Archive pour octobre, 2007

Anonymous: The Calling of James and John

10 octobre, 2007

Anonymous:  The Calling of James and John dans images sacrée roepjakjoh

Anonymous:

 The Calling of James and John

15th – 16th century

This work is linked to Mark 1:20

http://www.artbible.info/art/large/31.html

Catéchèse de St Cyrille de Jérusalem sur le Saint-Esprit

10 octobre, 2007

 du site: 

http://peresdeleglise.free.fr/textesvaries/esprit.htm 

Catéchèse de St Cyrille de Jérusalem sur le Saint-Esprit

« L’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle. C’est une eau toute nouvelle, vivante, et jaillissante, jaillissant pour ceux qui en sont dignes. Pour quelle raison le don de l’Esprit est-il appelé une « eau » ? C’est parce que l’eau est à la base de tout ; parce que l’eau produit la végétation et la vie ; parce que l’eau descend du ciel sous forme de pluie ; parce qu’en tombant sous une seule forme, elle opère de façon multiforme. [...] Elle est différente dans le palmier, différente dans la vigne, elle se fait toute à tous. Elle n’a qu’une seule manière d’être, et elle n’est pas différente d’elle-même. La pluie ne se transforme pas quand elle descend ici ou là mais, en s’adaptant à la constitution des êtres qui la reçoivent, elle produit en chacun ce qui lui convient.

L’Esprit Saint agit ainsi. Il a beau être un, simple et indivisible, il distribue ses dons à chacun, selon sa volonté. De même que le bois sec, associé à l’eau, produit des bourgeons, de même l’âme qui vivait dans le péché, mais que la pé

nitence rend capable de recevoir le Saint-Esprit, porte des fruits de justice. Bien que l’Esprit soit simple, c’est lui, sur l’ordre de Dieu et au nom du Christ, qui anime de nombreuses vertus.Il emploie la langue de celui-ci au service de la sagesse : il

éclaire par la prophétie l’âme de celui-là ; il donne à un autre le pouvoir de chasser les démons ; à un autre encore celui d’interpréter les divines Ecritures. Il fortifie la chasteté de l’un, il enseigne à un autre l’art de l’aumône, il enseigne à celui-ci le jeûne et l’ascèse, à un autre il enseigne à mépriser les intérêts du corps, il prépare un autre encore au martyre. Différent chez les différents hommes, il n’est pas différent de lui-même, ainsi qu’il est écrit : Chacun reçoit le don de manifester l’Esprit en vue du bien de tous.

[...]

Son entrée en nous se fait avec douceur, on l’accueille avec joie, son joug est facile à porter. Son arrivée est annoncée par des rayons de lumière et de science. Il vient avec la tendresse d’un défenseur véritable, car il vient pour sauver, guérir, enseigner, conseiller, fortifier, réconforter, éclairer l’esprit : chez celui qui le reçoit, tout d’abord ; et ensuite, par celui-ci, chez les autres.

Un homme qui se trouvait d’abord dans l’obscurité, en voyant soudain le soleil, a le regard éclairé et voit clairement ce qu’il ne voyait pas auparavant : ainsi celui qui a l’avantage de recevoir le Saint-Esprit a l’âme illuminée, et il voit de faç

on surhumaine ce qu’il ne connaissait pas. »

Catéchèse de St Cyrille de Jérusalem sur le Saint-Esprit : Extraits de la Catéchèse 18 sur le Symbole de la Foi, 23-25

Reims : retour sur le millénaire

10 octobre, 2007

du site: 

http://www.cef.fr/catho/actus/dossiers/2007/millenairesaintremi/message_pape.php

Reims : retour sur le millénaire

Dimanche 7 octobre, le diocèse de Reims fêtait le millénaire de la fondation de la cathédrale-basilique Saint-Remi. A cette occasion, le cardinal Godfried Daneels, archevêque de Malines-Bruxelles, envoyé spécial de Benoit XVI, a communiqué un message du Pape.
Extraits du message du Pape, de l’homélie du Cardinal Godfried Daneels et du mot de bienvenue de Mgr Jordan.

