Archive pour décembre, 2007

« Le Message de Lourdes : d’hier à aujourd’hui, d’aujourd’hui à demain »

6 décembre, 2007

du site:

http://www.zenit.org/article-16797?l=french

« Le Message de Lourdes : d’hier à aujourd’hui, d’aujourd’hui à demain »

Colloque d’ouverture de l’année jubilaire

ROME, Mercredi 5 décembre 2007 (ZENIT.org) – « Le Message de Lourdes : d’hier à aujourd’hui, d’aujourd’hui à demain » : c’est le titre du colloque qui suivra l’ouverture, les 7 et 8 décembre, de l’année jubilaire des 150 ans des apparitions de la Vierge Marie à Lourdes, à la grotte de Massabielle, à sainte Bernadette soubirous.

Les sanctuaires organisent en effet, du 9 au 11 décembre, un colloque sur « le Message de Lourdes : d’hier à aujourd’hui, d’aujourd’hui à demain »

.Pendant trois jours, conf

érences, veillées et table ronde se succèderont. Au total, près de 500 personnes sont attendues pour découvrir ou redécouvrir le Message de Lourdes depuis le temps des Apparitions jusqu’au XXIème siècle.

Lundi 10 décembre est la journée clé de ce colloque avec notamment une table ronde sur « les points de vue de quatre grands sanctuaires marials » sur Lourdes, l’évocation de « Lourdes après le concile Vatican II » par des recteurs des Sanctuaires Notre-Dame de Lourdes, et la veillée « Lourdes et le cinéma ».

« Si je ne me trompe, fait observer l’évêque de Tarbes et Lourdes, Mgr Jacques Perrier, ce colloque sera le 9ème du genre. Pour l’année du 150ème anniversaire, le thème s’imposait : le Message de Lourdes. A trois conditions : ne pas réduire le Message de Lourdes à des paroles ; tenir compte de ce qui s’est passé depuis 150 ans ; ouvrir vers l’avenir. Cela vous explique le titre et le plan du colloque : un temps sur le noyau initial ; un temps sur le développement du Message ; un temps sur sa pertinence pour notre temps ».

Depuis 1858, année des Apparitions, les foules sont nombreuses à se rendre en pèlerinage à Lourdes. Aujourd’hui, ce sont 6 millions de pèlerins et visiteurs qui passent chaque année à la Grotte de Massabielle. C’est pour cette raison que Lourdes est souvent considérée comme le lieu de la « piété populaire », au sens le plus noble du terme et dont Mgr Perrier s’est dit « se vanter », lors de la présentation du Jubilé

au Vatican (cf. Zenit du 13 novembre 2007).

Et Lourdes est en même temps « un lieu de réflexion » : depuis l’an 2000, à l’initiative de MgrJacques Perrier, un « colloque préparatoire » au thème spirituel de l’année suivante est proposé chaque année aux directeurs de pèlerinages et à tous ceux qui le souhaitent.

Anita S. Bourdin

Audience générale : saint Chromace d’Aquilée

6 décembre, 2007

du site: 

http://www.zenit.org/article-16790?l=french

Audience générale : saint Chromace d’Aquilée

Texte intégral

ROME, Mercredi 5 décembre 2007 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral de la catéchèse donnée par le pape Benoît XVI au cours de l’audience générale, ce mercredi, dans la salle Paul VI du Vatican.

Chers frères et sœurs !Dans les deux derni

ères catéchèses nous avons suivi un parcours à travers les Eglises d’Orient de langue sémitique, en méditant sur Aphraate le Persan et sur saint Ephrem le Syrien ; aujourd’hui, nous revenons au monde latin, au nord de l’empire romain, avec saint Chromace d’Aquilée. Cet évêque exerça son ministère dans l’antique Eglise d’Aquilée, fervent centre de vie chrétienne situé dans la Dixième région de l’Empire romain, la Venetia et Histria. En 388, lorsque Chromace monta sur la chaire épiscopale de la ville, la communauté chrétienne locale avait déjà mûri une glorieuse histoire de fidélité à l’Evangile. Entre la moitié du troisième siècle et les premières années du quatrième siècle, les persécutions de Dèce, de Valérien et de Dioclétien avaient moissonné un grand nombre de martyrs. En outre, l’Eglise d’Aquilée s’était mesurée, comme tant d’autres Eglises de l’époque, à la menace de l’hérésie arienne. Athanase lui-même – le héraut de l’orthodoxie de Nicée, que les ariens avaient chassé en exil -, trouva refuge pendant quelques temps à Aquilée. Sous la direction de ses évêques, la communauté chrétienne résista aux menaces de l’hérésie et renforça son adhésion à la foi catholique.

