Archive pour octobre, 2007

Saint Jean Damascène : Homélies sur la Dormition de la Vierge Marie

24 octobre, 2007

je mets seulemet la première partie, du site:

http://www.jesusmarie.com/jean_damascene_homelies_sur_la_dormition_1.html

Saint Jean Damascène – Saint Jean de Damas
Homélies sur la Dormition de la Vierge Marie

édition numé
rique par Myriam Stagnaro et www.JesusMarie.com – septembre 2002

PREMIERE HOMELIE SUR LA DORMITION

Première partie

Eloge de la Mère de Dieu. Mais voulez-vous que nous disions d

abord qui elle est, quelle est son origine, comment elle a été accordée à ce monde, tel le don de tous les dons de Dieu le plus haut à la fois et le plus aimable ; comment elle a vécu dans la vie présente et de quels mystères elle fut jugée digne ? Expliquons ces quelques points. Les Grecs, dans les oraisons funèbres dont ils honoraient les disparus, rassemblaient avec un soin parfait tout ce quils trouvaient dutile pour que l’éloge, dune part, pût sappliquer au héros célébré, et de lautre fût pour les survivants un stimulant et une exhortation à la vertu et ils tissaient généralement leur discours de fables et de fictions sans nombre, leurs personnages nayant pas de quoi fournir par eux-mêmes à la louange. Dans ces conditions, comment nous-mêmes, si nous dissimulions dans les abîmes du silence selon lexpression courante ce qui est absolument vrai et respectable, et ce qui, existant réellement, procure réellement à tous bénédiction et salut, nencourrions-nous pas la risée générale, et la même condamnation que celui qui enfouit son talent ? Mais nous veillerons à la concision du discours, de peur quil ne fatigue les oreilles, comme porte préjudice aux corps un excès de nourriture.

Ses parents. Naissance et vie dans le temple.

5. Joachim et Anne furent ses parents. Joachim, tel un pasteur de brebis, menait ses pensées comme on guide ses troupeaux, les gardant sous son autorité et les conduisant à son gré. Car, ayant lui-même, comme une brebis, le Seigneur Dieu pour pasteur, il ne manquait daucun bien excellent. Et que personne ne simagine que jappelle biens excellents ces objets auxquels pense la multitude, auxquels aspire toujours lesprit des hommes trop avide, qui ne sont ni durables par leur nature, ni capable de rendre meilleur celui qui les possède : ces plaisirs de la vie présente, qui ne peuvent acquérir de valeur stable, mais s’évanouissent deux-mêmes et sont dissipés sur lheure, quand même on les aurait à profusion. Non, loin de nous la pensée de les admirer ! Telle nest pas la part de ceux qui craignent le Seigneur. Mais je parle des biens vraiment désirables et aimables pour les hommes de jugement droit, des biens qui demeurent pour l’éternité, qui réjouissent Dieu et offrent à leurs possesseurs du fruit en leur saison : jentends par là les vertus, qui donneront leur fruit en leur temps, cest-à-dire au siècle futur la vie éternelle, à ceux du moins qui les auront dûment cultivées, en travaillant eux-mêmes selon leurs forces. Le travail précède, la félicité éternelle le suit. Joachim était accoutumé à mener intérieurement ses propres pensées « sur un pré dherbe fraîche », – car il demeurait dans la contemplation des oracles sacrés -, et « vers les eaux du repos » de la divine grâce, où il trouvait ses délices ; il les détournait de la vanité et les guidait « par des sentiers de justice ».

Quant à Anne, dont le nom signifie « grâce », elle était sa compagne autant par ses mœurs que par la communauté de vie ; favorisée de tous les biens, elle était cependant, pour une raison mystique, frappée du mal de la stérilité. Effectivement, la grâce était stérile, nayant pas la force de fructifier dans l’âme des hommes : car « tous étaient dévoyés, ensemble corrompus », il ny en avait « pas un dintelligent, pas un qui cherchât Dieu ». Alors Dieu dans sa bonté, regardant et prenant en pitié louvrage de sa propre main, et voulant le sauver, met fin à la stérilité de la grâce, cest-à-dire dAnne aux pensées divines : et elle met au monde une enfant, telle que nulle autre ne naquit avant elle, ni ne naîtra jamais. Et la gu

