Archive pour octobre, 2007

Angélus : Rosaire et mission, la prière et l’annonce

9 octobre, 2007

du site:

http://www.zenit.org/article-16351?l=french 

Angélus : Rosaire et mission, la prière et l’annonce

Benoît XVI évoque les 50 ans de Fidei Donum

ROME, Dimanche 7 octobre 2007 (ZENIT.org) Nous publions ci-dessous le texte de la méditation que le pape a prononcée ce dimanche avant la prière de l’Angélus, en présence des pèlerins réunis place Saint-Pierre.

AVANT L’ANGELUS

Ce premier dimanche d’octobre nous offre deux motifs de prière et de réflexion : la mémoire de la bienheureuse Vierge Marie du rosaire, qui est fêtée justement aujourd’hui et l’engagement missionnaire, auquel ce mois est spécialement consacré. L’image traditionnelle de Notre-Dame du Rosaire représente Marie qui tient l’Enfant Jésus sur son bras et de l’autre main tend le chapelet à saint Dominique. Cette iconographie significative montre que le rosaire est un moyen donné par la Vierge pour contempler Jésus et, en méditant sa vie, l’aimer et le suivre toujours plus fidèlement. Telle est la consigne laissée par la Vierge aussi lors de différentes apparitions. Je pense, en particulier, à celle de Fatima, survenue il y a 90 ans. Aux trois pastoureaux Lucie, Jacinthe et François, en se présentant comme « la Vierge du rosaire », elle a recommandé avec insistance de prier le rosaire tous les jours, pour obtenir la fin de la guerre. Nous aussi, nous voulons accueillir la requête maternelle de la Vierge, en nous engageant à réciter avec foi le chapelet du rosaire pour la paix dans les familles, dans les nations, et dans le monde entier.

Nous savons cependant que la paix véritable se répand là où les hommes et les institutions s’ouvrent à l’Evangile. Le mois d’octobre nous aide à nous souvenir de cette vérité fondamentale par une animation spéciale qui tend à maintenir le souffle missionnaire vivant dans toute communauté et à soutenir le travail de ceux qui – prêtres, religieux, religieuses et laïcs – travaillent aux frontières de la mission de l’Eglise. Nous nous préparons avec un soin spécial à célébrer, le 21 octobre, la Journée missionnaire mondiale qui aura pour thème : « Toutes les Eglises pour le monde entier ». L’annonce de l’Evangile reste le premier service que l’Eglise doit à l’humanité, pour offrir le salut du Christ à l’homme de notre temps, sous tant de formes humilié et opprimé, et pour orienter dans le sens chrétien les transformations culturelles, sociales, et éthiques, qui sont en acte dans le monde. Il y a cette année un motif ultérieur qui nous pousse à un engagement missionnaire renouvelé : le 50e anniversaire de l’encyclique Fidei Donum, du serviteur de Dieu Pie XII, qui a promu et encouragé la coopération entre les Eglises pour la mission ad gentes. Il me plaît de rappeler également qu’il y a maintenant 150 ans sont partis pour l’Afrique, précisément pour le Soudan actuel, cinq prêtres et un laïc, de l’institut Don Mazza de Vérone. Parmi eux, se trouvait Daniel Comboni, futur évêque d’Afrique centrale, et patron de ces populations, et dont la mémoire liturgique est le 10 octobre.

A l’intercession de ce pionnier de l’Evangile, et des nombreux autres saints et bienheureux missionnaire, en particulier à la protection maternelle de la Reine du saint rosaire, nous confions tous les missionnaires. Que Marie nous aide à nous souvenir que tout chrétien est appelé à être un annonciateur de l’Evangile par sa parole et sa vie.

APRES L’ANGELUS

Je suis heureux de saluer les jeunes qui, ces jours derniers ont animé la quatrième édition de la Mission de Rome appelée « Jésus au centre ». Je vous félicite, chers amis, car vous avez porté l’annonce de l’amour de Dieu dans les rues, dans des hôpitaux et des écoles de la ville. L’expérience missionnaire fait partie de la formation chrétienne et il est important que les adolescents et les jeunes puissent faire personnellement cette expérience. Continuez à témoigner de l’Evangile chaque jour et engagez-vous avec générosité dans les prochaines initiatives missionnaires dans le Diocèse de Rome.

J’adresse une salutation spéciale aux milliers de jeunes rassemblés dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, où ils participent à la messe célébrée par le cardinal Fiorenzo Angelini à l’occasion de la « Troisième fête du sportif » qui a pour thème « Sport, amitié, prière ». Chers jeunes, vous êtes venus de tout le Latium pour ce rendez-vous important : sachez toujours concilier le sport, l’amitié et la vie spirituelle. Bonne fête !

C’est aujourd’hui en Italie la Journée pour l’abattement des barrières architecturales. Je souhaite que les institutions et les citoyens soient toujours plus attentifs à cet objectif social, et encourage l’œuvre qu’accomplit dans ce but l’Association FIABA, avec le patronage des plus hautes autorités de l’Etat.

Puis le pape a salué les pèlerins rassemblés place Saint-Pierre en différentes langues. Voici ce qu’il a dit en français :

Je suis heureux de vous accueillir, chers pèlerins francophones, pour la prière mariale de l’Angélus. Aujourd’hui avec Saint Paul, je vous encourage à réveiller en vous le don de Dieu et à rependre la prière des Apôtres afin que le Seigneur « augmente en vous la foi », pour être des témoins joyeux de l’espérance. Avec ma Bénédiction apostolique.

Japon : 188 martyrs seront béatifiés en novembre à Nagasaki

9 octobre, 2007

du site: 

http://www.zenit.org/article-16366?l=french

Japon : 188 martyrs seront béatifiés en novembre à Nagasaki

Décrets de la congrégation pour les causes des saints

ROME, Lundi 8 octobre 2007 (ZENIT.org) – Le 24 novembre prochain, 188 martyrs japonais tués au XVIIe siècle pour leur foi dans le Christ Jésus seront béatifiés au Japon, à Nagasaki.

