Archive pour décembre, 2007

Pape Benoît a Piazza di Spagna

8 décembre, 2007

Pape Benoît a Piazza di Spagna dans Pape Benoit

Pope Benedict XVI prays before a statue of Mary on the occasion of the Immaculate Conception of Mary, in Rome’s Spanish Steps square, Saturday, Dec. 8, 2007. Benedict XVI said Saturday that boys and girls at ever younger ages are in danger of being deceived by adults hawking false models of happiness and leading them down ‘the dead-end streets of consumerism.’ Dec. 8, which the Catholic Church celebrates as the Immaculate Conception of Mary, is a national holiday in predominantly Roman Catholic Italy.
(AP Photo/Pier Paolo Cito)
Photo Tools

http://news.yahoo.com/nphotos/Papacy-and-Vatican/sm/events/wl/033002pope/photo/9;_ylt=AgeHCW27Zi347_BxRSn40qJgWscF

 dans Pape Benoit

Pope Benedict XVI Pope Benedict XVI prays during the traditional Immaculate Conception celebration prayer in Spain’s central square in Rome December 8, 2007.
REUTERS/Dario Pignatelli (ITALY)

http://news.yahoo.com/nphotos/Papacy-and-Vatican/sm/events/wl/033002pope/photo/9;_ylt=AgeHCW27Zi347_BxRSn40qJgWscF

Orthodoxie : Le pape Benoît XVI reçoit le Métropolite Kirill

8 décembre, 2007

du site: 

http://www.zenit.org/article-16815?l=french

 

Orthodoxie : Le pape Benoît XVI reçoit le Métropolite Kirill

Deuxième visite du « numéro deux » du patriarcat de Moscou

ROME, Vendredi 7 décembre 2007 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI a reçu ce matin en audience au Vatican le Métropolite Kirill de Smolensk et Kaliningrad, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du patriarcat de Moscou : c’était la seconde visite du Métropolite russe au Vatican pour rencontrer Benoît XVI.

Comme c’est la tradition, lors d’audiences privées, aucun communiqué du Vatican n’a été publié à l’issue de la rencontre.La veille, le M

étropolite Kirill avait rencontré le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le cardinal Walter Kasper : une rencontre importante, soulignait le cardinal Kasper, pour tenter de sortir de « l’impasse » de Ravenne, en octobre dernier.

Le métropolite s’était auparavant rendu à Venise, les 3 et 4 décembre, à l’invitation du maire, Massimo Cacciari. Il a ainsi eu l’occasion de v

énérer les reliques de plusieurs saints. Le métropolite a également présidé la divine liturgie en l’église orthodoxe russe des Saintes Myrrophores, le 4 décembre, en présence de fidèles de différentes régions de la péninsule.

Un représentant du patriarche catholique de Venise, le cardinal Angelo Scola, lui a alors remis une relique de saint Jean le Miséricordieux, archevêque d’Alexandrie, pour qu’elle puisse être vénérée par les fidèles, en l’église qui lui est dédiée dans les environs de Saint-Pétersbourg.Le lendemain, 5 d

écembre, un colloque international était consacré au grand penseur russe Paul Florensky, auquel le métropolite a assisté avant de rendre visite au patriarche Scola.

Un communiqué du patriarcat de Venise indique qu’à cette occasion le Métropolite et le patriarche Scola ont « réaffirmé leur volonté de poursuivre le travail de collaboration commencé déjà lors de rencontres précédentes ».Les relations se font actuellement r

égulières entre le pape et l’Eglise russe.

Benoît XVI avait reçu le Métropolite Kirill une première fois le 18 mai 2006, à l’occasion de sa visite à Rome pour la consécration de l’église orthodoxe russe de la ville. Il avait transmis au pape un message du patriarche Alexis de Moscou et de toute la Russie. En réponse, le pape avait lui aussi adressé un message au primat de l’Eglise orthodoxe russe (cf. Zenit du 18 mai 2006 et du 24 mai 2006). Plus r

écemment, le mercredi 7 novembre 2007, à l’issue de l’audience générale, Benoît XVI avait salué Mgr Innocent de Chersonèse, ordinaire des paroisses du patriarcat de Moscou en Europe occidentale.

L’archevêque Innocent avait remis au pape la traduction française des « Fondements de la doctrine sociale de l’Eglise orthodoxe russe », ainsi que le dernier numéro du « Messager de l’Eglise orthodoxe russe », consacré à la récente visite en France du patriarche Alexis de Moscou et de toute la Russie.

Benoît XVI a demandé à Mgr Innocent de transmettre ses salutations au patriarche Alexis et a exprimé le souhait que la publication en français de la doctrine sociale de l’Eglise orthodoxe russe contribue à la « proclamation commune de la foi par les catholiques et les orthodoxes et au témoignage commun des valeurs de l’Evangile ».

Anita S. Bourdin

Première prédication de l’Avent : Jésus de Nazareth, « l’un des prophètes » ?

8 décembre, 2007

 du site:

http://www.zenit.org/article-16812?l=french

 

Première prédication de l’Avent : Jésus de Nazareth, « l’un des prophètes » ?

Proposée par le P. Cantalamessa, au pape et à la curie romaine

ROME, Vendredi 7 décembre 2007 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous le texte intégral de la première prédication de l’Avent proposée ce vendredi matin au pape et à la curie romaine, par le P. Raniero Cantalamessa OFM Cap, prédicateur de la Maison pontificale.

1. La troisième recherche

« Après avoir, à maintes reprises et sous maintes formes, parlé jadis aux Pères par les prophètes, Dieu, en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par qui aussi il a fait les siècles. Resplendissement de sa gloire, effigie de sa substance, ce Fils qui soutient l’univers par sa parole puissante, ayant accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauteurs » (He 1, 1-3).

Cette entrée en matière de la Lettre aux Hébreux constitue une synthèse grandiose de toute l’histoire du salut. Celle-ci apparaît constituée par la succession de deux temps : le temps où Dieu parlait par l’intermédiaire des prophètes et le temps où Dieu parlait par l’intermédiaire du Fils ; le temps où il parlait « par personne interposée » et le temps où il parlait « en personne ». Le Fils, en effet, est « resplendissement de sa gloire et effigie de sa substance », c’est-à-dire, comme nous le dirons plus loin, de la même substance que le Père. Il y a

à la fois continuité et saut de qualité. C’est le même Dieu qui parle, la même révélation ; la nouveauté est qu’à présent le Révélateur devient révélation, la révélation et le révélateur coïncident. La formule d’introduction des oracles en est la meilleure démonstration : ce n’est plus « dit le Seigneur », mais « Je vous dis ».

A la lumière de cette puissante parole de Dieu que constitue Hébreux 1, 1-3, nous tenterons, dans cette prédication de l’Avent, d’opérer un discernement des opinions qui circulent aujourd’hui sur Jésus, à l’extérieur et à l’intérieur de l’Eglise, afin de pouvoir, à Noël, unir sans réserve notre voix à celle de la liturgie qui proclame sa foi dans le Fils de Dieu venu en ce monde. Nous sommes continuellement renvoyés au dialogue de Césarée de Philippe : pour moi Jésus est-il « l’un des prophètes », ou le « Fils du Dieu vivant » ? (cf. Mt 16, 14-16). Dans le domaine des

études historiques sur Jésus, nous sommes en train de vivre ce que l’on appelle la « troisième recherche ». Elle est appelée ainsi pour la distinguer à la fois de la « vieille recherche » historique d’inspiration rationaliste et libérale qui a dominé de la fin du XVIIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe, et de la « nouvelle recherche historique » qui a commencé vers la moitié du siècle dernier, en réaction aux thèses de Bultmann qui avait proclamé le Jésus historique inaccessible et de surcroît sans importance pour la foi chrétienne.

