Archive pour le 3 juillet, 2007

bonne nuit

3 juillet, 2007

bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. Dahlia

http://www.lawhern.org/Photos/index.htm

La liberté humaine : « les gens le supplièrent de partir de leur région »

3 juillet, 2007

Concile Vatican II
Constitution sur l’Eglise dans le monde de ce temps « Gaudium et spes », § 13

La liberté humaine : « les gens le supplièrent de partir de leur région »

Etabli par Dieu dans un état de justice, l’homme, séduit par le Malin, dès le début de l’histoire, a abusé de sa liberté en se dressant contre Dieu et en désirant parvenir à sa fin hors de Dieu. Ayant connu Dieu, « ils ne lui ont pas rendu gloire comme à un Dieu…, mais leur coeur inintelligent s’est enténébré » et ils ont servi la créature de préférence au Créateur (Rm 1,21-25). Ce que la Révélation divine nous découvre ainsi, notre propre expérience le confirme. Car l’homme, s’il regarde au dedans de son coeur, se découvre enclin aussi au mal, submergé de multiples maux qui ne peuvent provenir de son Créateur, qui est bon. Refusant souvent de reconnaître Dieu comme son principe, l’homme a, par le fait même, brisé l’ordre qui l’orientait à sa fin dernière, et en même temps il a rompu toute harmonie, soit par rapport à lui-même, soit par rapport aux autres hommes et à toute la création.

C’est donc en lui-même que l’homme est divisé. Voici que toute la vie des hommes, individuelle et collective, se manifeste comme une lutte, combien dramatique, entre le bien et le mal, entre la lumière et les ténèbres. Bien plus, voici que l’homme se découvre incapable par lui-même de vaincre effectivement les assauts du mal ; et ainsi chacun se sent comme chargé de chaînes. Mais le Seigneur en personne est venu pour restaurer l’homme dans sa liberté et sa force, le rénovant intérieurement, et jetant dehors « le prince de ce monde » (Jn 12,31), qui le retenait dans l’esclavage du péché. Quant au péché, il amoindrit l’homme lui-même en l’empêchant d’atteindre sa plénitude.

Dans la lumière de cette Révélation, la sublimité de la vocation humaine, comme la profonde misère de l’homme, dont tous font l’expérience, trouvent leur signification ultime.

Venice

3 juillet, 2007

Venice dans image belle 501608

Venice, Italy, 1994

Photograph by Sam Abell

Members of the Querini boat club row alla veneta, or gondola-style, through the waters of Venice Lagoon during the city’s 20th annual Vogalonga, a spirited rowing marathon that covers an 18-mile (30-kilometer) loop from Venice to Burano and back.

A group of oarsmen started the race in 1974 to revive traditional Venetian lagoon rowing. Today, the competition attracts some 5,200 rowers in more than 1,400 boats.

(Photo shot on assignment for, but not published in, « Venice: More Than a Dream, » February 1995, National Geographic magazine

Fête de saint Thomas, Apôtre

3 juillet, 2007

Fête de saint Thomas, Apôtre dans images sacrée

http://santiebeati.it/immagini/?mode=view&album=21150&pic=21150F.JPG&dispsize=Original&start=0

du: « Prières du temps présent »: Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste

3 juillet, 2007

du site:

http://www.spiritualite-chretienne.com/prieres/priere_1.html#Campinas

du: « Prières du temps présent »

Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste
Donnez-moi ce qu’on ne vous demande jamais.
Je ne vous demande pas le repos
Ni la tranquillité
Ni celle de l’âme, ni celle du corps.

Je ne vous demande pas la richesse
Ni le succès, ni même la santé.

Tout ça, mon Dieu, on vous le demande tellement
Que vous ne devez plus en avoir.

Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste
Donnez-moi ce que l’on vous refuse.

Je veux l’insécurité et l’inquiétude.
Je veux la tourmente et la bagarre
Et que vous me les donniez, mon Dieu, définitivement.

Que je sois sûr de les avoir toujours
Car je n’aurai pas toujours le courage
De vous les demander.

Donnez-moi, mon Dieu, ce qui vous reste.
Donnez-moi ce dont les autres ne veulent pas.
Mais donnez-moi aussi le courage
Et la force et la foi.

Car vous seul donnez, mon Dieu,
Ce que l’on ne peut attendre que de soi.