La nouvelle a été confiée à l’agence AsiaNews par le secrétaire général de la conférence des évêques catholiques du Japon, le P. Manyo Maeda, citant la lettre de la congrégation romaine pour les Causes des saints au président de la conférence épiscopale, Mgr Takeo Okada, évêque de Tokyo.

La célébration sera présidée par le préfet du dicastère romain, le cardinal José saraiva Martins.

Selon le chancelier du diocèse de Nagasaki, le P. Isao Hashimoto, ce sont déjà quelque 20.000 fidèles qui ont déclaré vouloir participer à la messe de béatification.

Dans une lettre aux catholiques du Japon, Mgr Okada a annoncé « avec une grande joie » la décision du Vatican. « J’espère, écrit-il, que nous réussirons tous à garder dans notre cœur la signification de cette décision, et le trésor que représente la foi que nos prédécesseurs nous ont laissée, y compris au prix du sang ».

Parmi ces 188 martyrs, se trouvent des prêtres, des religieuses et des laïcs : la cause est désignée comme celle de la « béatification du P. Kibe et de ses 187 compagnons ».

En effet, le P. jésuite Pierre Kassui Kibe, un Japonais qui avait embrassé la foi chrétienne, avait échappé à la persécution du gouvernement et il était arrivé à Rome. Là, il entra dans la Compagnie de Jésus et fut ordonné prêtre.

Revenu au Japon pour y exercer son ministère au milieu des fidèles persécutés, il fut capturé en 1639, torturé puis tué à Tokyo.

bonne nuit

8 octobre, 2007

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. 4528

Camelia japonica Debutante
http://toptropicals.com/catalog/uid/Camellia_japonica.htm

« Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup…, être tué et, le troisième jour, ressusciter » (Mt 16,21)

8 octobre, 2007

Jean Tauler (vers 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon 51 (trad. Cerf 1991, p. 412 rev.)

« Jésus commença à montrer à ses disciples qu’il lui fallait partir pour Jérusalem, souffrir beaucoup…, être tué et, le troisième jour, ressusciter » (Mt 16,21)

Notre Seigneur disait que ses disciples étaient heureux à cause de ce qu’ils voyaient (Lc 10,23). A y regarder de près, nous devrions être tout aussi heureux, car nous voyons Notre Seigneur Jésus Christ plus parfaitement que les disciples tels que saint Pierre ou saint Jean. Eux, ils avaient sous les yeux un homme pauvre, faible, souffrant, mortel, alors que grâce à notre foi sainte et précieuse nous connaissons, nous, un Dieu grand, digne d’adoration, puissant, Seigneur du ciel et de la terre et qui de rien a fait toute la création. A bien considérer cela, nos yeux, oui, nos âmes, trouvent leur bonheur éternel.

Mes chers enfants, les grands théologiens et les docteurs de l’école discutent la question de savoir quel est plus important et plus noble : la connaissance ou l’amour. Mais nous, nous parlerons plus volontiers de ce que disent les maîtres de vie, car quand nous arriverons au ciel, nous verrons bien alors la vérité de toutes choses. Notre Seigneur n’a-t-il pas dit : « Une seule chose est nécessaire » ? Quelle est donc cette chose unique qui est si nécessaire ? Cet unique nécessaire, c’est que tu reconnaisses ta faiblesse et ta misère. Tu ne peux rien revendiquer ; par toi-même tu n’es rien. C’est à cause de cet unique nécessaire-là que Notre Seigneur a subi une angoisse telle qu’il en a sué du sang. C’est parce que nous n’avons pas voulu reconnaître cette seule chose-là, que le Seigneur a crié sur la croix : « O Dieu, mon Dieu, comme tu m’as abandonné ! » (Mt 27,46) Oui, il fallait que le sauveur, notre unique nécessaire, soit complètement abandonné par tous les hommes.

Cher enfant, laisse tomber tout ce que moi-même et tous les maîtres avons pu enseigner, toute vie active, toute contemplation, toute haute considération, et étudie seulement cette chose unique, de telle sorte qu’elle te soit accordée, et tu auras bien travaillé. C’est pourquoi Notre Seigneur disait : « Marie a choisi la meilleure part », oui, la meilleure de toutes. En vérité, si tu pouvais l’obtenir, tu aurais tout obtenu : non pas une part de bien, mais tout.

de Sandro Magister: Les Angélus secrets de Benoît XVI

8 octobre, 2007

du site: 

http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/170485?fr=y

Les Angélus secrets de Benoît XVI

Secrets dans la mesure où les médias en négligent la partie principale: lexplication de lEvangile de la messe du jour. Hormis lassemblée présente, presque personne ne le sait. En voici un échantillon: les sept dernières « petites homélies » prononcées le dimanche à midi par le pape

par Sandro Magister

ROMA, le 8 octobre 2007 Les paroles que prononce Benoît XVI le dimanche à midi avant et après la prière de lAngélus ou du « Regina Coeli » pendant le temps pascal sont parmi les plus suivies par les médias.

 Presque toujours, cependant, les médias ne reprennent que celles qui ont un rapport avec des situations ou des événements de l’actualité, surtout politiques. Le dimanche 30 septembre, par exemple, c’était la Birmanie, les deux Corée et l’Afrique subsaharienne. Le dimanche précédent, ses réflexions sur le capitalisme et « la logique du profit ». Une semaine auparavant encore, le protocole de Montréal sur le trou dans la couche d’ozone…

En écoutant et lisant les médias, le public aura l’impression que le pape a consacré l’intégralité de son message au sujet abordé. Or ce n’est pas le cas. Presque toujours, Benoît XVI ne consacre aux questions d’actualité que quelques mots rapides – montés ensuite en épingle par les médias – lorsqu’il salue les fidèles en plusieurs langues, après la prière de l’Angélus.

Le véritable message a lieu avant la prière. Il s’agit – à de rares exceptions près – d’une brève homélie sur l’Evangile et sur les autres lectures de la messe du jour. C’est cette petite homélie qu’écoutent principalement les très nombreux fidèles qui accourent chaque dimanche au rendez-vous de midi avec le pape, à Rome sur la place Saint-Pierre et à Castel Gandolfo pendant l’été.