En quoi la « troisième recherche » diffère-t-elle des précédentes ? Tout d’abord de par la conviction que nous pouvons, grâce aux sources, savoir beaucoup plus sur le Jésus historique, que ce que l’on admettait dans le passé. Mais surtout, la troisième recherche se différentie des autres au niveau des critères utilisés pour atteindre la vérité historique sur Jésus. Si auparavant on pensait que le critère fondamental pour établir la vérité d’un fait ou d’une déclaration de Jésus était le fait qu’il/elle soit opposé à ce que l’on faisait ou pensait dans le monde juif de l’époque, à présent on considère en revanche la compatibilité d’une donnée évangélique avec le judaïsme de l’époque. Si auparavant, la marque d’authenticité d’une déclaration ou d’un fait était sa nouveauté et son caractère inexplicable par rapport au contexte, aujourd’hui c’est au contraire le fait qu’il soit « explicable » à la lumière de nos connaissances du judaïsme et de la situation sociale de la Galilée à l’époque. Certains avantages de cette nouvelle approche sont

évidents. On retrouve la continuité de la révélation. Jésus se situe à l’intérieur du monde juif, dans la ligne des prophètes bibliques. On sourit même à l’idée qu’il fut un temps où l’on croyait pouvoir expliquer tout le christianisme en ayant recours aux influences hellénistiques.

Le problème est que l’on est allé tellement au-delà de cette conquête qu’on en a fait un échec. Dans la pensée de nombreux représentants de cette troisième recherche, Jésus finit par se dissoudre complètement dans le monde juif, sans plus se distinguer de ce monde si ce n’est par quelques détails ou interprétations particulières de la Torah. Il devient l’un des prophètes juifs ou, comme on dit, des « charismatiques itinérants ». Le titre d’un ouvrage célèbre de J.D. Crossmann, est significatif : « Le Jésus historique. Vie d’un paysan juif de la Méditerranée ». Sans arriver

à ces excès, l’auteur plus connu, et d’une certaine manière le précurseur de la troisième recherche, E. P. Sanders, est lui aussi sur cette ligne (1). En retrouvant la continuité on a perdu la nouveauté. La divulgation, y compris chez nous en Italie, a fait le reste, en diffusant l’image d’un Jésus juif parmi les juifs, qui n’a presque rien fait de nouveau, mais dont on continue à dire (on ne sait pas comment) qu’il a « changé le monde ».

On continue à reprocher aux générations de chercheurs du passé d’avoir chaque fois construit une image de Jésus selon la mode ou les goûts du moment, sans se rendre compte que l’on est en train de faire la même chose. Cette insistance sur le Jésus juif parmi les juifs vient, au moins en partie, du désir de réparer les torts historiques infligés à ce peuple et de favoriser le dialogue entre juifs et chrétiens. Un excellent objectif, poursuivi, nous allons le voir tout de suite, par un moyen (en raison de la manière dont il est utilisé) erroné. Il s’agit en effet d’une tendance pro-juive uniquement en apparence. En réalité on finit par attribuer au monde juif une responsabilité supplémentaire : celle de ne pas avoir reconnu l’un des siens, un homme dont la doctrine était parfaitement compatible avec ce que lui-même croyait.

2. Le rabbin Neusner et Benoît XVI

C’est précisément un juif, le rabbin américain Jacob Neusner, qui a souligné le caractère illusoire de cette approche à des fins de dialogue authentique entre le judaïsme et le christianisme. Ceux qui ont lu le livre du Pape Benoît XVI sur Jésus de Nazareth connaissent déjà bien la pensée de ce rabbin avec lequel il dialogue dans l’un des chapitres les plus passionnants du livre. En voici les grandes lignes. Le tr

ès célèbre savant juif a écrit un livre intitulé « Un rabbin parle avec Jésus », dans lequel il imagine être un contemporain du Christ qui un jour se joint à la foule qui le suit et écoute le sermon sur la montagne. Il explique pourquoi, malgré sa fascination pour la doctrine et la personne du Galiléen, il comprend à la fin, à contre-cœur, qu’il ne peut devenir son disciple, et décide de rester disciple de Moïse et fidèle à la Torah.

Tous les motifs de sa décision se réduisent en définitive à un seul : pour accepter ce que dit cet homme, il faut lui reconnaître la même autorité que Dieu. Il ne se limite pas à « accomplir », mais il remplace la Torah. La conversation que le rabbin a avec son maître dans la synagogue, au retour de sa rencontre avec Jésus, est touchante : Le Ma

ître : « Ton Jésus a négligé quelque chose [de la Torah] ?

Rabbin Neusner : « Rien »

Le Maître : « Alors il a ajouté quelque chose ? »

Rabbin Neusner : « Oui, lui-même ».

Coïncidence intéressante : c’est la réponse même que donnait saint Irénée au IIe siècle à ceux qui se demandaient ce que le Christ avait apporté de nouveau en venant dans le monde. « Il a apporté toute nouveauté, écrivait-il, en apportant lui-même » (omnem novitatem attulit semetipsum afferens) (2). Neusner a soulign

é l’impossibilité de faire de Jésus un juif « normal » de son temps, ou un juif qui se détache des autres uniquement sur des points d’importance secondaire. Il a eu un autre très grand mérite, celui de montrer la futilité de toute tentative de séparer le Jésus historique du Christ de la foi. Il montre comment la critique peut ôter au Jésus de l’histoire tous ses titres : nier qu’il se soit (ou qu’on lui ait) attribué, de son vivant, le titre de Messie, de Seigneur, de Fils de Dieu. Après qu’on lui ait enlevé tout ce que l’on veut, ce qui reste dans les évangiles est plus que suffisant pour montrer qu’il ne se considérait pas comme un simple homme. De même qu’il suffit d’un fragment de cheveu, d’une goutte de sueur ou de sang pour reconstituer l’ADN complet d’une personne, il suffit d’une déclaration de l’Evangile, prise presque au hasard, pour démontrer que Jésus était conscient d’agir avec la même autorité que Dieu.

En bon juif, Neusner sait ce que signifie : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat » [Mt 12, 8, ndlr], car le sabbat est « l’institution » divine par excellence. Il sait ce que cela signifie de dire : « Si tu veux être parfait, viens et suis-moi » : cela signifie remplacer l’ancien paradigme de sainteté qui consiste à imiter Dieu (« Soyez saints car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint ») par le nouveau paradigme qui consiste à imiter le Christ. Il sait que seul Dieu peut suspendre l’application du quatrième commandement comme le fait Jésus lorsqu’il demande à un homme de renoncer à ensevelir son père. Commentant ces déclarations de Jésus, Neusner s’exclame : « C’est le Christ de la foi qui parle ici » (3).

Dans son livre, le pape répond longuement et, pour un croyant, de manière convaincante et éclairante, à la difficulté du rabbin Neusner. Sa réponse me fait penser à celle que Jésus lui-même donna à ceux qui avaient été envoyés demander à Jean-Baptiste : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » En d’autres termes, Jésus n’a pas seulement revendiqué pour lui-même une autorité divine, mais il a également donné des signes et des garanties comme preuve : les miracles, son enseignement (qui ne se limite pas au sermon sur la montagne), l’accomplissement des prophéties, surtout celle qui a été prononcée par Moïse d’un prophète semblable et supérieur à lui ; puis sa mort, sa résurrection et la communauté née de lui qui accomplit l’universalité du salut annoncée par les prophètes.

3. « Encouragez-vous mutuellement »

Il convient ici de faire une observation : la question de la relation entre Jésus et les prophètes ne se pose pas seulement dans le cadre du dialogue entre le christianisme et le judaïsme, mais également au sein même de la théologie chrétienne, où les tentatives d’expliquer la personnalité du Christ en ayant recours à la catégorie des prophètes, n’ont pas manqué. Je suis convaincu de l’insuffisance radicale d’une christologie qui prétend isoler le titre de prophète et refonder toute la structure de la christologie sur ce titre. Cette tentative n’est d’ailleurs pas nouvelle du tout. Elle fut propos

ée dans l’antiquité par Paul de Samosate, Fotin et d’autres, en termes parfois presque identiques. A l’époque, dans une culture d’orientation métaphysique, on parlait du prophète le plus grand ; aujourd’hui, dans une culture d’orientation historique, on parle du prophète eschatologique. Mais eschatologique est-il vraiment différent de suprême ? Un prophète peut-il être le plus grand prophète sans être également prophète définitif, et le prophète définitif peut-il ne pas être aussi le plus grand des prophètes ?

