Fête de ‘Hanouka : La fête du miracle des lumières

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Fête de ‘Hanouka
La fête du miracle des lumières

Allumages des lumières: à partir du 4 décembre au soir jusqu’au 11 au soir
(fin de Hanouka le 12 au soir)

Avant d’entrer dans la manière de réaliser la fête, il faut en comprendre le motif de sa création. Ce n’est pas seulement l’inauguration du Temple. La tradition veut nous faire fêter la victoire de la lumière sur les ténèbres. Quels ténèbres ? Quelle victoire ? Cela nous est donné pour notre instruction.

L’enjeu
L’
épisode historique est raconté
dans le Livre des « Macabis ».
Ce n’est pas seulement une victoire sur l’ennemi militaire, ou contre les pers
écuteurs religieux. C’est une victoire sur la domination culturelle
.
Antiochus Ephiphane voulait
étendre le pouvoir grec par l’intermédiaire de l’adhésion à la culture grecque. Seuls les juifs ont refusé
.
Il faut bien comprendre ce ph
énomène quadruple : la domination, la rébellion, la victoire, la lumière.

Le besoin de conquête universelle.
Ce besoin prend de nombreuses formes diff
érentes qui se veulent toutes séductrices, pour aboutir à

  • une domination,

  • une uniformisation,

  • sous prétexte du bien commun,

  • avec l’adhésion des élites culturelles et philosophiques ou religieuses,

  • pour la domination politique et économique d’une minorité sur l’ensemble.

    Prenons les exemples dans notre g

énération ou notre siècle à travers les concepts utilisés qui ont semblé à chaque fois le bien absolu :

1. il y a eu la conjonction de l’Eglise catholique « universelle » s’alliant aux Etats européens divers pour la conquête coloniale « universelle », expositions universelles à l’appui, missionnarisme, concept « d’empires ». 2. il y a eu le communisme, qui voulait une uniformisation « internationale » de « l’humanit

é » selon un bien unique défini.

3. il y a la philosophie universelle des droits de l’homme qui est, en fait, refusée maintenant par la majeure partie des continents car ils y voient un avatar subtil de la colonisation des idéologies européennes et occidentales, un autre combat d’une culture sur les autres avec sa seule musique, sa philosophie, sa conception politique de l’état, etc. 4. il y a la conqu

ête impérialiste américaine qui prétend libèrer les peuples par la culture du coca-cola, mac donald, dollar, de la langue, musique et TV particulières, pour étendre à travers cela un empire économique.

Le problème n’est pas seulement une influence politique, c’est une domination, elle est totalitaire, elle ment sur le bien, elle supprime, c’est une idolâtrie à forme changeante qui veut supprimer les valeurs d’autrui et les valeurs juives en particulier. En effet, le judaïsme est ce qui caractérise un peuple particulier, mais il enseigne aussi les valeurs de base pour tout homme. Une contestation venant du judaïsme est ressentie par tout pouvoir comme une constestation de sa volonté de domination sur tous. Et, pour aggraver leur position, les Juifs sont indomptables.

Les faits
A cette
époque (an 165 environ avant le compte actuel), les Juifs plus lucides et minoritaires sont partis en lutte pour défendre leur spécificité à la fois religieuse, culturelle, territoriale et politique face à ce que nous appellerions aujourd’hui : hégémonie, supré
matie, domination, leadership, culture dominante, etc.
Pour unifier ces peuples sous sa coupe, le pouvoir greco-syrien interdit alors explicitement la sp
écificité religieuse juive qui est le facteur de cohérence de notre peuple. Aujourd’hui encore, une pression culturelle énorme s’exerce sur le peuple juif (de l’extérieur et de l’intérieur) pour lui faire admettre de prendre la solution de tous ses problèmes de survie uniquement dans les critères idéologiques de la nation dominante actuelle, dans ses repères et intérêts, en son lieu, sous son autorité et dans le cadre de sa stratégie hégé
monique.

Alors, comme souvent, les Juifs étaient divisés et querelleurs. Cependant la famille des ‘Hachmonayim pris la cause en main, sous la direction du Grand prêtre, le Cohén Gadol Matatias puis de Yéhouda. Ils organisèrent la poursuite de la vie religieuse et de l’enseignement (tous les rouleaux de la Torah avaient été détruits, la circoncision interdite, etc.), puis commença une guerre de guérilla pour la libération. Sur leur étendard, ils avaient choisi le sigle de ralliement « Makabi », lettres initiales de Mi Kamokha Baélim Ihachém (« Qui est comme Toi parmi les dieux, Hachém ?). C’était tout le programme dont nous avons parlé ci-dessus.
Ils r
éussirent à libérer le territoire, grâce à leur programme et à Qui le meut.