André Zirnheld
Aspirant des Forces Françaises Libres
Tombé au Champ d’Honneur en 1942

SAINT THOMAS, APÔTRE

3 juillet, 2007

du site:

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/voragine/tome01/008.htm

SAINT THOMAS, APÔTRE

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Thomas signifie abyme, ou jumeau, en grec Dydime : ou bien il vient de thomos qui veut dire division, partage. Il signifie abyme, parce qu’il mérita de sonder les profondeurs de la divinité, quand, à sa question, J.-C. répondit : « Je suis la voie, la vérité et la vie. » On l’appelle Dydime pour avoir connu de deux manières la résurrection de J.-C. Les autres en effet, connurent le Sauveur en le voyant, et lui, en le voyant et en le touchant. Il signifie division, soit parce qu’il sépara son âme de l’amour des choses du monde, soit parce qu’il se sépara des autres dans la croyance à la résurrection. On pour-. rait dire encore qu’il porte le nom de Thomas, parce qu’il se laissa inonder tout entier par l’amour de Dieu. Il posséda ces trois qualités qui distinguent ceux qui ont cet amour et que demande Prosper au livre de la vie contemplative : Aimer Dieu, qu’est-ce ? si ce n’est concevoir au fond du coeur un vif désir de voir Dieu, la haine du péché et le mépris du monde. Thomas pourrait encore venir de Theos, Dieu, et meus, mien, c’est-à-dire, mon Dieu, par rapport à ces paroles qu’il prononça lorsqu’il fut convaincu, et eut la foi : «Mon Seigneur et mon Dieu. »

L’apôtre Thomas était à Césarée quand le Seigneur lui apparut et lui dit : « Le roi des Indes Gondoforus ** a envoyé son ministre Abanès à la recherche d’un habile architecte. Viens et je t’adresserai à lui. » « Seigneur, répondit Thomas, partout où vous

* Pour la légende de saint Thomas, on lira des détails fort intéressants dans l’explication du vitrail de cet apôtre (Les Vitraux de Bourges, par les PP. Martin et Cassier, pages 133 et suiv.).

