Archive pour novembre, 2007

bonne nuit

29 novembre, 2007

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swans

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Le Fils de l’homme viendra nous prendre avec lui

29 novembre, 2007

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église
2ème sermon pour l’Ascension

Le Fils de l’homme viendra nous prendre avec lui

« Ce Jésus qui, en se séparant de vous, s’est élevé dans les cieux en reviendra un jour de la même manière que vous l’y avez vu monter » (Ac 1,11). Il viendra, disent ces anges, de la même manière. Viendra-t-il donc nous chercher dans ce cortège unique et universel, descendra-t-il précédé de tous les anges et suivi de tous les hommes pour juger les vivants et les morts ? Oui, il est bien certain qu’il viendra, mais il viendra de la même manière qu’il est monté aux cieux, non pas comme il en est descendu la première fois. En effet, lorsqu’il est venu autrefois pour sauver nos âmes, c’était dans l’humilité. Mais quand il viendra pour tirer ce cadavre de son sommeil de mort, pour « le rendre semblable à son corps glorieux » (Ph 3,21) et remplir d’honneur ce vase si faible aujourd’hui, il se montrera dans toute sa splendeur. Alors nous verrons dans toute sa puissance et dans sa majesté celui qui jadis s’était caché sous la faiblesse de notre chair…

Etant Dieu, le Christ ne pouvait pas grandir, car il n’y a rien au-delà de Dieu. Et pourtant il a trouvé le moyen de croître -– c’était en descendant, en venant s’incarner, souffrir, mourir pour nous arracher à la mort éternelle. « C’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2,9). Il l’a ressuscité, il s’est assis à la droite de Dieu. Toi aussi, va et fais de même : tu ne pourras pas monter sans commencer par descendre. « Qui s’élève sera abaissé ; qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14,11).

Heureux, Seigneur Jésus, sera celui qui n’a que toi pour guide ! Puissions-nous te suivre, nous « ton peuple et les brebis de ton bercail » (Ps 78,13), puissions-nous aller par toi vers toi, parce que tu es « la voie, la vérité, la vie » (Jn 14,6). La voie par l’exemple, la vérité par tes promesses, la vie parce que c’est toi notre récompense. « Tu as les paroles de la vie éternelle, et nous savons et nous croyons que tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Jn 6,69;Mt 16,16) et Dieu lui-même, plus haut que toutes choses, béni à jamais.

« Pesca miracolosa »

28 novembre, 2007

 » Pesca Miracolosa  »
Quadro di Orlando Orlandi

http://www.vasanellovt.it/CLASSE_1966/CLASSE_1966_PAGE_L’INFIORATA.html

L’ICÔNE, THÉOLOGIE INSPIRÉE

28 novembre, 2007

du site:

http://www.pagesorthodoxes.net/eikona/icones-sens.htm

 

L’ICÔNE, THÉOLOGIE INSPIRÉE

Licône est une sainte image et non une  » image sainte  » ou une image pieuse. Elle a son caractère propre, ses canons particuliers et ne se définit pas par lart du siècle ou dun génie national, mais par la fidélité à sa destination qui est universelle. Elle est une expression de l’économie divine, résumée dans lenseignement de l’Église orthodoxe :  » Dieu est devenu homme pour que lhomme devienne dieu.  » Telle est limportance que l’Église attribue à licône que la victoire sur liconoclasme fut solennellement déclarée Triomphe de lOrthodoxie, triomphe qui est toujours fêté à la première semaine du Grand Carême.