Ce sont des textes que seul le pape Joseph Ratzinger peut avoir pensés et écrits. Dans certains cas, on relève facilement des similitudes avec son livre « Jésus de Nazareth », dans les pages qui parlent du même extrait de l’Evangile. De même qu’il raconte progressivement la vie de l’Eglise, des Apôtres aux Pères de l’Eglise, dans ses catéchèses du mercredi, de même Benoît XVI présente aux fidèles le personnage de Jésus lors des Angélus du dimanche.

Plus encore, la voie choisie chaque dimanche par le pape pour accéder à Jésus est la même que celle que parcour tout fidèle catholique en participant à la messe de ce même dimanche. C’est un choix délibéré, typique de la vision de ce pape. L’Evangile commenté par Benoît XVI lors de l’Angélus n’est pas « sola Scriptura », l’Ecriture seule, un livre nu. C’est le Verbe qui se fait chair – le corps et le sang de Jésus – dans la liturgie du jour.

Pour élever à un niveau acceptable la qualité moyenne des millions d’homélies prononcées dans le monde entier chaque dimanche, les prêtres catholiques n’auraient qu’à suivre l’école des Angélus de Benoît XVI.

Voici un échantillon de sa prédication: les sept dernières « petites homélies » qu’il a consacrées à l’Evangile de la messe du jour, dimanche après dimanche.

La parabole du pauvre Lazare

30 septembre 2007, XXVIe dimanche du temps ordinaire, année C

Aujourd’hui, l’Evangile de Luc présente la parabole de l’homme riche et du pauvre Lazare (Lc 16, 19-31). Le riche incarne l’utilisation injuste des richesses de la part de celui qui les utilise pour un luxe effréné et égoïste, pensant uniquement à sa propre satisfaction, sans se soucier le moins du monde du mendiant qui se trouve à sa porte. Le pauvre en revanche incarne la personne dont Dieu seul s’occupe: contrairement au riche, il a un nom, Lazare, abréviation de Eleazare qui signifie précisément « Dieu l’aide ». Dieu n’oublie pas celui qui est oublié de tous; celui qui ne vaut rien aux yeux des hommes est précieux aux yeux du Seigneur. Le récit montre comment l’iniquité terrestre est renversée par la justice divine: après la mort, Lazare est accueilli « dans le sein d’Abraham », c’est-à-dire dans la béatitude éternelle, alors que le riche finit en enfer, « en proie à la torture ». Il s’agit d’un nouvel état de chose sans appel et définitif. C’est donc pendant sa vie qu’il faut se repentir. Le faire après ne sert à rien. Cette parabole se prête également à une lecture sur le plan social. Celle que livra le pape Paul VI, il y a tout juste quarante ans, dans l’encyclique « Populorum progressio » est inoubliable. Parlant de la lutte contre la faim, il écrivit: « Il s’agit de construire un monde où tout homme puisse vivre une vie pleinement humaine, où le pauvre Lazare puisse s’asseoir à la même table que le riche (n. 47). L’encyclique rappelle que ce sont d’une part « les servitudes qui viennent des hommes » et de l’autre « une nature insuffisamment maîtrisée » (ibid.), qui provoquent les nombreuses situations de pauvreté. Malheureusement, certaines populations souffrent de ces deux facteurs à la fois. Comment ne pas penser, en ce moment, spécialement aux pays de l’Afrique subsaharienne, frappés ces derniers jours par de graves inondations? Mais nous ne pouvons pas oublier tant d’autres situations d’urgence humanitaire dans différentes régions du monde, dans lesquelles les conflits pour le pouvoir politique et économique viennent aggraver une situation déjà critique sur le plan de l’environnement. L’appel que lança alors Paul VI: « Les peuples de la faim interpellent aujourd’hui de façon dramatique les peuples de l’opulence » (Populorum progressio, n. 3) conserve aujourd’hui toute son urgence. Nous ne pouvons pas prétendre ne pas savoir quel chemin prendre: nous avons la Loi et les Prophètes, nous dit Jésus dans l’Evangile. Celui qui ne veut pas les écouter ne changerait pas, même si quelqu’un revenait de chez les morts pour le réprimander.

Que la Vierge Marie nous aide à profiter du temps présent pour écouter et mettre en pratique cette parole de Dieu. Qu’elle nous obtienne de devenir plus attentifs à nos frères dans le besoin, pour partager avec eux l’abondance ou le peu que nous avons, et contribuer, en commençant par nous-mêmes, à diffuser la logique et le style de la solidarité authentique.

La parabole de l’intendant malhonnête

23 septembre 2007, XXVe dimanche du temps ordinaire, année C

Ce matin, j’ai rendu visite au diocèse de Velletri [...]. Au cours de la célébration eucharistique solennelle, en commentant les textes liturgiques, j’ai pu m’arrêter pour réfléchir sur le juste usage des biens terrestres, un thème que lors de ces derniers dimanches, l’évangéliste Luc a reproposé à notre attention de différentes façons. En racontant la parabole d’un intendant malhonnête, mais très astucieux, le Christ enseigne à ses disciples quelle est la meilleure façon d’utiliser l’argent et les richesses matérielles, c’est-à-dire les partager avec les pauvres en se procurant ainsi leur amitié, en vue du Royaume des Cieux. « Faites-vous des amis avec l’Argent trompeur – dit Jésus -, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles » (Lc 16, 9). L’argent n’est pas « trompeur » en soi, mais plus que tout autre chose, il peut enfermer l’homme dans un égoïsme aveugle. Il s’agit donc d’opérer une sorte de « conversion » des biens économiques: au lieu de les utiliser seulement pour l’intérêt personnel, il convient de penser aux besoins des pauvres, en imitant le Christ lui-même, lui qui, écrit saint Paul, « pour vous s’est fait pauvre, de riche qu’il était, afin de vous enrichir par sa pauvreté » (2 Co 8, 9). Cela semble un paradoxe: le Christ ne nous a pas enrichis par sa richesse, mais par sa pauvreté, c’est-à-dire par son amour qui l’a poussé à se donner à nous totalement.

