du site: 

http://casimir.kuczaj.free.fr/Francais/Les%20Saints/bartelemy.htm

Barthélemy (I-er siècle)

L’apôtre mystérieux

Très présent dans l’art chrétien au cours des siècles, il est peu connu et son nom même est controversé.

Ce que nous savons de Barthélemy se limite au fait qu’il fut l’un des douze apôtres du Christ. Dans l’Évangile de Jean, Jésus l’appelle plutôt Nathanaël que Barthélemy et le décrit comme « un Israélite, vraiment, qui est sans détour «, et Jean dit qu’il vient de Cana. La plupart des chercheurs actuels pensent qu’il s’agit du même apôtre. Ils sont l’un ou l’autre mentionnés spécifiquement en compagnie de Philippe, et après l’Ascension, Jean nomme Nathanaël dans la liste des disciples, omettant Barthélemy. Le nom de Barthélemy signifie « fils de Tolmai ; on pourrait penser qu’il s’agit d’un patronage et non d’un nom.

Ainsi, la Bible ne nous dit rien ni de ses origines, ni de sa vie après la mort et la Résurrection du Christ. Le martyrologe romain ne fait que reprendre la tradition qui lui attribue un apostolat en Inde et en Arménie et raconte qu’il fut écorché vif, puis décapité sur les ordres du roi Astyage. On dit que le lieu de sa mort est Derbent, sur la mer Caspienne. D’autres disent qu’il a prêché en Mésopotamie, en Perse et en Égypte. Cette question est fort complexe, car a l’époque le mot Inde correspondait à la région qui s’étend à l’est ou au sud de la Méditerranée.

Eusèbe raconte que saint Pantaenus, voyageant en Inde au début du 111e siècle, rencontra des indigènes qui connaissaient l’Évangile et avaient en leur possession un Évangile hébreu selon saint Matthieu, qu’ils prétendaient avoir reçu de Barthélemy. Mais, du fait que la localisation précise de cet événement est floue, on ne peut identifier le pays où Barthélemy exerça son apostolat.

· Son culte

On pense que ses reliques présumées ont été transférées de l’île de Lipara à Bénévent, et finalement, à Rome. Elles seraient aujourd’hui dans l’église Saint-Barthélemy sur le Tibre. Son culte fut très populaire en Angleterre, d’autant plus qu’un bras de saint Barthélemy aurait été donné a la cathédrale de Cantorbéry au XI-e siècle par la reine Emma. Cent soixante-cinq églises lui sont dédiées en Angleterre. En France, où il est fort connu, on lui donne un pouvoir spécial de protection pour les enfants on amène ces derniers a une chapelle qui lui est dédiée afin de les préserver du mal de saint Barthélemy.

Cette tradition se maintient encore à Saint-Pardoux, dans le Puy-de-Dôme, ou à Bourg-Archambeault dans la Vienne. Son emblème est un couteau à dépecer, mais il est souvent représenté la peau tout écorchée. Ce fut un sujet exploité avec plus ou moins de réalisme par les artistes.

Fête : 24 août

HOMÉLIE DE S. JEAN CHRYSOSTOME SUR LA I LETTRE AUX CORINTHIENS

La croix a gagné les esprits au moyen de prédicateurs ignorants, et cela dans le monde entier. Il ne s’agissait pas de questions banales, mais de Dieu et de la vraie foi, de la vie selon l’Évangile, du jugement futur. Elle a donc transformé en philosophes des rustres et des illettrés. Voilà comment la folie de Dieu est plus sage que l’homme, et sa faiblesse, plus forte. Comment est-elle plus forte? Parce qu’elle s’est répandue dans le monde entier, qu’elle a soumis tous les hommes à son pouvoir et qu’elle a résisté aux innombrables adversaires qui voulaient faire disparaître le nom du Crucifié. Au contraire, ce nom s’est épanoui et propagé ; ses ennemis ont péri, ont disparu; les vivants qui combattaient un mort ont été réduits à l’impuissance. Aussi, quand un Grec dit que je suis fou, il manifeste que lui-même l’est au maximum, puisque moi qu’il juge fou, je me montre plus sage que les sages; s’il me traite de faible, il se montre lui-même plus faible encore. En effet, ce que des publicains et des pécheurs ont pu réussir par la grâce de Dieu, les philosophes, les rhéteurs, les tyrans, bref la terre entière, dans toute son étendue, n’a même pas été capable de imaginer. C’est en pensant à cela que Paul disait: La faiblesse de Dieu est plus forte que tous les hommes. Que la prédication est l’oeuvre de Dieu, c’est évident ici. Comment douze hommes, des ignorants, ont-ils pu avoir l’idée d’une pareille entreprise, eux qui vivaient auprès des lacs et des fleuves, et dans le désert? Eux qui n’avaient jamais fréquenté les villes et leurs assemblées, comment ont-ils pu songer à se mobiliser contre la terre entière? Ils étaient craintifs et sans courage: celui qui a écrit sur eux le montre bien, lui qui n’a voulu ni excuser ni cacher leurs défauts. C’est là une preuve très forte de vérité. Que dit-il donc à leur sujet? Quand le Christ fut arrêté, après avoir fait d’innombrables miracles, la plupart s’enfuirent, et celui qui était leur chef de file ne resta que pour le renier. Ces hommes étaient incapables de soutenir l’assaut des Juifs quand le Christ était vivant. Et lorsqu’il fut mort et enseveli, alors qu’il n’était pas ressuscité, qu’il ne leur avait donc pas adressé la parole pour leur rendre courage, d’où croyez-vous qu’ils se seraient mobilisés contre la terre entière? Est-ce qu’ils n’auraient pas dû se dire: « Qu’est-ce que cela? Il n’a pas été capable de se sauver lui-même, et il nous protégerait? Quand il était vivant, il n’a pas pu se défendre, et maintenant qu’il est mort il nous tendrait la main? Quand il était vivant, il n’a pu se soumettre aucune nation, et nous allons convaincre la terre entière en proclamant son nom? Comment ne serait-il pas déraisonnable, non pas même de le faire, mais seulement d’y penser?» La chose est donc évidente: s’ils ne l’avaient pas vu ressuscité et s’ils n’avaient pas eu la preuve de sa toute-puissance, ils n’auraient pas pris un risque pareil.

Je peux tout en celui qui me fortifie. Dans les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les angoisses. Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.

Fortifie en nous, Seigneur, la foi sincère qui unissait à ton Fils l’Apôtre saint Barthélemy; et maintenant qu’il prie pour ton Église, fais qu’elle devienne pour tous les peuples le sacrement du salut.

Laisser un commentaire