Retrouvez l’intégralité sur le site du diocèse de Reims

Aimer et servir le monde d’aujourd’hui
Je souhaite que la démarche synodale vécue par le diocèse de Reims rende toujours plus visible aujourd’hui le mystère chrétien par un témoignage vécu au quotidien, dans tous les domaines de la vie. Pour cela, il importe de puiser l’audace missionnaire dans la Parole de Dieu et dans la pratique sacramentelle, à l’exemple des premières communautés chrétiennes dont nous parle le Livre des Actes des Apôtres. Ainsi, l’ensemble des fidèles, aimant toujours plus le Christ et l’Église, apprendra à comprendre, à aimer et à servir le monde d’aujourd’hui, dans une attention spéciale aux plus pauvres, et à s’y engager pour donner une espérance nouvelle à nos contemporains. Il importe aussi de transmettre à la jeunesse les éléments essentiels de la foi.

Benoît XVI, 21 septembre 2007

Trouver son charisme
Trouver chacun son charisme et le pratiquer en union avec celui des autres, n’est-ce pas là la définition même de la démarche synodale en laquelle vous vous êtes engagés. Que dire ? Prenez résolument le chemin que Dieu vous indique. Cherchez le Macédonien tout près de vous – les jeunes avant tout -, aimez l’eucharistie et prenez conscience de ce que vous êtes : le Corps du Christ. Et surtout écoutez le Christ qui vous dit : « Pour vous, qui suis-je ? » Dites avec Pierre dans l’évangile de ce jour cette belle confession de foi: « Tu es le messie, le Fils du Dieu vivant ! » (Mt 16,14-15). Ne fermez pas vos oreilles et n’endurcissez pas vos cœurs. Ecoutez ce que Dieu vous dit en ce jour du millénaire. Et si vous écoutez bien, vous entendrez que saint Remi aussi vous le dira. Car il vous a apporté la foi. Oui après de longs siècles il parle encore selon le mot de l’épître aux Hébreux : Defunctus adhuc loquitur « Bien que mort, il parle encore. » (He 11,4).

Cardinal Godfried Danneels,archevêque de Malines-Bruxelles

Témoigner de Celui qui nous habite
Souvenons-nous qu’une église de pierre, si solide et harmonieuse soit-elle, n’est jamais achevée. L’Eglise du Christ est toujours à édifier avec les pierres vivantes que sont les baptisés. Il y a deux ans que les diocésains se sont lancés dans une grande aventure. Avec Mgr Boishu et avec moi, ils préparent de nouvelles orientations missionnaires pour notre temps. Depuis ce matin, près de 300 délégués réunis en assemblée synodale, ont travaillé, échangé, donné leur avis sur le projet. Des lycéens, des étudiants, des jeunes
professionnels ont participé de façon adaptée à ce moment fort. Les séminaristes du 1er cycle de notre séminaire de Lille les ont rejoints. C’est ensemble que nous nous efforçons d’avancer pour témoigner de Celui qui nous habite, et pour proposer la foi et l’espérance dans la société actuelle.

Mgr Thierry Jordan, archevêque de Reims

« Sans l’amour de Dieu pour les pauvres, la science est inutile », par le card. Dias

10 octobre, 2007

du site: 

http://www.zenit.org/article-16374?l=french

« Sans l’amour de Dieu pour les pauvres, la science est inutile », par le card. Dias

Inauguration de l’année académique de l’Université pontificale urbanienneROME, Mardi 9 octobre 2007 (ZENIT.org) – « Sans la compassion et l’amour de Dieu pour les pauvres toute science est inutile », a déclaré le cardinal Ivan Dias qui a présidé la concélébration eucharistique pour l’inauguration de l’année académique de l’Université pontificale urbanienne, comme l’indique l’agence vaticane Fides.