Ici pourrait s’ouvrir un champ de réflexion vaste et complexe, sur le thème de la richesse et de la pauvreté, à l’échelle mondiale également, où deux logiques économiques s’affrontent: la logique du profit et celle de la distribution équitable des biens, qui ne sont pas en contradiction l’une avec l’autre, à condition que leur rapport soit bien ordonné. La doctrine sociale catholique a toujours soutenu que la distribution équitable des biens est prioritaire. Le profit est naturellement légitime, et dans une juste mesure, nécessaire au développement économique. Jean-Paul II a écrit dans son encyclique « Centesimus annus »: « L’économie d’entreprise moderne comporte des aspects positifs, dont la racine est la liberté de la personne, qui s’exprime dans le domaine économique comme dans tant d’autres domaines » (n. 32). Cependant, ajoute-t-il, le capitalisme ne doit pas être considéré comme l’unique modèle valide d’organisation économique (cf. ibid., n. 35). L’urgence de la faim et l’urgence écologique dénoncent avec une évidence croissante que la logique du profit, lorsqu’elle prévaut, augmente la disproportion entre les riches et les pauvres, et la ruineuse exploitation de la planète. Lorsque, au contraire, prévaut la logique du partage et de la solidarité, il est possible de corriger la route et de l’orienter vers un développement équitable et durable. Que la Très Sainte Vierge Marie qui proclame dans le Magnificat que le Seigneur « comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides » (Lc 1, 53), aide les chrétiens à user des biens terrestres avec une sagesse évangélique – c’est-à-dire avec une solidarité généreuse -, et qu’elle inspire aux gouvernants et aux économistes des stratégies clairvoyantes qui favorisent le progrès authentique de tous les peuples.

La parabole de l’enfant prodigue

16 septembre 2007, XXIVe dimanche du temps ordinaire, année C

Aujourd’hui, la liturgie nous propose de méditer à nouveau sur le chapitre 15 de l’Evangile de Luc, l’une des pages les plus importantes et les plus émouvantes de toute l’Ecriture Sainte. Il est beau de penser que dans le monde entier, partout où la communauté chrétienne se rassemble pour célébrer l’Eucharistie du dimanche, retentit en ce jour cette Bonne Nouvelle de vérité et de salut: Dieu est amour miséricordieux. L’évangéliste Luc a réuni dans ce chapitre trois paraboles sur la miséricorde divine: les deux plus brèves, qu’il a en commun avec Matthieu et Marc, sont celles de la brebis égarée et de la drachme perdue; la troisième, plus longue et développée, et propre à lui seul, est la célèbre parabole du Père miséricordieux, dite traditionnellement de l’ »enfant prodigue ». Dans cette page évangélique, on a presque l’impression d’entendre la voix de Jésus, qui nous révèle le visage de son Père et de notre Père. Au fond, c’est pour cela qu’il est venu au monde: pour nous parler du Père; pour nous le faire connaître, à nous, enfants égarés, et susciter à nouveau dans nos cœurs la joie de lui appartenir, l’espérance d’être pardonnés et de retrouver notre pleine dignité, le désir d’habiter pour toujours dans sa maison, qui est également notre maison. Jésus raconta les trois paraboles de la miséricorde parce que les Pharisiens et les scribes le critiquaient, voyant qu’il se laissait approcher par les pécheurs et qu’il mangeait même avec eux (cf. Lc 15, 1-3). Alors, Il expliqua, avec son langage typique, que Dieu ne veut pas que même un seul de ses enfants se perde et que son âme déborde de joie lorsqu’un pécheur se convertit. La véritable religion consiste alors à entrer en harmonie avec ce Cœur « riche de miséricorde », qui nous demande d’aimer chacun, même ceux qui sont éloignés et nos ennemis, à l’image du Père céleste qui respecte la liberté de chacun et attire tous à lui à travers la force invincible de sa fidélité. Telle est la voie que Jésus montre à ceux qui veulent être ses disciples: « Ne jugez pas, ne condamnez pas, remettez et il vous sera remis, donnez et l’on vous donnera. Montrez-vous compatissants, comme votre Père est compatissant » (Lc 6, 36-38). Nous trouvons dans ces paroles des indications très concrètes pour notre comportement quotidien de croyants.

A notre époque, l’humanité a besoin que soit proclamée et témoignée avec force la miséricorde de Dieu. Le bien-aimé Jean-Paul II, qui fut un grand Apôtre de la Miséricorde, perçut cette urgence pastorale de façon prophétique. Il consacra sa deuxième Encyclique au Père miséricordieux et tout au long de son Pontificat, il se fit missionnaire de l’amour de Dieu auprès de toutes les nations. Après les tragiques événements du 11 septembre 2001, qui obscurcissent l’aube du troisième millénaire, il invita les chrétiens et les hommes de bonne volonté à croire que la Miséricorde de Dieu est plus forte que tout mal, et que ce n’est que dans la Croix du Christ que se trouve le salut du monde. Que la Vierge Marie, Mère de Miséricorde, que nous avons contemplée hier dans la Vierge des Douleurs au pied de la Croix, nous obtienne le don de placer toujours notre confiance dans l’amour de Dieu et qu’elle nous aide à être miséricordieux comme notre Père qui est aux cieux.

