Archive pour juillet, 2007

Sante Anne et Saint Joachim

26 juillet, 2007

Sante Anne et Saint Joachim dans images sacrée

http://santiebeati.it/immagini/?mode=album&album=23700&start=20

Sainte Anne et Saint Joachim

26 juillet, 2007

du site: 

http://nominis.cef.fr/contenus/fetes/26//contenus/saint/1564/Sainte-Anne.html

Anne Mère de la Vierge Marie (1er s.)

Marie est présentée dans les évangiles comme une jeune fille de Nazareth, fiancée de Joseph dont les ascendants sont longuement énumérés dans la généalogie du Seigneur. Les quatre Evangiles, entièrement tournés vers la Bonne Nouvelle du Christ, sa vie, ses paroles et sa Résurrection, ne font nulle mention de la famille de Marie, sans doute fixée aussi à Nazareth. La tradition, dès les premiers siècles, appellent les parents de la Vierge Marie, Joachim (« Dieu accorde ») et Anne (« La Grâce – la gracieuse »). L’imagination des auteurs des Evangiles apocryphes en font un couple discret, mais il était bien réel et il a su accueillir, éduquer Marie et l’éveiller dans la grâce toute spéciale qui était la sienne, et qu’ils ignoraient. Le culte de sainte Anne apparaît dès le 6ème siècle dans certaines liturgies orientales et, au 8ème siècle dans les liturgies d’Occident. Son culte est généralisé avant la fin du 14ème siècle. Sainte Anne est souvent représentée apprenant à lire à sa fille dans le livre de la Bible. Une icône russe, image gracieuse de l’amour conjugal, immortalise le baiser qu’ils se donnèrent lorsqu’ils apprirent la conception de Marie. C’est ainsi qu’ils ont participé au mystère de l’Incarnation. La Bretagne, après la découverte d’une statue miraculeuse, dans le champ du Bocéno,lui a construit une basilique à Sainte-Anne d’Auray, et en a fait sa « patronne ». Les marins par le fait même l’ont choisie comme protectrice. Sainte Anne est la patronne de la province de Québec. Tous les diocèses du Canada ont au moins une église dédiée à Sainte Anne. Voir aussi: Les saints du diocèse de Quimper et Léon.

Saint Joachim Père de la Vierge Marie (1er s.)

Marie est présentée dans les évangiles comme une jeune fille de Nazareth, fiancée de Joseph dont les ascendants sont longuement énumérés dans la généalogie du Seigneur. Mais dans les quatre évangiles, qui sont entièrement tournés vers la Bonne Nouvelle du Christ, sa vie, ses paroles et sa Résurrection, nulle mention n’est faite de sa famille à elle, sans doute fixée aussi à Nazareth. La tradition, dès les premiers siècles, appellent les parents de la Vierge Marie, Joachim (« Dieu accorde ») et Anne (« La Grâce – la gracieuse »). L’imagination des auteurs des évangiles apocryphes en font un couple discret, mais bien réel car il a su accueillir, éduquer Marie et l’éveiller dans la grâce toute spéciale qui était la sienne, et qu’ils ignoraient. Le culte de sainte Anne apparaît dès le 6ème siècle dans certaines liturgies orientales et, au 8ème siècle dans les liturgies d’Occident. Son culte est généralisé avant la fin du 14ème siècle. Sainte Anne est souvent représentée en apprenant à lire à sa fille dans le texte de la Bible. Une icône russe, image gracieuse de l’amour conjugal, immortalise le baiser qu’ils se donnèrent lorsqu’ils apprirent la naissance de Marie. C’est ainsi qu’ils ont participé au mystère de l’Incarnation. La Bretagne, à la suite de la découverte d’une statue miraculeuse, non loin de Sainte-Anne d’Auray, en a fait sa « patronne ». Les marins par le fait même l’ont choisie comme protectrice.

La prière de louange dans les Psaumes

26 juillet, 2007

du site: 

http://www.assomption.org/Ressources/ItinerairesAugustiniens/IA24/louangeDansPsaumes.html

La prière de louange dans les Psaumes

 

