Un article à lire :  »Le ciel ouvert »

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Un article à lire :  »Le ciel ouvert »

Les textes évangéliques sont tissés de mots et de formules étranges, symboliques. Ainsi que peuvent bien signifier des cieux qui  »s’ouvrent » ou  »se déchirent » ?

La signification de la phrase  »le ciel s’ouvrit » dépend évidemment de ce que l’on entend par le mot  »ciel ». Pour l’homme biblique, la formule  »le ciel et la terre » désigne l’univers. La terre est le domaine des hommes. Au-dessus de leurs têtes ils voient un espace où les oiseaux volent. Celui-ci est limité par une voûte solide, le  »firmament », appelé aussi  »ciel ». Par-delà le firmament se trouve le monde de Dieu.

Les écluses du ciel

Dieu est le maître de tout ce qui est dans le ciel et au-delà. Ainsi les  »eaux d’en haut », les nuages, sont de son domaine. Il commande aux pluies destructrices (le Déluge) comme aux pluies qui fertilisent le désert :  »Le Seigneur ouvrira pour toi le réservoir merveilleux de son ciel, pour faire tomber en son temps la pluie sur ton pays » (Deutéronome 28,12). La manne aussi pleut quand le Seigneur ouvre les portes des cieux (Ps 78,23). Le prophète Malachie parle des écluses du ciel que le Seigneur ouvre pour répandre sur les hommes  »la bénédiction en abondance » (Malachie 3,10).

Le ciel s’ouvre quand Dieu donne de ses biens aux êtres humains. Mais aussi lorsqu’il vient lui-même et qu’il leur parle. Jacob voit dans un songe les anges de Dieu monter et descendre un escalier reliant la terre au ciel, et à son réveil il dit :  »Vraiment c’est le Seigneur qui est ici … c’est la porte du ciel » (Gn 28,16-17). L’Évangile de Jean reprend cette image pour dire ce qui se passe avec la venue de Jésus (Jn 1,51). Dans les Actes des Apôtres on voit Pierre en prière qui contemple le ciel ouvert dans une vision dont le but est de le préparer à recevoir des païens dans la communauté (Ac 10). À Etienne qui va mourir, le réconfort vient aussi d’une vision :  »Voici que je contemple les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu » (Ac 7,56).

Joie du ciel sur la terre

Dans les Évangiles il apparaît clairement qu’avec Jésus le ciel le monde de Dieu s’ouvre définitivement pour les êtres humains. Le récit de sa naissance en Luc 2 parle de l’Ange du Seigneur, de sa gloire qui enveloppe les bergers de lumière et de joie, ainsi que d’une armée céleste qui chante et puis retourne vers le ciel. L’Évangile de Jean multiplie les expressions qui disent qu’en Jésus le passage entre ciel et terre est ouvert : Jésus est celui qui vient du ciel, le pain du ciel, celui qui est monté

au ciel…

Les récits de baptême racontent que le ciel (ou les cieux) s’ouvre(nt) et que l’Esprit descend sur Jésus, avant de descendre sur les apôtres à la Pentecôte. Jésus est la porte du ciel et le ciel lui-même sur la terre. En lui vient le Royaume des cieux (ou de Dieu) et l’Esprit est donné. La Parole de Dieu et tous ses biens, le Fils et l’Esprit, sont ouverts aux hommes. Dire que le ciel s’ouvre, c’est annoncer le bonheur : toute la mission de Jésus est déjà en ces simples mots.

© Madeleine LE SAUX

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