Une christologie qui ne dépasse pas la catégorie de Jésus comme « prophète eschatologique » constitue il est vrai, conformément à l’intention de ceux qui la proposent, une mise à jour de la donnée antique, non pas de la donnée définie par les conciles mais de la donnée condamnée par les conciles. Mais je n’insiste pas sur cette question que j’ai trait

ée ici même, les années passées (4). Je voudrais plutôt passer tout de suite à une application pratique des réflexions présentées jusqu’à présent, qui nous aide à faire de l’Avent un temps de conversion et de réveil spirituel.

La conclusion que la Lettre aux Hébreux tire de la supériorité du Christ sur les prophètes et sur Moïse n’est pas une conclusion triomphaliste, mais parénétique ; elle n’insiste pas sur la supériorité du christianisme mais sur la plus grande responsabilité des chrétiens face à Dieu. Elle dit :

« C’est pourquoi nous devons nous attacher avec plus d’attention aux enseignements que nous avons entendus, de peur d’être entraînés à la dérive. Si déjà la parole promulguée par des anges s’est trouvée garantie et si toute transgression et désobéissance a reçu une juste rétribution, comment nous-mêmes échapperons-nous, si nous négligeons pareil salut ? (He 2, 1-3) ». « Encouragez-vous mutuellement chaque jour, tant que vaut cet aujourd’hui, afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse par la séduction du péché » (He 3, 13).

Et au chapitre 10 elle ajoute : « Quelqu’un rejette-t-il la Loi de Moïse ? Impitoyablement il est mis à mort sur la déposition de deux ou trois témoins. D’un châtiment combien plus grave sera jugé digne, ne pensez-vous pas, celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, tenu pour profane le sang de l’alliance dans lequel il a été sanctifié, et outragé l’Esprit de la grâce ? » (He 10, 28-29). La parole avec laquelle nous voulons, en accueillant l’invitation de l’auteur, nous encourager mutuellement, est celle que la liturgie nous a fait entendre dimanche dernier et qui donne le ton de toute la premi

ère semaine de l’Avent : « Veillez ! ». Il est intéressant de noter une chose. Lorsqu’elle est reprise dans la catéchèse apostolique après Pâques, cette parole de Jésus prend presque toujours un caractère dramatique : non pas veillez, mais réveillez-vous, arrachez-vous au sommeil ! De l’état de veiller on passe à l’acte de se réveiller.

Il y a une constatation fondamentale : dans cette vie, nous risquons constamment de retomber dans le sommeil, c’est-à-dire dans un état où les facultés sont suspendues, un état d’assoupissement et d’inertie spirituelle. Les choses matérielles ont un effet anesthésiant sur l’âme. Pour cela, Jésus recommande : « Tenez-vous sur vos gardes, de peur que vos cœurs ne s’appesantissent dans la débauche, l’ivrognerie, les soucis de la vie » (Lc 21, 34).

Il peut nous être utile, comme examen de conscience, de réécouter la description que saint Augustin fait de cet état de demi-sommeil dans les Confessions :

« Ainsi, le fardeau du siècle pesait sur moi comme le doux accablement du sommeil ; et les méditations que j’élevais vers vous ressemblaient aux efforts d’un homme qui veut s’éveiller, et vaincu par la profondeur de son assoupissement, y replonge. [...] je ne doutais pas qu’il ne voulût mieux me livrer à votre amour que de m’abandonner à ma passion. Le premier parti me plaisait, il était vainqueur ; je goûtais l’autre, et j’étais vaincu. Et je ne savais que répondre à votre parole : Lève-toi, toi qui dort, Lève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera !’ ( Ephés. V, 14) Et vous m’entouriez d’évidents témoignages ; et convaincu de la vérité, je n’avais à vous opposer que ces paroles de lenteur et de somnolence : Tout à l’heure ! encore un instant ! laissez-moi un peu ! Mais ce tout à l’heure devenait jamais ; ce laissez-moi un peu durait toujours » (5).

Nous savons comment le saint finit par sortir de cet état. Il se trouvait dans un jardin, à Milan, déchiré par ce combat entre la chair et l’esprit ; il entendit les paroles d’un chant : « Prends, lis, prends, lis ». Il les prit comme une invitation de Dieu ; il avait avec lui le livre des lettres de Paul. Il l’ouvrit, résolu à prendre comme parole de Dieu pour lui le premier passage sur lequel il serait tombé. Il tomba sur le texte que nous avons entendu dimanche dernier dans la deuxième lecture de la messe :

« C’est l’heure désormais de vous arracher au sommeil ; le salut est maintenant plus près de nous qu’au temps où nous avons cru. La nuit est avancée. Le jour est arrivé. Laissons-là les oeuvres de ténèbres et revêtons les armes de lumière. Comme il sied en plein jour, conduisons-nous avec dignité : point de ripailles ni d’orgies, pas de luxure ni de débauche, pas de querelles ni de jalousies. Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus Christ et ne vous souciez pas de la chair pour en satisfaire les convoitises » (Rm 13, 11-14). Une lumière de sérénité traversa le corps et l’âme d’Augustin et il comprit qu’avec l’aide de Dieu, il pouvait vivre chaste.

4. « Donne-moi la chasteté et la continence »

L’exemple d’Augustin m’amène à introduire dans mon discours une note d’actualité. La semaine dernière Rai Uno a diffusion un spectacle du comique Roberto Benigni qui a enregistré un taux d’écoute extrêmement élevé. Il s’agissait, à certains moments, d’une leçon de très haute communication religieuse, outre la dimension artistique et littéraire, dont nous aurions beaucoup à apprendre, nous prédicateurs : la capacité de faire parler le sentiment de l’éternel chez l’homme, l’émerveillement devant le mystère, l’art, la beauté et le simple fait d’exister. Malheureusement, sur un point pr

écis, peut-être non prémédité, le comique a lancé un message qui pourrait s’avérer dévastateur pour les jeunes, et qu’il convient de rectifier. Pour appuyer son invitation à ne pas avoir peur des passions, à faire l’expérience du vertige de l’amour également dans son aspect charnel, il a cité la phrase de saint Augustin qui dit à Dieu : « Donne-moi la chasteté et la continence, mais pas encore » (6). Comme s’il fallait d’abord tout essayer puis, éventuellement quand nous serons vieux et que cela ne nous coûtera plus, pratiquer la chasteté.

Le comique n’a pas dit combien saint Augustin a dû par la suite, se repentir d’avoir fait cette prière lorsqu’il était jeune, et combien de larmes cela lui aura coûté, de s’arracher à l’esclavage de la passion à laquelle il s’était abandonné. Il n’a pas rappelé la prière par laquelle le saint remplacera celle qu’il a citée, une fois la liberté retrouvée : « Tu me commandes d’être chaste ; eh bien, donne-moi ce que tu m’ordonnes et ordonnes-moi ce que tu veux ! » (7) Je ne crois pas que les jeunes d’aujourd’hui aient besoin d’

être encouragés à se « jeter », à « essayer », à rompre les barrières (tout les pousse à se jeter tête baissée dans cette direction avec les résultats tragiques que nous connaissons). Ils ont besoin de personnes qui suscitent en eux des motivations valides, non pas certes pour avoir peur de leur corps et de l’amour, mais au moins pour craindre d’abîmer l’un et l’autre.