« Nous venons de nombreux pays, mais nous sommes une famille unique. Beaucoup portent les blessures de chaque pays, guerre, faim, problèmes sociaux, et nous sommes ici non pour nous lamenter mais pour nous préparer comme missionnaires : des hommes et des femmes cultivés et remplis du Seigneur, pour annoncer le Seigneur », a souligné, le 8 octobre, le cardinal préfet de la congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, qui est aussi le grand chancelier de l’Université pontificale.

Le cardinal Dias, commentait un passage de l’évangile de Luc (10, 25-37) en disant : « Devant la demande ‘Qui est mon prochain ?’ Nous ne devons pas être trop sûrs, surtout dans un monde plein de doutes. L’Evangile ne dit pas la condition de celui qui a été assailli par les brigands, s’il était riche ou pauvre : il était comme quelqu’un que nous trouvons aujourd’hui sur nos routes. Les ‘religieux’ passent mais n’ont pas le temps de l’aider, le samaritain passe, a de la compassion pour lui et s’arrête. Voilà, la compassion fait la différence. Dans les évangiles synoptiques, la compassion est le propre de Jésus. La distance avec les pauvres est devenue un abîme et la compassion est le chemin pour arriver aux autres. Le disciple est celui qui se fait proche… Sans la compassion et l’amour de Dieu pour les pauvres toute science est inutile…. Cela nous aide à orienter nos études. Aujourd’hui que tout est mis en question, nous devons devenir missionnaires de l’amour de Dieu ».

La messe a été suivie par le rapport de Mgr Ambrogio Spreafico, Recteur de l’Université, et par le discours inaugural de l’évêque Velasio de Paolis, secrétaire du Tribunal suprême de la Signature apostolique, sur le thème « La mission entre universel et particulier ».

bonne nuit

10 octobre, 2007

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. 1406

Camellia sasanqua Jean May

http://toptropicals.com/catalog/uid/Camellia_japonica.htm

« Apprends-nous à prier »

10 octobre, 2007

Saint Silouane (1866-1938), moine orthodoxe
Ecrits (trad. Eds. Présence 1975, p. 277)

« Apprends-nous à prier »

Si tu veux prier l’esprit uni au coeur et si tu n’y parviens pas, dis la prière avec les lèvres et fixe ton esprit sur les mots de la prière, comme il est dit dans l’Echelle sainte [de St Jean Climaque]. Avec le temps, le Seigneur te donnera la « prière du coeur », sans distraction, et tu prieras avec facilité. Certains, dans l’oeuvre de la prière, ayant forcé leur intelligence à descendre dans leur coeur, l’ont abîmé à tel point qu’ils ne pouvaient même plus prononcer la prière avec les lèvres. Mais, toi, connais la loi de la vie spirituelle : les dons ne sont accordés qu’à l’âme simple, humble et obéissante. A celui qui est obéissant et retenu en tout — en nourriture, en paroles et en mouvements — le Seigneur donnera la prière, et elle s’accomplira avec facilité dans son coeur.

La prière incessante procède de l’amour, mais on la perd par les jugements, les vaines paroles et l’intempérance. Celui qui aime Dieu peut penser à lui jour et nuit, car aucune occupation ne peut empêcher d’aimer Dieu. Les apôtres aimaient le Seigneur sans que le monde ne les dérange, et cependant ils se souvenaient du monde, ils priaient pour lui et ils s’adonnaient à la prédication. Il a été dit à saint Arsène, par contre : « Fuis les hommes », mais l’Esprit divin nous enseigne, même dans le désert, à prier pour les hommes et pour le monde entier.

Je voudrais vous dire quelque chose de mon travail pour le Blog :

9 octobre, 2007

Bonjour à touts, 

Je voudrais vous dire quelque chose de mon travail pour le Blog : 

Je poste parfois, peut-être, quelque chose que vous avez déjà lu et je voudrais m’excuser pour ceci, toutefois je voudrais maintenir le Blog à centre de la pensée de l’Église même si, de cette manière, je risque quelque répétition de thèmes. Il arrive même dans beaucoup de sites, particulièrement ceux-là plus de voisines à le Pape – souvent lis, commentée de plus de plus des auteurs – répétée la même nouvelle – et ceci arrive parce que cette nouvelle se retient soit au centre – dans cet instant – de l’attention de l’Église ; je cherche, de plus et de toute façon, à poster chaque jour au moins autre articule d’autre genre, aujourd’hui ai mis un vieux articule de Père Cantalamessa, toujours intéressante. 