** On a des médailles de Gondoforus.

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voudrez, envoyez-moi, excepté aux Indes. » Dieu lui dit : « Va sans aucune appréhension, car je serai ton gardien. Quand tu auras converti les Indiens, tu viendras à moi avec la palme du martyre. » Et Thomas lui répondit: « Vous êtes mon maître, Seigneur,et moi votre serviteur : que votre volonté soit faite. » Comme le prévôt ou l’intendant se promenait sur la place, le, Seigneur lui dit : « Que vous faut-il, jeune homme? » « Mon maître, dit celui-ci, m’a envoyé pour lui ramener des ouvriers habiles en architecture, qui lui construisent un palais à la romaine. » Alors le Seigneur lui offrit Thomas comme un homme très capable en cet art. Ils s’embarquèrent, et arrivèrent à une ville où le roi célébrait le mariage de sa fille. Il avait fait annoncer que tous prissent part à la noce, sous peine d’encourir sa colère. Abanès et l’apôtre s’y rendirent. Or, une jeune fille juive, qui tenait une flûte à la main, adressait quelques paroles flatteuses à chacun. Quand elle vit l’apôtre, elle reconnut qu’il était juif parce qu’il ne mangeait point et qu’il tenait les yeux fixés vers le ciel. Alors elle se mit à chanter en hébreu devant lui: « C’est le Dieu des Hébreux qui seul a créé l’univers, et creusé les mers », et l’apôtre voulait lui faire répéter ces mêmes paroles. L’échanson remarquant qu’il ne mangeait ni ne buvait, mais tenait constamment les yeux vers le ciel, donna un soufflet à l’apôtre de Dieu. « Mieux vaudrait pour toi d’être épargné plus tard, lui dit l’apôtre, et d’être puni ici-bas d’un châtiment passager. Je ne me lèverai point que là main qui m’a frappé n’ait été ici même apportée par les chiens. » Or, l’échanson étant allé puiser de l’eau à ta, fontaine, un lion l’étrangla et but son (55) sang. Les chiens déchirèrent son cadavre, et l’un d’eux, qui était noir, en apporta la main droite au milieu du festin. A cette vue toute la foule fut saisie, et la pucelle se ramentevant les paroles, jeta sa flûte et vint se prosterner aux pieds de l’apôtre. Cette vengeance est blâmée par saint Augustin dans son livre contre Fauste où il déclare qu’elle a été intercalée ici par un faussaire; aussi cette légende est tenue pour suspecte en bien des points. On pourrait dire néanmoins, que ce ne fut pas une vengeance mais une prédiction. En examinant au reste avec soin les paroles de saint, Augustin, cette action ne paraît pas improuvée tout à fait. Or voici ce qu’il dit dans le même livre : « Les Manichéens se servent de livres apocryphes, écrits sous le nom des apôtres, je pie sais par quels compilateurs de fables. Au temps de leurs auteurs, il auraient joui de quelque autorité dans l’Église, si de saints docteurs qui vivaient alors et qui pouvaient les examiner en eussent reconnu l’authenticité. Ils racontent donc que l’apôtre Thomas se trouvant à un repas de noces comme pèlerin inconnu, il avait été frappé de la main d’un serviteur contre lequel il aurait exprimé aussitôt le souhait d’une cruelle vengeance. Car cet homme, étant sorti afin d’aller puiser de l’eau à une fontaine pour les convives, aurait été tué par un lion qui se serait jeté sur lui; et la main qui avait frappé légèrement la figure de l’apôtre, arrachée du corps d’après son voeu et ses imprécations, aurait été apportée par un chien sur la table où l’apôtre était placé. Peut-on voir quelque chose de plus cruel? Or, si je ne me trompe, cela veut dire qu’en obtenant son (56) pardon pour la vie future, il y eut une certaine compensation par un plus grand service qu’il lui rendait. L’apôtre,. chéri et honoré de Dieu, était, par ce moyen, rendu recommandable et à ceux qui ne le connaissaient pas et à celui en faveur duquel il obtenait la vie éternelle à la place d’une vie qui devait finir. Il m’importe peu si ce récit est vrai ou faux : ce qu’il y a de certain, c’est que les Manichéens, qui reçoivent comme vraies et sincères ces écritures que le canon de l’Église rejette, sont du moins forcés d’avouer que la vertu de patience enseignée par le Seigneur lorsqu’il dit : « Si quelqu’un vous frappe sur la joue droite, présentez-lui la gauche », peut exister réellement au fond du tueur, quand bien même on n’en ferait pas montre par ses gestes et ses paroles, puisque l’apôtre, qui avait été souffleté, pria le Seigneur d’épargner l’insolent dans la vie future, en ne laissant pas sa faute impunie ici-bas, plutôt que de lui présenter l’autre joue ou de l’avertir de le frapper une seconde fois. Il avait l’amour de la charité intérieurement, et extérieurement il réclamait. une correction qui servit d’exemple. Que ceci soit vrai ou que ce ne soit qu’une fable, pourquoi refuseraient-ils de louer dans l’apôtre ce qu’ils approuvent dans le serviteur de Dieu Moïse qui égorgea les fabricateurs et les adorateurs d’une idole. « Si nous comparons les châtiments, être tué par le glaive ou être déchiré sous la dent des bêtes féroces, c’est chose semblable, puisque les juges, d’après les lois publiques, condamnent îles grands coupables à périr ou sous la dent des bête, ou bien par l’épée. » Voilà ce que dit saint Augustin. Alors l’apôtre, sur la demande du roi, bénit l’époux et (57) l’épouse en disant : « Accordez, Seigneur, la bénédiction de votre droite à ces jeunes gens, et semez au fond de leurs coeurs les germes féconds de la vie. » Quand l’apôtre se retira, l’époux se trouva tenir une branche chargée de dattes. Les époux après avoir mangé de ces fruits s’endormirent tous deux et eurent le même songe. Il leur semblait qu’un roi couvert de pierreries les embrassait en disant : « Mon apôtre vous a bénis pour que vous ayez part à la vie éternelle. » S’étant éveillés ils se racontaient l’un à l’autre leur songe, quand l’apôtre se présenta, il leur dit : « Mon roi vient de vous apparaître, il m’a introduit ici les portes fermées, pour que ma bénédiction vous profitàt. Gardez la pureté du corps, c’est la reine de toutes lesvertus etlesalut éternel en est le fruit. La virginité est la sueur des Anges, comble de biens, elle donne la victoire sur les passions mauvaises, c’est le trophée de la foi, la fuite des démons et le gage des joies éternelles. La luxure engendre la corruption, de la corruption naît la souillure, de la souillure vient la culpabilité, et la culpabilité produit la confusion. » Pendant qu’il exposait ces maximes, apparurent deux anges qui leur dirent : « Nous sommes envoyés pour être vos anges gardiens : si vous mettez en pratique les avis de l’apôtre avec fidélité, nous offrirons tous vos souhaits à Dieu. » Alors Thomas les baptisa et leur enseigna chacune des vérités de la foi. Longtemps après, l’épouse, nommée Pélage, se consacra à Dieu en prenant le voile, et l’époux, qui s’appelait Denys, fut ordonné évêque de cette ville.