Dans le chant de l’Enfer, que le comique a admirablement commenté, Dante fournit l’une de ces motivations profondes, qu’il ne fait toutefois que survoler. Le mal, c’est soumettre la raison à l’instinct, au lieu de soumettre l’instinct à la raison. « J’entendis qu’à ce tourment étaient condamnés les pécheurs charnels, qui soumettent la raison à la convoitise ». La convoitise a sa fonction si elle est soumise à la raison ; dans le cas contraire, elle devient l’ennemie et non l’alliée, de l’amour, conduisant aux délits les plus atroces, dont l’actualité récente nous a fourni des exemples. Mais venons-en plus directement

à nous. La vie spirituelle ne se réduit certes pas uniquement à la chasteté et à la pureté, mais il est certain que sans elles, tout effort dans les autres directions est impossible. Celle-ci est véritablement, comme l’appelle saint Paul dans le texte cité, une « arme de lumière » : une condition pour que la lumière du Christ se diffuse autour de nous et à travers nous.

Aujourd’hui, on a tendance à opposer les péchés contre la pureté et les péchés contre le prochain et l’on tend à considérer comme un vrai péché uniquement le péché contre le prochain ; on ironise parfois sur le culte excessif accordé dans le passé à la « belle vertu ». Ce comportement est en partie explicable ; dans le passé, la morale avait accentué de manière trop unilatérale les péchés de la chair, jusqu’à créer parfois de véritables névroses, au détriment de l’attention aux devoirs envers le prochain et au détriment de la vertu même de pureté qui était ainsi appauvrie et réduite à une vertu presque exclusivement négative, la vertu de savoir dire non. Mais maintenant on est pass

é à l’excès inverse et l’on tend à minimiser les péchés contre la pureté, au profit (souvent uniquement verbal) d’une attention au prochain. C’est une illusion de croire pouvoir concilier un authentique service à ses frères, qui demande toujours un sacrifice, de l’altruisme, l’oubli de soi et de la générosité, et une vie personnelle désordonnée, entièrement vouée à son propre plaisir et à satisfaire ses passions. On finit inévitablement par instrumentaliser nos frères, comme on instrumentalise notre corps. Celui qui ne sait pas dire « non » à lui-même, ne sait pas dire « oui » à ses frères.

L’une des « excuses » qui contribuent le plus à favoriser le péché d’impureté, dans la mentalité des personnes, et à le décharger de toute responsabilité, est que, de toute façon, il ne fait de mal à personne, il ne viole pas les droits et la liberté des autres, sauf – dit-on – s’il s’agit de violence charnelle. Mais à part le fait qu’il viole le droit fondamental de Dieu de donner une loi à ses créatures, cette « excuse » est fausse même à l’égard du prochain. Il n’est pas vrai que le péché d’impureté se limite à celui qui le commet. Dans le

Talmud juif on peut lire un apologue qui illustre bien la solidarité qui existe dans le péché et le tort que tout péché, même personnel, provoque aux autres : « Plusieurs personnes se trouvaient dans une barque. L’une d’entre elles prit une perceuse et commença à faire un trou sous son siège. Voyant cela, les autres passagers lui dirent : Qu’est-ce que tu fais ? Celle-ci répondit : en quoi cela vous regarde-t-il ? N’est-ce pas sous mon siège que je suis en train de faire un trou ? Mais les autres répliquèrent : oui, mais l’eau entrera et nous serons tous noyés ! ». N’est-ce pas ce qui est en train de se passer dans notre société ? L’Eglise elle-même sait le mal que l’on peut faire au corps tout entier avec les erreurs personnelles commises dans ce domaine. L’un des événements spirituels les plus importants de ces derniers mois a été la publication des « écrits personnels » de Mère Teresa de Calcutta. Le titre choisi pour le livre qui recueille ces écrits est la parole que le Christ lui a adressée au moment où il l’a appelée pour sa nouvelle mission : « Come, be my light », viens, sois ma lumière dans le monde. C’est une parole que Jésus adresse à chacun de nous et qu’avec l’aide de la Très Sainte Vierge Marie et l’intercession de la Bienheureuse de Calcutta, nous voulons accueillir avec amour et chercher à mettre en pratique pendant cet Avent.

______________________________

NOTES

(1) Cf. E.P. Sanders, Jesus and Judaism, London 1985, trad. italiana Gesù e il giudaismo, Marietti 1992.(2) Cf. S. Ireneo, Adv. Haer. IV, 34, 1

(3) Cf. Neusner, op. cit. 84

(4) Cf. Méditations de l’Avent 1989 recueillies dans le livre Gesú Cristo, il Santo di Dio, cap. VII, Edizioni San Paolo 1999(5) Saint Augustin,

Confessions, VIII, 5, 12

(6) Saint Augustin, Confessions

, cf. VIII, 7, 17

(7) Saint Augustin, Confessions, cf. X, 31, 45

bonne nuit

8 décembre, 2007

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. strelitzia_nicolai2

Strelitzia nicolai

http://www.ubcbotanicalgarden.org/potd/2007/12/strelitzia_nicolai.php#002384

Marie, « comblée de grâce » dans son Immaculée Conception

7 décembre, 2007

Saint Sophrone de Jérusalem (?-639), moine, évêque
Homélie pour l’Annonciation, 2 ; PG 87, 3, 3241 (trad. bréviaire rev.)

Marie, « comblée de grâce » dans son Immaculée Conception

« Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi ». Que peut-il y avoir de plus grand que cette joie, ô Vierge Mère ? Que peut-il y avoir au-dessus de cette grâce que tu es la seule à avoir reçue en partage de la part de Dieu ? Que peut-on concevoir de plus joyeux et de plus lumineux ? Tout demeure loin derrière tes merveilles ; tout se trouve au-dessous de ta grâce. Les privilèges les plus certains n’ont que le second rang et ne possèdent qu’un éclat bien moindre.

« Le Seigneur est avec toi ». Qui oserait rivaliser avec toi sur ce point ? Dieu naît de toi. Qui donc ne te céderait la place aussitôt pour te laisser avec joie la première place et l’excellence ? C’est pourquoi, lorsque je te contemple placée au-dessus de toutes les créatures, je proclame hautement tes louanges : « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi ». La joie qui émane de toi n’est pas seulement accordée aux hommes mais aussi à toutes les puissances angéliques du ciel…

Dieu lui-même habite corporellement dans ton sein ; il en sort comme l’Époux (Ps 18,6) pour apporter à tous les hommes la joie et la lumière divines. C’est en toi, ô Vierge, que Dieu, comme dans un ciel très pur et lumineux, « a établi sa demeure » (cf. Ps 75,3). « De toi, il s’élance comme un époux quittant la chambre nuptiale » ; imitant « la course d’un géant, il va parcourir la carrière » de sa vie, qui apportera le salut à tous les vivants. S’étendant « d’une extrémité du ciel à l’autre » comme le soleil (Ps 18,6-7), il remplira toutes choses de son ardeur divine et de sa lumière vivifiante.

ciao, j’ai passé cette nuit au « Les Urgence » de l’hôpital Saint Giovanni…

7 décembre, 2007

très voisine, heureusement, a ma maison, parce que j’ai été mal, rien grave heureusement, mais problèmes à résoudre mieux, aujourd’hui je mettent seulement la Solennité de l’immaculée Conception, parce je suis encore un peu fatigué, mes meilleurs vœux pour  la fête de demain à tous vous, 

Gabriella

l’Immaculée Conception de la Vierge Marie

7 décembre, 2007

l'Immaculée Conception de la Vierge Marie dans Marie Vierge

http://santiebeati.it/immagini/?mode=view&album=20600&pic=20600BQ.JPG&dispsize=Original&start=40

8 décembre: Immaculée conception, solennité

7 décembre, 2007

du site: 

http://missel.free.fr/Sanctoral/12/08.htm

 

 

8 décembre 

 

Immaculée conception, solennité 

 

Introduction 

Vous êtes toute belle, ô ma Bien-Aimée ! et il n’y a point de tache en vous !… Voici la fête privilégiée de Marie, celle qu’elle aime entre toutes ses fêtes, celle qu’elle veut voir célébrer par ses enfants avec le plus de ferveur et de zèle, et à laquelle sont attachées les plus précieuses faveurs. 