En septembre, 381 Aquilée fut le siège d’un Synode, auquel participèrent environ 35 évêques des côtes de l’Afrique, de la vallée du Rhône et de toute la Dixième région. Le Synode se proposait de faire disparaître les résidus de l’arianisme en Occident. Le prêtre Chromace prit également part au Concile, en qualité d’expert de l’évêque d’Aquilée, Valérien (370/1- 387/8). Les années autour du Synode de 381 représentent « l’âge d’or » de la communauté d’Aquilée. Saint Jérôme, qui était né en Dalmatie, et Rufin de Concorde, parlent avec nostalgie de leur séjour à Aquilée (370-373), dans cette sorte de cénacle théologique que Jérôme n’hésite pas à définir tamquam chorus beatorum, « comme un chœur de bienheureux » (Chronique : PL XXVIII, 697-698). Dans ce cénacle – qui rappelle par certains aspects les expériences communautaires conduites par Eusèbe de Vercelli et par Augustin – se formèrent les plus importantes personnalités des Eglises de la Haute Adriatique.Mais Chromace avait d

éjà appris dans sa famille à connaître et à aimer le Christ. Saint Jérôme lui-même nous en parle, avec des termes pleins d’admiration, comparant la mère de Chromace à la prophétesse Anne, ses deux sœurs aux vierges prudentes de la parabole évangélique, Chromace lui-même et son frère Eusèbe au jeune Samuel (cf. Ep VII : PL XXII, 341). Jérôme écrit encore à propos de Chromace et d’Eusèbe : « Le bienheureux Chromace et saint Eusèbe étaient frères par les liens du sang, tout autant que par l’identité de leurs idéaux » (Ep. VIII : PL XXII, 342).

Chromace était né à Aquilée vers 345. Il fut ordonné diacre et ensuite prêtre ; puis il fut élu Pasteur de cette Eglise (avant 388). Ayant reçu la consécration épiscopale de l’évêque Ambroise, il se consacra avec courage et énergie à une tâche démesurée en raison de l’ampleur du territoire confié à ses soins pastoraux : en effet, la juridiction ecclésiastique d’Aquilée s’étendait des territoires actuels de la Suisse bavaroise, d’Autriche et de Slovénie, jusqu’à la Hongrie. On peut comprendre à quel point Chromace était connu et estimé dans l’Eglise de son temps à partir d’un épisode de la vie de saint Jean Chrysostome. Lorsque l’évêque de Constantinople fut exilé de son siège, il écrivit trois lettres à ceux qu’il considérait comme les plus importants évêques d’Occident, pour en obtenir l’appui auprès des empereurs : il écrivit une lettre à l’évêque de Rome, la deuxième à l’évêque de Milan, la troisième à l’évêque d’Aquilée, précisément Chromace (Ep. CLV : PG LII, 702). Il s’agissait d’une époque difficile pour lui aussi, en raison de la situation politique précaire. Chromace mourut probablement en exil, à Grado, alors qu’il cherchait à échapper aux incursions barbares, en 407, l’année où mourut également Jean Chrysostome.Le prestige et l’importance d’Aquil

ée en faisait la quatrième ville de la péninsule italienne et la neuvième de l’empire romain : c’est également pour cette raison qu’elle attirait les visées des Goths et des Huns. Les invasions de ces peuples causèrent non seulement de graves deuils et des destructions, mais compromirent gravement la transmission des œuvres des Pères conservées dans la bibliothèque épiscopale, riche de codex. Les écrits de Chromace furent eux aussi dispersés de part et d’autre, et ils furent souvent attribués à d’autres auteurs : à Jean Chysostome (également en raison des premières lettres de leurs noms qui était semblable, Chromatius comme Chrysostomus) ; ou bien à Ambroise et à Augustin ; et également à Jérôme, que Chromace avait beaucoup aidé dans la révision du texte et dans la traduction latine de la Bible. La redécouverte d’une grande partie de l’œuvre de Chromace est due à des événements heureux et fortuits, qui ont permis au cours des récentes années de reconstruire un corpus d’écrits assez consistant : plus d’une quarantaine de sermons, dont une dizaine sont fragmentaires, et plus de soixante traités de commentaire à l’Evangile de Matthieu.

Chromace fut un sage maître

et un pasteur zélé. Son premier et principal engagement fut celui de se mettre à l’écoute de la Parole, pour être capable d’en être ensuite l’annonciateur : dans son enseignement, il part toujours de la Parole de Dieu et il y revient toujours. Certaines thématiques lui sont particulièrement chères : tout d’abord le mystère trinitaire, qu’il contemple dans sa révélation au cours de toute l’histoire du salut. Ensuite, le thème de l’Esprit Saint : Chromace rappelle constamment les fidèles à la présence et à l’action de la troisième Personne de la Très Sainte Trinité dans la vie de l’Eglise. Mais le saint évêque revient avec une insistance particulière sur le mystère du Christ. Le Verbe incarné est vrai Dieu et vrai homme : il a intégralement assumé l’humanité, pour lui faire don de sa propre divinité. Ces vérités, réaffirmées avec insistance également avec une fonction antiarienne, déboucheront une cinquantaine d’années plus tard sur la définition du Concile de Chalcédoine. La forte insistance sur la nature humaine du Christ conduit Chromace à parler de la Vierge Marie. Sa doctrine mariologique est limpide et précise. Nous lui devons quelques descriptions suggestives de la Très Sainte Vierge : Marie est la « vierge évangélique capable d’accueillir Dieu » ; elle est la « brebis immaculée et inviolée », qui a engendré l’« agneau vêtu de pourpre » (cf. Sermo XXIII, 3 : Ecrivains du cercle de saint Ambroise 3/1, p. 134). L’évêque d’Aquilée met souvent la Vierge en relation avec l’Eglise : en effet, toute les deux sont « vierges » et « mères ». L’ecclésiologie de Chromace se développe surtout dans le commentaire de Matthieu. Voici plusieurs concepts récurrents : l’Eglise est unique, elle est née du sang du Christ ; elle est le vêtement précieux tissé par l’Esprit Saint ; l’Eglise est là où l’on annonce que le Christ est né de la Vierge, où fleurit la fraternité et la concorde. Une image à laquelle Chromace est particulièrement attaché est celle du navire sur une mer en tempête : « Il ne fait pas de doute », affirme le saint évêque, « que ce navire représente l’Eglise » (cf. Tract. XLII, 5 : Ecrivains du cercle de saint Ambroise 3/2, p. 260).En tant que pasteur z