La prière de louange dans les Psaumes  » Notre exercice, ici-bas, ce doit être la louange de Dieu, car notre bonheur, dans l’éternité, ce sera la louange de Dieu. ( In ps 148, 1) Plusieurs obstacles se dressent sur le chemin du téméraire  » de service  » qui s’aventure à présenter, en quelques pages, la prière de louange dans les Enarrationes in psalmos de saint Augustin. Il y a d’abord l’ampleur de l’œuvre, qui remplit deux gros volumes in-quarto de la Patrologie de Migne. C’est une véritable jungle où tous les thèmes de la prédication augustinienne s’entremêlent sur fond d’exégèse allégorique et de multiples digressions théologiques, ecclésiologiques ou parénétiques . De plus, on chercherait en vain, dans les Enarrationes, un enseignement quelque peu systématique sur la prière de louange : il s’agit de collecter, ici et là, des notations éparses qui, une fois regroupées et ordonnées, fournissent un éclairage assez complet sur la conception augustinienne de la prière. C’est ce qu’a fait – remarquablement – Monique Vincent dans son ouvrage: Saint Augustin maître de prière, d’après les Enarrationes in psalmos , une somme  » incontournable  » sur la question. Et il m’a fallu souvent résister à la tentation de le paraphraser ou même de le piller. Il y a, enfin – du moins jusqu’à ce jour – l’absence d’une traduction intégrale de bonne qualité. Les seules disponibles sont anciennes . La plus répandue, celle de l’abbé Vincent, dans l’édition Vivès (volumes 11 à 15, 1870 à 1873), n’est pas d’une lecture très plaisante et – ce qui est plus ennuyeux – n’est pas toujours très fiable . Chaque fois que c’était possible, j’ai eu recours aux traductions modernes, toutes fragmentaires . J’ai aussi, parfois, corrigé ou adapté la traduction de l’abbé Vincent ou recouru, lorsqu’elle est disponible, à celle – beaucoup plus valable – de sa féminine homonyme. Tout ceci conduit à une approche  » modeste  » et prudente : ne retenir que quelques textes et en dégager un nombre limité de thèmes. Soucieux de respecter l’esprit de la rubrique  » Saint Augustin maître spirituel « , je donnerai le plus souvent possible la parole à Augustin. Les psaumes et Augustin Quiconque est tant soit peu familiarisé avec les œuvres d’Augustin sait la place considérable que tient le livre des Psaumes dans la panoplie de citations scripturaires dont il émaille ses écrits. C’est sans doute le livre biblique qu’il cite le plus souvent. Et Augustin  » ne s’est pas contenté de s’assimiler le texte des Psaumes, il en a assimilé la symbolique, le lyrisme, les images baroques, la poétique, les thèmes et les rythmes « . En fait, le langage du psautier est à ce point devenu le sien  » qu’il est souvent difficile de savoir ou commence et finit la citation  » . Le psautier a nourri Augustin dès les premiers temps de son retour à l’Eglise, et c’est encore ce livre qui l’a accompagné dans ses derniers combats. Encore catéchumène, il lit les psaumes avec enthousiasme :  » Quels cris, mon Dieu, j’ai poussés vers toi en lisant les psaumes de David…  » (Confessions IX, 4, 8). Et sur son lit de mort, c’est avec des psaumes qu’il adresse à Dieu sa prière, comme le rapporte son ami et biographe Possidius :  » Il avait fait faire des copies des psaumes pénitentiaux (…) et, de son lit, pendant sa maladie, il jetait les yeux sur ces copies placées contre la muraille, il les lisait en versant des larmes abondantes et continuelles  » (Vita, 31). La louange de l’homme nouveau Quant à l’importance de la louange ou, pour mieux dire, la nécessité de louer Dieu, Augustin y revient fréquemment.  » C’est, assure-t-il, l’œuvre principale de l’homme que la louange divine. C’est l’affaire de Dieu de te plaire par sa beauté, à toi il revient de le louer par des actions de grâces  » (In ps 44, 9). C’est que l’action de grâce et la louange sont la réponse de l’homme à la grâce de Dieu. Elles le situent à sa vraie place, celle de partenaire libre d’une alliance d’amour. Mais il y a plus : louer Dieu dès ici-bas, c’est entrer déjà dans ce qui fera l’activité des bienheureux dans le Royaume des cieux. Cet aspect eschatologique de la louange est absolument déterminant pour Augustin, c’est pourquoi il exhorte fréquemment les fidèles à s’y exercer :  » Notre exercice, ici-bas, ce doit être la louange de Dieu, car notre bonheur, dans l’éternité, ce sera la louange de Dieu. Nul ne peut devenir propre à cet avenir s’il ne s’y exerce dès maintenant. C’est bien pourquoi dès aujourd’hui nous louons Dieu (…) Des promesses nous ont été faites qui ne sont pas encore accomplies (…) et, dans l’attente, nous gémissons. Il nous faut persévérer dans cette attente jusqu’à ce que s’accomplissent les promesses, que les gémissements prennent fin, pour qu’il n’y ait plus que la seule louange  » (In ps 148, 1). La louange de Dieu convient donc parfaitement à l’homme en croissance vers sa stature définitive, celle d’un amour sans limites :  » Quand nous verrons celui que nous aimons (…) notre louange sera sans fin parce que notre amour sera sans fin  » (In ps 141, 19). C’est dire aussi que l’homme qui loue Dieu laisse s’exprimer en lui l’homme nouveau, l’homme dont la liberté est restaurée par la grâce :  » Je te le demande : y a-t-il quelque chose que nous fassions, nous aussi par l’effet de notre volonté libre ? (…) Oui, certainement, lorsque nous louons Dieu lui-même en l’aimant. En effet, tu agis par volonté libre lorsque tu aimes ce que tu loues : tu le fais non par nécessité, mais parce que cela te plaît  » (In ps 134, 11). Motifs de louange Mais notre amour n’est pas encore sans limites, et il nous faut bien souvent des motivations concrètes – quand ce n’est pas égoïstes – pour nous tourner vers Dieu et faire jaillir de nos cœurs la louange. Apprenons donc au moins à voir ses bienfaits et à lui en rendre grâce. Ainsi, tout particulièrement, la miséricorde du Seigneur et le pardon qu’il nous accorde devraient être pour nous un motif inépuisable de louange :  » « Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits » (Ps 102, 