Archive pour novembre, 2007

« Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jn 11, 25)

2 novembre, 2007

Saint Cyprien (vers 200-258), évêque de Carthage et martyr
Traité sur la mort, PL 4,596s (trad. Orval)

« Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jn 11, 25)

Nous ne devons pas pleurer nos frères que l’appel du Seigneur a retirés de ce monde, puisque nous savons qu’ils ne sont pas perdus mais partis avant nous : ils nous ont quittés comme des voyageurs, des navigateurs, pour nous précéder. Nous devons donc les envier au lieu de les pleurer, et ne pas nous vêtir ici-bas de sombres vêtements alors qu’ils ont revêtu là-haut des robes blanches. Ne donnons pas aux païens l’occasion de nous reprocher avec raison de nous lamenter sur ceux que nous déclarons vivants auprès de Dieu, comme s’ils étaient anéantis et perdus. Nous trahissons notre espérance et notre foi si ce que nous disons paraît feinte et mensonge. Il ne sert à rien d’affirmer son courage en parole et d’en détruire la vérité par les faits.

Lorsque nous mourons, nous passons par la mort à l’immortalité ; et la vie éternelle ne peut être donnée que si nous sortons de ce monde. Ce n’est pas là un point final mais un passage. Au terme de notre voyage dans le temps, c’est notre passage dans l’éternité. Qui ne se hâterait vers un plus grand bien ? Qui ne désirerait être changé et transformé à l’image du Christ ?

Notre patrie, c’est le ciel… Là un grand nombre d’êtres chers nous attend, une immense foule de parents, de frères et de fils nous désire ; assurés désormais de leur salut, ils pensent au nôtre… Hâtons-nous d’arriver à eux, souhaitons ardemment d’être vite auprès d’eux et d’être vite auprès du Christ.

Commemoration de tous les fidèle défunts

1 novembre, 2007

Commemoration de tous les fidèle défunts dans images sacrée

http://santiebeati.it/immagini/?mode=album&album=20550&dispsize=Original

2 novembre – Commémoration de tous les fidèles défunts

1 novembre, 2007

du site: 

http://www.saint.germain.free.fr/homelies/b1997/B97defunts.htm

Commémoration de tous les fidèles défunts

2 novembre 97

Avec la commémoration des défunts, nous rejoignons la conscience religieuse, constante dans toutes les traditions humaines, même la plus primitive. Pour toutes, la mort n’est jamais sans lendemain. La survivance va de soi. Selon la plupart des historiens, la sépulture du défunt en position accroupie, très fréquente dès l’époque préhistorique, habituelle dans le rituel égyptien, était destinée à préparer une nouvelle naissance. Le mort étant placé en terre dans la même attitude que l’embryon dans le ventre maternel, l’enterrement marquait le commencement de la vie nouvelle. L’idée d’une mort définitive, qui met un point final irrémédiable aux espoirs et aux calculs, est une opinion relativement tardive du rationalisme pessimiste. Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, la foi chrétienne est venue apporter une expérience personnelle de quelqu’un qui est mort, et voilà qu’ il est vivant. On l’a rencontré. Il a donné à ceux et celles qui l’ont vu vivant des consignes qui sont comme des rendez-vous à tous les autres qui désirent vivre comme eux, l’expérience que le Christ a vécue. Il nous faut lire tous les témoignages de St Jean concernant la mort et la résurrection de Jésus, qui dit lui-même:  » Je suis la Résurrection et la Vie; celui qui croit en moi, fut-il mort, vivra. » Jean,11,25. Pour se faire mieux comprendre de ses disciples, le Christ prend soin de souligner ici un exemple courant tiré de la vie végétale, comme parallèle à sa mort et à sa résurrection : » En vérité, si le grain de blé tombé en terre n’y meurt pas, il demeure seul; s’il meurt, il rapporte beaucoup. » Jean, 12,24-25. Mais personne n’a fait plus que St Paul pour annoncer la mort et la résurrection de Jésus comme l’essentiel de la Bonne Nouvelle. Si la résurrection des morts est impossible, il s’ensuit logiquement que Jésus n’est pas ressuscité. Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi et nous sommes les plus malheureux des hommes. St Paul a mis tout l’enjeu de notre vie dans la mort et la résurrection du Christ. Par le baptême, le chrétien meurt de la mort du Christ et ressuscite de la résurrection du Christ. Rom. 6,4-8. « Semés corps matières, nous serons ressuscités corps spirituels. » A la semence qu’est notre corps qui meurt, Dieu donnera un corps selon qu’il l’a voulu. St Paul veut nous en convaincre. Le corps ressuscité ne sera pas plus identique au corps mortel que la plante ne l’est à la graine, mais se distinguera de lui comme l’épanouissement glorieux de l’infirmité corruptible. C’est l’apport de la foi chrétienne qui vient compléter les aspirations de toutes les traditions humaines sur la mort. Cette foi est vivante. Elle se réalise dans le mémorial du Seigneur. C’est Jésus, juste avant sa mort, qui veut nous faire entrer dans l’expérience de sa mort et de sa résurrection. C’est le geste du pain rompu, et du vin partagé. Chaque fois que nous célébrons l’eucharistie, ou pour dire d’une façon plus banale, chaque fois que nous allons à la messe, nous vivons l’expérience de la mort et de la résurrection du Seigneur. Au long des ans, nous devrions avoir un comportement tout autre devant la mort. Si la mort reste encore le sujet que nous ne voulons pas aborder, il faut nous demander alors comment nous vivons les consignes du Seigneur, les témoignages de tant de générations qui ont cru en lui ?