Je ne suis pas certain de pouvoir faire bien, c’est-à-dire de pouvoir mettre toujours les nouvelles « centrales », toutefois, je crois, que jamais comme dans cette période, beaucoup de pensées : soit de le Pape, soit de l’Église ; beaucoup d’événements, on voie celui terrible en Myanmar ; 

 il y a, même, beaucoup de reprise de la pensée des Pères, de la part de le Pape – et pas seulement – et des Saints; le fait que le Pape ait déféré les causes de béatification aux Évêques du lieu et ait réservé à Rome, c’est-à-dire à soi, les canonisation, pas seulement est, concrètement, une aide pour les Églises locales, parce qu’ainsi ils vivent « en dirigée », à propre maison, la béatification du saints ou du sainte connu, mais il est revenir à mettre les choses à place, c’est-à-dire la reconnaissance de la sainteté est une responsabilité de l’Évêque de Rome,  aussi le Pape, les autres et est bien qu’ils retournent a l’Evêque  comme célébration; il est passé de peu la fête de San François, la sainteté de François fut proclamé seul deux ans après ses mortes, note parce qu’elle était compétence de le Pape; 

essentiellement , je voulais vous dire ce qu’il me passe dans le cœur lorsque je posé un article; le temps majeur est dédié au choix de l’article de poster; ensuite le travail matériel n’est pas ensuite ainsi lourd ou long ; je cherche de faire bien, et, à vous, ce vous avez été les premiers auxquels j’ai dédié un Blog, voudrais être voisin même dans présenter vous à mes pensées et mes préoccupations, et même que, dans le travail matériel de choisie de témoins, de poster les articles, je mets toute ma capacité et mon cœur ; 

Avec toute mon affection, 

Gabriella

Le martyre de Saint Denys

9 octobre, 2007

Le martyre de Saint Denys dans images sacrée

http://santiebeati.it/immagini/?mode=view&album=29450&pic=29450I.JPG&dispsize=Original&start=0

Saint Denis et ses compagnons martyrs

9 octobre, 2007

du site:

http://missel.free.fr/Sanctoral/10/09.php

9 octobre

Saint Denis et ses compagnons martyrs

Historique

Les Parisiens faisaient autrefois un pèlerinage à saint Denis qui fut leur premier évêque, à travers la ville. La première station était la crypte de Notre-Dame-des-Champs, où l’on disait que saint Denis avait enseigné le culte de la Sainte Vierge. Il existe encore, à l’emplacement de l’ancien prieuré, une crypte, rétablie et ornée par les Carmélites du siècle dernier, mais l’accès n’en est plus public. La seconde station était à l’église Saint-Etienne-des-Grés, qui exposait la crosse de saint Denis. Puis on allait à Saint-Benoît-le-Rétourné, dans la crypte où saint Denis aurait dit la messe et prêché le mystère de la Trinité. A Saint-Denis-du-Pas, il aurait subi un premier supplice. Saint-Denis-de-la-Chartre était la prison où il avait reçu la communion miraculeusement. On visitait ensuite à Montmartre la chapelle du Martyrium

, pour terminer par la station au tombeau de Saint-Denis.Saint Denis et ses compagnons furent supplici