2). Pour bénir sans cesse le Seigneur, « n’oublie aucun de ses bienfaits » . Si tu les oublies, tu resteras muet (…) Dieu nous a rendu ce qui ne nous était pas dû (…) Toi, tu as rendu le mal pour le bien, lui t’a rendu le bien pour le mal  » (In Ps 102, 3). « Dieu, en effet, veut être loué, mais c’est pour ton profit et non pour s’élever lui-même  » (Id., 4). C’est en partant d’une louange motivée par les bienfaits de Dieu que nous arriverons, finalement, à le louer gratuitement, simplement parce qu’il est bon, parce qu’il est digne d’être aimé. En effet, nous sommes appelés à devenir ses amis, mais nous sommes encore ses serviteurs (cf. Jn 15, 15) :  » « Louez le Seigneur, vous ses serviteurs ‘ (Ps 134, 1). Quoi de plus juste? Quoi de plus digne? Quoi de plus agréable ? En effet, si les serviteurs ne louent pas leur Seigneur, c’est orgueil, ingratitude, impiété (…) Le serviteur ingrat, qui refuse de louer son maître, n’en reste pas moins serviteur. Que tu loues ou ne loues pas, tu es toujours serviteur ; si tu le loues, tu le rends propice, si tu ne le loues pas, tu l’offenses. L’exhortation du psaume est donc bonne et utile ; elle nous invite à louer le Seigneur. Nos louanges ne le grandissent pas, c’est nous qu’elles grandissent. Nos louanges n’ajoutent rien à sa bonté, comme nos critiques ne lui enlèvent rien ; c’est toi, qui en louant deviens meilleur, en le blâmant deviens plus mauvais. Lui, demeure ce qu’il est : la Bonté  » (In ps 134, 1). Une louange donnée par Dieu lui-même Mais au fait, pourquoi louer Dieu par des psaumes? Augustin a bien compris que les psaumes ont une place tout à fait particulière dans la prière chrétienne. Ils sont une prière – et en particulier une prière de louange – donnée par Dieu lui-même. Ils sont, à proprement parler, une louange que Dieu s’adresse à lui-même et dont il nous fait la grâce de pouvoir être les instruments :  » Louer le Seigneur avec vous, voilà mon désir. Lui-même a daigné nous le permettre ; encore faut-il que la louange que nous lui disons trouve son juste équilibre, de peur d’offenser par un excès ou par un autre celui-là même qu’elle veut louer. C’est pourquoi nous cherchons dans l’Ecriture divine la meilleure façon de le louer, prenant garde de ne pas nous en écarter, ni à gauche ni à droite. Car j’ose l’affirmer, très chers, c’est afin d’être convenablement loué par l’homme que Dieu s’est loué lui-même. Elle ne peut s’appliquer à Dieu, cette règle qui est donnée à l’homme :  » Qu’un autre te loue, mais non ta propre bouche  » (Prov 27, 2). Car faire sa propre louange c’est, de la part d’un homme, une impudence ; de la part de Dieu, c’est miséricorde.  » (In Ps 144, 1). Voilà qui doit réconforter celui qui connaît sa faiblesse et qui se sait dépendre en tout de la grâce – autrement dit du don – de Dieu. Car le fait même de pouvoir louer est un don de Dieu, et les louanges que nous lui adressons ne sont véritables que si elles nous viennent de lui et non de nous-mêmes :  » Que chacun de nous exhorte et excite son âme et lui dise : « Mon âme, bénis le Seigneur  » (Ps 102, 1). Et nous tous, nous qui, partout, sommes frères en Christ, nous sommes un seul homme, dont la tête est au ciel. Que cet homme unique exhorte lui-même son âme et lui dise: « Mon âme, bénis le Seigneur ». Il obéit, il obtempère, il le fait, persuadé non par des dons reçus de nous, mais par les dons de Celui qui bénit notre âme  » (In ps 102, 1). Louange du Christ et de l’Eglise Dire – comme on l’a noté plus haut (In ps 144, 1) – que Dieu se loue lui-même dans les psaumes, ne peut se comprendre si l’on ignore la place que tient, dans la pensée d’Augustin, la perception du mystère du  » Christ total  » (Christus totus). Cette conception christologique et ecclésiologique, qu’il trouve chez saint Paul, voit dans le Christ la tête d’un corps dont les membres sont constitués par l’Eglise (cf. notamment 1 Co 12 et Ep 5). Cette théologie du Christ total domine toute l’exégèse augustinienne du psautier . Celui-ci est tout entier prière du Christ, qui s’exprime tantôt en tant que tête – il parle alors en son nom -, et tantôt en tant que membres – il parle en notre nom . L’unité du corps ecclésial et son union avec la tête sont fréquemment affirmées dans les Enarrationes. Ainsi, par exemple :  » C’est notre voix que nous devons reconnaître dans ce psaume. Je ne dis pas la nôtre en pensant seulement à ceux qui sont ici présents, mais la nôtre à nous tous qui sommes dans le monde entier (…) Et pour que vous sachiez qu’il s’agit de notre voix, le psalmiste parle ici comme un seul homme (…) car, dans le Christ, nous sommes un seul homme.  » (In ps 60, 1) La louange du chrétien est donc située en Dieu, ou mieux, en Christ, exprimant cette adoption filiale qu’il fait sienne et ratifie en parlant de la voix même du Sauveur :  » « En Dieu je louerai mes paroles  » (Ps 55, 5). Si c’est en Dieu, comment les paroles sont-elles miennes? Elles sont à la fois en Dieu et miennes. En Dieu, parce que c’est de lui-même que je les tiens ; miennes, parce que je les ai reçues. Lui-même, qui me les a données, a voulu qu’elles fussent miennes par l’amour que je porte à Celui de qui elles sont  » (In ps 55, 7) Si la prière des membres – encore livrés aux tribulations d’ici-bas – s’exprime le plus souvent sous la forme de la supplication ou du repentir, la louange, elle, convient particulièrement au Christ tête, déjà glorifié à la droite du Père. En s’y associant, le chrétien anticipe donc sa condition future, qui n’est autre que sa condition véritable, sa « patrie », vers laquelle il est encore en chemin : «  »Je bénirai le Seigneur en tout temps, sa louange sans cesse à mes lèvres » (Ps 33, 2). Puisque le Christ le dit, que le chrétien le dise aussi. Parce que le chrétien fait aussi partie du corps du Christ et que le Christ s’est fait homme, pour que celui qui dit : « Je bénirai le Seigneur  » puisse devenir un ange  » (In Ps 33, s. 2, 3). Humilité La louange des membres ne saurait cependant s’unir de manière authentique à celle de la