érison de cette stérilité montrait en toute clarté que la stérilité du monde, incapable de produire les biens, allait elle-même cesser, et que le tronc de la béatitude interdite allait fructifier. 6. Voilà pourquoi la Mère de Dieu vient au jour en vertu dune promesse : un ange révèle la conception de celle qui va naître. Car il convenait que, sur ce point aussi, elle ne le cédât à personne ni ne vînt au second rang, celle qui devait engendrer selon la chair le Dieu unique et réellement parfait. Puis elle est offerte par consécration au temple saint de Dieu : et cest là quelle vit, donnant lexemple dune ferveur et dune conduite plus parfaites et plus pures que les autres, à l’écart de toute relation avec les hommes et les femmes éloignés du bien. Mais comme elle atteignait la fleur de son âge, et que la loi lempêchait de rester plus longtemps dans la clôture du lieu saint, elle est remise par le chœur des prêtres aux mains dun époux comme à un gardien de sa virginité, à Joseph, qui, jusque dans son âge mûr, mieux que tout autre gardait la loi dans sa pureté. Cest chez lui que vivait cette jeune fille sainte et toute irréprochable, occupée des affaires domestiques, et sans rien savoir de ce qui se passait devant sa porte.

Annonciation

7. « Puis quand vint la plénitude du temps », comme dit le divin Apôtre, lange Gabriel fut envoyé par Dieu à celle qui était vraiment la fille de Dieu, et il lui dit : « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. » Admirable propos de lange, adressé à celle qui est au-dessus de lange : il apporte la joie de tout lunivers. « Elle cependant fut troublée de cette parole », inaccoutumée quelle était à sentretenir avec des hommes. Car elle avait résolu fermement de garder la virginité. Et « elle se demandait en elle-même ce que signifiait cette salutation ». Lange alors : « Ne crains pas, Marie, lui dit-il, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. » Oui, vraiment, elle a trouvé grâce, elle qui est digne de grâce. Elle a trouvé grâce, elle qui a travaillé et labouré le champ de la grâce, et moissonné de lourds épis. Elle a trouvé grâce, celle qui produisit les semences de la grâce et moissonna de la grâce la récolte abondante. Elle a trouvé un abîme de grâce, celle qui a gardé sauf le navire dune double virginité. Elle avait, en effet, veillé à la pureté de son âme non moins qu’à celle de son corps, et sa virginité corporelle en fut elle-même préservée.

« Et tu enfanteras, lui dit-il, un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ? Jésus signifie Sauveur ? ; cest lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Que répond à ces mots le véritable trésor de la sagesse ? Elle nimite pas Ève, sa première mère ; elle corrige plutôt le geste inconsidéré de celle-ci, et sabritant derrière la protection de la nature, elle tient en quelque sorte ce discours, en réplique à la parole de lange : « Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais pas dhomme ? » Ce que tu dis est impossible : ta parole renverse les lois de la nature, que son auteur a fixées. Je ne consens pas à tenir le rôle dune seconde Ève, ni à enfreindre la volonté du Créateur. Si tu ne parles pas contre Dieu, explique-moi le mode de cette conception, pour lever mon embarras. Lange de la vérité lui dit alors : « LEsprit-Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. Cest pourquoi l’être saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. » Le mystère qui saccomplit nest pas soumis aux lois de la nature. Car lauteur et le maître de la nature modifie à son gré les bornes de la nature. Au nom divin, toujours entouré damour et dhonneur, quelle entendit avec un saint respect, elle prononça les paroles de lobéissance, remplies de crainte et de joie : « Voici la servante du Seigneur ; quil me soit fait selon ta parole. »

Incarnation et Nativité 8.

« Ô abîme de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu ! ?Jemprunterai ici les paroles de lApôtre?. Que ses décrets sont insondables, et incompréhensibles ses voies ! » O immensité de la bonté de Dieu ! O amour qui dépasse toute explication ! « Celui qui appelle le néant à lexistence », celui qui « remplit le ciel et la terre », celui dont le ciel est le trône et la terre lescabeau de ses pieds, sest fait une spacieuse demeure du sein de sa propre servante, et accomplit en elle le mystère de tous le plus nouveau. Etant Dieu, il devient homme, et, le temps venu de sa naissance, il est enfanté surnaturellement ; il ouvre le sein maternel sans avoir endommagé le sceau de la virginité. Sur des bras humains il est porté comme un petit enfant, lui « l’éclat de la gloire, lempreinte de la substance » du Père, lui qui soutient tout lunivers par la parole de sa bouche.