La porte étroite

26 août 2007, XXIe dimanche du temps ordinaire, année C

Aujourd’hui la liturgie nous propose une parole du Christ éclairante et, dans le même temps, déconcertante. Au cours de sa dernière montée vers Jérusalem, quelqu’un lui demanda: « Seigneur, est-ce le petit nombre qui sera sauvé? ». Et Jésus répond: « Luttez pour entrer par la porte étroite car beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et ne pourront pas » (Lc 13, 23-24). Que signifie cette « porte étroite »? Pourquoi un grand nombre ne réussit-il pas à y entrer? S’agit-il d’un passage réservé uniquement à quelques élus? En effet, tout bien considéré, cette façon de raisonner des interlocuteurs de Jésus est toujours actuelle: il existe toujours la tentation d’interpréter la pratique religieuse comme une source de privilèges ou de certitudes. En réalité, le message du Christ va précisément dans le sens inverse: tous peuvent entrer dans la vie, mais pour tous, la porte est « étroite ». Il n’y a pas de privilégiés. Le passage à la vie éternelle est ouvert à tous, mais il est « étroit » car il est exigeant, il demande application, abnégation, et mortification de son égoïsme. Une fois de plus, comme les dimanches précédents, l’Evangile nous invite à considérer l’avenir qui nous attend et auquel nous devons nous préparer au cours de notre pèlerinage sur terre. Le salut que Jésus a accompli à travers sa mort et sa résurrection, est universel. Il est l’unique Rédempteur, et invite chacun au banquet de la vie immortelle. Mais à une seule et même condition: celle de s’efforcer de le suivre et de l’imiter en prenant sur soi, comme Il l’a fait, sa Croix et en consacrant sa vie au service de ses frères. Cette condition pour entrer dans la vie céleste est donc unique et universelle. Le dernier jour – rappelle encore Jésus dans l’Evangile -, ce n’est pas sur la base de supposés privilèges que nous serons jugés, mais selon nos œuvres. Les « artisans d’injustice » seront exclus, tandis que ceux qui auront accompli le bien et recherché la justice, au prix de sacrifices, seront accueillis. Il ne suffira donc pas de se déclarer « amis » du Christ, en vantant de faux mérites: « Nous avons mangé et bu devant toi, tu as enseigné sur nos places » (Lc 13, 26). La véritable amitié avec Jésus s’exprime dans la façon de vivre: elle s’exprime à travers la bonté du cœur, l’humilité, la douceur et la miséricorde, l’amour pour la justice et la vérité, l’engagement sincère et honnête pour la paix et la réconciliation. Telle est, pourrions-nous dire, la « carte d’identité » qui nous qualifie comme ses « amis » authentiques; tel est le « passeport » qui nous permettra d’entrer dans la vie éternelle. Chers frères et sœurs, si nous voulons nous aussi passer par la porte étroite, nous devons nous engager à être petits, c’est-à-dire humbles de cœur comme Jésus. Comme Marie, sa Mère et notre Mère. A la suite de son Fils, elle a été la première à parcourir la voie de la croix et a été élevée dans la gloire du ciel, comme nous l’avons rappelé il y a quelques jours. Le peuple chrétien l’invoque comme « Ianua Coeli », porte du ciel. Demandons-lui de nous guider, dans nos choix quotidiens, sur le chemin qui conduit à la « porte du ciel ».

« Je suis venu apporter la division »

19 août 2007, XXe dimanche du temps ordinaire, année C

Dans l’Evangile de ce dimanche, il y a une expression de Jésus qui attire chaque fois notre attention et exige d’être bien comprise. Alors qu’il fait route vers Jérusalem, où l’attend la mort sur la croix, le Christ confie à ses disciples: « Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde? Non, je vous le dis, mais plutôt la division ». Et il ajoute: « Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées: trois contre deux et deux contre trois ils se diviseront: le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère » (Lc 12, 51-53). Toute personne connaissant un minimum l’Evangile du Christ sait qu’il s’agit d’un message de paix par excellence; Jésus lui-même, comme écrit saint Paul, « est notre paix » (Ep 2, 14), mort et ressuscité pour abattre le mur de l’inimitié et inaugurer le Royaume de Dieu qui est amour, joie et paix. Comment expliquer alors ces paroles? A quoi le Seigneur se réfère-t-il lorsqu’il dit être venu apporter – selon le récit de saint Luc – la « division », ou – selon celui de saint Matthieu – « l’épée » (Mt 10, 34)? Cette expression du Christ signifie que la paix qu’Il est venu apporter n’est pas synonyme d’une simple absence de conflits. Au contraire, la paix de Jésus est le fruit d’un combat permanent contre le mal. La lutte que Jésus mène avec détermination n’est pas une lutte contre des hommes ou des puissances humaines, mais contre l’ennemi de Dieu et de l’homme, Satan. Celui qui veut résister à cet ennemi en restant fidèle à Dieu et au bien, doit nécessairement faire face à des incompréhensions et parfois de véritables persécutions. Par conséquent, ceux qui entendent suivre Jésus et s’engager pour la vérité sans faire de compromis, doivent savoir qu’ils rencontreront des oppositions et deviendront, malgré eux, signe de division entre les personnes, y compris au sein de leurs propres familles. L’amour pour les parents est bien un commandement sacré mais on ne doit jamais le placer avant l’amour de Dieu et du Christ si l’on veut le vivre de manière authentique. De cette façon, les chrétiens deviennent, sur les traces du Seigneur Jésus, « des instruments de sa paix », selon la célèbre expression de saint François d’Assise. Non pas d’une paix inconsistante et apparente, mais réelle, poursuivie avec courage et persévérance dans l’engagement quotidien à vaincre le mal par le bien (cf. Rm 12, 21) et en payant personnellement le prix que cela comporte.

La Vierge Marie, Reine de la Paix, a partagé jusqu’au martyre de l’âme le combat de son Fils Jésus contre le Malin, et continue de le partager jusqu’à la fin des temps. Invoquons son intercession maternelle, afin qu’elle nous aide à être toujours des témoins de la paix du Christ, en ne recherchant jamais le compromis avec le mal.

Les serviteurs vigilants

12 août 2007, XIXe dimanche du temps ordinaire, année C

La liturgie de ce XIX dimanche du temps ordinaire nous prépare, d’une certaine façon, à la solennité de l’Assomption de Marie au ciel, que nous célébrerons le 15 août prochain. En effet, celle-ci est entièrement tournée vers l’avenir, vers le ciel, où la Sainte Vierge nous a précédés dans la joie du paradis. En poursuivant le message de dimanche dernier, la page évangélique invite de manière particulière les chrétiens à se détacher des biens matériels en grande partie illusoires, et à accomplir fidèlement leur devoir en se tournant constamment vers le haut. Le croyant demeure éveillé et vigilant pour être prêt à accueillir Jésus lorsqu’il viendra dans sa gloire. A travers des exemples tirés de la vie quotidienne, le Seigneur exhorte ses disciples, c’est-à-dire nous, à vivre dans cette disposition intérieure comme ces serviteurs de la parabole, qui attendent le retour de leur maître. « Bienheureux ces serviteurs – dit-il – que le maître en arrivant trouvera en train de veiller » (Lc 12, 37). Nous devons donc veiller, en priant et en faisant le bien.