tête, si elle n’était empreinte des  » sentiments qui sont dans le Christ Jésus  » (cf. Ph 2, 5). C’est pourquoi, la louange véritable est celle de l’homme humble. Que l’humilité doive habiter le cœur de celui qui adresse à Dieu sa supplication, qui confesse ses fautes ou qui crie sa souffrance, voilà qui va de soi :  » « Nous confessons nos fautes devant toi, et nous invoquons ton nom » (Ps 74, 2). N’essaie pas d’invoquer avant d’avoir confessé (…) Celui que tu invoques (…) ne vient pas chez l’orgueilleux. Il a beau être le Très-Haut, on ne l’atteint pas en s’élevant. Pour atteindre ce qui est élevé, il nous faut nous dresser sur la pointe des pieds, et si nous n’y arrivons pas, nous utilisons une échelle ou des échafaudages, afin d’atteindre le sommet. Pour Dieu, c’est le contraire. Il est très élevé et il n’est accessible qu’aux humbles  » (In Ps 74, 2). Même si c’est moins évident, il est tout aussi vrai que la louange véritable ne peut venir, elle aussi, que d’un cœur humble :  » Mais quel est donc, demande Augustin, celui qui bénit le Seigneur en tout temps, sinon celui qui est humble de cœur ?  » (In Ps 33, 4). Celui-là, en effet, est véritablement à l’image de « notre Seigneur, qui nous a enseigné l’humilité par son corps et son sang.  » (Ibid.) Et l’humble est celui qui ne s’attribue pas le mérite du bien qu’il fait, mais le rend à Dieu qui en est le véritable auteur :  » Pourquoi donc l’homme bénit-il le Seigneur en tout temps ? Parce qu’il est humble. Qu’est-ce qu’être humble ? C’est ne pas vouloir être loué en soi-même. Celui qui veut être loué en lui-même est orgueilleux. L’humble est celui qui n’est pas orgueilleux. Tu veux donc ne pas être orgueilleux ? Pour pouvoir être humble, répète les paroles qui viennent d’être dites:  » En Dieu, mon âme sera louée ; que les doux m’entendent et se réjouissent  » (Ps 33, 3). Car ceux qui ne veulent pas être loués en Dieu ne sont pas doux; ils sont farouches, âpres, altiers, orgueilleux  » (In Ps 33, 5). Ainsi, la louange est, par excellence, la prière des  » pauvres en esprit, parce que le royaume des cieux est à eux (…) Ce sont les humbles, (…) ceux qui louent Dieu quand ils font quelque bien et s’accusent lorsqu’ils font quelque mal  » (In Ps 73, 24). Louer Dieu en toutes circonstances Augustin connaît bien le cœur de l’homme. Il sait combien il lui est difficile de rester dans la louange et l’action de grâce lorsque l’adversité, ou même les ennuis  » ordinaires « , se présentent à lui :  » Combien nombreux sont les chrétiens, mes frères, qui ne rendent grâce à Dieu que quand il leur arrive quelque chose d’avantageux. Voilà ce que veut dire le verset:  » Il te bénira quand tu lui feras du bien  » (Ps 48, 13) (…). Lui arrive-t-il quelque chose d’avantageux, il bénit (…) Mais qu’il subisse quelque dommage, le voilà qui blasphème  » (In Ps 48, s. 2, 9). C’est que l’homme a tendance à ne considérer que les biens qui lui adviennent d’une manière visible et qui satisfont ses appétits immédiats. Pourtant, le seul bien vraiment nécessaire, c’est Dieu lui-même :  » Il n’y a rien de meilleur, de plus suave, aucun bien plus durable que Dieu lui-même.  » (cf. In Ps 33, s. 2, 9). Et ce bien-là, il ne le retire jamais à ceux qui s’attachent à lui pour l’aimer. L’exemple des épreuves du peuple de l’Alliance en témoigne :  » Le peuple juif lui-même a compris plus tard ce que Dieu l’invitait à rechercher en retirant à ses serviteurs ces misérables biens temporels pour les donner à ses ennemis, des blasphémateurs, des impies ; ainsi instruit, il a compris qu’au-delà de tout ce que Dieu donne aux bons comme aux méchants et qu’il retire parfois aux bons comme aux méchants, il y a une chose qu’il réserve aux bons. Que leur réserve-t-il ? Lui-même !  » (In Ps 72, 6). Ainsi, même lorsqu’il retire – ou semble retirer – ses dons, Dieu, le donateur, ne se retire pas lui-même, de sorte qu’il convient de continuer à le louer, quoi que nous vivions. En adressant notre louange au Seigneur dans l’adversité, nous attestons que nous voulons trouver notre bien en Dieu seul :  » Il n’est pas étonnant que tu bénisses ton Dieu un jour de joie. Mais que feras-tu si, d’aventure, un jour de tristesse se présente à toi, selon qu’il en va des choses humaines, de l’abondance des scandales et les multiples tentations ? Que feras-tu donc, s’il arrive quelque chose de triste pour l’homme ? Cesseras-tu de louer Dieu ? Cesseras-tu de bénir ton créateur ? Si tel est le cas, tu mens lorsque tu dis :  » Seigneur, je te bénirai chaque jour  » (Ps 144, 2). Mais si tu ne cesses pas de le louer, même si tu t’es trouvé mal dans un jour triste, tu te trouveras bien en ton Dieu (…) Et que peut-il y avoir d’aussi bon que ton Dieu, dont il est dit :  » Nul n’est bon, sinon Dieu seul  » (Lc 18, 19). Que cette bonté te fasse comprendre combien est sûre cette louange et combien est sûr ce bien. Car si tu te réjouis d’un bien qui t’arrive un jour, peut-être un autre jour ce bien dont tu te réjouis passera-t-il (…). En effet, quel que soit le bien de cette sorte dont tu te réjouis, il n’est, à coup sûr, que passager. Mais si tu te réjouis dans le Seigneur ton Dieu, tu obéis à la parole de l’Ecriture : « Mets ta joie dans le Seigneur  » (Ps 36, 4)  » (In Ps 144, 3). Louer Dieu par nos bonnes œuvres Mais comment est-il possible de  » louer le Seigneur en tout temps  » ? L’objection est prévisible. Faut-il donc vivre au monastère et consacrer un bon nombre d’heures, chaque jour, à la prière liturgique ? Ou alors, faut-il s’organiser à la manière de cet homme qu’Augustin évoque avec une affectueuse ironie ?  » Mais voyez encore ce qui suit, mes frères. Un de mes paroissiens, ayant lu le verset :  » Offre à Dieu le sacrifice de tes louanges  » (Ps 49, 14), avait conçu la chose comme une sorte d’impôt à acquitter ponctuellement et s’était dit: « En me levant, tous les jours, j’irai à l’église, j’y dirai une hymne du matin ; en fin de journée, une hymne du soir ; puis chez moi une troisième et une quatrième hymne. Ainsi, je sacrifie tous les jours un sacrifice de louange et je l’offre à mon Dieu. C’est bien de faire ainsi, mais garde-toi de te rassurer sur ce que tu fais, et tandis que ta langue parle bien devant ton Dieu, que ta vie ne parle mal devant lui  » (In Ps 49, 23). Sans décourager celui qui veut consacrer du temps à une prière de louange explicite, Augustin indique donc une piste autrement sûre : il s’agit de proclamer la louange de Dieu par sa vie. Il s’en explique dans l’enarratio sur le psaume 146 :  » Le psaume est une espèce de chant : non pas n’importe lequel, mais un chant accompagné au psaltérion (…) Il faut que les mains rivalisent avec la voix. Veux-tu donc chanter un psaume ? Ne te contente pas de faire retentir les louanges de Dieu avec ta voix, mais que tes actes rivalisent avec ta voix. Si tu ne chantes qu’avec ta voix, il y aura des silences. Tâche de faire de ta vie un chant qui ne se taise pas  » (In Ps 146, 2). Et faire de sa vie un chant au Seigneur, c’est pratiquer les commandements, en particulier celui de la charité, qui les contient tous :  » Louez le Seigneur,  » vous qui vous tenez dans la maison du Seigneur, dans les parvis de la maison de notre Dieu  » (Ps 132, 2). Vous  » qui vous tenez  » et non vous qui tombez. Or ceux-là se tiennent, selon l’Ecriture, qui persévèrent dans la pratique des commandements du Seigneur, qui servent Dieu avec une foi non feinte, une ferme espérance et une charité sincère.  » (In Ps 134, 2) C’est à ce prix que notre louange plaira au Seigneur.  » Comment notre louange sera-t-elle agréable à notre Dieu ? Si nous le louons par la bonté de notre vie. Ecoute, dans cet autre passage de l’Ecriture, combien une telle louange lui sera agréable :  » La louange ne sied pas à la bouche du pécheur  » (Si 15, 9). Si donc la louange ne sied pas à la bouche du pécheur, elle n’est pas agréable à Dieu, car ce qui est agréable est ce qui est seyant. Tu veux donc que ta louange soit agréable à ton Dieu ? Que tes beaux chants ne soient pas contredits par une conduite mauvaise (…) Vous qui louez, que votre vie soit bonne ! La louange des impies offense Dieu. Il accorde plus d’attention à la manière dont tu vis qu’à la manière dont tu chantes  » (In Ps 146, 3). En vue du Royaume Nous voici ramenés au point de départ : la louange est la prière de l’homme nouveau, de l’homme restauré par la grâce en vue du Royaume de Dieu. Et de fait, celui qui accueille, dans le quotidien de sa vie,  » la charité de Dieu répandue dans nos cœurs par le Saint-Esprit  » (cf. Rm 5, 5), anticipe le Royaume à venir et le construit déjà, concrètement, par l’amour fraternel dont il témoigne. Ainsi, celui qui loue Dieu  » par sa vie  » est effectivement tendu vers l’avènement du Royaume de Dieu :  » Ces cantiques sont donc les chants de ceux qui aiment et qui brûlent, en quelque sorte, d’un saint désir. Ils brûlent, ceux qui les chantent du fond de leur cœur, et cette flamme qui brûle en leur cœur se reconnaît dans leurs mœurs, dans la sainteté de leur vie, dans leurs œuvres accomplies selon les commandements de Dieu.  » (In Ps 126, 1) Dans l’attente du rassasiement définitif, nous pouvons, par la louange de Dieu, anticiper la plénitude qui nous est promise. Et même si nos élans de louange – comme nos élans de charité – sont bien vite confrontés à nos limites, que l’assurance que nous donne la promesse de Dieu et l’inépuisable recours de sa grâce mettent nos cœurs dans la jubilation :  » Dieu est le bien. Quel bien ? Qui le dira ? Nous ne pouvons le dire et pourtant il ne nous est pas permis de le taire. Si donc nous ne pouvons le dire et que notre joie nous empêche de le taire, ne parlons pas et ne nous taisons pas non plus. Que ferons-nous donc, si nous ne parlons pas et si nous ne nous taisons pas ? Soyons dans la jubilation.  » Jubilez en Dieu notre Sauveur, jubilez en Dieu toute la terre  » (Ps 94, 1) (…) Faites entendre la voix ineffable de votre bonheur et faites exploser (eructate) en lui votre joie. Et quelle sera cette explosion quand nous serons rassasiés si, dès à présent, après une modique réfection, notre âme éprouve un tel élan ? Que sera-ce quand adviendra, après le rachat de toute corruption, ce qui est dit dans ce psaume :  » Il comble de biens tes désirs  » (Ps 102, 5) ?  » (In Ps 102, 8). Conclusion La vie chrétienne est incorporation au Christ et assomption en Dieu par participation à la Pâque du Christ. Accomplie pour notre Tête, cette Pâque n’est pas encore achevée pour les membres que nous sommes. Dans ce temps de  » gestation « , rien ne convient mieux à notre état que la louange de Dieu. L’Alleluia  » liturgique  » qui symbolise toute la louange de l’Eglise encore pérégrinante, annonce et prépare cet Alleluia définitif qui sera notre éternelle occupation :  » Notre bonheur, dans l’éternité, ce sera la louange de Dieu (…). Il existe donc deux périodes ; l’une se déroule présentement parmi les tentations et les afflictions de cette vie ; l’autre sera un jour, assurance infrangible, exultation sans fin. C’est à cette dualité que répondent, dans la liturgie, les deux temps qui touchent à Pâques. Le temps d’avant Pâques figure les afflictions de la vie présente ; celui que nous célébrons après Pâques figure une réalité que nous ne possédons pas encore (…) Tel est le sens de notre Alleluia, puisque ce mot, vous le savez, signifie « Louez le Seigneur « . Le temps du jeûne précède la résurrection, le temps de la louange suit la résurrection du Seigneur (…). Maintenant donc, frères, nous vous exhortons à louer Dieu (…) Ne vous attachez pas seulement aux paroles : quand vous louez Dieu, louez-le de tout votre être ; que votre voix, que votre vie, vos actions, que tout chante. Et s’il est encore des gémissements, des afflictions, des tentations, espérons que tout cela passera et que viendra le jour où nous louerons sans plus cesser  » (In Ps 148, 1-2). Puissions-nous accueillir l’enseignement de saint Augustin et, par une louange de plus en plus vraie et attestée par toute notre vie, ratifier la dimension pascale de notre existence.

