Sous différentes facettes, on peut dire que les béatitudes déclarent heureux ceux et celles pour qui la justice (du Royaume, cf. Mt 5,20) est un enjeu majeur. Si les prophètes dénonçaient ceux qui pratiquaient l’injustice, Jésus déclare heureux ceux qui placent au centre de leur vie le souci de la justice.

Dans cette perspective, il faut noter enfin que Jésus parle très concrètement : de l’esprit (ou du souffle), du cœur, d’avoir faim et soif, du regard (et des pleurs). Le paradoxe par lequel Jésus déclare heureux ceux et celles qui ne se pensaient pas tels, mais qui sont concernés par la justice, touche au plus intime de notre être. Car ce paradoxe a quelque chose à voir avec la relation à Dieu : voir Dieu (v. 8), être appelé fils de Dieu (v. 9). En faisant confiance aux déclarations des béatitudes, à la suite de Jésus qui nous ouvre ce chemin, ce qui nous est promis n’est rien de moins que la joie et l’allégresse d’une relation filiale avec Dieu.