O merveilles vraiment divines, mystères qui dépassent la nature et lintelligence ! O privilèges surhumains de la virginité ! Quel est donc autour de toi, Mère sainte et Vierge, ce grand mystère ? « Tu es bénie entre les femmes, et béni le fruit de son sein. » Tu es bienheureuse dans les générations des générations, la seule digne d’être appelée bienheureuse. Voici en effet que toutes les générations te disent bienheureuse, comme tu las déclaré. Les filles de Jérusalem, cest-à-dire de lEglise, tont vue et ont proclamé ton bonheur ; les reines, qui sont les âmes des justes, te loueront dans les siècles. Figures de la Vierge dans l

Ancien Testament.

Car tu es le trône royal, près duquel se tenaient les anges, contemplant leur maître et créateur qui y était assis.
Tu es devenue l
Eden spirituel, plus sacré et plus divin que lancien. Dans le premier habitait lAdam « terrestre », en toi cest le Seigneur « venu du ciel »
. L

arche ta préfigurée, elle qui sauva le germe de la seconde création : car tu enfantas le Christ, le salut du monde, qui a submergé le péché et apaisé ses flots.

Davance cest toi que le buisson a dépeinte, que les tables écrites par Dieu ont dessinée, que larche de la loi a racontée ; cest toi que lurne dor, le candélabre, la table, « le rameau dAaron qui avait fleuri » ont manifestement préfigurée. De toi en effet est né celui qui est la flamme de la divinité, « la définition et lexpression du Père », la manne délicieuse et céleste, le nom innommé « qui est au-dessus de tout nom », la lumière éternelle et inaccessible, « le pain de vie » venu du ciel, le fruit récolté sans travail : de toi il est sorti corporellement. N

est-ce point toi que désignait davance la fournaise au feu mêlé de rosée et de flamme, image du feu divin qui vint habiter en toi ?

La tente dAbraham est de toi un présage très manifeste : car à Dieu le Verbe, venu habiter en ton sein comme sous la tente, la nature humaine a offert le pain cuit sous la cendre, cest-à-dire les prémices delle-même à partir de ton sang très pur, cuites et transformées en pain par le feu divin, subsistantes dans sa personne, et servant vraiment de nourriture à un corps vivifié par une âme raisonnable et intelligente. J

allais omettre l’échelle de Jacob. Quoi donc ? Nest-il pas clair pour chacun quelle a tracé davance et montré ton image ? Comme Jacob vit le ciel réuni à la terre par les extrémités de l’échelle, et par elle les anges descendre et monter, et Celui qui est réellement le fort et linvincible engager avec lui une lutte symbolique ; ainsi toi-même tu es devenue la médiatrice et l’échelle par laquelle Dieu est descendu vers nous et a pris sur lui la faiblesse de notre substance, l’embrassant et se l’unissant étroitement ; et il a fait de l’homme un esprit qui voit Dieu ; par là tu as rapproché ce qui était désuni. Et ainsi les anges descendaient vers lui, pour le servir comme leur Dieu et leur maître, et les hommes de leur côté, embrassant une vie angélique, sont élevés au ciel.

9. Quelle place donnerai-je aux oracles des prophètes ? Nest-ce point à toi quil faut les rapporter, si nous voulons montrer quils sont vrais ? Quelle est donc cette toison évoquée par David, sur laquelle le fils du roi et du Dieu universel, sans principe lui-même et souverain comme son Père, est descendu comme une pluie ? Nest-ce point toi, de toute évidence ? Qui est la vierge, dont Isa

ïe, dans une vue prophétique, annonça quelle concevrait et enfanterait un fils qui serait « Dieu avec nous », ce qui veut dire que, devenu homme, il demeurerait Dieu ?

Quelle est cette montagne de Daniel, dont la pierre dangle, le Christ, fut détachée, sans intervention dun instrument humain ? Nest-ce point toi, qui conçus virginalement et restas toujours vierge ? Qu

’Ézéchiel le tout divin savance, et quil montre la porte fermée, franchie par le Seigneur sans être ouverte, telle quil la annoncée prophétiquement ; quil montre laccomplissement de ses dires. Cest toi quil désignera certainement, toi en qui Dieu le prince universel a passé et a pris chair, sans ouvrir la porte de la virginité. Oui, le sceau virginal demeure et persiste à jamais.

Hommage universel à lapproche de sa mort. Ainsi les proph

ètes te célèbrent, les anges te sont soumis, les apôtres sont à ton service ; le disciple demeuré vierge et loracle de Dieu, te sert, toi la toujours-vierge et la Mère de Dieu. En ce jour où tu ten allas vers ton Fils, les anges, les âmes des justes, des patriarches, des prophètes tentouraient dhonneur ; les apôtres te faisaient escorte, avec la foule immense des Pères divinement inspirés ; des extrémités de la terre, par lordre de Dieu, ils étaient rassemblés, amenés comme sur une nuée vers cette divine et sainte Jérusalem, et à toi qui fus la source du corps du Seigneur, principe de la vie, ils adressaient des hymnes sacrés dans un transport tout divin.