és à deux lieues de Paris et, selon l’usage du temps, on les enterra à l’endroit même où ils étaient morts. Au V° siècle, sainte Geneviève et les clercs de Paris font bâtir une église sur ce tombeau, qui devint la célèbre abbaye que Dagobert restaura. Le premier nom d’abbé qui nous soit parvenu est celui de Dodon. Les religieux pratiquaient la psalmodie perpétuelle, comme à Saint-Maurice d’Agaune ou à Saint-Martin de Tours. Pépin le Bref et Charlemagne, puis Suger restaurent le monument. Saint Odilon au IX° siècle, Suger au XI° réforment les moines. Saint Denis fut très particulièrement le protecteur du royaume des premiers capétiens ; l’oriflamme était confiée à sa garde et le cri de guerre des Français l’invoquait. Les Valois, ensuite, se confièrent aussi à saint Michel archange, mais l’apôtre de Paris ne fut pas délaissé. Une coutume symbolique voulait que ce fût devant l’autel de saint Denis, à Notre-Dame de Paris, à gauche, en avant du chœur, que les nouveaux docteurs de Sorbonne fissent serment sur les Evangiles de défendre la religion catholique jusqu’à effusion du sang. Cette coutume fut respectée jusqu’à la fin de l’ancien régime. Elle explique la vénération pour saint Denis d’un grand nombre de clercs parisiens de M. Bourdoise à Bossuet.

Après une longue décadence, la réforme de Saint-Maur est introduite au monastère en 1633. La Révolution ravage la nécropole royale et il s’en faut de peu que la basilique soit abattue. Napoléon I° affecte les bâtiments de l’abbaye aux jeunes filles de la Légion d’honneur et fonde pour l’église un chapitre qui ne survivra guè

re au second Empire.

Avant la Révolution, l’abbatiale possédait beaucoup de reliques. Celles de saint Denis et de ses compagnons étaient élevées au fond du sanctuaire, derrière l’autel, dans trois châsses d’argent si ancien qu’il ressemblait à du plomb, et qui dataient du XI° siècle. Tous les sept ans, le 1° mai, le chef de saint Denis était porté solennellement au Martyrium de Montmartre. Au XVIII° siècle le prieur de Saint-Denis demande à l’abbesse d’y renoncer parce qu’il pleut et que ses moines seront mouillés. Mme de la Rochefoucauld répond : « Ils auront sept ans pour se sécher. »

C’était une tradition tardive, mais communément admise, qui avait fixé la place du supplice. L’abbaye de filles avait été fondée en 1133 par la reine Adélaïde, épouse de Louis VI. Innocent III avait dédié le grand autel en l’honneur des saints martyrs Denis, Rustique et Eleuthère (1° juin 1147). Le tombeau de la reine Adélaïde était devant cet autel. La chapelle du Martyrium, à mi-côte de la butte, avait appartenu aux Benédictins de Saint-Martin-des-Champs ; Louis VI le Gros la donna aux dames de Montmartre, qui la firent desservir par des chapelains. Vers 1600, elle tombait en ruines. La grande abbesse réformatrice, Marie de Beauvilliers, qui gouverna l’abbaye près de soixante ans, entreprit de la restaurer.

En 1611, creusant des fondations, les terrassiers remirent à jour un escalier qui conduisait à une crypte ancienne : celle même, dit-on, où saint Denis avait souffert. Un grand mouvement de curiosité et de piété se fit autour de cette découverte. On décida que le Martyrium

serait agrandi et enfermé dans la clôture du monastére : on y bâtit une église surmontée d’un dôme, et un prieuré. Il y eut dès lors deux communautés de religieuses à Montmartre, celle d’en haut et celle d’en bas ; une galerie longue de près de quatre cents mètres, tout entière couverte et voûtée, les relia. En 1686, toutes les religieuses s’installèrent en bas, abandonnant les vieux bâtiments du sommet de la butte au personnel de service. Le chœur de l’église d’en haut fut cédé à la paroisse de Montmartre, qui en occupait déjà la nef. L’abbaye et l’église d’en-bas ont été entièrement démolies par les révolutionnaires. La dernière abbesse de Montmartre, Marie-Louise de Montmorency-Laval, âgée de soixante-et-douze ans, fut condamnée à mort et guillotinée le 23 juillet 1794 (5 thermidor an II), à la barrière du Trône. Sourde et paralysée de tous ses rnembres, après avoir été expulsée de son abbaye, elle passa quelque temps à Saint-Denis et trouva un asile momentané au château de Bondy chez la marquise de Crussol d’Amboise. Sans égard pour son âge et pour ses infirmités, elle fut arrêtée et emprisonnée à Saint-Lazare. C’était une sanglante ironie que de condamner à mort cette vieille femme impotente comme ayant voulu s’échapper de Saint-Lazare sur une planche jetée d’une fenêtre de la prison à une terrasse, par dessus la cour où était la sentinelle pour aller égorger ensuite les membres des deux comités. « J’ai vu, dit Sirey, en parlant de Madame de Meursin (jeune femme paralysée des jambes) et de l’abbesse de Montmartre, j’ai vu ces deux victimes descendre du tribunal pour aller à léchafaud ; on portait l’une, on traînait l’autre. » Avec elle étaient exécutés quatre prêtres : François de Maillé, grand vicaire de l’évêque du Puy, Pierre Champigny, curé de Villepinte, Pierre de Laboulbène de Montesquiou, grand vicaire de l’évêque d’Aire, et François Gigot de Boisbernier, grand vicaire de l’archevêque de Sens.