Après cela, Thomas et Abatlès allèrent chez le roi des Indes. L’apôtre traça le plan d’un palais (58) magnifique : le roi, après lui avoir remis de considérables trésors, partit pour une autre province. L’apôtre distribua aux pauvres le trésor tout entier. Pendant les deux ans que dura l’absence du roi, Thomas se livra avec ardeur à la prédication et convertit à la foi ua monde innombrable. A son retour, le roi s’étant informé de ce qu’avait fait Thomas, l’enferma avec Abanès au fond d’un cachot, en attendant qu’on les fit écorcher et livrer aux flammes. Sur ces entrefaites, Gab, frère du roi, meurt. On se préparait à lui élever un tombeau magnifique, quand le quatrième jour, le mort ressuscita; tout le monde effrayé fuyait sur ses pas; alors il dit à son frère : « Cet homme, mon frère, que tu te disposais à faire écorcher et brûler, c’est un ami de Dieu et tous les anges lui obéissent. Ceux qui me conduisaient en paradis me montrèrent un palais admirable bâti d’or, d’argent et, de pierres précieuses; j’en admirais la beauté, quand ils me dirent : « C’est le palais que Thomas avait construit pour ton frère, » et comme je disais : « Que n’en suis-je le portier! » Ils ajoutèrent alors : « Ton frère s’en est rendu indigne; si donc tu veux y demeurer, nous prierons le Seigneur de vouloir bien te ressusciter afin que tu puisses l’acheter à ton frère en lui remboursant l’argent qu’il pense avoir perdu. » En parlant ainsi, il courut à la prison de l’apôtre, le priant d’avoir de l’indulgence pour son frère. Il délia ses chaînes et le pria de recevoir un vêtement précieux. « Ignores-tu, lui répondit l’apôtre, que rien de charnel, rien de terrestre n’est estimé de ceux qui désirent avoir puissance en choses célestes? Il sortait de la prison quand le roi, qui venait (59) au-devant de lui, se jeta à ses pieds en lui demandant pardon. Alors l’apôtre dit : « Dieu t’a accordé une grande faveur que de te révéler ses secrets. Crois en J.-C. et reçois le baptême pour participer au royaume éternel. » Le frère du roi lui dit : « J’ai vu le palais que tu avais bâti pour mon frère et il me ferait plaisir de l’acheter. » L’apôtre repartit : « Cela est au pouvoir de ton frère. » Et le roi lui dit : « Je le garde pour moi : que l’apôtre t’en bâtisse un autre, ou bien s’il ne le peut, nous le posséderons en commun. » L’apôtre répondit : « Ils sont innombrables dans le ciel, les palais préparés aux élus depuis le commencement du monde; on les achète par les prières et au prix de la foi et des aumônes. Vos richesses peuvent vous y précéder, mais elles né sauraient. vous y suivre. »