élé, Chromace sait parler à ses fidèles avec un langage frais, coloré et incisif. Bien que n’ignorant pas le parfait cursus latin, il préfère utiliser le langage populaire, riche d’images facilement compréhensibles. Ainsi, par exemple, à partir de l’image de la mer il fait une comparaison avec, d’une part, la pêche naturelle de poissons qui, tirés sur la rive, meurent ; et, de l’autre, la prédication évangélique, grâce à laquelle les hommes sont sauvés des eaux boueuses de la mort et introduits dans la vraie vie (cf. Tract. XVI, 3 : Ecrivains du cercle de saint Ambroise 3/2, p. 106). Toujours dans l’optique du bon pasteur, à une période agitée comme la sienne, frappée par les incursions des barbares, il sait se placer aux côtés des fidèles pour les réconforter et pour ouvrir leur âme à la confiance en Dieu, qui n’abandonne jamais ses enfants.

Citons enfin, en conclusion de ces réflexions, une exhortation de Chromace, encore aujourd’hui parfaitement valable : « Prions le Seigneur de tout notre cœur et de toute notre foi – recommande l’évêque d’Aquilée dans un de ses Sermons – prions-le de nous libérer de toute incursion des ennemis, de toute crainte des adversaires. Qu’il ne regarde pas nos mérites, mais sa miséricorde, lui qui par le passé également daigna libérer les fils d’Israël non en raison de leurs mérites, mais de sa miséricorde. Qu’il nous protège avec son amour miséricordieux constant, et qu’il accomplisse pour nous ce que le saint Moïse dit aux fils d’Israël : Le Seigneur combattra en votre défense, et vous resterez en silence. C’est lui qui combat, c’est lui qui remporte la victoire… Et afin qu’il daigne le faire, nous devons prier le plus possible. En effet, il dit lui-même par la bouche du prophète : Invoque-moi au jour de l’épreuve ; je te libérerai, et tu me rendras gloire’ » (Sermo XVI, 4 : Ecrivains du cercle de saint Ambroise 3/1, pp. 100-102).

Ainsi, précisément au début du temps de l’Avent, saint Chromace nous rappelle que l’Avent est un temps de prière, où il faut entrer en contact avec Dieu. Dieu nous connaît, il me connaît, il connaît chacun de nous, il m’aime, il ne m’abandonne pas. Allons de l’avant avec cette confiance dans le temps liturgique qui vient de commencer.

Voici le résumé de la catéchèse, en français, lu par le pape

Chers Frères et Sœurs,

Saint Chromace a exercé son ministère dans l’antique Église d’Aquilée, sur l’Adriatique, qui connut son « âge d’or » à l’époque où elle fut le siège d’un synode, en 381. C’est dans cette ville qu’il était né vers 345. Il reçut tout d’abord la foi dans sa famille et, vers 388, il devint Évêque d’Aquilée. Il reçut l’ordination épiscopale de saint Ambroise et il se consacra avec courage et énergie à un ministère important dans l’immensité du territoire qui lui était confié. Il fut l’un des Évêques les plus connus et les plus estimés de son temps. Il est sans doute mort en exil, à Grado, en 407, la même année que saint Jean Chrysostome.Chromace voulut d’abord se mettre

à l’écoute de la Parole de Dieu pour être capable de l’annoncer : dans son enseignement, il part toujours de la Parole de Dieu et il y revient sans cesse. Plusieurs thèmes lui sont chers : avant tout le mystère trinitaire, dont il contemple la révélation tout au long de l’histoire du salut, puis l’Esprit Saint, et enfin il revient avec insistance sur le mystère du Christ, soulignant que le Sauveur a assumé intégralement la nature humaine pour lui faire le don de sa divinité. Pasteur zélé, son langage était frais, coloré et incisif, ayant recours à des images facilement compréhensibles par ses auditeurs.