Pour l’Église orthodoxe limage, aussi bien que la parole, est un langage exprimant ses dogmes et son enseignement. Cest une théologie inspirée, présentée sous une forme visuelle. Elle est le miroir reflétant la vie spirituelle de l’Église, permettant de juger des luttes dogmatiques de telle ou telle époque. Les époques de la floraison de lart liturgique correspondent toujours à un essor de la vie spirituelle : ce fut le cas de Byzance, des autres pays orthodoxes et de lOccident à l’époque romane. À ces moments, la vie liturgique est réalisée pleinement dans son ensemble harmonieux, ainsi que dans chacun de ses domaines particuliers.Toutefois, l

image ne se borne pas à exprimer la vie dogmatique et spirituelle de l’Église, sa vie intérieure. À travers l’Église, limage reflète également la civilisation qui lentoure. Lié par ceux qui le créent au monde dici-bas, cet art est aussi un miroir de la vie du peuple, de l’époque, du milieu et même de la vie personnelle de lartiste. Il est aussi en quelque sorte lhistoire du pays et du peuple. Ainsi, une icône russe, tout en ayant la même iconographie quune icône byzantine, diffère de celle-ci par ses types et son caractère national, une icône de Novgorod ne ressemble pas à une icône de Moscou etc… Cest précisément cet aspect extérieur de lart sacré qui forme lobjet de la grande majorité des études actuelles.

Le contenu liturgique de limage sacré fut perdu en Occident au XIIIe siècle et dans le monde orthodoxe, suivant les pays, aux XVe, XVIe et XVIIe siècles. Ce nest que vers la fin du XIXe siècle que les connaisseurs, les savants, les esthètes découvrirent licône. Ce qui semblait auparavant une tache sombre, engoncée dun riche revêtement dor, apparut soudain en sa miraculeuse beauté. Nos ancêtres iconographes se révélèrent non seulement des peintres de génie, mais des maîtres de la vie spirituelle, ayant su donner des formes à la parole du Seigneur : Mon Royaume n’est pas de ce monde (Jn).Or, l

incompréhension du contenu de cet art nest pas due à notre supériorité, ni à une perte de sa force vitale ou de son importance, mais à notre décadence spirituelle profonde. Sans parler des personnes qui sont complètement en dehors de l’Église, nous sommes en présence, même chez les croyants, dun péché essentiel de notre époque : la sécularisation de notre esprit, la déformation complète de lidée même de l’Église et de la Liturgie.

On peut dire quen général on ne voit plus de la vie spirituelle que son côté moral. Son fond dogmatique, devenu le domaine des  » savants théologiens « , est considéré comme une science abstraite et na plus aucun rapport avec la réalité de notre vie quotidienne. Quant à la Liturgie, guide infaillible de notre chemin spirituel, profession de notre foi, elle nest plus pour beaucoup quun rite traditionnel ou bien un usage pieux et touchant. Lunité organique du dogme et de la loi morale dans la Liturgie sest brisée, désagrégée. Cette absence dunité intérieure détruit la plénitude liturgique de nos services divins. Les éléments qui les composent et dont nous ne saisissons plus le but commun – la parole, le chant, limage, larchitecture, l’éclairage etc… – sen vont, chacun dans sa propre voie, à la recherche de son sens et de ses effets particuliers. Ils ne sont plus unis les uns aux autres que par la mode de telle ou telle époque (baroque, classicisme etc…) ou par le goût personnel. Ainsi, lart de l’Église ne vit plus de la révélation du Saint-Esprit, de la vie dogmatique de l’Église, mais se nourrit de la civilisation de tel ou tel moment historique. Il nenseigne plus ; il cherche et tâtonne avec le monde.

On entend souvent des voix indignées protester contre les images mièvres et sentimentales  » genre Saint-Sulplice « , ou contre les pièces de concert qui viennent remplacer le chant liturgique. Il ne sagit pas là, comme on ladmet couramment, dune décadence de notre goût. Le mauvais goût a toujours existé et existera toujours. Le malheur de notre époque cest que le goût personnel, quil soit bon ou mauvais, est généralement admis comme critère dans l’Église, alors que le critère objectif est perdu.

Extrait du recueil de Poèmes: Présence, par Yehoshua Ra’hamim Dufour

28 novembre, 2007

du site:

http://www.modia.org/poeme/presence/demiverre.html 

Extrait du recueil de Poèmes
Présence

par Yehoshua Ra’hamim Dufour

Demi-verre J’ai un demi-verre plein
d’amiti
és, d’amour, de joies certaines,
de d
écouvertes, de fidélité, de santé
,
de manger chaque jour
à
ma faim,
de me loger en calme et tranquillit
é
,et je me plains
du demi-verre incertain
pour demain.