C’est vrai, nous sommes tous de passage sur terre, comme nous le rappelle à juste titre la seconde Lecture de la liturgie d’aujourd’hui, tirée de la Lettre aux Hébreux. Elle nous présente Abraham en habit de pèlerin, comme un nomade qui vit sous une tente et s’arrête dans une région étrangère. C’est la foi qui le guide. « Par la foi – écrit l’Auteur sacré – Abraham obéit à l’appel de partir vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit ne sachant où il allait (He 11, 8). Son véritable but était, en effet, « la ville pourvue de fondations dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (11, 10). La ville à laquelle il est fait référence, n’est pas dans ce monde, mais c’est la Jérusalem céleste, le paradis. La première communauté chrétienne était bien consciente de cela, et se considérait ici-bas comme « étrangers et voyageurs » et appelait ses centres d’habitation dans les villes des « paroisses », ce qui signifie précisément colonies d’étrangers, en grec « pàroikoi » (cf. 1 Pt 2, 11). De cette façon, les premiers chrétiens manifestaient la caractéristique la plus importante de l’Eglise, qui est précisément la tension vers le ciel. La liturgie de la Parole de ce jour veut donc nous inviter à penser « à la vie du monde qui viendra » comme nous le répétons chaque fois que nous faisons notre profession de foi à travers le Credo. Une invitation à passer notre existence de façon sage et prévoyante, à considérer attentivement notre destin, c’est-à-dire les réalités que nous appelons ultimes: la mort, le jugement dernier, l’éternité, l’enfer et le Paradis. Et ainsi, nous assumons notre responsabilité pour le monde et nous construisons un monde meilleur. Que la Vierge Marie, qui veille sur nous du ciel, nous aide à ne pas oublier qu’ici, sur terre, nous sommes seulement de passage, et qu’elle nous enseigne à nous préparer à rencontrer Jésus, « assis à la droite de Dieu le Père Tout-Puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts ».

Les choses d’en haut

5 août 2007, XVIIIe dimanche du temps ordinaire, année C

En ce XVIII dimanche du temps ordinaire, la Parole de Dieu nous invite à réfléchir sur quelle doit être notre relation avec les biens matériels. La richesse, tout en étant un bien en soi, ne doit pas être considérée comme un bien absolu. Et surtout, elle n’assure pas le salut, au contraire, elle pourrait même gravement le compromettre. C’est précisément contre ce risque que Jésus, dans la page évangélique d’aujourd’hui, met en garde ses disciples. C’est une sagesse et une vertu de ne pas attacher son cœur aux biens de ce monde, car tout passe, tout peut finir brusquement. Le trésor véritable que nous, chrétiens, devons rechercher sans cesse, réside dans les « choses d’en haut, là où se trouve le Christ, assis à la droite de Dieu ». C’est ce que nous rappelle aujourd’hui saint Paul, dans la Lettre aux Colossiens, en ajoutant que notre vie « est désormais cachée avec le Christ en Dieu » (Col 3, 1-3). La solennité de la Transfiguration du Seigneur, que nous célébrerons demain, nous invite à tourner notre regard « en haut », vers le Ciel. Dans le récit évangélique de la Transfiguration sur la Montagne, un signe prémonitoire nous est donné, qui nous permet d’entrevoir, l’espace d’un instant, le royaume des saints où nous aussi, au terme de notre existence terrestre, nous pourrons participer à la gloire du Christ, qui sera complète, totale et définitive. Alors, tout l’univers sera transfiguré et le dessein divin du salut s’accomplira enfin. Le jour de la solennité de la Transfiguration reste lié à la mémoire de mon vénéré prédécesseur, le Serviteur de Dieu Paul VI, qui précisément ici, à Castelgandolfo, en 1978, acheva sa mission et fut appelé à entrer dans la maison du Père céleste. Que son souvenir soit pour nous une invitation à tourner notre regard vers le Haut et à servir fidèlement le Seigneur et l’Eglise, comme lui-même l’a fait dans des années difficiles du siècle dernier.

Que la Vierge Marie, que nous rappelons de manière particulière aujourd’hui en célébrant la mémoire liturgique de la Dédicace de la Basilique Sainte-Marie-Majeure, nous obtienne cette grâce. Comme on le sait, il s’agit de la première Basilique d’Occident construite en l’honneur de Marie et réédifiée en 432 par le Pape Sixte III pour célébrer la divine maternité de la Vierge, dogme qui avait été solennellement proclamé lors du Concile œcuménique d’Ephèse l’année précédente. Que la Vierge, qui plus que tout autre créature, a participé au mystère du Christ, nous soutienne sur notre chemin de foi afin que, comme la liturgie nous invite à prier aujourd’hui, « en travaillant de toutes nos forces à soumettre la terre, nous ne nous laissions pas dominer par la cupidité et par l’égoïsme mais que nous recherchions toujours ce qui est juste aux yeux de Dieu ».

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La série complète des Angélus de Benoît XVI, sur le site du Vatican:

Angelus / Regina Coeli

bonne nuit

8 octobre, 2007

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. 259

http://www.alanknocker.co.uk/

Le Christ soigne l’humanité blessée

8 octobre, 2007

Saint Sévère d’Antioche (vers 465-538), évêque
Homélie 89 (trad. de Lubac, Catholicisme, Le Cerf 1947, p. 341 rev.)