La commémoration des défunts fait partie de la fête de la Toussaint qui nous a fait sentir le ciel qui est là, à notre côté. Nous savons que le vide qui nous entoure, est en fait chargé de tant d’images et de sons. C’est le monde de la communication de notre temps. Et savons-nous aussi que, dans le silence de notre vie, c’est tout le ciel qui est là. Là où Dieu est présent, là vit notre ciel. Il nous suffit de nous mettre en présence de Dieu pour nous retrouver avec tous ceux et celles qui sont partis avant nous.

Saint Jean nous dit l’expérience qu’il a vécue avec ce frisson de bonheur « : « Mes bien-aimés, voyez comme il est grand l’amour dont le Père nous a comblés, que nous soyons appelés enfants de Dieu : et nous le sommes, « des héritiers de la résurrection ».

D.L.

bonne nuit et bonne fête des Touts les Saints

1 novembre, 2007

bonne nuit et bonne fête des Touts les Saints dans image bon nuit, jour, dimanche etc. callalily4

Calla Lily

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« Le Royaume des cieux est à eux »

1 novembre, 2007

Saint Grégoire le Grand (vers 540-604), pape, docteur de l’Église
Homélie 14 sur l’Évangile ; PL 76,1129 (trad. Brésard, 2000 ans B, p. 304 rev.)

« Le Royaume des cieux est à eux »

Jésus dit dans l’Évangile : « Mes brebis écoutent ma voix ; je les connais, elles me suivent et je leur donne la vie éternelle » (Jn 10,27). Un peu plus haut, il avait dit : « Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et trouvera des pâturages » (v.9). Car on entre par la foi, mais on sort de la foi vers la vision face à face ; passant de la croyance à la contemplation, on trouvera des pâturages pour un repos éternel.

Ce sont donc les brebis du Seigneur qui ont accès à ces pâturages, car celui qui le suit dans la simplicité du coeur reçoit en nourriture une herbe toujours verte. Que sont ces pâturages des brebis, sinon les joies profondes d’un paradis toujours verdoyant ? La pâture des élus, c’est le visage de Dieu présent, contemplé dans une vision sans ombre ; l’âme se rassasie sans fin de cette nourriture de vie.

Dans ces pâturages ceux qui ont échappé aux filets des désirs de ce monde sont comblés éternellement. Là, chante le choeur des anges, là sont réunis les habitants des cieux. Là, c’est une fête bien douce pour ceux qui reviennent après leurs peines dans un triste séjour à l’étranger. Là se trouvent le choeur des prophètes aux yeux perçants, les douze apôtres juges, l’armée victorieuse des martyrs innombrables d’autant plus joyeux qu’ils ont été ici-bas plus rudement affligés. En ce lieu, la constance des confesseurs de la foi est consolée en recevant sa récompense. Là se trouvent les hommes fidèles dont les plaisirs de ce monde n’ont pas pu amollir la force d’âme, les saintes femmes qui ont vaincu toute fragilité en même temps que ce monde ; là sont les enfants qui par leur manière de vivre se sont élevés au dessus de leurs années, les vieillards que l’âge n’a pas rendu faibles ici-bas et que la force pour oeuvrer n’a pas abandonnés. Frères bien-aimés, mettons-nous donc en quête de ces pâturages où nous serons heureux en compagnie de tant de saints.

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