 

Benoît XVI : « que la Basilique Saint-Pierre soit un authentique lieu de prière »

24 octobre, 2007

du site: 

http://www.zenit.org/article-16472?l=french

Benoît XVI : « que la Basilique Saint-Pierre soit un authentique lieu de prière »

Discours aux membres du chapitre de la Basilique vaticane

ROME, mardi 23 octobre 2007 (ZENIT.org

) – Nous publions ci-dessous le discours que le pape Benoît XVI a adressé le 8 octobre dernier aux membres du chapitre de la Basilique Saint-Pierre.

DISCOURS DU PAPE BENOÎ
T XVI
AUX MEMBRES DU CHAPITRE DE LA BASILIQUE DU VATICAN
Salle Cl
é
mentine
Lundi 8 octobre 2007

Chers membres du Chapitre vatican!

Je désirais vous rencontrer depuis longtemps et je profite volontiers de cette occasion pour vous manifester en personne mon estime et mon affection. J’adresse à chacun de vous un salut cordial. En particulier, je salue l’Archiprêtre, Mgr Angelo Comastri, que je remercie pour les paroles avec lesquelles il a présenté cette antique et vénérable institution. Avec lui, je salue le Vicaire, Mgr Vittorio Lanzani, les chanoines et les coadjuteurs. J’ai apprécié, Monsieur l’Archiprêtre, que vous ayez rappelé la présence ininterrompue de clergé en prière dans la Basilique vaticane dès l’époque de saint Grégoire le Grand: une présence constante, volontairement discrète, mais fidèle et persévérante.

Toutefois, vous le savez bien, chers chanoines, votre Chapitre vit précisément le jour en 1053, lorsque le Pape Léon IX confirma à l’Archiprêtre et aux chanoines de Saint-Pierre, qui s’étaient établis dans le monastère de saint Etienne le Majeur, les possessions et les privilèges accordés par ses prédécesseurs. Ce fut ensuite sous le Pontificat d’Eugène IV (1145-1153) que le Chapitre acquit les caractéristiques d’une communauté bien structurée et autonome. Il y eut, en substance, un passage long et graduel d’une structure monastique, placée au service de la Basilique, à l’actuelle structure canoniale. Sous la direction de l’Archiprêtre, l’activité du Chapitre vatican s’est orientée dès les origines vers plusieurs domaines d’engagement: le domaine liturgique, pour la célébration commune et pour le soin quotidien des services liés au culte; le domaine administratif pour la gestion du patrimoine de la Basilique et des Eglises affiliées; le domaine pastoral, dans lequel le soin du quartier Borgo était confié au Chapitre; le domaine caritatif, dans lequel le Chapitre accomplissait des formes d’assistance propres et de collaboration avec l’hôpital « Santo Spirito » et d’autres institutions. Depuis le XI siècle jusqu’à aujourd’hui, on compte au moins onze Papes qui ont fait partie du Chapitre vatican et parmi ceux-ci, il me plaît de rappeler en particulier les Papes du XX siècle Pie XI et Pie XII. A partir du XVI siècle, alors que commença la construction de la nouvelle Basilique – nous avons célébré l’an dernier le V centenaire de la pose de la première pierre – l’histoire du Chapitre vatican se mêle à celle de la Fabrique de Saint-Pierre, deux institutions séparées, mais unies dans la personne de l’Archiprêtre, qui se préoccupe d’assurer une collaboration réciproque fructueuse.

Au siècle dernier, en particulier au cours des dernières décennies, l’activité du Chapitre dans la vie de la Basilique vaticane s’est progressivement orientée vers la redécouverte de ses véritables fonctions originelles, qui consistaient avant tout dans le ministère de la prière. Si la prière est fondamentale pour tous les chrétiens, pour vous, chers frères, il s’agit d’un devoir pour ainsi dire « professionnel ». Comme j’ai eu l’occasion de le dire au cours de mon récent voyage en Autriche, la prière est le service au Seigneur, qui mérite d’être toujours loué et adoré, et, dans le même temps, un témoignage pour les hommes. Et là où Dieu est loué et adoré avec fidélité, la bénédiction ne manque pas (cf. Discours à Heiligenkreuz, 9 septembre 2007). Voilà quelle est la nature propre au Chapitre vatican et la contribution que le Pape attend de vous: rappeler par votre présence orante auprès de la tombe de Pierre que rien ne doit être placé avant Dieu; que l’Eglise est entièrement orientée vers Lui, vers sa gloire; que le primat de Pierre est au service de l’unité de l’Eglise et que celle-ci, à son tour, est au service du dessein salvifique de la Très Sainte Trinité.