Je suis un tr
ès mauvais comédien.
Le Ciel a m
ême créé
un mot pour cela:
ingrat au masculin, ingrate au f
é
minin.Si j’étais plus sincè re,


j’aurais choisi un petit verre
et il serait plein
comme les b
éné
dictions du matin:
tout serait sourire,
joie et merci,
chaque instant, un bonheur infini.
Pourquoi ai-je besoin
d’un grand verre
à moitié vide?
C’est stupide
.

A seize ans à peine, Henri de Lubac veut entrer dans la Compagnie de Jésus

28 novembre, 2007

du site: 

http://www.zenit.org/article-16733?l=french

 

A seize ans à peine, Henri de Lubac veut entrer dans la Compagnie de Jésus

Entretien avec le P. Chantraine, sj, biographe et éditeur du card. de Lubac

ROME, Mardi 27 novembre 2007 (ZENIT.org

) « Henri de Lubac avait seize ans ou même moins quand il se décida à entrer dans la Compagnie de Jésus. Son père, Maurice de Lubac, lui demanda d’attendre un an. Il entra à l’âge de 17 ans » : le P. Georges Chantraine, sj, vient de publier aux éditions du Cerf le premier tome de sa biographie du cardinal de Lubac : « Henri de Lubac. t. I. De la naissance à la démobilisation (1896-1919) ». Il en donne la primeur aux lecteurs de Zenit.

Jésuite, ordonné prêtre en 1963, docteur en Philosophie et Lettres (Louvain, 1968) et en Théologie (Institut catholique de Paris, 1978), le P. Georges Chantraine a été professeur de théologie dogmatique et dhistoire de lEglise à lInstitut dEtudes Théologiques (IET), la Faculté jésuite de théologie de Bruxelles de 1968 à 1992. Recteur de la Faculté théologique de Lugano de 1992 à 1995, il est vice-président de lAssociation Internationale Cardinal Henri de Lubac. Actuellement, le P. Chantraine rédige la biographie du cardinal Henri de Lubac et co-dirige les « Oeuvres complètes » de celui-ci aux éditions du Cerf.

Zenit – P. Chantraine, vous présentez à Lyon, demain, 28 novembre, le premier volume de votre biographie du cardinal Henri de Lubac. Vous nous indiquiez l’an dernier (cf. Zenit, 25 septembre 2006 ) que pour se familiariser avec la pensée du cardinal de Lubac, on pouvait lire « Paradoxes » et, pour avoir une idée de son oeuvre entière, « Catholicisme ». Qu’est-ce que la biographie apporte comme éclairage ?

P. G. Chantraine - Elle fait connaître la jeunesse de Henri de Lubac, ses dons premiers, sa famille, ses camarades et amis, son noviciat, son engagement militaire, sa vie au front, sa formation d’aspirant. En dehors de quelques dates et d’informations sommaires sur sa famille, cela n’était pas connu.

Zenit – Les premières années de formation ont-elle été décisives ou bien la « vocation » comme prêtre et comme intellectuel s’est-elle fait attendre ?

P. G. Chantraine – Henri de Lubac avait seize ans ou même moins quand il se décida à entrer dans la Compagnie de Jésus. Son père, Maurice de Lubac, lui demanda d’attendre un an. Il entra à l’âge de 17 ans au noviciat situé en Angleterre en raison de l’exil des jésuites, à St Leonard on Sea. Bien que le P. de Lubac reste muet sur sa vie avec Dieu, on peut savoir que c’est Dieu qui l’a choisi, plus qu’il n’a choisi Dieu. Henri de Lubac a perçu la relation immédiate du Créateur avec la créature. Relation très profonde, jamais remise en cause. C’est dans la Compagnie de Jésus qu’il est appelé à servir Dieu, à le louer et à l’adorer. Son père spirituel, le P. Eugène Hains, récita chaque jour le « Veni Creator » pour Henri de Lubac jusqu’à la fin de sa vie. C’est seulement devenu jésuite que ses dons premiers trouvèrent leur ampleur et leur profondeur: Henri de Lubac sera philosophe et théologien.