Marie, devant porter dans son sein l’Auteur même de la sainteté, ne pouvait être souillée d’aucune tache ; il ne convenait pas que le démon eût quelque droit sur celle qui ne venait au monde que pour lui écraser la tête. Non, jamais cet esprit impur n’eut aucun pouvoir sur l’auguste Vierge prédestinée pour être la Mère de Dieu. Il ne lui fut point donné de siéger, même un instant, sur ce trône élevé pour l’adorable Trinité ; jamais il n’entra dans ce sanctuaire préparé pour le Verbe fait chair, pour le Rédempteur du genre humain. Satan fut vaincu de nouveau, comme au jour de sa révolte contre le Tout-Puissant, le jour où Marie a été conçue sans péché. 

La croyance à l’Immaculée Conception, de tout temps autorisée et approuvée, a été déclarée dogme de foi, et l’Église prodigue ses plus riches faveurs à ceux qui l’honorent. Récitez avec ferveur, chaque jour de l’Octave, quelques unes des Prières pour honorer l’Immaculée Conception, et comme hommage spécial, ajoutez-y l’hymne ci-après, imitée du Te Deum. 



Hymne en l’honneur de l’immaculée conception de la bienheureuse Vierge Marie 

Nous vous louons, ô Marie, et nous proclamons avec joie votre Conception immaculée. 

La terre et les cieux admirent votre pureté divine, ô Vierge, Mère du Sauveur ! 

Dans tous les lieux du monde, les âmes coupables ont recours à vous, ô Marie, refuge des pécheurs ! 

Les Chrétiens de toutes les nations, les cœurs les plus purs s’unissent pour célébrer votre Conception sans tache. 

Ô Immaculée, toujours immaculée ! 

Ô Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu ! 

Vous êtes aimable comme une aurore naissante ; votre clémence est pour les mortels comme un soleil bienfaisant. 

Toute la cour céleste célèbre votre gloire, ô Fille bien-aimée de Dieu le Père ! 

À votre nom l’enfer tremble, ô Mère admirable de Dieu le Fils ! 

Vous abrégez la peine des âmes qui souffrent dans le Purgatoire, ô épouse du Saint Esprit ! 

Tous les enfants de la sainte Église se plaisent à répéter : Salut à vous, Reine des Cieux, Mère de miséricorde ! 

Bienheureuse est votre mère sainte Anne ; saint Joseph, fidèle gardien de votre virginité, est digne de tout respect. 

C’est par vos mains toutes célestes que Dieu répand l’abondance de ses grâces et de ses faveurs. 

C’est en vous, Vierge très pure, que le Fils de Dieu est descendu pour racheter tous les hommes. 

L’archange vous a saluée pleine de grâces, et le Très-Haut a mis en vous toutes ses complaisances. 

C’est près du trône de Dieu même que vous êtes assise, ô Reine du Ciel, et les Séraphins admirent la gloire qui vous environne. 

Vous êtes notre Avocate, et vous demandez miséricorde pour les pécheurs. 

Daignez donc, ô Marie, nous vous en supplions, daignez nous secourir, nous qui célébrons avec joie et amour votre immaculée Conception. 

Obtenez-nous de partager un jour, dans le Ciel, la félicité des Anges et des Saints. 

Protégez votre famille chérie, protégez vos enfants. 

Comblez-les de vos faveurs, enrichissez-les de vos vertus. 

Nous nous réunissons en cette solennité pour vous bénir ; et les siècles futurs rediront vos louanges. 

Nous exaltons le nom de Marie, aimable par-dessus tous les noms ; ce nom est la gloire de la terre et des cieux. 

Daignez, en mémoire de votre Conception sans tache, nous obtenir une inviolable pureté. 

Montrez-vous toujours notre Mère, en vertu des paroles sacrées de votre divin Fils sur la croix. 

Qu’à votre prière, Jésus montre à son Père les plaies qu’il a reçues pour nous. 

Qu’il montre surtout son cœur percé par la lance en faveur des pauvres pécheurs. 

Ô Marie pleine de clémence ! ô Marie notre Mère ! ne nous abandonnez jamais. 

Que tous les esprits, tous les cœurs et toutes les bouches s’unissent pour célébrer le privilège de votre immaculée Conception, ô Marie ! 

Ainsi soit-il. 

  

Vous êtes toute belle, ô Marie ! 

- Et la tache originelle ne fut jamais en vous. 

Prions. Ô Dieu, qui, par l’immaculée Conception de la Vierge Marie, avez préparé à votre Fils une demeure digne de lui, accordez à tous ceux qui célèbreront cette fête sacrée, la prospérité et la paix en cette vie, et donnez-leur, après leur mort, la félicité et la gloire du Paradis : par les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous, en l’unité du saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il. 



Litanies de l’Immaculée Conception 

Seigneur, ayez pitié de nous, 

Seigneur, ayez pitié de nous 

O Christ, ayez pitié de nous, 

O Christ, ayez pitié de nous 

Seigneur, ayez pitié de nous, 

Seigneur, ayez pitié de nous 

Jésus-Christ, écoutez nous, 

Jésus-Christ, écoutez nous 

Jésus-Christ, exaucez nous, 

Jésus-Christ, exaucez nous 

Père céleste, qui êtes Dieu, 

ayez pitié de nous 

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, 

ayez pitié de nous 

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, 

ayez pitié de nous 

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, 

ayez pitié de nous 

Sainte Vierge, immaculée entre toutes les vierges, 

priez pour nous 

Vierge immaculée avant, pendant et après votre conception, 

priez pour nous 

Fille immaculée de Dieu le Père, 

priez pour nous 

Mère immaculée de Dieu le Fils, 

priez pour nous 

Epouse immaculée du Saint Esprit, 

priez pour nous 

Temple immaculé de la très-sainte Trinité, 

priez pour nous 

Image immaculée de la sagesse de Dieu, 

priez pour nous 

Aurore immaculée du Soleil du justice, 

priez pour nous 

Arche vivante et immaculée où reposa Jésus-Christ, 

priez pour nous 

Rejeton immaculé de la race de David, 

priez pour nous 

Voie immaculée qui conduisez à Jésus, 

priez pour nous 

Vierge immaculée, qui avez triomphé du péché originel, 

priez pour nous 

Vierge immaculée, qui avez brisé la tête du serpent, 

priez pour nous 

Reine immaculée du ciel et de la terre, 

priez pour nous 

Porte immaculée de la Jérusalem céleste, 

priez pour nous 

Dispensatrice immaculée des grâces de Dieu, 

priez pour nous 

Epouse immaculée de saint Joseph, 

priez pour nous 

Etoile immaculée de la mer, 

priez pour nous 

Tour immaculée, rempart de l’Eglise militante, 

priez pour nous 

Rose immaculée entre les épines, 

priez pour nous 

Olivier immaculé du champ mystique, 

priez pour nous 

Modèle immaculé de toutes les perfections, 

priez pour nous 

Cause immaculée de notre bonheur, 

priez pour nous 

Colonne immaculée de notre foi, 

priez pour nous 

Fontaine immaculée de l’amour divin, 

priez pour nous 

Signe immaculé, signe certain de salut, 

priez pour nous 

Règle immaculée de la parfaite obéissance, 

priez pour nous 

Maison immaculée de pudeur et de chasteté, 

priez pour nous 

Ancre immaculée de notre salut, 

priez pour nous 

Lumière immaculée des Anges, 

priez pour nous 

Couronne immaculée des Patriarches, 

priez pour nous 

Gloire immaculée des Prophètes, 

priez pour nous 

Maîtresse immaculée des Apôtres, 

priez pour nous 

Force immaculée des Martyrs, 

priez pour nous 

Soutien immaculé des Confesseurs, 

priez pour nous 

Pureté immaculée des Vierges, 

priez pour nous 

Joie immaculée de ceux qui espèrent en vous, 

priez pour nous 

Avocate immaculée des pécheurs, 

priez pour nous 

Guerrière immaculée, terreur des hérétiques, 

priez pour nous 

Mère et tutrice immaculée de notre famille, 

priez pour nous 

  

 Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, 

pardonnez-nous, Seigneur. 

