« Marie, de laquelle fut engendré Jésus »

Concile Vatican II
Constitution dogmatique sur l’Eglise, « Lumen Gentium », 55

« Marie, de laquelle fut engendré Jésus »

Les saintes Ecritures de l’Ancien et du Nouveau Testament, ainsi que la sainte Tradition, montrent avec une clarté grandissante le rôle de la Mère du Sauveur dans l’histoire du salut et nous la mettent, pour ainsi dire, sous les yeux. Les livres de l’Ancien Testament décrivent l’histoire du salut, où la venue du Christ dans le monde s’est préparée lentement. Ces documents des premiers âges, selon l’intelligence qu’en a l’Eglise à la lumière de la révélation parfaite qui devait suivre, mettent peu à peu en une lumière toujours plus claire la figure d’une femme : la Mère du Rédempteur. C’est elle qu’on devine déjà présentée prophétiquement sous cette lumière dans la promesse de la victoire sur le serpent qui est faite à nos premiers parents tombés dans le péché (Gn 3,15). Pareillement, c’est elle la Vierge qui concevra et mettra au monde un Fils dont le nom sera Emmanuel (Is 7,14;Mi 5,2). Elle est au premier rang de ces humbles et de ces pauvres du Seigneur qui attendent le salut avec confiance et reçoivent de lui le salut. Et enfin, avec elle, fille sublime de Sion, après la longue attente de la promesse, les temps s’accomplissent et une nouvelle dispensation s’instaure lorsque le Fils de Dieu prend d’elle la nature humaine pour libérer l’homme du péché par les mystères de sa chair.

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