Zenit – Quels sont les événements décisifs ?

P. G. Chantraine – Nous ne savons rien sur le travail intérieur de Dieu qui l’appela dans la Compagnie de Jésus. Nous savons que cet appel s’est fait entendre vers 1912 quand il n’avait pas plus de seize ans. Sa soeur aînée Louise était devenue carmélite en 1912.
On peut parler de trois ou quatre autres
événements décisifs. D’abord la décision de son père de se rallier à la République quand le pape Léon XIII le demanda en 1892. Pour cette raison, son père cessa d’être légitimiste et il n’était pas, comme beaucoup de catholiques, maurrassien. Son fils le suivit. Il le suivit aussi dans son sens social. Maurice de Lubac était lié à Albert de Mun et à Hyacinthe de Gaillard-Bancel. Henri se forma aussi en lisant les articles des deux jésuites, les PP. Leroy et Desbuquois, qui venaient de lancer à Reims l’ « « Action populaire ». Le troisième événement est la lecture de « Christus »: il perçut dans ce livre la relation de Dieu et de l’homme dans les religions et dans le catholicisme. Le quatrième événement est l’article d’août 1914 de la revue des « Etudes », lu durant son noviciat: cet article le rendit définitivement allergique à l’intégrisme. C’est au noviciat aussi qu’il fut impressionné par une conférence sur les universitaires parisiens faite par le P. Auguste Valensin. Celui-ci le guida durant ses é
tudes de philosophie.

Zenit – Pourquoi distinguer une première étape comme achevée en 1919 ?

P. G. Chantraine – Parce qu’il a presque achevé alors son noviciat. Commence la seconde étape (1919-1929) de sa formation: philosophie, « régence » dans un collège, celui de Mongré à Villefranche-sur-Saône, théologie et troisième année de noviciat.

Zenit – A quand la suite ?

P. G. Chantraine – Le second tome est prêt pour l’impression et sa parution est prévue pour mai 2008. Il concerne la seconde étape. J’ai commencé à rédiger le quatrième volume (1960-1991) que j’espère terminer en 2010. Le troisième volume (1929-1960) devrait être achevé en 2013, si Dieu me donne les forces physiques et mentales.

Zenit – Quelles autres publications ont vu ou verront le jour en 2007 ?

P. G. Chantraine – J’ai publié dans la « Nouvelle revue théologique » de 2007 une vue panoramique de la vie et l’oeuvre du P. de Lubac. Ont paru « La Prière du P. Teilhard de Chardin » et « Les Carnets du concile » (2 volumes), tous les deux aux Editions du Cerf.

Zenit – L’Eglise se prépare à célébrer le synode sur la Parole de Dieu, convoqué par Benoît XVI. L’héritage de l’œuvre lubacienne n’est-il pas décisif dans ce domaine ?

P. G. Chantraine – Ce n’est pas la seule oeuvre théologique qui est éclairée par la Parole de Dieu. Le P. de Lubac a montré l’importance décisive de la Parole de Dieu en commentant le préambule et le chapitre premier de la constitution dogmatique « Dei Verbum ». Pour lui, comme pour tous les vrais théologiens, la Parole de Dieu illumine de l’intérieur la parole du théologien.

Zenit – Que dire à un lecteur qui ne connaît pas du tout de Lubac pour lui donner le goût de boire à cette source, comme ont fait le concile et le pape Ratzinger, lui aussi présent au concile comme jeune théologien ?

P. G. Chantraine – Il y a deux portes qui s’ouvrent au lecteur qui n’a jamais lu le P. de Lubac. La première: lire « Mémoire sur l’occasion de mes écrits » (dans les Oeuvres complètes). C’est un récit simple sur les ouvrages écrits par le P. de Lubac et les circonstances dans lesquelles ils furent écrits. La seconde: avoir comme livre de chevet les « Paradoxes » (également publiés dans les Oeuvres complètes): ce sont de brèves réflexions qui mettent en lumière une idée de manière paradoxale. C’est ce qu’il y a de plus personnel chez le P. de Lubac. Mais on peut faire aussi comme le jeune Joseph Ratzinger: lire « Catholicisme » (également publié dans les Oeuvres complètes), sur lequel la revue « Communio » tiendra un colloque le 16 février.