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, 

exaucez-nous, Seigneur. 

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, 

ayez pitié de nous, Seigneur. 

  

Priez pour nous, Vierge toujours sainte et immaculée, 

- Afin que nous soyons rendus dignes des promesses du Christ. 

Prions. O Dieu, qui, par l’Immaculée Conception de la sainte Vierge, avez préparé à votre Fils un sanctuaire digne de lui, ayant préservé cette auguste Vierge de toute souillure en vue de la mort de ce cher Fils ; daignez nous accorder, par son intercession, de parvenir à votre gloire avec un cœur pur. Par le même Jésus-Christ, notre Seigneur et notre Dieu qui vit et règne avec vous, dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. – Amen. 

 

San Nicola di Mira (di Bari, Italia) Vescovo

6 décembre, 2007

San Nicola di Mira (di Bari, Italia) Vescovo dans images sacrée

http://www.santiebeati.it/dettaglio/30300

6 décembre: Saint Nicolas de Myre, (di Bari, Italie) évêque

6 décembre, 2007

du site: 

http://missel.free.fr/Sanctoral/12/06.htm

6 décembre

Saint Nicolas de Myre, (di Bari, Italie) évêque

Né à Patare en Lycie1 vers 270 de parents chrétiens : son père, Euphémius, était un

homme riche, pieux et charitable ; sa mère, Anne, était la sœur de Nicolas l’Ancien, évêque de Myre. Nicolas fit présager dès l’enfance sa fidélité à la pratique du jeûne : les imagiers médiévaux ont reproduit sur nos vitraux le nourrisson repoussant d’un geste décidé le sein maternel. nombreux sont les traits analogues qui ont rendu saint Nicolas si populaire. La peste ayant enlevé ses parents et l’ayant laissé jeune à la tête d’un riche héritage, Nicolas consacra sa fortune à de bonnes œuvres. Un homme veuf de son voisinage ayant trois filles nubiles et, par suite de revers de fortune, ne pouvant leur assurer une honnête situation, résolut de les prostituer ; Nicolas se fit à leur égard l’instrument de la Providence en leur procurant une riche dotation. On dit que son oncle l’ordonna prêtre et le fit supérieur du monastère de Sainte-Sion, près de Myre.

Quand l’évêque de Myre vint à mourir, Dieu fit connaître aux évêques de la province que Nicolas était l’homme de son choix pour cet office. Contraint d’accepter l’épiscopat, Nicolas réalisa tout ce qu on attendait de l’évêque en ces temps primitifs ; il fut le guide doctrinal de son peuple, son défenseur dans les périls des persécutions, le sage administrateur des biens de la communauté chrétienne, un organisateur zélé des œuvres charitables. Jeté en prison durant les dernières années de la persécution de Dioclétien, il fut délivré à l’avènement de Constantin et revint à Myre. L’idolâtrie était encore vivace : l’évêque la combattit, renversant le temple de Diane qui était le centre de la réaction païenne dans la ville de Myre ; en un temps de famine, il s’ingénia pour procurer les vivres nécessaires à son peuple.Parmi les miracles nombreux qui lui sont attribu

és, il faut mentionner celui que les artistes ont le plus fréquemment reproduit. Trois officiers de Constantin avaient été envoyés en Phrygie pour réprimer une sédition ; en passant par Myre ils avaient été reçus par l’évêque et l’avaient vu tirer des mains du bourreau trois de ses concitoyens injustement condamnés. Rentrés à Constantinople les trois officiers tombèrent en disgrâce et furent condamnés à mort. Se souvenant de ce qu’avait fait l’évêque de Myre, ils .s’adressèrent à Dieu pour obtenir que Nicolas manifestât sa puissance en leur faveur. Constantin, à qui le prélat apparut en songe, reconnut I’innocence des condamnés et les fit remettre en liberté. Tel est le thème que les artistes du Moyen Age ont représenté sous le titre des « trois tribuns sauvés de la mort. » Un trouvère du XII° siècle a narré dans un de ses poèmes l’histoire de « trois clercs allant à l’école », mis à mort par un boucher à qui ils avaient demandé l’hospitalité, puis ressuscités par le saint évêque de Myre. La légende des « trois petits enfants qui s’en allaient glaner aux champs » s’ancra profondément dans la croyance populaire : représentée et chantée en Occident elle contribua a l’extension du culte rendu à saint Nicolas. Il faut en dire autant du miracle de la tempête apaisée par l’intercession de saint Nicolas.

Enfin Nicolas, au cours de son épiscopat, combattit les erreurs d’Arius, et fut l’un des 318 évêques qui condamnèrent l’arianisme au premier concile de Nicée. Sa mort arriva peu de temps après, vers 325, et de son tombeau s’écoula une huile miraculeuse. Vers 1087, comme la ville de Myre était au pouvoir des Turcs, des marchands de Bari furent assez heureux pour enlever les saintes reliques et les apportèrent dans leur ville où une église magnifique fut construite en l’honneur de saint Nicolas.Saint Nicolas de Myre est assur

ément un des saints les plus populaires et son culte, né dans l’Eglise grecque, était déjà très répandu en Orient, lorsque soixante-deux corsaires de Bari razzièrent ses restes mortels abandonnés par les gens de Myre qui fuyaient les Turcs. Le culte de saint Nicolas se développa Occident à la fin du XI° siècle, après le transfert de ses reliques à Bari (9 mai 1087), pour connaître, à partir du XII° siècle, un essort considérable, singulièrement en Italie et en Lorraine, dans l’Est de la France et en Allemagne rhénane.

Un très grand nombre de corporations ont pris saint Nicolas pour protecteur et pour patron, ce qui s’explique par les très nombreux miracles qui lui sont attribués.La temp

ête apaisée explique que saint Nicolas soit réclamé par les marins, les bateliers, les pécheurs, les voyageurs et les pèlerins. Les mal jugés se souviennent qu’il a obtenu de Constantin la grâce de trois officiers condamnés sur de faux témoignages. Pour les tonneliers, c’est saint Nicolas qui fit sortir vivants d’un tonneau ou d’un cuvier les trois enfants mis à mort par un cruel boucher. Les écoliers et écolières sont des protégés de prédilection : s’ils se conduisent bien, s’ils sont obéissants et studieux, saint Nicolas, le 5 décembre, veille de sa fête, remplit leurs souliers ou leurs bas de friandises ; mais s’ils sont paresseux ou indociles, il leur apporte un martinet. En Alsace, le 5 décembre au soir, les petits garçons se réunissent et parcourent les rues du village avec une clochette qu’ils agitent, puis ils crient : « Les petits enfants sont-ils couchés ? Saint-Nicolas va passer ! » Avant de se coucher les enfants ne manquent pas de placer dans la cheminée un sabot pour recevoir le cadeau de saint Nicolas. En Angleterre, les enfants de chœur avaient saint Nicolas pour patron : le 6 décembre, ceux des cathédrales et des collégiales élisaient l’un d’entre eux pour évêque : ce devait être le plus sage, le plus pieux, le plus zélé ; durant un mois, jusqu’au jour des Rois, des honneurs lui étaient rendus. La dotation des filles de son pauvre voisin font de saint Nicolas le protecteur des filles à marier.