Chers et vénérés frères, j’ai une grande confiance en vous et en votre ministère afin que la Basilique Saint-Pierre puisse être un authentique lieu de prière, d’adoration et de louange au Seigneur. Dans ce lieu sacré, où arrivent chaque jour des milliers de pèlerins et de touristes du monde entier, il est nécessaire plus qu’en tout autre lieu qu’auprès de la tombe de saint Pierre, il y ait une communauté stable de prière, qui garantisse la continuité avec la tradition et, dans le même temps, intercède pour les intentions du Pape dans l’aujourd’hui de l’Eglise et du monde. Dans cette perspective, j’invoque sur vous la protection de saint Pierre, de saint Jean Chrysostome, dont les reliques sont conservées précisément dans votre Chapelle, et des autres Saints et Bienheureux présents dans la Basilique. Que veille sur vous la Vierge Immaculée, dont l’image que vous vénérez dans la Chapelle du Chœur fut couronnée par le Bienheureux Pie IX en 1854 et entourée d’étoiles cinquante ans plus tard, en 1904, par saint Pie X. Je vous remercie une fois de plus pour le zèle avec lequel vous remplissez votre devoir et, tandis que je vous assure de mon souvenir particulier dans la Messe, je vous donne de tout cœur, ainsi qu’à vos proches, la Bénédiction apostolique.

bonne nuit

24 octobre, 2007

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc.

http://photoguild.org/poms2001.htm 

« Tenez-vous prêts »

24 octobre, 2007

Saint Jean Chrysostome (vers 345-407), évêque d’Antioche puis de Constantinople, docteur de l’Église
Homélie 77 sur St Matthieu (trad. cf Véricel, Les Pères commentent, p. 252)

« Tenez-vous prêts »

« C’est à l’heure que vous ne pensez pas que le Fils de l’homme viendra. » Jésus leur dit cela pour que les disciples restent éveillés, qu’ils soient toujours prêts. S’il leur dit qu’il viendra quand ils ne s’y attendront pas, c’est qu’il veut les pousser à pratiquer la vertu avec zèle et sans relâche. C’est comme s’il leur disait : « Si les gens savaient quand ils vont mourir, ils seraient parfaitement prêts pour ce jour »… Mais le moment de la fin de notre vie est un secret qui échappe à chaque homme…

Voilà pourquoi le Seigneur exige deux qualités de son serviteur : qu’il soit fidèle, pour qu’il ne s’attribue à lui-même rien de ce qui appartient à son maître, et qu’il soit avisé, pour administrer convenablement tout ce qu’on lui a confié. Il nous faut donc ces deux qualités pour être prêts à l’arrivée du Maître… Car voici ce qui arrive du fait que nous ne connaissons pas le jour de notre rencontre avec lui : on se dit : « Mon maître tarde à venir ». Le serviteur fidèle et avisé n’a pas de pensée semblable. Malheureux, sous prétexte que ton Maître tarde, tu t’imagines qu’il ne va pas venir du tout ? Son arrivée est certaine. Pourquoi ne restes-tu donc pas sur tes gardes ? Non, le Seigneur n’est pas lent à venir ; ce retard n’est que dans l’imagination du mauvais serviteur.

San Giovanni da Capistrano

23 octobre, 2007

San Giovanni da Capistrano dans images sacrée

http://santiebeati.it/immagini/?mode=album&album=29800&dispsize=Original

AVIS: la lettre à Probe, de Saint Augustin…cependant…je suis au lit…donc

23 octobre, 2007

la lettre à Probe, de Saint Augustin, de beaucoup jours je la lit dans la liturgie des heures, Office des lectures, lectures; il est « comme un livre sur la prière », Saint Augustin, écriteau à prier, parle de la prière, c’est un bel enseignement, c’est un enseignement sage; j’aurais voulu vous écrire celles-ci, pages, séparées pour jour comme dans le bréviaire, cependant ces jours je suis au lit pour douleurs articulaires fortes et fièvre, pour les Blog j’ai fait ce qui ai peu, je vous la mets, donc en Pages, elle m’a beaucoup aidé toujours, j’espère je y sois appréciée;

Le cardinal Tauran présente une feuille de route pour le dialogue interreligieux

23 octobre, 2007

du site:

http://www.zenit.org/article-16465?l=french

Le cardinal Tauran présente une feuille de route pour le dialogue interreligieux

ROME, Mardi 23 octobre 2007 (ZENIT.org) – Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, a présenté lundi à Naples une feuille de route pour le dialogue interreligieux : le refus de la violence et la promotion de la paix.

