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Augustin, sur les Psaumes 149

149 1 Alléluia! Chantez pour le Seigneur un chant nouveau; chantez sa louange dans l’assemblée des fidèles.
2
Qu’Israël se réjouisse de son Auteur, que les fils de Sion fêtent leur roi.
3
Qu’ils louent son nom par la danse; qu’ils jouent pour lui du tambour et de la cithare.
4
Car le Seigneur favorise son peuple; il pare de victoire les humbles.
5
Que les fidèles exultent en rendant gloire, que sur leurs nattes ils crient de joie,
6
exaltant Dieu à plein gosier, tenant en main l’épée à deux tranchants.
7
Tirer vengeance des nations et châtier les peuples,
8
enchaîner leurs rois et mettre aux fers leurs élites,
9
exécuter contre eux la sentence écrite, c’est l’honneur de tous ses fidèles! Alléluia!

DISCOURS SUR LE PSAUME CXLIX – LE NOUVEAU CANTIQUE OU L’ÉVANGILE. – 149 Ps 149

SERMON AU PEUPLE. Ce cantique nouveau du psaume est le Nouveau Testament avec ses promesses spirituelles, comme le vieux cantique est l’Ancien Testament avec ses promesses temporelles. L’amour seul est toujours nouveau et toujours ancien, parce qu’il est le Verbe de Dieu, qui ne vieillit point. L’homme vieillit par le pêché, la grâce le rajeunit. Chantons ce cantique, mais par Ioule la terre; chantons, non-seulement de la voix, mais de la pensée qui se manifeste par toutes les oeuvres, comme celle des loups revêtus de la peau des brebis. Chantons ce cantique par tonte la terre, dont nul ne doit se séparer, autrement il ne serait pas le froment; sortir de l’aire est le fait de la paille. C’est te Seigneur qui sème le bon grain, l’ennemi l’ivraie; car ils doivent croître jusqu’à la moisson. Le champ du Seigneur c’est le monde, c’est l’assemblée des saints, autrefois prophétisée, maintenant accomplie. Israël, ou celui qui voit Dieu, doit tressaillir dans le Seigneur, et, comme Dieu est charité, aimer Dieu c’est le voir, c’est être Israël. Nous devons nous réjouir en Dieu, et non dans tel ou tel homme; en notre roi qui est le Cnrist, parce qu’il a vaincu le diable; qui est notre prêtre, puisqu’il s’est offert pour nous, qui n’avions aucune hostie pure.

Chantons et chantons en choeur, c’est-à-dire eu accord, et sur les tambours et sur le psaltérion, en accompagnant la voix de la main, ou plutôt des oeuvres. Le tambour est une peau tendue; le psaltérion est fait de cordes tendues aussi, ce qui désigne la mortification de la chair. Le Seigneur nous a comblés de faveurs en nous appelant à la gloire, en nous soutenant dans le combat. Les saints tressailliront dans leur gloire, parce qu’ils recherchent les applaudissements de Dieu seul, et non ceux des hommes, comme ces fous qui revêtirent un comédien et non tes pauvres de Jésus-Christ; ils tressailliront dans leur lit de repos ou dans leur conscience, mais avec l’humilité de la crainte. Cette framée à deux tranchants est ta parole de Dieu qui règle les intérêts des temps et ceux de l’éternité, qui sépare te saint de l’impie, établissant aussi deux Testaments; elle est aux mains des saints qui peuvent la prêcher, ou la prêcher et l’écrire. Avec ce glaive les saints tuent dans l’homme le païen pour faire le chrétien, comme Saut mourut pour foire place à Paul. Les rois, en devenant chrétiens, on tmis leurs pieds dans les entraves des préceptes de l’Evangile, ils se sont imposé des chaînes qui leur défendaient de faire ce qu’ils pouvaient; chaînes de fer qui commencent par la crainte pour nous conduire au collier d’or de la sagesse; chaînes de fer dans l’inviolabilité du mariage. Tel est le jugement que les saints accomplissent par leurs prédications.

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