La colline de Montmartre fut-elle dès l’origine, pour tous ses visiteurs, un pèlerinage de saint Denis, patron de la France ? Saint Thomas Becket vient à Montmartre sans doute parce que l’abbaye a été choisie pour la rencontre du roi Louis VII et d’Henri II d’Angleterre. Cependant, par la suite, le Martyrium bénéficie de la dévotion à saint Denis qui est de tradition dans la famille royale. Charles VI y vient entre deux accès de folie ; Francois I° y demande la santé pour le dauphin, et le peuple de Paris, après la défaite de Pavie, y vient prier pour sa délivrance ; Henri IV y rend grâces le jour même de son abjuration ; on allume ensuite un grand feu de joie sur la butte, auquel tous les villages de la vallée de Montmorency répondent par d’autres feux ; Louis XIII et Louis XIV s’inscrivent à la confrérie de Saint-Denis ; les reines sont liées d’amitié avec l’abbesse Marie de Beauvilliers ; et mieux encore les religieuses réformatrices et ferventes viennent y faire retraite et s’y inspirer. Ainsi c’est à Montmartre que Mlle. de Blosset trouve l’idée de fonder sa Société des Filles de Sainte-Geneviève. Du XV° au XVIII° siècle un grand nombre de paroisses y montent en processions à dates fixes. Pendant la guerre de Cent ans, le 6 juin 1412, une immense procession d’hommes et d’enfants pieds nus, portant des cierges, va en chantant au Martyrium pour « crier merci à monseigneur saint Denis et demander par ses mérites la paix au Dieu tout-puissant. »

A Saint-Denis de la Chartre, la prison, disait-on, où saint Denis avait été incarcéré, ses chaînes y étaient exposées. L’église était fort ancienne, voûtée lourdement et en contrebas de la rue ; on y descendait par des marches. Elle était voisine des prisons de la Cité dès le VII° siècle. Selon la vie de sainte Geneviève, il y avait dans la Cité un sanctuaire consacré à saint Denis, où elle passait avec ses compagnes les vigiles du samedi au dimanche. Des clercs séculiers desservent cette église au XI° siècle. Plus tard, le roi Louis VII la donne aux moines de Saint-Martin-des-Champs en échange du prieuré de Montmartre, qui est attribué à des religieuses. Longtemps, il y eut dans un des côtés de la nef une petite paroisse à la nomination du prieur de Saint-Martin-des-Champs. De nombreux fripiers faisaient commerce devant cette église. Elle fut transférée en 1618 à l’église voisine de Saint-Symphorien. Son emplacement est occupé par l’Hôtel-Dieu.

Au chevet de Notre-Dame se trouvait Saint-Denis-du-Pas, sans doute du passage, ainsi nommée pour la distinguer de l’église précédente. On disait que saint Denis y avait souffert le supplice du gril. Un acte de 1148 la mentionne. Lors de la suppression de l’église Saint-Jean-le-Rond, au XVIII° siècle, elle avait recueilli le titre paroissial et le chapitre de celle-ci. Elle fut désaffectée en 1790 et dé

molie en 1813.