Il a illustré sa proposition dans le cadre des discussions organisées par la communauté de Sant’Egidio, sur les « religions en dialogue pour un monde sans violence », thème de la rencontre interreligieuse pour la paix qui s’achève ce mardi.

« Nous avons notre feuille de route à suivre : faire des religions un nom de paix », a dit le cardinal français, jusqu’alors archiviste et bibliothécaire de la Sainte Église romaine avant de prendre la tête du Conseil pour le dialogue interreligieux.

« Le terrorisme couvre d’infamie celui qui le pratique. Toute violence justifiée au nom de la foi est une profanation du nom de Dieu », a expliqué le cardinal Tauran en citant Benoît XVI.

Tout en relevant avec amertume que la situation internationale offre un bien sombre tableau, marqué par la réapparition de crimes qui, après la seconde guerre Mondiale, semblaient désormais conjurés (nettoyages ethniques, camps de concentration), l’espoir du cardinal reste entier devant cette « poignée d’hommes et de femmes qui croient en la paix et lèvent les mains vers le ciel ».
« Ils le font parce qu’ils sont persuadés que les situations de violences peuvent être surmontées en les contrecarrant par une attitude de bonté »a-t-il ajouté.

Selon le cardinal Tauran, qui a occupé pendant de longues années la fonction de secrétaire pour les relations du Saint-Siège avec les Etats, sous le pontificat de Jean-Paul II, « le dialogue est pour tout le monde un pèlerinage et un risque ».

« Car avec le dialogue, a-t-il relevé, j’accepte de me mettre en marche et à l’écoute de situations différentes ; j’engage ma propre personne et je risque face aux interrogations des autres ».

par Sandro Magister: L’encyclique contre les « modernistes » fête ses cent ans. Mais discrètement

23 octobre, 2007

du site:

http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/172543?fr=y

L’encyclique contre les « modernistes » fête ses cent ans. Mais discrètement

Aucune célébration officielle pour le centenaire de l’encyclique « Pascendi ». Aujourd’hui les « méthodes indignes » utilisées dans cette bataille provoquent la gêne. Mais les questions qui étaient au cœur de cet affrontement sont encore ouvertes. Le livre « Jésus de Nazareth » en est une preuve

ROMA, le 23 octobre 2007 – Au Vatican, l’anniversaire est passé en silence, sans commémoration officielle. Mais les questions qu’abordait, il y a cent ans, l’encyclique « Pascendi Dominici Gregis » de saint Pie X « sur les erreurs du modernisme » sont considérées comme étant toujours d‘actualité. La réserve est plutôt due à la manière dont l’Eglise a réagi concrètement il y a un siècle: des modalités que les autorités de l’Eglise d’aujourd’hui jugent erronées. Voici ce qu’a déclaré le nouveau directeur de « l’Osservatore Romano », Giovanni Maria Vian, dans la première grande interview qu’il ait accordée après sa nomination: »Pie X a été un grand pape réformateur, qui a très bien compris quels étaient l’enjeu et les dangers pour la foi de l’Eglise dans la question du modernisme. Malheureusement, son souvenir est aujourd’hui plus lié à la manière dont le modernisme a été combattu, souvent par des méthodes indignes de la cause que le pape entendait dé fendre ».