Propos recueillis par Anita S. Bourdin

bonne nuit

28 novembre, 2007

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Alpinia

http://www.tropicaflore.com/accueil/famillesplantes/alpinias.htm

« Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu »

28 novembre, 2007

Les Constitutions apostoliques (380), recueil canonique et liturgique
Reprise de la Didascalie des apôtres, texte du début du 3e siècle (trad. Cerf 1992, p. 170 rev. ; cf SC 329)

« Pas un cheveu de votre tête ne sera perdu »

Si nous sommes appelés au martyre, il nous faut confesser avec constance le Nom précieux, et si nous sommes châtiés pour cela, réjouissons-nous car nous courons vers l’immortalité. Si nous sommes persécutés, n’en soyons pas attristés, « n’affectionnons pas le monde présent », ni « les louanges des hommes » (2Tm 4,10;Rm 2,29), ni la gloire et l’honneur des princes, comme certains. Ils admiraient les actions du Seigneur, mais ils ne croyaient pas en lui, par crainte des grands prêtres et autres dirigeants, car « ils préféraient la gloire des hommes à celle de Dieu » (Jn 12,42). En « affirmant la belle affirmation de la foi » (1Tm 6,12), non seulement nous assurons notre salut, mais nous affermissons les nouveaux baptisés et nous consolidons la foi des catéchumènes…

Que celui qui est jugé digne du martyre se réjouisse donc d’imiter le maître, puisqu’il est prescrit : « Que chacun soit parfait comme son maître » (Lc 6,40). Or notre maître, Jésus, le Seigneur, a été frappé à cause de nous, il a enduré patiemment calomnies et outrages, il a été couvert de crachats, souffleté, roué de coups ; après avoir été flagellé, il a été cloué à la croix, on lui a fait boire du vinaigre et du fiel, et après avoir accompli toutes les Ecritures, il a dit à Dieu son Père : « En tes mains je remets mon esprit » (Lc 23,46). Celui donc qui demande à être son disciple, qu’il aspire à lutter comme lui, qu’il imite sa patience, sachant que…, quoi qu’il subisse, il en sera récompensé par Dieu s’il croit à l’unique et seul vrai Dieu…

Car le Dieu tout-puissant nous ressuscitera par notre Seigneur Jésus Christ, selon sa promesse infaillible, avec tous ceux qui sont morts depuis le début… Même si nous mourons en mer, même si nous sommes dispersés dans la terre, même si nous sommes déchirés par des bêtes féroces ou des rapaces, il nous ressuscitera par sa puissance, car tout l’univers est tenu dans la main de Dieu. « Pas un cheveu de votre tête, dit-il, ne sera perdu. » C’est pourquoi il nous exhorte en ces termes : « C’est par votre persévérance que vous obtiendrez la vie ».

image de Jésus Roi de l’univers

27 novembre, 2007

image de Jésus Roi de l'univers  dans images sacrée C34-w
image de Jésus Roi de l’univers du site:
http://www.maranatha.it/Festiv2/ordinC/C34page.htm

 

per Sandro Magister: Pourquoi Benoît XVI est si prudent au sujet de la lettre des 138 musulmans

27 novembre, 2007

 du site: 

http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/178461?fr=y

Pourquoi Benoît XVI est si prudent au sujet de la lettre des 138 musulmans

Parce que le dialogue qu’il souhaite est tout autre. Le pape demande à l’islam de suivre le même cheminement qu’avait accompli l’Eglise catholique sous la pression des Lumières. L’amour de Dieu et du prochain doit se réaliser dans l’acceptation totale de la liberté religieuse