L’église Saint-Denis-de-la-Chapelle est elle aussi fort ancienne ; on suppose qu’elle a pris la place de cet oratoire à mi-chemin entre la Cité et le tombeau de saint Denis, où sainte Geneviève et ses compagnes s’arrêtaient pour passer la nuit. La paroisse date du XIII° siècle et Jeanne d’Arc s’y arrêta en 1429 ; la nef détruite par les Anglais a été reconstruite au XV° siècle par les Abbés de Saint-Denis, qui ont dédié l’église à leur patron.

Saint-Denis-du-Saint-Sacrement, à l’angle de la rue de Turenne et de la rue Saint-Claude, est plus récente. Sur l’emplacement de l’hôtel du comte de Turenne, vers 1684, on avait construit un couvent pour les Bénédictines du Saint-Sacrement qui fut supprimé en 1790. L’église fut rendue au culte en 1802. Rachetés par la ville, les bâtiments furent rasés (1823) et l’architecte Godde fut chargé de reconstruire une église qui fut consacrée le 19 avril 1835.

A Notre-Dame, saint Denis portant son chef figure entre deux anges, parmi les statues du portail occidental ; l’image est du siècle dernier, mais elle en remplace une autre du moyen âge, détruite par la Révolution. Au transept, contre le pilier gauche du chœur est un saint Denis en marbre blanc de Nicolas Coustou : un peu d’emphase dans le geste, mais il y a de la force, de la pureté, de la vie, l’image n’est pas indigne du héros. Le saint Denis agenouillé au chœur de l’église Saint-Jean-Saint-Francois vient de l’abbaye de Montmartre, il a été sculpté par Gaspard et Balthazar Marsy ; c’est peut-être en prières devant lui que Mlle. de Blosset, fondatrice, en 1636, de la communauté des Filles de Sainte-Geneviève, conçut qu’elle pouvait servir Dieu efficacement ailleurs que dans un cloître. Enfin, il existe à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois un retable de la même époque où sont représentés les trois saints Denis, Rustique, Eleuthère, avec une vue du Martyrium

de Montmartre ; la légende indique : « Ici est le lieu où saint Denis fut inhumé après son martyre en CCLXXII. »

Outre le célèbre saint Denys, fondateur de l’Eglise de Paris que saint Grégoire de Tours dit avoir été envoyé en Gaule sous l’empereur Dèce, et saint Denys d’Alexandrie dont on a parlé dimanche dernier, le sanctoral honore plusieurs autres personnages qui portent ce prénom orthographié avec un y

ou avec un i : l’Aréopagite (fêté le 9 octobre) dont parlent les Actes des Apôtres et qui fut le premier évêque d’Athènes comme l’affirme Eusèbe de Césarée en rapportant saint Denys, évêque de Corinthe sous Marc-Aurèle ; un pape fêté au 26 décembre (258 + 268) ; un ancien martyr de Synnada en Phrygie fêté le 31 juillet ; un martyr d’Héraclée, en Thrace, dont la fête est célébrée le 20 novembre ; un martyr percé de coups de lances à Pergé au II° siècle, fêté le 19 avril ; l’oncle de saint Pancrace, martyr à Rome en 304, fêté le 12 mai ; un martyr d’Alexandrie pendant la persécution de Dèce que l’on fête au 3 octobre ; un autre martyr décapité à Alexandrie que l’on fête au 14 février ; un martyr, né à Tripoli et décapité à Césarée de Palestine pendant la persécution de Dioclétien (24 mars 305) ; un martyr à Corinthe pendant la persécution de Dèce et de Valérien, fêté au 10 mars ; le premier évêque d’Augsbourg, martyrisé au IV° siècle, que l’on fête le 26 février ; un martyr dans la Petite Arménie que l’on fête le 8 février ; un évêque de Milan, exilé par les Ariens et mort en Cappadoce vers 361, fêté au 25 mai ; le sixième évêque de Vienne, fêté le 8 mai ; le bienheureux Denis Aïcon Foudgichima, serviteur du bienheureux jésuite Paul Navarro et martyrisé avec lui le jour de la Toussaint 1622, à Arima (Japon) ; le bienheureux carme Denys de la Nativité, martyrisé à Sumatra avec son confrère le bienheureux Thomas Rodriguez (29 novembre 1638) ; Denis-Claude Duval, prêtre de la paroisse parisienne de Saint-Etienne du Mont et bienheureux martyr de Septembre 1792 au séminaire Saint-Firmin.