France : « Grand Pardon » à Sainte Anne d’Auray les 25 et 26 juillet

26 juillet, 2007

du site: 

http://www.zenit.org/article-15908?l=french

France : « Grand Pardon » à Sainte Anne d’Auray les 25 et 26 juillet

Historique de l’événement

ROME, Mercredi 25 juillet 2007 (ZENIT.org) – Les 25 et 26 Juillet 2007, à l’occasion de la fête de Sainte Anne, le sanctuaire de Sainte Anne d’Auray en Bretagne accueille les célébrations du Grand Pardon présidées par le cardinal Ricard.
Une dizaine d’évêques ainsi que les pères abbés de Bretagne participent à ce Grand Pardon, annonce le
site de la Conférence des évêques de France.

Les temps forts à noter pour cette édition 2007
- La procession aux flambeaux le 25 Juillet, suivie de l’Eucharistie et d’une nuit d’adoration
- La procession et la messe du 26 Juillet présidée par le cardinal Ricard

Les célébrations sont animées par la chorale du Sanctuaire et la maîtrise de Sainte-Anne d’Auray ainsi que le bagad la « Kevrenn Alré » qui donne au Pardon des sonorités festives et traditionnelles.

Les détails du déroulement de la célébration sont disponibles sur le site du diocèse de Vannes.

Le site de la Conférence des évêques de France rappelle en quoi consiste un « Pardon ».

Un « pardon » désigne, selon une expression typiquement bretonne, une fête, liée primitivement à une démarche pénitentielle, en l’honneur des saints dans les églises et chapelles. La fête de Ste Anne a été déclarée « fête d’obligation », au même titre que Noël ou Pâques, par le Pape Grégoire XV en 1622, c’est-à-dire juste un an avant les premières apparitions : belle coïncidence…

Quelle est l’origine du pardon de Sainte Anne d’Auray ?

La nuit du 25 juillet 1624, Sainte Anne apparaît pour la première fois à Yvan Nicolazic, un paysan breton.

L’affluence de fidèles lors de la première messe officielle de célébration du pardon du 26 juillet 1625 ne s’est jamais démentie par la suite : le rayonnement du Pardon et de sa Sainte, bien au-delà de la simple fête d’obligation qu’elle était à l’origine, a conquis les foules. Le message de Ste Anne était allé droit au coeur des Bretons et, de là, s’est répandu à travers le monde.

Depuis lors, les foules n’ont jamais cessé de venir à Sainte Anne d’Auray ; on compte en moyenne 600 à 700 000 pèlerins par an.

150.000 personnes étaient présentes lors du pèlerinage de Jean-Paul II en 1996.

Sainte Anne : pourquoi le 26 juillet ?

Depuis le VIe siècle, l’Eglise d’Orient célébrait le 25 juillet la Dormition de Ste Anne
(dormition : terme désignant la mort naturelle des saints, comme un doux sommeil) : c’était à l’origine une fête de Jérusalem, en parallèle avec la dédicace d’une basilique à Ste Anne, à Constantinople.

Cette fête, peu à peu connue en Occident par le biais des Croisades, a été adoptée : elle était généralisée dans l’Eglise romaine dès le XIIIe siècle. Simplement, le 25 juillet coïncidant en Occident avec la fête de St Jacques, la fête de Ste Anne a été décalée au jour suivant.

En 1584, le Pape Grégoire XIII ordonne la célébration de cette fête le 26 juillet pour le monde entier. On lui adjoindra la fête de son époux St Joachim à la fin du XIXe siècle.

Une fête spécifique dans le diocèse de Vannes

Au cours des siècles la liturgie romaine est devenue universelle, c’est-à-dire identique dans tous les pays. Or dans chaque diocèse on trouve des saints qui ont eu un rayonnement local très particulier, par exemple, dans le diocèse de Vannes, Ste Anne, St Patern, St Gildas, St Vincent Ferrier…Ils faisaient l’objet d’une grande ferveur populaire et bénéficiaient d’une liturgie spécifique.

A partir de 1627, on a conservé et fait droit à ces fêtes qui étaient propres à tel ou tel diocèse. C’est ainsi que le 26 juillet est, dans le diocèse de Vannes, le « Propre » de Ste Anne : une fête du calendrier de l’Eglise romaine, mais avec une fête et une liturgie spécifiques qu’on ne trouve qu’ici.
Ce propre a été remanié en 1870 par Dom Guéranger, à la demande de l’Evêque de Vannes.