Le miracle
Quand ils voulurent alors purifier le Temple, foyer de toute la vie du peuple, et y reprendre la vie, ils ne trouv
èrent qu’une minuscule fiole d’huile répondant aux critères de pureté nécessaire ; or, il fallait 8 jours pour distiller l’huile très pure nécessaire au luminaire du Temple. Le Traité Chabbate 21 b nous raconte le miracle : cette petite fiole fut suffisante pour éclairer pendant les huit jours.

Méditation
- le juda
ïsme nous propose de nous améliorer, parfois en 1 ou 2 jours comme au début du mois en Roche ‘Hoddéche; parfois en 49 jours, après Pessa’h et pendant le Ômér. Ici, cela se produit en l’espace de 8 jours pour évoluer lentement mais sûrement jusqu’à la manifestation ré
ussie.
- l’homme a re
çu le pouvoir d’allumer la lumière par son geste de réalisation (non par ses théories). Bien en ê
tre conscient pendant l’allumage.
- nous sommes proches de Celui qui est La lumi
ère. Il peut nous la donner si vous voulons bien appliquer avec précision Sa Torah dans la réalité personnelle, familiale et dans la réalité
collective.
-
à ‘Hanouka, c’est la réalité elle-même d’en-bas qui devient lumière, tandis qu’au Chabbate, c’est la réalité d’En-haut qui nous imprè
gne.
-
à ‘Hanouka, la progression de l’amélioration est très lente et progressive, sur 8 jours. Le judaï
sme n’est pas une loterie ni une magie.
- le miracle se fait de nuit ; c’est face
à la nuit que nous affirmons bien haut que nous connaissons de Qui vient la lumière. Et c’est seulement dans l’expérience de la nuit sur tous les plans, que nous recevons du Ciel le pouvoir de créer la lumiè
re de la Torah dans le monde.
- le miracle concerne le ba
ït, la maison par excellence qu’est le Temple. Et chaque maison est l’image de ce Temple. Aussi l’allumage de la ‘hanoukia doit se faire dans sa propre maison, c’est la mitsva, non pas en fête collective sur les routes, sur les stades ou dans les synagogues. Si on en allume dans ces autres lieux, en aucun cas cela ne peut remplacer l’allumage dans la maison personnelle ; et si l’homme est en voyage ou occupé dans l’un de ces lieux, la femme a le devoir d’allumer dans la maison .

Exercice :
Chacun doit trouver par lui-m
ême les multiples enseignements de ces faits, et aussi de tout ce processus. Ensuite, échangez avec vos proches et amis pour confronter les « é
clairages ».
Rappelons que chaque Juif a le devoir d’enseigner
à
ses enfants : donc, transmettre cela dans la famille.
Ensuite, bien r
éviser ensemble toute l’importance de la maison juive, et de la lumière qui doit l’illuminer.

Comment allumer les lumières de ‘Hanouka ?
« Celui qui met tout son coeur
à bien allumer les lampes de la fête, mérite d’avoir des enfants qui soient des talmidé ‘hakhamim »
(Traité Chabbate 23b).

C’est une obligation d’allumer au moins une lumière par famille, même pour le plus pauvre des pauvres.

Ensuite, il y a beaucoup de variantes suivant les communautés et selon le souci d’accomplir au mieux la beauté de la mitsva (ha méadrine, ceux qui embellissent la mitsva) : ou bien c’est le père qui allume pour toute la famille, ou bien chacun allume, ou bien l’époux et l’épouse en allument une seule puisqu’ils sont un ; en tous cas, la femme a l’obligation de l’accomplissement de la mistva de l’allumage des lumières de ‘Hanouka, qu’elle le fasse elle-même ou en union avec son mari en le déléguant pour elle.

Seul l’aveugle est dispensé, mais on l’associe cependant en lui tenant la main. Les voyageurs, ou les gens en visite doivent allumer même s’ils ne sont pas dans leur maison. Si on allume à la synagogue entre Min’ha et Arvite, cela ne dispense pas non plus de l’obligation d’allumer à la maison.

On peut allumer des bougies, mais choisir d’allumer avec de l’huile est plus proche du véritable sens de la fête et de sa véritable lumière reliée à l’événement et à ses symboles multiples.

La méthode d’allumage est celle de Beit Hillel : une lumière le premier soir, puis deux lumières le second soir (et ainsi de suite jusque 8 lumières le 8e soir) en disposant les lumières sur une ligne horizontale (pas en courbe) ou sur un chandelier en ligne. Les formes des ‘hanoukiotes sont différentes mais toujours selon ce principe, et la fiole ou la bougie qui donnent la lumière est nommée chamache et est placée plus haut que les autres. Voici quelques exemples (Images Judaica.Sweetchild software). On n’utilise pas de bougies en torches tressées.

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