 par Sandro Magister

ROMA, le 26 novembre 2007 La lettre adressée le mois dernier par les 138 musulmans à Benoît XVI et aux chefs des autres Eglises chrétiennes a reçu une spectaculaire réponse collective dans un message signé par 300 chercheurs, publié dans le numéro du 18 novembre du « New York Times ». Le message a vu le jour à la Divinity School de luniversité de Yale, notamment sous limpulsion de son doyen Harold W. Attridge, professeur dexégèse du Nouveau Testament.Les signataires appartiennent pour la plupart à des confessions protestantes, de tendance « evangelical » ou « liberal ». Parmi eux figure une personnalité: le théologien Harvey Cox. Mais on trouve aussi dans cette liste des 300 un évêque catholique, Camillo Ballin, vicaire apostolique au Kuweit. Sont également catholiques lislamologue John Esposito, de luniversité de Georgetown, et les théologiens Donald Senior, passioniste, et Thomas P. Rausch, jésuite, de la Loyola Marymount University. Cest aussi le cas bien quils se situent à la lisière de lorthodoxie de Paul Knitter, spécialiste du dialogue interreligieux et dElizabeth Schüssler Fiorenza, une théologienne féministe qui enseigne à

Harvard. Le message fait l’éloge de la lettre des 138. Il sen approprie le contenu, cest-à-dire lindication de lamour de Dieu et du prochain comme « parole commune » entre musulmans et chrétiens, au centre du Coran comme de la Bible. Et il commence par une demande de pardon « au Dieu unique de toutes les miséricordes et à la communauté musulmane du monde entier ».Une demande de pardon expliquée de la maniè

re suivante: « Puisque Jésus dit: Enlève dabord la poutre de ton œil, et alors tu verras clair pour enlever la paille de l’œil de ton frère (Matthieu 7,5), nous voulons commencer en reconnaissant que dans le passé (les Croisades) comme dans le présent (les excès de la guerre contre la terreur), de nombreux chrétiens ont été coupables de péchés à lencontre notre prochain musulman ».Lors de la diffusion de ce message, ses promoteurs ont annoncé quil sera suivi par des rencontres avec certains signataires de la lettre des 138, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et au Moyen-Orient. Des rencontres qui seront également ouvertes aux juifs.

* * *

Face à cette ardeur au dialogue, Benoît XVI et les dirigeants du Saint-Siège paraissent plus prudents et réservés.Dès quil a reçu la lettre des 138 musulmans, le Saint-Siège en a aimablement accusé réception. Mais il a renvoyé à plus tard une réponse plus approfondie.En outre, le premier commentaire à la lettre des 138 émis à ce jour par un organisme rattaché au Saint-Siège lInstitut pontifical d’études arabes et dislamologie (PISAI) a été étouffé, bien quil mette en évidence les éléments nouveaux et positifs de l

initiative musulmane.Même « L’Osservatore Romano » nen a pas parlé. Lunique référence à la lettre des 138 qui ait figuré jusqu’à présent dans le journal du Saint-Siège se trouve dans une note qui annonçait et commentait la rencontre du 6 novembre entre le roi Abdallah dArabie Saoudite et Benoît XVI. « L’Osservatore » na même pas parlé des commentaires consacrés à la lettre des 138 par deux jésuites islamologues que le pape apprécie beaucoup, lEgyptien Samir Khalil Samir et lAllemand Christian W. Troll.Mais cest justement en lisant ces commentaires en particulier celui de Troll que lon comprend pourquoi l

Eglise de Rome est si prudente.Troll relève que la lettre des 138 musulmans, en insistant sur les commandements de lamour de Dieu et de son prochain comme « parole commune » au Coran et à la Bible, semble vouloir porter le dialogue uniquement sur le terrain doctrinal et théologique.Cependant remarque Troll il y a une différence abyssale entre le Dieu unique des musulmans et le Dieu trinitaire des chrétiens, avec le Fils qui sest fait homme. La vraie « parole commune » doit être cherchée ailleurs: « en appliquant ces commandements à la réalité concrète des sociétés pluralistes, ici et maintenant ». Elle doit être cherchée dans la protection des droits de lhomme, de la liberté religieuse, de la parité entre lhomme et la femme, de la distinction entre le pouvoir religieux et le pouvoir politique. La lettre des 138 est é