Avant la translation du corps de saint Nicolas à Bari, son culte avait déjà été introduit à Rome, au VII° siècle, par des moines orientaux. Au IX° siècle, le pape Nicolas I° (mort en 867) ajoutait à Sainte-Marie-in-Cosmedin, un oratoire en l’honneur de son saint patron. La diaconie Saint-Nicolas-in-Carcere, sans doute en relation avec une église antérieure, fut créée au IX° ou au X° siècle. On a pu dénombrer à Rome quatre-ving-cinq églises, chapelles, couvents et hospices Saint-Nicolas.Le culte de saint Nicolas fut introduit en Allemagne par la femme d

’Othon I°, la byzantine Théophano dont le fils, Othon III (975-991) fonda, près d’Aix-la-Chapelle, Saint-Nicolas-de-Burtscheid. Saint Nicolas est le patron de Hambourg.

Après qu’Albert de Varangéville, rentrant de Terre Sainte eut dérobé à Bari un fragment de la dextre bénissant de saint Nicolas pour la rapporter en Lorraine, il fit édifier la chapelle Saint-Nicolas-de-Port qui laissa la place à une église plus grande, consacrée par Pibon, évêque de Toul, en 1101 ; une nouvelle église fut construite en 1193 qui fut à son tour remplacée au XV° siècle quand saint Nicolas devint le patron de la Lorraine pour avoir favorisé la victoire du duc René II contre Charles le Téméraire, battu et tué sous les murs de Nancy (5 janvier 1477). A Rome, on le vénère à Saint-Nicolas-des-Lorrains.En France, le comte d

’Anjou, Foulque Nerra, grand pèlerin de Palestine, à la suite d’un vœu qu’il avait fait dans une tempête, fonda, en 1020, l’abbaye Saint-Nicolas d’Angers dont l’église nouvelle fut consacrée par le pape Urbain II (10 février 1096). Saint Nicolas est invoqué à Provins, de nombreuses églises lui sont dédiées dans les diocèses de Bourges, de Nevers, de Limoges et de Clermont, dans la Flandre française, au nord de la Lys, il est un des saints les plus honorés. Trente-deux communes françaises portent encore le nom de Saint-Nicolas.

A Paris, la première chapelle du Palais (île de la Cité), fondée par Robert le Pieux (996-1031), restaurée par Louis VI le Gros et détruite par saint Louis pour édifier la Sainte-Chapelle, était dédiée à saint Nicolas. Le Parlement de Paris, à sa rentrée annuelle, entendait sa messe rouge célébrée à l’autel de saint Nicolas qui était l’un des patrons des juristes ; le président de la confrérie des avocats du palais prit le nom de bâtonnier parce qu’il tenait un bâton surmonté d’une effigie de saint Nicolas.

Robert de Dreux, frère de Louis VII, fonda, en 1187, en même temps que l’église collégiale Saint-Thomas du Louvre, un hôpital des pauvres écoliers de saint Nicolas. En 1217 les écoliers obtinrent permission d’établir une chapelle et un cimetière, ce fut l’hospice Saint-Nicolas du Louvre, supprimé (1541) par le cardinal Jean du Bellay et remplacé par un collège de dix chanoines. En 1744, Saint-Nicolas et Saint-Thomas du Louvre furent réunis en un seul corps sous le titre de Saint-Louis du Louvre. Depuis Charles V, le jour de la fête de saint Nicolas, les écoliers, déguisés et menés par un des leurs portant les attributs des évêques, couraient les rues en chantant. Les enfants de chœur de Notre-Dame allaient célébrer l’office à Saint-Nicolas-des-Champs.

Saint-Nicolas-des-Champs qui était à l’origine une chapelle dépendante de l’abbaye Saint-Martin-des-Champs, attestée dès 1119, fut érigée en paroisse en 1184 et souvent agrandie au cours des siècles. Les parties les plus anciennes de l’actuel édifice sont du premier quart du XV° siècle, tandis que le reste fut construit aux XVI° et XVII° siècles ; le retable que Simon Vouet et Jacques Sarazin réalisèrent en 1629, est le seul retable parisien de cette époque à avoir échappé au vandalisme révolutionnaire. On y voit, dans la deuxième chapelle de gauche, un Saint Nicolas dans la tempête de Jean-Baptiste Pierre qui imite en peinture un relief sculpté (1747), rapporté de Saint-Pierre-du-Gros-Caillou.

Lorsque le clos du Chardonnet fut englobé dans l’enceinte de Philippe Auguste, l’évêque de Paris, Guillaume d’Auvergne, pour les habitants de ce nouveau quartier, fit élever une chapelle et un presbytère qu’il dédia à saint Nicolas (1230). Devenue paroisse, la chapelle fut remplacée par une église (1243) qui fut à son tour remplacée par une église plus grande que Jean de Nanton, évêque de Paris, consacra le 13 mai 1425. Agrandie en 1545, l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet reçut un nouveau clocher en 1625. Le 19 juillet 1656, le conseiller du Roi Christophe Martin, contrôleur général de la Marine et ancien marguillier de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, posa la première pierre d’une nouvelle église à laquelle travailla Charles Le Brun et dont Hardouin de Péréfix fit la dédicace le 15 août 1667 ; la nef fut achevée en 1716, la voûte fut posée en 1763, le maître-autel fut consacré par l’archevêque Christophe de Beaumont le 4 décembre 1768.Si l

’on voulait chercher saint Nicolas à Paris, outre les deux églises dont nous venons de parler, on trouverait un vitrail de l’église Saint-Merry (début du XVI° siècle), une statue en bois (XVII° siècle), dans la chapelle de la congrégation Notre-Dame (ancienne Abbaye-aux-Bois), 11 rue de la Chaise, et une peinture sur l’iconostase de l’église Saint-Georges-des-Roumains, 38 rue Ribera (XVI°). On pourrait aussi voir, présentés au Louvre, le triptyque Harbaville, ivoire byzantin du XII° siècle, et une œuvre de Lorenzo di Credi (XV° siècle) où saint Nicolas est associé à saint Julien de Rimini. Dans les collection de la Bibliothèque nationale, on garde une miniature du XI° siècle, dans la Vie et miracle de saint Nicolas, et les Heures d’Anne de Bretagne, de Jean Bourdichon (XVI° siècle) où saint Nicolas ressuscite les trois écoliers dans le saloir. Au musée Jacquemart-André, on montre la miniature des Heures du maréchal Boucicaut.

Saint Nicolas de Myre est assurément un des saints les plus populaires et son culte, né dans l’Eglise grecque, était déjà très répandu en Orient, lorsque soixante-deux corsaires de Bari razzièrent ses restes mortels abandonnés par les gens de Myre qui fuyaient les Turcs. Le culte de saint Nicolas se développa Occident à la fin du XI° siècle, après le transfert de ses reliques à Bari (9 mai 1087), pour connaître, à partir du XII° siècle, un essort considérable, singulièrement en Italie et en Lorraine, dans l’Est de la France et en Allemagne rhénane.Avant la translation du corps de saint Nicolas

à Bari, son culte avait déjà été introduit à Rome, au VII° siècle, par des moines orientaux. Au IX° siècle, le pape Nicolas I° (mort en 867) ajoutait à Sainte-Marie-in-Cosmedin, un oratoire en l’honneur de son saint patron. La diaconie Saint-Nicolas-in-Carcere, sans doute en relation avec une église antérieure, fut créée au IX° ou au X° siècle. On a pu dénombrer à Rome quatre-ving-cinq églises, chapelles, couvents et hospices Saint-Nicolas.