Je vous souhaite la bienvenue, chers pèlerins de langue français. Je salue en particulier les diacres permanents du diocèse de Troyes et leurs épouses. A la suite de saint Chromace, je vous invite à prier le Seigneur de tout votre cœur, lui demandant de vous libérer de tout mal et de vous rendre dignes de participer un jour à sa gloire. Avec ma Bénédiction apostolique.

bonne nuit

6 décembre, 2007

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. rosa_cardinal_de_richelieu05

Cardinal de Richelieu

http://www.unperformedgarden.com/Rose/Cardinalrichelieu.htm

Construire sur le roc

6 décembre, 2007

Saint Augustin (354-430), évêque d’Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l’Église
Sermons sur saint Jean, n° 7 (trad. Véricel, L’Evangile commenté, p. 79 rev.)

Construire sur le roc

Est-ce une chose étonnante que le Seigneur ait changé le nom de Simon, le remplaçant par Pierre ? (Jn 1,42) « Pierre » veut dire « roc » ; le nom de Pierre est donc le symbole de l’Eglise. Qui est en sûreté, sinon celui qui construit sur le roc ? Et que dit le Seigneur lui-même ? « Tout homme qui écoute les paroles que je dis et les met en pratique est comparable à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison et elle n’a pas croulé : c’est qu’elle avait été fondée sur le roc…»

Que sert d’entrer dans l’Eglise à celui qui veut bâtir sur le sable ? Il écoute la parole de Dieu mais ne la met pas en pratique ; il bâtit, mais sur le sable. S’il n’écoutait pas, il ne bâtirait pas ; il écoute, donc il bâtit. Mais sur quel fondement ? S’il écoute la parole de Dieu et la met en pratique, c’est sur le roc ; s’il écoute et ne met pas en pratique, c’est sur le sable. On peut construire donc de deux manières bien différentes… Si tu te contentes d’écouter sans mettre en pratique, tu construis une ruine… Si au contraire tu n’écoutes pas, tu restes sans abri, et tu seras entraîné par le torrent des tribulations…

Soyez-en donc bien certains, mes frères : celui qui écoute la parole sans agir en conséquence ne bâtit pas sur le roc ; il n’a aucun rapport avec ce grand nom de Pierre auquel le Seigneur a donné tant d’importance.

LE VITRAIL DE NOËL: aller à la page, très intéressante, le teste en français

5 décembre, 2007

LE VITRAIL DE NOËL: aller à la page, très intéressante, le teste en français dans images sacrée vitrail
http://www.notredame-versailles.org/vitrail.htm

une crèche très joli…allées voir

5 décembre, 2007

il y a une crèche très joli, les personnages sont sous le chrèche et ils peuvent se mettre dans, allées voir spécialement si vous avez des enfants, le site:

http://www.croire.com/html/noel/creche2.htm

Séraphim de Sarov : Dieu

5 décembre, 2007

du site:

 

http://www.jesusmarie.com/seraphin_de_sarov_instructions_spirituelles.html

source: http://www.pagesorthodoxes.net/saints/seraph4.htm

 

Séraphim de Sarov
Instructions Spirituelles

extraits

Dieu

Dieu est un feu qui réchauffe et enflamme les coeurs et les entrailles. Si nous sentons dans nos coeurs le froid qui vient du démon – car le démon est froid – ayons recours au Seigneur et il viendra réchauffer notre coeur d’un amour parfait,non seulement envers lui, mais aussi envers le prochain. Et la froidure du démon fuira devant sa Face. Là où est Dieu, il n’y a aucun mal… Dieu nous montre son amour du genre humain non seulement quand nous faisons le bien, mais aussi quand nous l’offensons méritant sa colère…Ne dis pas que Dieu est juste, enseigne saint Isaac le Syrien… David l’appelait  » juste « , mais son Fils nous a montré qu’il est plutôt bon et miséricordieux. Où est sa Justice? Nous étions des pécheurs, et le Christ est mort pour nous (Homélie 90).

Des raisons pour lesquelles
le Christ est venu en ce monde

1) L’amour de Dieu pour le genre humain.  » Oui, Dieu a tant aim

é le monde qu’il a donné son Fils unique pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle  » (Jn 3, 16).

2) Le rétablissement dans l’homme déchu de l’image divine et de la ressemblance à cette image, comme le chante de l’Église (Premier Canon de Noël, chant 1). 3) Le salut des

âmes.  » Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui  » (Jn 3, 17).

De la foi

Avant tout, il faut croire en Dieu,  » car il existe et se fait le rémunérateur de ceux qui le cherchent  » (He 11, 6). La foi, selon saint Antioche, est le début de notre union à Dieu… La foi sans les oeuvres est morte (Jc 2, 26). Les oeuvres de la foi sont : l’amour, la paix, la longanimité, la miséricorde, l’humilité, le portement de croix et la vie selon l’Esprit. Seule une telle foi compte. Il ne peut pas y avoir de vraie foi sans oeuvres.