vasive ou muette sur tous ces sujets. Et cest un choix délibéré. Lun des principaux auteurs de la lettre, le théologien libyen Aref Ali Nayed, professeur à luniversité de Cambridge, sexplique ainsi dans une interview accordée à « Catholic News Service », lagence de la conférence des évêques des Etats-Unis:« Le dialogue éthico-social est utile et lon en a grand besoin. Mais ce type de dialogue se produit déjà chaque jour, par le biais dinstitutions tout à fait séculières comme les Nations Unies et ses organismes. Si des communautés fondées sur la révélation religieuse veulent vraiment apporter leur contribution à lhumanité, leur dialogue doit être fondé théologiquement et spirituellement. De nombreux théologiens musulmans ne sont pas du tout intéressés par un dialogue purement éthique entre culture et civilisation ».

* * *

Quel est en revanche le dialogue avec lislam voulu par Benoît XVI ?Le pape la expliqué de la manière la plus limpide dans un passage du discours quil a adressé à la curie le 22 décembre 2006 à loccasion de la présentation des vœux de Noël: »Dans un dialogue à intensifier avec l’Islam, nous devrons garder à l’esprit le fait que le monde musulman se trouve aujourd’hui avec une grande urgence face à une tâche très semblable à celle qui fut imposée aux chrétiens à partir du siècle des Lumières et à laquelle le Concile Vatican II a apporté des solutions concrè

tes pour l’Eglise catholique au terme d’une longue et difficile recherche.« Il s’agit de l’attitude que la communauté des fidèles doit adopter face aux convictions et aux exigences qui s’affirment dans la philosophie des Lumières. »D’une part, nous devons nous opposer à la dictature de la raison positiviste, qui exclut Dieu de la vie de la communauté et de l’organisation publique, privant ainsi l’homme de ses critères spé

cifiques de mesure.« D’autre part, il est nécessaire d’accueillir les véritables conquêtes de la philosophie des Lumières, les droits de l’homme et en particulier la liberté de la foi et de son exercice, en y reconnaissant les éléments essentiels également pour l’authenticité de la religion. »De même que dans la communauté chrétienne, il y a eu une longue recherche sur la juste place de la foi face à ces convictions – une recherche qui ne sera certainement jamais conclue de façon définitive – ainsi, le monde musulman également, avec sa tradition propre, se trouve face au grand devoir de trouver les solutions adaptées à cet é

gard.« Le contenu du dialogue entre chrétiens et musulmans consistera en ce moment en particulier à se rencontrer dans cet engagement en vue de trouver les solutions appropriées. Nous chrétiens, nous sentons solidaires de tous ceux qui, précisément sur la base de leur conviction religieuse de musulmans, s’engagent contre la violence et pour l’harmonie entre foi et religion, entre religion et liberté« .

* * *

Il ny a pas de trace dans la lettre des 138 de cette proposition adressée par Benoît XVI au monde musulman en décembre 2006. Signe que la distance entre les visions de lun et des autres est réellement grande.La vision de Benoît XVI est la même que celle que dautres autorités du Saint-Siège manifestent chaque fois quils abordent ce sujet. Preuve en est, le message adressé aux musulmans en octobre dernier, à loccasion de la fin du Ramadan, par le conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, présidé par le cardinal Jean-Louis Tauran. Un message qui est lui aussi centré sur « la liberté de la foi et son exercice » comme devoir de toutes les religions, conformément au « plan du Créateur ».Cest une vision que Ratzinger défend depuis des années avec une grande cohérence, d

abord en tant que cardinal puis en tant que pape.Le discours de Ratisbonne sur la juste « synergie entre foi et raison » en est la fondation la plus achevée.Mais cest aussi dans la discussion que Benoît XVI avait eue en janvier 2004 à Munich avec le philosophe laïc Jürgen Habermas quil faut chercher les bases de sa conception du dialogue avec l