Bonne nuit

26 juillet, 2007

Bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. rubus_tayberry

Rubus Tayberry Group

http://www.ubcbotanicalgarden.org/potd/2007/07/rubus_tayberry_group.php#002213

26 juillet, 2007

Saint Hilaire (vers 315-367), évêque de Poitiers, docteur de l’Église
Traité des mystères, Préface (trad. SC 19, p. 72 rev. ; cf. Bouchet)

« A vous, il est donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu »

Toute l’oeuvre contenue dans les saints livres annonce par des paroles, révèle par des faits, établit par des exemples, l’avènement de Jésus Christ notre Seigneur qui, envoyé par son Père, s’est fait homme en naissant d’une vierge par l’opération du Saint Esprit. En effet, pendant toute la durée de la création, c’est lui qui, par des préfigurations vraies et manifestes, engendre, lave, sanctifie, choisit, sépare ou rachète l’Église dans les patriarches : par le sommeil d’Adam, par le déluge de Noé, par la justification d’Abraham, par la naissance d’Isaac, par la servitude de Jacob. Pendant tout le déroulement du temps, en un mot, l’ensemble des prophéties, cette mise en oeuvre du plan secret de Dieu, nous a été donné par bienveillance pour la connaissance de son incarnation à venir…

Dans chaque personnage, chaque époque, chaque fait, l’ensemble des prophéties projette comme dans un miroir l’image de son avènement, de sa prédication, de sa Passion, de sa résurrection et de notre rassemblement dans l’Église… A commencer par Adam, point de départ de notre connaissance du genre humain, nous trouvons annoncé dès l’origine du monde, en un grand nombre de préfigurations, tout ce qui a reçu dans le Seigneur son achèvement total

Saint Jacques Majeur

25 juillet, 2007

Saint Jacques Majeur  dans images sacrée 0725-w

http://www.maranatha.it/

Card. Carlo Maria Martini: Faire confiance à la prière

25 juillet, 2007

du « Famille Saint Charbel »:

http://www.ayletmarcharbel.org/lecture13.htm

Faire confiance à la prière

Vouloir obtenir tout de suite, et se lasser, c’est n’avoir pas fait confiance : c’est l’attitude des apôtres qui, en pleine nuit, rentrent chez eux. La prière demande un investissement de patience, parce qu’à travers elle, l’homme se trouve en situation d’authenticité où Dieu se manifeste à lui. Dans un livre sur la prière, une page m’a beaucoup frappé. Elle rejoint notre sujet : savoir patienter dans l’attente, avoir la patience de reconnaître Jésus. « La chose la plus difficile pour ceux qui se sont embarqués dans l’aventure de la foi, c’est d’user de patience avec Dieu. La conduite du Seigneur avec ceux qui se donnent à lui est très souvent déconcertante. Il n’y a pas de logique dans ses réactions, c’est pourquoi il n’y a pas de proportions entre les efforts pour découvrir son visage voilé et les résultats de tels efforts. Nombreux sont ceux qui perdent patience et, découragés, abandonnent tout. Dans le dynamisme de l’économie de Dieu, il n’existe qu’une direction : celle de donner. De Dieu personne ne peut exiger quoi que ce soit, personne ne peut l’interroger en l’assaillant de questions ».

Demandons-nous quelle est la qualité de notre prière, si elle est persévérante ou au contraire inconstante et lunatique.

Cardinal Martini.

St. Jaques le majeur

25 juillet, 2007

du site:

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1094/Saint-Jacques-le-Majeur.html

St. Jaques le majeur

St Jacques le majeur était fils de Zébédée et frère de saint Jean. Ils étaient pêcheurs sur le lac de Tibériade, compagnons de Simon et d’André. Ils étaient dans la barque de leur père et réparaient les filets quand Jésus, passant sur le rivage, leur dit : »Suivez-moi. » Ils le suivirent. Avec Pierre, Jacques et Jean seront les plus proches des apôtres de Jésus. Ils sont à la Transfiguration, ils entrent auprès de la petite fille de Jaïre. Ils seront au jardin des Oliviers. Jacques, comme Jean, désire la première place auprès du Maître (Marc 10. 37). Il y gagnera l’annonce de son martyre: « Ma coupe, vous la boirez. » De même quand il veut faire tomber le feu du ciel sur un village inhospitalier, ce fils du tonnerre s’attire une réprimande. Jésus ne ménage pas ceux à qui il accorde sa confiance privilégiée.
Jacques but la coupe du Seigneur en l’an 43, lors de la persécution d’Hérode.
Etienne avait eu la place de premier martyr. Jacques le suivit de peu. A la fin du 7ème siècle, une tradition fit de Jacques l’évangélisateur de l’Espagne, avant sa mort ou par ses reliques.
Son corps aurait été découvert dans un champ grâce à une étoile : le campus stellae, devenu Compostelle. Après Jérusalem et Rome, ce fut le lieu d’un des plus célèbres pèlerinages de la chrétienté au Moyen Age et de nos jours encore.

Donne-nous bonne route et beau temps. Fais qu’en compagnie de ton saint ange, nous puissions parvenir heureusement au lieu que nous voulons atteindre et, à la fin au port du salut éternel… Fais que parmi toutes les vicissitudes de ce voyage qu’est cette vie, nous soyons toujours sous ta protection et ton assistance.
La prière des pèlerins de Compostelle à saint Jacques reprise ci-dessus a été créée, en
1990, sur le chemin par trois pèlerins dont Léonard, le fondateur de l’Hospitalité saint Jacques à ESTAING. Elle a été reprise ensuite par « l’Eglise du chemin du PUY » et figure notamment sur le Guide spirituel du Pèlerin édité par l’Hospitalité St Jacques et les Prémontrés de CONQUES

deuxième lecture de l’Office de ce matin, du site::

http://www.prieravecleglise.fr/

HOMÉLIE DE S. JEAN CHRYSOSTOME
SUR L’ÉVANGILE DE MATTHIEU
(Editeur : P. Roguet)