De l’espérance Tous ceux qui esp

èrent fermement en Dieu sont élevés vers lui et illuminés par la clarté de la lumière éternelle. Si l’homme délaisse ses propres affaires pour l’amour de Dieu et pour faire le bien, sachant que Dieu ne l’abandonnera pas, son espérance est sage et vraie. Mais si l’homme soccupe lui-même de ses affaires et se tourne vers Dieu seulement quand il lui arrive malheur et qu’il voit qu’il ne peut s’en sortir par ses propres moyens – un tel espoir est factice et vain. La véritable espérance cherche, avant tout, le Royaume de Dieu, persuadée que tout ce qui est nécessaire à la vie d’ici-bas sera accordé par surcroît. Le coeur ne peut être en paix avant d’avoir acquis cette espérance.

De lamour de Dieu Celui qui est arriv

é à l’amour parfait de Dieu vit en ce monde comme s’il n’y vivait pas. Car il se considère comme étranger à ce qu’il voit, attendant avec patience l’invisible… Attiré vers Dieu, il n’aspire qu’à le contempler…

De quoi faut-il munir l’âme ? - De la parole de Dieu, car la parole de Dieu, comme dit Gr

égoire le Théologien, est le pain des anges dont se nourrissent les âmes assoiffées de Dieu.

Il faut aussi munir l’âme de connaissances concernant l’Église : comment elle a été préservée depuis le début jusqu’à nos jours, ce qu’elle a eu à souffrir. Il faut savoir ceci non dans l’intention de gouverner les hommes, mais en cas de questions auxquelles on serait appelé à répondre. Mais surtout il faut le faire pour soi-même, afin d’acquérir la paix de l’âme, comme dit le Psalmiste :  » Paix à ceux qui aiment tes préceptes, Seigneur « , ou  » Grande paix pour les amants de ta loi  » (Ps 118, 165). De la paix de l’

âme

Il n’y a rien au-dessus de la paix en Christ, par laquelle sont détruits les assauts des esprits aériens et terrestres.  » Car ce n’est pas contre les adversaires de chair et de sang que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes  » (Ep 6, 12). Un homme raisonnable dirige son esprit à l’intérieur et le fait descendre dans son coeur. Alors la grâce de Dieu l’illumine et il se trouve dans un état paisible et suprapaisible : paisible, car sa conscience est en paix ; suprapaisible, car au-dedans de lui il contemple la grâce du Saint-Esprit… Peut-on ne pas se r

éjouir en voyant, avec nos yeux de chair, le soleil ? D’autant plus grande est notre joie quand notre esprit, avec l’oeil intérieur, voit le Christ, Soleil de Justice. Nous partageons alors la joie des anges. L’Apôtre a dit à ce sujet  » Pour nous, notre cité se trouve dans les cieux  » (Ph 3, 20). Celui qui marche dans la paix, ramasse, comme avec une cuiller, les dons de la grâce. Les Pères, étant dans la paix et dans la grâce de Dieu, vivaient vieux. Quand un homme acquiert la paix, il peut déverser sur d’autres la lumière qui éclaire l’esprit… Mais il doit se souvenir des paroles du Seigneur :  » Hypocrite, enlève d’abord la poutre de ton oeil, et alors tu verras clair pour enlever la paille de l’oeil de ton frère  » (Mt 7, 5).

Cette paix, Notre Seigneur Jésus Christ l’a laissée à ses disciples avant sa mort comme un trésor inestimable en disant :  » Je vous laisse ma paix, je vous donne la paix  » (Jn 14, 27). L’Apôtre en parle aussi en ces termes :  » Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence gardera vos coeurs et vos pensées en Jésus-Christ  » (Ph 4, 7).Si l’homme ne méprise pas les biens de ce monde, il ne peut avoir la paix. La paix s’acquiert par des tribulations. Celui qui veut plaire à Dieu doit traverser beaucoup d’épreuves. Rien ne contribue plus à la paix intérieure que le silence et, si possible, la conversation incessante avec soi-même et rare avec les autres. Nous devons donc concentrer nos pensées, nos désirs et nos actions sur l’acquisition de la Paix de Dieu et crier incessamment avec l’Église :  » Seigneur ! Donne-nous la paix !  » Comment conserver la paix de l’

âme ?
De toutes nos forces il faut s’appliquer
à sauvegarder la paix de l’âme et à ne pas s’indigner quand les autres nous offensent. Il faut s’abstenir de toute colère et préserver l’intelligence et le coeur de tout mouvement inconsidéré. Un exemple de modération nous a été donné par Grégoire le Thaumaturge. Abordé, sur une place publique, par une femme de mauvaise vie qui lui demandait le prix de l’adultère qu’il aurait soi-disant commis avec elle, au lieu de se fâcher, il dit tranquillement à son ami : Donne-lui ce qu’elle demande. Ayant pris l’argent, la femme fut terrassée par un démon. Mais le saint chassa le démon par la priè
re. S’il est impossible de ne pas s’indigner, il faut au moins retenir sa langue… Afin de sauvegarder la paix, il faut chasser la mélancolie et tâcher d’avoir l’esprit joyeux… Quand un homme ne peut suffire à ses besoins, il lui est difficile de vaincre le découragement. Mais ceci concerne les âmes faibles. Afin de sauvegarder la paix intérieure, il faut éviter de juger les autres. Il faut entrer en soi-même et se demander  » Où suis-je ? « Il faut éviter que nos sens, spécialement la vue, ne nous donnent des distractions : car les dons de la grâce n’appartiennent qu’à ceux qui prient et prennent soin de leur âme.