islam et les autres religions.A cette occasion, Ratzinger avait déclaré quun « droit naturel » de valeur universelle nest en fait pas reconnu à lheure actuelle par lensemble des cultures et des civilisations. Sur ce sujet, on constate des désaccords entre les unes et les autres et à lintérieur de chacune delles. Mais il a montré la voie pour que « les normes et les valeurs essentielles que tous les êtres humains connaissent ou entrevoient » puissent être éclairées et « assurer lunité du monde ». Cette voie, cest celle dun lien positif entre raison et foi, « appelées à se purifier mutuellement » des pathologies qui les exposent toutes deux à la domination de la violence.Un grand chercheur a analysé avec beaucoup de lucidité la vision qua Benoît XVI de lislam: cest le juriste allemand Ernst-Wolfgang Böckenförde. Il a exposé son point de vue dans un essai paru cette anné

e en Allemagne et traduit en italien par la revue « Il Regno ».Böckenförde est en plein accord avec le pape quand il dit quen ce qui concerne la liberté de religion, lislam est confronté au même défi que les chrétiens du temps des Lumières.LEglise catholique a répondu à ce défi, lors du Concile Vatican II, par la déclaration « Dignitatis Humanae » sur la liberté religieuse fondé

e sur les droits de la personne.Mais le monde musulman sinterroge Böckenförde est-il prêt à emprunter un chemin similaire? Est-il prêt à reconnaître la neutralité religieuse de l’état et donc la même liberté pour toutes les religions au sein de l’état?Les musulmans « de la diaspora », cest-à-dire ceux qui vivent dans des pays européens et occidentaux où ils sont minoritaires, semblent disposés à cette reconnaissance. Preuve en est la déclaration adoptée en 2001 par le comité des musulmans dAllemagne, qui affirme: « Le droit islamique oblige les musulmans qui vivent en diaspora à se conformer à l

ordre juridique local ».Quen est-il là où les musulmans sont majoritaires et contrôlent l’état? Böckenförde est sceptique. Il considère que, quand lislam est en position de force, il est très loin daccepter la neutralité de l’état et donc la liberté totale de toutes les religions.Böckenförde en est tellement convaincu quil conclut son essai par une hypothèse d’école: il imagine un pays européen dans lequel les immigrés musulmans seraient sur le point de constituer la majorité

de la population.Dans ce cas affirme le juriste allemand ce pays a le devoir de fermer ses frontières. Pour des raisons dautodéfense. Parce quun état séculier ne peut renoncer à ce « droit naturel » qui est son fondement: « un droit qui résulte de lappartenance à un monde culturel fondé sur des éléments du monde classique, du judaïsme et du christianisme, mais revus dans loptique des Lumières ».

* * *

Quoi quil en soit, on trouve dans la pensée islamique daujourdhui des positions « ouvertes à une rationalité tolérante », comme les a définies Ratzinger lors de son entretien avec Habermas en 2004.Lune de ces positions est mise en avant par le père Maurice Borrmans, ancien président du PISAI, dans le dernier numéro d« Oasis », la revue multilingue elle paraît notamment en arabe et en ourdou créée par le patriarche de Venise, le cardinal Angelo Scola.Borrmans cite un chercheur tunisien résidant à Paris, Abdelwahab Meddeb. Celui-ci a commenté positivement les thèses de Benoît XVI dans un essai intitulé « Le Dieu purifié« , inclus dans un ouvrage collectif publié en France: « La confé

rence de Ratisbonne: Enjeux et controverses ».Il écrit notamment: »A Ratisbonne, le pape a voulu inciter les musulmans à effectuer un travail danamnèse pour quils abandonnent la violence et quils reviennent à larticulation du logos que leurs ancêtres avaient connu, pour pouvoir l’élargir et l

approfondir ».Après avoir rappelé que le grand philosophe Averroès (1126-1198) compte parmi les « ancêtres » dun islam purifié par la raison, il poursuit ainsi: »Cest dans cette direction que doit revenir le musulman pour participer au grand logos, à son élargissement et à son approfondissement sur la voie de la purification qui neutralise la violence et qui instaure une sérénité é

thique ».Abdelwahab Meddeb ne fait pas partie des signataires de la lettre des 138 ni de celle des 38 publiée un an auparavant.

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