* * *Deux articles seulement ont été publiés à propos de l’encyclique « Pascendi » au cours de ces dernières semaines dans les organes de presse contrôlés par les autorités de l’Eglise: « La Civiltà Cattolica », la revue des jésuites de Rome publiée avec l’autorisation préalable des autorités du Vatican, et « Avvenire », le quotidien de la conférence des évêques d’Italie.Dans « Avvenire », le théologien Corrado Pizziolo souligne le caractère actuel des questions principales abordées par l’encyclique.Le père Sale dément que des jésuites aient effectivement rédigé « Pascendi ». Il en donne les auteurs matériels: le cardinal Vivès y Tuto, capucin, et le père Lemius, oblat de Marie Immaculée. Il confirme cependant que « l’un des principaux inspirateurs, du point de vue théologique et culturel » de l’encyclique a justement été un jésuite de « La Civiltà Cattolica », le père Enrico Rosa. Selon le père Rosa – et selon Pie X – le modernisme était « un nouveau christianisme qui menaçait de supprimer l’ancien ». Pour le contrecarrer, il fallait le frapper à sa racine philosophique, dans l’erreur d’où découlaient toutes les autres erreurs en théologie, en morale, au niveau culturel, dans la vie de tous les jours. L’erreur fondamentale imputée aux modernistes était de refuser à la raison la capacité de connaître la vérité; ce qui fait que tout – y compris la religion, y compris le christianisme – se réduisait à une expérience subjective.Le père Sale fait cependant remarquer que les modernistes n’acceptèrent jamais ce schéma d’interprétation: “Selon eux, le mouvement de réforme des sciences religieuses, comme ils l’appelaient, n’avait pas débuté à partir de théories philosophiques déterminées, mais de la critique historique et de la nouvelle exégèse des Ecritures Saintes. En clair, les modernistes fondaient leur mouvement non pas sur la philosophie mais sur l’histoire, et plus encore l’histoire sacrée, libérée de ses altérations et revenue à son authenticité d’origine, au moyen de la nouvelle méthode historico-critique“.En outre, le père Sale écrit que la tendance moderniste ne s’est jamais étendue aux masses populaires, contrairement à ce que craignaient le père Rosa et Pie X: « Le mouvement des ‘novateurs’ (tout du moins dans sa partie doctrinale et théologique) est resté confiné à des cercles restreints de penseurs catholiques, principalement des jeunes prêtres ou des séminaristes ».Néanmoins, dans les années qui ont suivi la publication de « Pascendi », cela n’a pas empêché « certaines forces conservatrice catholiques » de déchaîner au sein de l’Eglise « une violente polémique antimoderniste, souvent dénuée de scrupules ». Le meneur le plus actif de cette campagne a été un prélat de la curie, Mgr Umberto Benigni, qui a agi – remarque le père Sale – « avec l‘approbation et la bénédiction du pape lui-même ». Mgr Benigni et le « Sodalitium Pianum (la Sapinière) » qu’il a créé – une sorte de centre d’espionnage de l’Eglise de l’époque – ont fait l’objet d’études de fond de la part de l’historien français Emile Poulat.
* * *

Le père Corrado Pizziolo, professeur de théologie et vicaire général du diocèse de Trévise, celui où est né saint Pie X, choisit une autre approche de « Pascendi » dans « Avvenire ». Il attire l’attention principalement sur les deux sujets qui étaient au centre de l’affrontement entre Pie X et les modernistes. Pour montrer à quel point ils sont encore d’actualité.Le premier conflit concerne l’exégèse biblique. Selon les modernistes, en particulier Alfred Loisy, l’exégèse scientifique appliquée à la Bible est la seule qui valide des faits sûrs et vérifiables. La lecture par la foi, en revanche, « n’est pas réelle: c’est une lecture purement subjective, fruit du sentiment religieux ».

Le père Pizziolo écrit: »La condamnation décrétée par le magistère antimoderniste concerne non pas l’exégèse scientifique en tant que telle, mais l’opposition déclarée, que professe le modernisme, entre la foi et l’histoire, entre l’exégèse théologique et l’exégèse scientifique ». Cette opposition « s’impose encore aujourd’hui comme un problème dont il faut tenir compte. Sinon, comment expliquer que, cent ans plus tard, Benoît XVI consacre justement la préface de son récent livre sur Jésus de Nazareth au rappel de la valeur et des limites de la méthode historico-critique, en insistant sur la nécessité d’une exégèse scientifique illuminé e par la foi? ».

Le deuxième conflit concerne la révélation divine. Les modernistes voyaient dans cette révélation une expérience purement intérieure, un sentiment religieux ou mystique.L’encyclique « Pascendi » affirme en revanche que la révélation vient de Dieu, que c’est Dieu qui parle à l’homme. Le Concile Vatican II, avec la constitution « Dei Verbum », a insisté avec plus de force encore sur le fait que cette communication s’identifie en la personne de Jésus Christ.