De la garde du coeur

Nous devons veiller à préserver notre coeur de pensées et d’impressions indécentes.  » Plus que sur toute chose, veille sur ton coeur, c’est de lui que jaillissent les sources de la vie  » (Pr 4, 23). Ainsi naît, dans le coeur, la pureté.  » Bienheureux les coeurs purs, car ils verront Dieu  » (Mt 5, 8).Ce qui est entré de bon dans le coeur, nous ne devons pas inutilement le répandre à lextérieur : car ce qui a été amassé ne peut être à labri des ennemis visibles et invisibles que si nous le gardons, comme un trésor, au fond du coeur. Le coeur, r

échauffé par le feu divin, bouillonne quand il est plein deau vive. Si cette eau a été versée à lextérieur, le coeur se refroidit et lhomme est comme gelé.

De la prière Ceux qui ont d

écidé de vraiment servir Dieu doivent s’exercer a garder constamment son souvenir dans leur coeur et à prier incessamment Jésus Christ, répétant intérieurement : Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi, pécheur… En agissant ainsi, et en se préservant des distractions, tout en gardant sa conscience en paix, on peut s’approcher de Dieu et s’unir à lui. Car, dit saint Isaac le Syrien, à part la prière ininterrompue, il n’y a pas d’autre moyen de s’approcher de Dieu (Homélie 69).

A l’église, il est bon de se tenir les yeux fermés, pour éviter les distractions ; on peut les ouvrir si l’on éprouve de la somnolence ; il faut alors porter son regard sur une icône ou sur un cierge allumé devant elle. Si pendant la prière notre esprit se dissipe, il faut s’humilier devant Dieu et demander pardon… car, comme dit saint Macaire  » l’ennemi n’aspire qu’à détourner notre pensée de Dieu, de sa crainte et de son amour  » (Homélie 2). Lorsque l’intelligence et le coeur sont unis dans la pri

ère et que l’âme n’est troublée par rien, alors le coeur s’emplit de chaleur spirituelle, et la lumière du Christ inonde de paix et de joie tout l’homme intérieur.

De la lumière du Christ Afin de recevoir dans son coeur la lumi

ère du Christ il faut, autant que possible, se détacher de tous les objets visibles. Ayant au préalable purifié l’âme par la contrition et les bonnes oeuvres, ayant, pleins de foi au Christ crucifié, fermé nos yeux de chair, plongeons notre esprit dans le coeur pour clamer le Nom de Notre Seigneur Jésus Christ ; alors, dans la mesure de son assiduité et de sa ferveur envers le Bien-Aimé, l’homme trouve dans le Nom invoqué consolation et douceur, ce qui l’incite à chercher une connaissance plus haute.

Quand par de tels exercices l’esprit s’est enraciné dans le coeur, alors la lumière de Christ vient briller à l’intérieur, illuminant l’âme de sa divine clarté, comme le dit le prophète Malachie :  » Mais pour vous qui craignez son Nom, le soleil de justice brillera, avec le salut dans ses rayons  » (Ml 3, 20). Cette lumière est aussi la vie, d’après la parole de l’Evangile :  » De tout être il était la vie, et la vie était la lumière de hommes  » (Jn 1, 4). Quand l’homme contemple au-dedans de lui cette lumi

ère éternelle, il oublie tout ce qui est charnel, s’oublie lui-même et voudrait se cacher au plus profond de la terre afin de ne pas être privé de ce bien unique – Dieu.

De lattention Celui qui suit la voie de l’attention ne doit pas se fier uniquement

à son propre entendement, mais doit se référer aux Écritures et comparer les mouvements de son coeur, et sa vie, à la vie et à l’activité des ascètes qui l’ont précédé. Il est plus aisé ainsi de se préserver du Malin et de voir clairement la vérité.

L’esprit d’un homme attentif est comparable à une sentinelle veillant sur la Jérusalem intérieure. A son attention n’échappe ni  » le diable (qui) comme un lion rugissant, rôde cherchant qui dévorer  » (1 P 5, 8), ni ceux qui  » ajustent leur flèche à la corde pour viser dans l’ombre les coeurs droits  » (Ps 10, 2). Il suit l’enseignement de l’Apôtre Paul qui a dit :  » C’est pour cela qu’il vous faut endosser l’armure de Dieu, afin qu’au jour mauvais vous puissiez résister  » (Ep 6, 13).Celui qui suit cette voie ne doit pas faire attention aux bruits qui courent ni s’occuper des affaires d’autrui… mais prier le Seigneur :  » De mon mal secret, purifie-moi  » (Ps 18, 13).

Entre en toi-même et vois quelles passions se sont affaiblies en toi ; lesquelles se taisent, par suite de la guérison de ton âme ; lesquelles ont été anéanties et t’ont complètement quitté. Vois si une chair ferme et vivante commence à pousser sur l’ulcère de ton âme – cette chair vivante étant la paix intérieure. Vois aussi quelles passions restent encore – corporelles ou spirituelles ? Et comment réagit ton intelligence ? Entre-t-elle en guerre contre ces passions, ou fait-elle semblant de ne pas les voir ? Et de nouvelles passions ne se sont-elles pas formées ? En étant ainsi attentif, tu peux connaître la mesure de la santé de ton âme.