Le culte de saint Nicolas fut introduit en Allemagne par la femme d’Othon I°, la byzantine Théophano dont le fils, Othon III (975-991) fonda, près d’Aix-la-Chapelle, Saint-Nicolas-de-Burtscheid. Il est le patron de Hambourg.Apr

ès qu’Albert de Varangéville, rentrant de Terre Sainte eut dérobé à Bari un fragment de la dextre bénissant de saint Nicolas pour la rapporter en Lorraine, il fit édifier la chapelle Saint-Nicolas-de-Port qui laissa la place à une église plus grande, consacrée par Pibon, évêque de Toul, en 1101 ; une nouvelle église fut construite en 1193 qui fut à son tour remplacée au XV° siècle quand saint Nicolas devint le patron de la Lorraine pour avoir favorisé la victoire du duc René II contre Charles le Téméraire, battu et tué sous les murs de Nancy (5 janvier 1477). A Rome, on le vénère à Saint-Nicolas-des-Lorrains.

En France, le comte d’Anjou, Foulque Nerra, grand pèlerin de Palestine, à la suite d’un vœu qu’il avait fait dans une tempête, fonda, en 1020, l’abbaye Saint-Nicolas d’Angers dont l’église nouvelle fut consacrée par le pape Urbain II (10 février 1096). Saint Nicolas est invoqué à Provins, de nombreuses églises lui sont dédiées dans les diocèses de Bourges, de Nevers, de Limoges et de Clermont, dans la Flandre française, au nord de la Lys, il est un des saints les plus honorés. Trente-deux communes françaises portent encore le nom de Saint-Nicolas.A Paris, la premi

ère chapelle du Palais (île de la Cité), fondée par Robert le Pieux (996-1031), restaurée par Louis VI le Gros et détruite par saint Louis pour édifier la Sainte-Chapelle, était dédiée à saint Nicolas. Le Parlement de Paris, à sa rentrée annuelle, entendait sa messe rouge célébrée à l’autel de saint Nicolas qui était l’un des patrons des juristes ; le président de la confrérie des avocats du palais prit le nom de bâtonnier parce qu’il tenait un bâton surmonté d’une effigie de saint Nicolas.

Robert de Dreux, frère de Louis VII, fonda, en 1187, en même temps que l’église collégiale Saint-Thomas du Louvre, un hôpital des pauvres écoliers de saint Nicolas. En 1217 les écoliers obtinrent permission d’établir une chapelle et un cimetière, ce fut l’hospice Saint-Nicolas du Louvre, supprimé (1541) par le cardinal Jean du Bellay et remplacé par un collège de dix chanoines. En 1744, Saint-Nicolas et Saint-Thomas du Louvre furent réunis en un seul corps sous le titre de Saint-Louis du Louvre. Depuis Charles V, le jour de la fête de saint Nicolas, les écoliers, déguisés et menés par un des leurs portant les attributs des évêques, couraient les rues en chantant. Les enfants de chœur de Notre-Dame allaient célébrer l’office à Saint-Nicolas-des-Champs.

Saint Nicolas de Myre, patron des clercs, des filles à marier et des enfants, était aussi celui des bateliers, des pêcheurs au filet, des débardeurs, des commerçants de blé et de vin, des pharmaciens, des épiciers et des drapiers.

Saint-Nicolas-des-Champs qui était à l’origine une chapelle dépendante de l’abbaye Saint-Martin-des-Champs, attestée dès 1119, fut érigée en paroisse en 1184 et souvent agrandie au cours des siècles. Les parties les plus anciennes de l’actuel édifice sont du premier quart du XV° siècle, tandis que le reste fut construit aux XVI° et XVII° siècles ; le retable que Simon Vouet et Jacques Sarazin réalisèrent en 1629, est le seul retable parisien de cette époque à avoir échappé au vandalisme révolutionnaire. On y voit, dans la deuxième chapelle de gauche, un Saint Nicolas dans la tempête de Jean-Baptiste Pierre qui imite en peinture un relief sculpté (1747), rapporté de Saint-Pierre-du-Gros-Caillou.

Lorsque le clos du Chardonnet fut englobé dans l’enceinte de Philippe Auguste, l’évêque de Paris, Guillaume d’Auvergne, pour les habitants de ce nouveau quartier, fit élever une chapelle et un presbytère qu’il dédia à saint Nicolas (1230). Devenue paroisse, la chapelle fut remplacée par une église (1243) qui fut à son tour remplacée par une église plus grande que Jean de Nanton, évêque de Paris, consacra le 13 mai 1425. Agrandie en 1545, l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet reçut un nouveau clocher en 1625. Le 19 juillet 1656, le conseiller du Roi Christophe Martin, contrôleur général de la Marine et ancien marguillier de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, posa la première pierre d’une nouvelle église à laquelle travailla Charles Le Brun et dont Hardouin de Péréfix fit la dédicace le 15 août 1667 ; la nef fut achevée en 1716, la voûte fut posée en 1763, le maître-autel fut consacré par l’archevêque Christophe de Beaumont le 4 décembre 1768.Si l

’on voulait chercher saint Nicolas à Paris, outre les deux églises dont nous venons de parler, on trouverait un vitrail de l’église Saint-Merry, daté du début du XVI° siècle, une statue en bois du XVII° siècle, dans la chapelle de la congrégation Notre-Dame (ancienne Abbaye-aux-Bois), 11 rue de la Chaise (VII°), et une peinture sur l’iconostase de l’église Saint-Georges-des-Roumains, 38 rue Ribera (XVI°). On pourrait aussi voir, présentés au Louvre, le triptyque Harbaville, ivoire byzantin du XII° siècle, et une œuvre de Lorenzo di Credi (XV° siècle) où saint Nicolas est associé à saint Julien de Rimini. Dans les collection de la Bibliothèque nationale, on garde une miniature du XI° siècle, dans la Vie et miracle de saint Nicolas, et les Heures d’Anne de Bretagne, de Jean Bourdichon (XVI° siècle) où saint Nicolas ressuscite les trois écoliers dans le saloir. Au musée Jacquemart-André, on montre la miniature des Heures du maréchal Boucicaut.

Au tympan du portail sud de l’église Saint-Martin de Colmar, saint Nicolas est debout entre trois pucelles et trois clergeons (XII° siècle) ; à la même époque, on peignit la fresque romane de Saint-Jacques-des-Guérets, dans le vendômois, et l’on sculpta le bas-relief de l’église de Saint-Nicolas de Civray . On voit saint Nicolas sur plusieurs vitraux, tels ceux du XIII° siècle des cathédrales de Chartres, d’Auxerre, de Bourges, du Mans et de Tours et tel celui de l’église de Saint-Julien-du-Sault (Yonne) et de l’église Saint-Pierre de Dreux ; c’est à la même époque que l’on doit les bas-reliefs du tympan du portail sud du transept de la cathédrale de Chartres. Au XIV° siècle, saint Nicolas est représenté sur un vitrail de l’église Saint-Gengoult de Toul ; c’est à de même époque que date le rétable de pierre du Mesnil-sur-Oger (Marne). Le XV° siècle a laissé quelques belles statues de pierre, comme celle du Moutier-Saint-Jean (Côte-d’Or) et celle d’Ervy-le-Châtel (Aube), un saint Nicolas représenté par Jean Fouquetdans les Heures d’Etienne Chevalier, à Chantilly, et les fresques de l’église alsacienne d’Hunawihr. On doit au XVI° siècle les vitraux de l’église Saint-Nicolas de Vézelise, en Lorraine, une statue de l’église Saint-Pantaléon de Troyes, un vitrail de l’église Saint-Etienne de Beauvais, une statuette reliquaire en argent de l’église d’Avesnes-le-Comte, en Artois. Dans la cathédrale de Sens, on voit un bas-relief en marbre, sculpté au XVIII° siècle par Etienne Gois.

——————–

1 La Lycie est une ancienne région située au sud de l’Asie-Mineure, bordée au nord-ouest

par la Carie, à l’ouest et au sud par la Méditerranée, à l’est par la Pamphylie et au nord-est par la Pisidie. Les   principales villes de Lycie sont Telmissus, Xanthe, Myre, Limyre et Patare.

1...1213141516...18