Rome: Le pape appelle à une solution pacifique au Myanmar

9 octobre, 2007

du site:

http://www.kipa-apic.ch/meldungen/sep_show_fr.php?id=3902

Rome: Le pape appelle à une solution pacifique au Myanmar

L’Eglise invitée à la prière et à la solidarité

Rome, 30 septembre 2007 (Apic) Benoît XVI a lancé un appel pour que soit trouvée « une solution pacifique » à la crise actuelle au Myanmar et a souhaité que le dialogue en cours entre les deux Corées scelle leur réconciliation. Le pape a exprimé ces vœux lors de la prière de l’Angélus, le 30 septembre, à Castel Gandolfo.

Je suis avec une grande anxiété les graves évènements de ces jours-ci au Myanmar et je désire exprimer ma proximité spirituelle à cette chère population dans ce moment d’épreuve douloureuse quelle traverse, a ainsi lancé Benoît XVI. Je souhaite vivement quune solution pacifique soit trouvée pour le bien du pays, a ensuite affirmé le pape qui a assuré la population birmane de sa prière solidaire et intense et a invité lEglise tout entière à faire de même.

Ainsi, au milieu du mois daoût dernier, le régime militaire birman a décidé daugmenter les prix des carburants. Les manifestations, dabord timides, ont pris de lampleur avec la participation de milliers de bonzes. Depuis le 26 septembre, le régime a fait intervenir les forces de lordre, qui ont chargé à plusieurs reprises sur des civils et des moines bouddhistes. Certains ont trouvé la mort lors de cette violente répression.

Tentative de réunification en Corée

Je recommande aussi à votre prière la situation dans la péninsule Coréenne, a ensuite déclaré le pape. Selon lui, certains développements importants dans le dialogue entre les deux Corées font espérer que les efforts de réconciliation en cours puissent se consolider au bénéfice du peuple coréen et de la stabilité et de la paix dans la région tout entière. Le président sud-coréen, Roh Moo-hyun, est en effet attendu du 2 au 4 octobre prochain dans la capitale nord-coréenne. Les dirigeants des deux Corées se rencontrent ainsi à Pyongyang pour tenter une réunification de la péninsule.

Les peuples de la faim interpellent les peuples de l’opulence

Devant les fidèles réunis dans la petite cour du palais de Castel Gandolfo, Benoît XVI a aussi évoqué dautres populations qui souffrent. Comment ne pas penser particulièrement, en ce moment, aux pays de lAfrique sub-saharienne touchés ces derniers jours par de graves inondations?, sest interrogé le pape. Mais nous ne pouvons pas oublier tant dautres situations durgence humanitaire dans différentes régions de la planète, dans lesquelles les conflits pour le pouvoir politique et économique viennent aggraver des réalités de trouble environnemental déjà fortes. Les peuples de la faim interpellent aujourdhui de façon dramatique les peuples de lopulence, a ensuite lancé le pape en citant son prédécesseur Paul VI (1963-1978) dans son Encyclique Populorum progressio, en 1967. Cet appel, a affirmé Benoît XVI, « conserve aujourdhui toute son urgence.

Saluant les pèlerins francophones, le pape a particulièrement interpellé des étudiants du Séminaire français de Rome qui achèvent une retraite spirituelle. Benoît XVI a aussi lancé un au revoir cordial à la communauté de Castel Gandolfo. Il sest agi, en effet, du dernier Angélus de la saison récité par le pape depuis cette résidence puisquil réintégrera ses appartements au Vatican le 3 octobre prochain. (apic/imedia/ami/bb)

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