Le Christ soigne l’humanité blessée

Enfin un Samaritain vint à passer… Le Christ se donne à dessein le nom de Samaritain…, lui dont on avait dit, pour l’outrager : « Tu es un Samaritain et tu as un démon » (Jn 8,48)… Le Samaritain voyageur qui était le Christ donc — car il voyageait vraiment — a vu l’humanité qui gisait par terre. Il n’est pas passé outre, car le but qu’il avait donné à son voyage était « de nous visiter » (Lc 1,68.78), nous pour qui il est descendu sur la terre et chez qui il a logé. Car il n’est pas seulement « apparu, mais il a conversé avec les hommes » en vérité (Ba 3,38)…

Sur nos plaies il a versé du vin, le vin de la Parole, et comme la gravité des blessures ne supportait pas toute sa force, il y a mêlé de l’huile, sa douceur et son « amour pour les hommes » (Tt 3,4)… Ensuite, il a conduit l’homme jusqu’à l’hôtellerie. Il donne ce nom d’hôtellerie à l’Église, devenue le lieu d’habitation et le refuge de tous les peuples… Et une fois arrivés à l’hôtellerie, le bon Samaritain a témoigné à celui qu’il avait sauvé une sollicitude encore plus grande : le Christ lui-même était en l’Eglise, accordant toute grâce… Et au chef de l’hôtellerie, symbole des apôtres et des pasteurs et docteurs qui leur ont succédé, il donne en partant, c’est-à-dire en montant au ciel, deux pièces d’argent pour qu’il prenne grand soin du malade. Par ces deux pièces, entendons les deux Testaments, l’Ancien et le Nouveau, celui de la Loi et des prophètes, et celui qui nous a été donné par les évangiles et par les écrits des apôtres. Tous les deux sont du même Dieu et portent la seule image de ce seul Dieu d’en haut, comme les pièces d’argent portant l’image du roi, et ils impriment en nos coeurs la même image royale par le moyen des saintes paroles, puisque c’est un seul et même Esprit qui les a prononcées… Ce sont les deux pièces d’un seul roi, donnés en même temps et à titre égal par le Christ au chef de l’hôtellerie…

Au dernier jour, les pasteurs des saintes églises diront au Maître qui reviendra : « Seigneur, tu m’as donné deux pièces d’argent, voilà qu’en les dépensant, j’en ai gagné deux autres », par lesquels j’ai accru le troupeau. Et le Seigneur répondra : « C’est bien, serviteur bon et fidèle, tu as été fidèle en peu de choses, je te préposerai à beaucoup. Entre dans la joie de ton Seigneur » (Mt 25,31).

LA REINE DU TRÈS SAINT ROSAIRE DE POMPÉI

7 octobre, 2007

LA REINE DU TRÈS SAINT ROSAIRE DE POMPÉI dans Marie Vierge rosario

http://www.unavoce-ve.it/supplica-pompei.htm

SUPPLIQUE À LA REINE DU TRÈS SAINT ROSAIRE DE POMPÉI

7 octobre, 2007

du site:

http://membres.lycos.fr/yiik/supp1.htm

SUPPLIQUE
À LA REINE DU TRÈS SAINT ROSAIRE DE POMPÉI

Au nom du Père, et de Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Ô Auguste Reine des Victoires,

ô Souveraine du Ciel et de la Terre,

dont le nom fait réjouir les cieux et trembler les abisses,

ô Reine glorieuse du Rosaire,

nous, vos fils dévôts,

réunis dans votre Temple de Pompéi (en ce jour solennel),

nous épanchons les affections de notre coeur et avec une confiance toute filiale, nous vous exposons nos misères.

Du Trône de clémence où vous êtes assise en Reine,

posez, ô Marie,

votre regard plein de pitié sur nous, sur nos familles, sur l’Italie, sur l’Europe, sur le onde, ayez compassion des tourments et des souffrances qui attristent notre vie.

Voyez, ô Mère, combien de dangers dans l’âme et dans le corps, combien de malheurs et de détresses nous sommes obligés d’affronter.

Ô Mère, implorez pour nous la miséricorde de votre divin Fils et gagnez, par la clémence, le coeur des pécheurs.

Ce sont nos frères et vos fils qui coûtent tant de sang à votre doux Jésus et qui attristent son Coeur très sensible. Montrez à tous qui vous êtes, ô Reine de paix et de pardon.

Je vous salue Marie.

Il est vrai que nous, en premiers, bien que nous soyons vos fils, par nos péchés, nous crucifions de nouveau le coeur de Jésus et nous transperçons de nouveau votre coeur.

Nous le confessons: nous méritons les plus durs châtiments, mais vous, rappelez-vous que sur Golgota, vous avez recueilli, avec le Sang divin, le testament du Redempteur moribond qui vous a désignée comme notre Mère, Mère des pécheurs.

Comme notre Mère, vous êtes donc notre Avocate, notre espérance. Et nous, en gémissant, nous étendons nos mains suppliantes vers vous, et crions: Miséricorde!

Ô Mère de bonté, ayez pitié de nous, de nos âmes, de nos familles, de nos parents, de nos amis, de nos défunts, et surtout de non ennemis et de ceux qui se disent chrétiens et qui pourtant offensent le doux Coeur de votre Fils.

Nous vous implorons aujourd’hui pitié pour les Nations en plein troubles, pour toute l’Europe, pour tout le monde, afin que, repentis, ils retournent à votre Coeur.

Miséricorde pour tous, ô Mère de Miséricorde!

Je vous salue Marie.

Daignez, avec indulgence, ô Marie, nous exaucer ! Jésus a remis dans vos mains les trésors de ses grâces et de ses miséricordes. Vous êtes assise, couronnée Reine, à la gloire immortelle sur tous les Coeurs des Anges.

Votre domination s’étend sur toutes les créatures des cieux et la terre et toutes les créatures vous sont soumises. Vous êtes toute-puissante par la grâce et vous pouvez donc nous aider.

Et si vous ne vouliez pas nous aider, parce que nous sommes des fils ingrats et que nous ne méritons pas votre protection, nous ne saurions à qui nous adresser. Votre coeur de Mère ne vous permettra pas de voir, nous, vos fils, perdus.

L’Enfant que nous voyons sur vos genoux et la Couronne mystique que nous admirons dans votre main, nous inspirent confiance que nous serons exaucés.

Et nous, nous avons pleine confiance en vous, nous nous abandonnons comme de faibles fils entre les bras de la plus tendre des mères, et, aujourd’hui même, nous attendons de vous les grâces si désirées.

Je vous salue Marie.

Démandons la bénédiction de Marie

Une dernière grâce, nous vous demandons maintenant ô Reine, et vous ne pouvez pas nous la refuser (en ce jour solennel). Accordez-nous, à tous, votre amour fidèle d’une façcon spéciale, votre bénédiction maternelle.