« Néanmoins – écrit le père Pizziolo – cette apparente évidence ne doit pas du tout être donnée aujourd’hui comme acquise. La sensibilité de la culture actuelle, y compris la culture religieuse, tend à assimiler les unes aux autres toutes les religions existantes, en les plaçant toutes sur un pied d’égalité. Ne voit-on pas réapparaître l’idée que la religion – toute religion, donc aussi le christianisme – n’est qu’un produit de l’esprit? Que la prétendue ‘révélation’ n’est rien d’autre qu’une expérience vague et inexprimable de la transcendance, un fruit exclusif du sentiment religieux? ».Le père Pizziolo conclut: « A la lumière de ces quelques idées, on peut comprendre l’importance des sujets traités par l’encyclique ‘Pascendi’. Celle-ci aborde les fondements de la foi catholique, à un moment de l’histoire où ils semblaient gravement remis en question. Il faut bien sûr souligner que les problèmes soulevés par les auteurs accusés de modernisme étaient des vrais problèmes: le rapport entre foi et histoire ou entre foi et science; la relation entre conscience humaine et révélation de Dieu; le rapport entre le langage humain du dogme et la vérité surnaturelle qu’exprime le dogme; le sens d’une autorité dans l’Eglise… Mais il faut aussi souligner que beaucoup des solutions envisagées n’étaient pas compatibles avec la foi catholique. D’où la juste nécessité d’une intervention du magistère. »On peut ajouter que le magistère de l’époque ne disposait pas d’une théologie adaptée pour aborder les questions soulevées par la nouvelle culture moderne. En ce sens, l’encyclique n’avait pas l’intention de résoudre tous les problèmes en question, mais de rappeler l’identité et l’intégrité de la foi catholique, en redonnant à la théologie la mission de repenser les thématiques en question. Le Concile Vatican II constitue assurément un des fruits de cette réflexion renouvelée. Mais il ne faut pas en conclure que toutes les interrogations nées pendant la période moderniste ont trouvé une réponse adaptée et définitive. Elles restent encore en grande partie très actuelles et demandent de nouveaux efforts de réflexion. Mais ces efforts devront se réaliser, à la lumière de l’enseignement de ‘Pascendi’, dans le respect total de l’identité de la foi et de la tradition de ce peuple de Dieu qu’est l’Eglise ».

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L’encyclique « Pascendi Dominici Gregis » de Pie X, datée du 8 septembre 1907, dans sa version officielle en français:> « A la mission de paître le troupeau du Seigneur… »

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L’article de Giovanni Sale paru le 6 octobre 2007 dans « La Civiltà Cattolica »:> A un secolo dall’enciclica contro il modernismo

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L’article de Corrado Pizziolo paru le 5 septembre 2007 dans « Avvenire »> Modernismo, quale eredità? A cento anni dall’enciclica « Pascendi »

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 L’interview de Giovanni Maria Vian par « 30 Giorni », citée dans cet article: Vian: « Il confronto delle idee è sempre positivo »

Giovanni Maria Vian, le nouveau directeur de l’ »Osservatore Romano », est professeur de philologie patristique et spécialiste de l’histoire de la papauté contemporaine. Son grand-père, Agostino Vian, était un grand ami de Pie X, le pape de « Pascendi ».

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Traduction française par Charles de Pechpeyrou, Paris, France.

bonne nuit

22 octobre, 2007

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red fox

http://www.exzooberance.com/virtual%20zoo/they%20walk/red%20fox/red%20fox.htm

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 http://www.birdsasart.com/bn204.htm

Veiller dans l’Esprit Saint

22 octobre, 2007

Saint Bernard (1091-1153), moine cistercien et docteur de l’Église
Sermon sur le cantique n°17, 2 (trad. Emery rev.)

Veiller dans l’Esprit Saint

Il nous faut être vigilants et attentifs à l’oeuvre du salut qui s’accomplit en nous, car c’est avec une admirable subtilité et la délicatesse d’un art divin que le Saint Esprit accomplit continuellement cette oeuvre au plus intime de notre être. Que jamais cette onction, qui nous enseigne tout, ne nous soit enlevée sans que nous en ayons conscience et que jamais sa venue ne nous prenne à l’improviste. Il s’agit au contraire d’avoir le regard toujours aux aguets et le coeur grand ouvert pour recevoir cette bénédiction généreuse du Seigneur. Dans quelles dispositions l’Esprit veut-il nous trouver ? « Soyez semblables à des gens qui attendent leur maître à son retour de noces. » Il ne revient jamais les mains vides de la table céleste et de toutes les joies qu’elle prodigue.

Il nous faut donc veiller, et veiller à toute heure, car nous ne savons jamais à quelle heure l’Esprit va venir, ni à quelle heure il s’en ira une nouvelle fois. L’Esprit va et vient (Jn 3,8) ; si grâce à lui on tient debout, lorsqu’il se retire, on tombe inévitablement, mais sans se briser, car le Seigneur nous retient par la main. Et cette alternance de présence et d’absence, l’Esprit ne cesse de la faire vivre à ceux qui sont spirituels, ou plutôt à ceux qu’il a l’intention de rendre spirituels. C’est pourquoi il les visite à l’aube, puis soudain les met à l’épreuve.

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