Les fils de Zébédée pressent vivement le Christ par ces paroles: Ordonne que nous siégions l’un à ta droite et l’autre à ta gauche. Que répond-il? Pour leur montrer que leur demande n’a rien de spirituel et que, s’ils avaient su ce qu’ils demandaient, ils n’auraient jamais osé le demander, il leur dit: Vous ne savez pas ce que vous demandez, combien c’est grand, combien c’est étonnant, combien cela dépasse même les puissances d’en haut. Puis il ajoute: Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé? Il veut dire « Vous discutez avec moi d’honneurs et de couronnes; moi je vous parle de combats et de sueurs. Ce n’est pas maintenant le moment des récompenses, et ce n’est pas maintenant que ma gloire va se manifester, mais ce qui est imminent, ce sont les meurtres, les combats et les dangers.» Et voyez de quelle manière il les exhorte et les entraîne à demander ce qu’il faut. Il ne leur dit pas: «Pouvez-vous affronter la mort violente? Pouvez-vous verser votre sang? » Mais: Pouvez-vous boire à la coupe, et il ajoute pour les attirer: celle que je vais boire? afin qu’ils désirent être en communion avec lui. En outre, il appelle cela un baptême pour montrer que ce sera la grande purification du monde entier. Ils répondent: Nous le pouvons. Immédiatement, ils font cette promesse dans l’enthousiasme, sans savoir ce qu’ils disent, mais dans l’attente d’obtenir ce qu’ils ont demandé.

Jésus réplique: La coupe que je vais boire, vous y boirez; et le baptême dans lequel je vais être plongé, vous le recevrez. Ce sont de glands biens qu’il leur prédisait là. Autrement dit: «Vous mériterez le martyre, et vous souffrirez comme moi; vous terminerez votre vie par une mort violente et tout cela vous fera communier avec moi. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m’appartient pas de l’accorder; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père.» Après avoir relevé leurs esprits, les avoir fait passer à un plan supérieur et leur avoir fait surmonter la tristesse, alors seulement il redresse leur demande.

Les dix autres s’indignèrent contre les deux frères. ~ Vois-tu combien ils étaient tous imparfaits: les deux qui voulaient s’élever aux dépens des dix autres, et ceux-ci qui jalousaient les deux frères? Mais, comme je l’ai dit, montre-moi ce qu’ils sont devenus ensuite et tu verras qu’ils ont été délivrés de tous ces mauvais sentiments. Tu apprendras donc que ce même saint Jean, celui qui s’est avancé pour cette demande, ménage toujours la première place à Pierre, lorsque celui-ci discourt et fait des miracles, selon les Actes des Apôtres. ~ Quant à saint Jacques, il n’a pas survécu longtemps. Dès le début, il brûlait de ferveur, et dans son mépris extraordinaire des intérêts humains, il s’est élevé à un tel sommet qu’il fut aussitôt mis à mort.

Benoît XVI aborde les défis pastoraux de l’Eglise, en présence de 400 prêtres

25 juillet, 2007

du site: 

http://www.zenit.org/article-15905?l=french

Benoît XVI aborde les défis pastoraux de l’Eglise, en présence de 400 prêtres

« Nous sommes nous-mêmes l’Eglise et sur ce chemin nous devons tous collaborer »

ROME, Mardi 24 juillet 2007 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI a abordé ce mardi les principaux défis pastoraux de l’Eglise, en présence d’environ 400 prêtres.

La rencontre s’est déroulée près de Lorenzago di Cadore, dans les Dolomites – où le pape poursuit ses vacances –, dans l’église de sainte Justine Martyre, à Auronzo.

Le pape a répondu aux questions posées par cinq prêtres du diocèse de Belluno-Feltre et cinq prêtres du diocèse de Trévise.

« Nous avons parlé de l’Eglise, de Dieu, de l’humanité d’aujourd’hui », a déclaré le pape aux journalistes, à l’issue de la rencontre.

« Nous sommes nous-mêmes l’Eglise et sur ce chemin nous devons tous collaborer », a affirmé Benoît XVI.

Le père Federico Lombardi, s.j., directeur de la salle de presse du Saint-Siège a commenté la rencontre – qui était privée, et à laquelle les journalistes n’ont donc pas pu participé – au micro de Radio Vatican.

Le P. Lombardi a précisé que le pape a évoqué notamment les thèmes de l’évangélisation et du dialogue respectueux avec les autres religions dans un contexte de forte immigration.

Le pape a également répondu à la question « toujours délicate et qui touche de nombreuses personnes », « des divorcés remariés », a poursuivi le P. Lombardi.

Benoît XVI a expliqué « comment concilier miséricorde et vérité », a-t-il ajouté.

Le pape a par ailleurs évoqué la fidélité au Concile Vatican II et à son esprit, le défi de la formation des jeunes et de leur conscience morale, les problèmes de la vie sacerdotale, les priorités du ministère dans la situation actuelle de la pastorale en Italie et en fonction de l’évolution de la situation, toujours selon le directeur de la salle de presse du Saint-Siège.

« Le christianisme, dans sa substance, ne peut pas être considéré simplement comme un ensemble de dogmes » a affirmé le pape, ajoutant que le meilleur moyen de témoigner de Dieu aux hommes est de l’annoncer dans la vie de tous les jours « avec amour, foi et espérance ».

« Une belle pastorale aide à voir la beauté de tous les dons », a affirmé le pape, toujours selon le P. Lombardi.

Les catholiques, a-t-il souligné, sont invités à être des hommes selon les dons qu’ils ont reçus et reconnaissent que la lumière de Dieu donne son sens et sa splendeur au monde. Elle donne précisément aussi un sens à la vie.
« Les prêtres écoutaient, pendus à ses lèvres », a constaté le P. Lombardi.

A l’issue de la rencontre, le pape a commenté ses vacances dans les Dolomites, « de très belles » vacances – a-t-il dit – de repos « non seulement du cœur mais aussi de l’âme ».

« J’ai respiré non seulement cet air qui est don du créateur mais aussi l’air de l’amitié et de la cordialité pour laquelle je suis extrêmement reconnaissant », a-t-il reconnu.

Après sa visite à Auronzo, le pape est rentré dans sa résidence de Lorenzago di Cadore où il poursuivra ses vacances jusqu’à vendredi prochain.

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