 

Connaissez-vous les antiennes O?

5 décembre, 2007

du site:

http://www.inxl6.org/article3174.php

Connaissez-vous les antiennes O?

Ce sont les sept antiennes qui se chantent au Magnificat du 17 au 23 décembre. Elles servent d’introduction solennelle à la grande fête de Noël. Elles commencent toutes par l’interjection O et on les appelle grandes à cause de leur solennité et des sublimes mystères qu’elles expriment.

Rubrique prière inXL6
20/12/2006

Ces invocations datent, pour le moins, du VI° siècle. Primitivement, il y en avait douze et on les chantait au Benedictus des Laudes. Au IX° siècle, on commença à les chanter au Magnificat des Vêpres. Dom Guéranger disait que ces antiennes « contiennent toute la moelle de la liturgie de l’Avent ». Chacune en effet comprend deux parties faciles à distinguer. La première est tirée de la sainte Écriture, non pas toujours textuellement, mais en des termes qui en font bien reconnaître l’origine : O Sagesse (Ecclésiastique, XXIV et Sag., VIII) ; O Adonaï et Chef de la maison d’Israël ; O Rejeton de Jessé (Isaïe) ; O Clef de la maison de David (Isaïe, XXII, 22) ; O Orient (Luc, I, 78) ; O Roi des nations ; O Emmanuel (Isaïe). Dans la seconde partie, on répète, comme dans une litanie, le même appel : « Veni, venez », suivi d’une invocation qui varie avec chaque strophe.

17 décembre


Sapientia, quæ ex ore Altissimi prodisti, attingens a fine usque ad finem, fortiter suaviter disponensque omnia: veni ad docendum nos viam prudentiæ

O Sagesse, sortie de la bouche du Très-Haut, qui enveloppez toutes choses d’un pôle à l’autre et les disposez avec force et douceur, venez nous enseignez le chemin de la prudence.

18 décembre

O Adonai, et Dux domus Israel, qui Moysi in igne flammæ rubi apparuisti, et ei in Sina legem dedisti : veni ad redimendum nos in bracchio extento

O Adonaï, guide du peuple d’Israël, qui êtes apparu à Moïse dans le feu du buisson ardent, et lui avez donné vos commandements sur le mont Sinaï, armez votre bras, et venez nous sauver.

19 décembre

O Radix Iesse, qui stas in signum populorum, super quem continebunt reges os suum, quem gentes deprecabuntur : veni ad liberandum nos, iam noli tardare

O Fils de la race de Jessé, signe dressé devant les peuples, vous devant qui les souverains resteront silencieux, vous que les peuples appelleront au secours, délivrez-nous, venez, ne tardez plus !

20 décembre

O Clavis David, et sceptrum domus Israel ; qui aperis, et nemo claudit ; claudis, et nemo aperit : veni, et educ vinctum de domo carceris, sedentem in tenebris et umbra mortis

O Clef de la cité de David, sceptre du royaume d’Israël, vous ouvrez, et personne alors ne peut fermer ; vous fermez, et personne ne peut ouvrir ; venez, faites sortir du cachot le prisonnier établi dans les ténèbres et la nuit de la mort.

21 décembre

O Oriens, splendor lucis æternæ, et sol iustitiæ : veni, et illumina sedentes in tenebris et umbra mortis

O Orient, splendeur de la Lumière éternelle, Soleil de justice, venez, illuminez ceux qui sont assis dans les ténèbres et la nuit de la mort.

22 décembre

O Rex gentium, et desideratus earum, lapisque angularis, qui facis utraque unum : veni, et salva hominem, quem de limo formasti

O Roi des nations, objet de leur désir, clef de voûte qui unissez les peuples opposés, venez sauver l’homme que vous avez façonné d’argile

23 décembre

O Emmanuel, Rex et legifer noster, exspectatio gentium, et Salvator earum : veni ad salvandum nos, Domine, Deus noster

O Emmanuel, notre roi et législateur, que tous les peuples attendent comme leur Sauveur, venez nous sauver, Seigneur notre Dieu !

Les sans-abri « une icône du Christ » assoiffée de dignité

5 décembre, 2007

du site:  

http://www.zenit.org/article-16782?l=french

 

Les sans-abri « une icône du Christ » assoiffée de dignité

Bilan de la rencontre internationale au Vatican sur la pastorale des gens de la rue

ROME, Mardi 4 décembre 2007 (ZENIT.org) – Plus d’un milliard de sans-abri, dont cinquante mille femmes et enfants qui meurent chaque jour car ils n’ont pas de toit, vivent dans des conditions d’hygiène inhumaines et n’ont accès qu’à de l’eau polluée.