Nous ne nous détacherons pas de vous, jusqu’à ce que vous nous ayez bénis. En ce moment, bénissez, ô Marie, le Souverain Pontife.

Aux splendeurs antiques de votre Couronne, aux trionphes de votre Rosaire, pour lesquels vous êtes appelée Reine des Victoires, ajoutez encore ceci, ô Mère: accordez le triomphe à la religion et la paix à l’Humanité.

Bénissez nos Évêques, nos prêtres et particulièrement tous ceux qui se dévouent pour votre Sanctuaire de Pompéi et ceux qui entretiennent et favorisent la dévotion au Saint Rosaire.

Ô Rosaire béni de Marie, douce Chaîne qui nous renoue à Dieu, lien d’amour qui nous unit aux Anges. Tour de salut contre les assauts de l’enfer. Port sûr dans un naufrage général, nous ne vous lâcherons jamais plus.

Vous serez notre réconfonrt au moment de l’agonie, à vous le dernier baiser de la vie qui s’éteint. Et le dernier mot sur nos lèvres sera votre nom très doux, ô Reine du Rosaire de Pompéi, ô Mère très chère, ô Refuge des pécheurs, ô Souveraine Consolatrice des affligés.

Soyez partout bénie, aujourd’hui et toujours, sur la terre comme au Ciel. Amen. Salut, ô Reine.

Notre-Dame de Pompéi : Le chapelet, une « douce chaîne » qui relie à Dieu

7 octobre, 2007

la fête de la Sainte Vierge de Pompéi on célèbre le 8 mai et le premier dimanche d’octobre, ou aujourd’hui le 7 octobre il est fête, en Italie de la Sainte Vierge du Chapelet et, local, au Pompei, du Sainte Vierge (Madonna) di Pompei, cependant en toute Italie on récite également la supplique à la Sainte Vierge de Pompéi, a la Basilique de Saint Clemente au je suis allée a la messe, les moines dominicaines Irlandes on récite aussi le chapelet avant la supplique, du site:

http://www.zenit.org/article-15322?l=french

Notre-Dame de Pompéi : Le chapelet, une « douce chaîne » qui relie à Dieu

Le jour de la « supplique »


ROME, Mardi 8 mai 2007 (ZENIT.org) – Le chapelet est comme une « douce chaîne » qui nous relie à Dieu, disait le pape Jean-Paul en citant le fondateur du sanctuaire de Notre-Dame de Pompéi dont c’est aujourd’hui la fête.

Les paroisses italiennes célèbrent en effet le 8 mai la fête de Notre Dame de Pompéi, et prient la fameuse supplique : le pape Jean-Paul II a visité ce sanctuaire et encouragé la prière du rosaire, dont le fondateur du sanctuaire a été un apôtre.

Le sanctuaire de Pompéi, près de Naples, été fondé par un laïc italien, le bienheureux Bartolo Longo (1841-1926), que le pape cite à cinq reprises dans sa Lettre apostolique sur le Rosaire de la Vierge Marie, du 16 octobre 2002.

A une époque de scepticisme et d’anticléricalisme, cet homme de loi italien devenu tertiaire dominicain, fonda le sanctuaire de Pompéi dédié à Notre-Dame du Rosaire, mais aussi des œuvres charitables en faveur d’enfants de détenus, et la communauté des Filles du Saint Rosaire de Pompéi.

Il enseignait le catéchisme et à prier le rosaire. Il est mort à Pompéi le 5 octobre 1926.

Il a été béatifié par Jean-Paul II le 26 octobre 1980.

« Le bienheureux Bartolo Longo, écrit-il, eut un charisme spécial, celui de véritable apôtre du Rosaire. Son chemin de sainteté s’appuie sur une inspiration entendue au plus profond de son cœur :  » Qui propage le Rosaire est sauvé ! « . À partir de là, il s’est senti appelé à construire à Pompéi un sanctuaire dédié à la Vierge du Saint Rosaire près des ruines de l’antique cité tout juste pénétrée par l’annonce évangélique avant d’être ensevelie en 79 par l’éruption du Vésuve et de renaître de ses cendres des siècles plus tard… Par son œuvre entière, en particulier par les  » Quinze Samedis « , Bartolo Longo développa l’âme christologique et contemplative du Rosaire ; il trouva pour cela un encouragement particulier et un soutien chez Léon XIII, le  » Pape du Rosaire  » » (RVM, 8).

« Le bienheureux Bartolo Longo, explique encore Jean-Paul II, voyait aussi le chapelet comme une « chaîne » qui nous relie à Dieu. Une chaîne, certes, mais une douce chaîne ; car tel est toujours la relation avec Dieu qui est Père. Une chaîne « filiale », qui nous accorde à Marie, la « servante du Seigneur » (Lc 1, 38) et, en définitive, au Christ lui-même qui, tout en étant Dieu, s’est fait « serviteur » par amour pour nous (Ph 2,7) » (RVM, 36).

Jean-Paul II exhortait les fidèles en ces termes : « Reprenez avec confiance le chapelet entre vos mains, le redécouvrant à la lumière de l’Écriture, en harmonie avec la liturgie, dans le cadre de votre vie quotidienne. Que mon appel ne reste pas lettre morte ! Je fais volontiers miennes les paroles touchantes par lesquelles Bartholo Longo termine la célèbre Supplique à la Reine du Saint Rosaire : « Ô Rosaire béni par Marie, douce chaîne qui nous relie à Dieu, lien d’amour qui nous unit aux Anges, tour de sagesse face aux assauts de l’enfer, havre de sécurité dans le naufrage commun, nous ne te lâcherons plus. Tu seras notre réconfort à l’heure de l’agonie. À toi, le dernier baiser de la vie qui s’éteint. Et le dernier accent sur nos lèvres sera ton nom suave, ô Reine du Rosaire de Pompéi, ô notre Mère très chère, ô refuge des pécheurs, ô souveraine Consolatrice des affligés. Sois bénie en tout lieu, aujourd’hui et toujours, sur la terre et dans le ciel  » (RVM, 43) ».

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