Tel est le drame souvent ignoré de la société moderne qui a été soulevé lors de la première rencontre internationale sur la pastorale des personnes sans domicile fixe, organisée les 26 et 27 novembre dernier, par le Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement (cf. Zenit, 26 novembre).La rencontre, centr

ée sur le thème « dans le Christ et avec l’Eglise au service des sans domicile fixe », a réuni une cinquantaine de personnes, dont des évêques, des prêtres, des religieux et religieuses, et des membres d’association d’apostolat et de volontariat, représentant quelques 28 pays de 4 continents.

Troisième d’une série de conférences internationales, cette nouvelle rencontre marque la grande attention que le dicastère accorde à la pastorale de la mobilité humaine, notamment à la pastorale de la rue qui a donné lieu, en mai dernier, à la publication du document : « Des orientations pour la pastorale de la rue ».En octobre 2004, le dicast

ère avait centré sa première rencontre internationale sur la pastorale des enfants de la rue, et en avait organisé une deuxième en juin 2005 sur la pastorale pour la libération des femmes de la rue.

D’après les chiffres apparus au troisième congrès, dans les villes, le phénomène des sans-abri, qui comprend indistinctement ceux qui n’ont pas de demeure fixe et ceux qui habitent des logements précaires, est un phénomène dont souffrent plus de 100 millions d’enfants, qui vivent dans la rue, et des millions de personnes, habitant d’immenses bidonvilles. Par ailleurs, au cours des 50 prochaines ann

ées, il est probable que la population mondiale, en raison de son surnombre et du phénomène de la mondialisation, double ses effectifs passant de 2,5 à 5 milliards de personnes.

Passant en revue les différentes réalités locales liées au phénomène, les congressistes ont pu dégager les motifs principaux qui font que les gens finissent par vivre dans la rue ou par perdre leur propre habitation : mauvaise formation culturelle, préparation professionnelle insuffisante, dépendance de la drogue, de l’alcool, troubles mentaux, mais aussi le libre choix de vivre une existence excentrique.A l’ouverture des travaux, le cardinal Renato Raffaele Martino, pr

ésident du dicastère, a relevé que « le problème des sans-abri n’est pas nouveau. C’est un problème qui existe depuis l’apparition du péché dans le monde, lorsque nos ancêtres furent chassés de l’endroit que l’on avait mis à leur disposition ».

Durant son intervention, le cardinal Martino a invité les agents pastoraux à être « de vrais témoins et des exemples pour les gouvernements et les communautés ; à reconnaître la dignité de chaque être humain ; à offrir et à recevoir l’amour de Dieu, dans une catéchèse active’ ».

« Mais il faut en premier lieu que notre action , a-t-il souligné, soit imprégnée d’amour, d’un amour qui puise sa force dans la rencontre personnelle avec le Christ », nourrie par une prière constante.

Et il est encore bien plus nécessaire que cette œuvre s’accompagne d’un esprit de «dévotion » car, a-t-il dit, « il ne suffit pas de donner des choses temporelles, nous devons, dans tout ce que nous faisons, être présents au niveau personnel », a déclaré le cardinal Martino.Pour sa part, Mgr Agostino Marchetto, secr

étaire du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement, a fait remarqué que « depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le nombre des sans-abri a atteint les 3 millions, soit son plus haut niveau jamais atteint, alors qu’aux Etats-Unis on parle de 3,5 millions, dont 1,4 millions de jeunes ».

Malgré le manque ou la dispersion des données relatives aux pays en voie de développement, a-t-il ajouté, « l’Inde est l’une des rares nations à avoir tenté en 1981 une opération de recensement, les résultats de cette dernière faisant alors état d’environ 2, 5 millions de sans-abri. Cela dit, une diminution de plus d’un million de personnes a été enregistrée lors d’un autre recensement effectué une dizaine d’années plus tard ». C’est en Afrique, en Asie et en Am

érique latine que le nombre des sans-abri augmente le plus, a relevé Mgr Marchetto : Environ 30% des habitats sont illégaux, précaires, sans aucune infrastructure ni services, surpeuplés et endommagés ».

Tout en proposant quelques lignes de conduite pour une approche pastorale efficace, Mgr Marchetto a rappelé que « la condition de sans abri n’est pas uniquement de ceux qui n’ont pas de chez soi, c’est l’écroulement d’un monde, de la sécurité, des rapports personnels et de la dignité. C’est la perte de la capacité de conduire une vie vraiment humaine’».Ainsi, a-t-il dit, les agents pastoraux doivent-ils comprendre qu’il ne suffit pas de satisfaire les besoins fondamentaux et imm

édiats de la survie humaine, car « chaque personne sans domicile fixe a au fond d’elle-même la nécessité fondamentalement plus grande, d’être acceptée et traitée avec dignité ».

Enfin, Mgr Marchetto a conclu son intervention en invitant l’assemblée à voir dans les sans-abri « une icône du Christ qui projette son ombre sur le monde, sur l’Eglise et sur la société »: « Jésus Christ manifeste sa présence dans les personnes sans domicile fixe et nous appelle à cet amour et cette charité qui sont le sceau authentique de sa vie ».
Mirko Testa

bonne nuit

5 décembre, 2007

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. love_in_nature_cats

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