Un mois après, l’apôtre ordonna de rassembler tous les pauvres de cette province, et quand ils furent réunis, il en sépara les malades et les infirmes, fit une prière sur eux. Et après que ceux qui avaient été instruits eurent répondu : Amen, un éclair parti du ciel éblouit aussi bien l’apôtre que les assistants pendant une demi-heure, au point que tous se croyaient tués par la foudre; mais Thomas se leva et dit : « Levez-vous, car mon Seigneur est venu comme la foudre et vous a guéris. » Tous se levèrent alors guéris et rendirent gloire à Dieu et à l’apôtre. Thomas s’empressa de les instruire et leur démontra les douze degrés des vertus. Le 1er, c’est de croire en Dieu, qui est un en essence et triple en personnes; il leur donna trois exemples sensibles pour prouver que dans une (60) essence il y a trois personnes. Le 1er est que dans l’homme il y a une sagesse et d’elle seule et unique procèdent intelligence, mémoire et génie. Par ce génie, dit-il, vous découvrez ce que vous n’avez pas appris; par la mémoire, vous retenez ce que vous avez appris et avec l’intelligence vous comprenez ce qui peut être démontré et enseigné. Le 2e est que dans une vigne il se trouve trois parties : le bois, les feuilles et le fruit et ces trois ensemble font une seule et même vigne. Le 3e est qu’une tête contient quatre sens, savoir : la vue, le goût, l’ouïe et l’odorat; ce qui est multiple et ne fait cependant qu’une tête. Le 2e degré est de recevoir le baptême. Le 3e est de s’abstenir de la fornication. Le 4e c’est de fuir l’avarice. Le 5e de se préserver de la gourmandise. Le 6e de vivre dans la pénitence. Le 7e de persévérer dans ces bonnes Oeuvres. Le 8e d’aimer à pratiquer l’hospitalité. Le 9e de chercher et de faire la volonté de Dieu dans ses actions. Le 10e de rechercher ce que la volonté de Dieu défend et de l’éviter. Le 11e de pratiquer la charité envers ses amis comme envers ses ennemis. Le 12e d’apporter un soin vigilant à garder ces degrés. Après cette prédication furent baptisés neuf mille hommes, sans compter les enfants et les femmes.. De là Thomas alla dans l’Inde supérieure, où il se rendit célèbre par un grand nombre de miracles. L’apôtre donna la lumière de la foi à Sintice, qui était amie de Migdomie, épouse de Carisius, cousin du roi et Migdomie dit à Sintice : « Penses-tu que je le puisse voir? » Alors Migdomie, de l’avis de Sintice, changea de vêtement et vint se joindre aux pauvres femmes (61) dans le lieu où l’apôtre prêchait. Or le saint se mit à déplorer la misère de la vie et dit entre autres choses que cette vie est misérable, qu’elle est fugitive et sujette aux disgrâces! quand on croit la tenir, elle s’échappe ‘et se disloque, et il commença à exhorter par quatre raisons à écouter volontiers la parole de Dieu, qu’il compara à quatre sortes de choses, savoir : à un collyre, parce qu’elle éclaire l’œil de notre intelligence; à une potion, parce qu’elle purge et purifie notre affection de tout amour charnel ; à un emplâtre, en ce qu’elle guérit les blessures de nos péchés; à la nourriture, parce qu’elle nous fortifie dans l’amour des choses célestes : or de même, ajouta-t-il, que ces objets ne fontde bien à mi malade qu’autant qu’il les prend, de même la parole de Dieu ne profite pas à une âme languissante si elle ne l’écoute avec dévotion. Or tandis que l’apôtre prêchait, Migdomie crut et dès lors elle eut horreur de partager la couche de son mari. Mais Carisius demanda au roi et obtint que l’apôtre fût mis en prison. Migdomie l’y vint trouver et le pria de lui pardonner d’avoir été emprisonné par rapport à elle. Il la consola avec bonté et l’assura qu’il souffrait tout de bon coeur. Or Carisius demanda au roi d’envoyer la reine, sueur de sa femme, pour qu’elle tâchât de la ramener, s’il était possible. La reine fut envoyée et convertie par celle qu’elle voulait pervertir; après avoir vu tant de prodiges opérés par l’apôtre : « Ils sont maudits de Dieu, dit-elle, ceux qui ne croient pas à de si grands miracles et à de pareilles oeuvres. » Alors l’apôtre instruisit brièvement tous les auditeurs sur trois points, savoir : d’aimer l’Église, d’honorer (62) les prêtres et de se réunir assidûment pour écouter la parole de Dieu. La reine étant revenue, le roi lui dit « Pourquoi être restée si longtemps? » Elle répondit: « Je croyais Migdomie folle et elle est très sage; en me conduisant à l’apôtre de Dieu, elle m’a fait connaître la voie de la vérité et ceux-là sont bien insensés qui ne croient pas en J.-C. » Or la reine refusa d’avoir désormais commerce avec le roi. Celui-ci, stupéfait, dit à son parent : « En voulant recouvrer ta femme, j’ai perdu la mienne qui se comporte envers moi de pire façon que ne fait la tienne à ton égard. » Alors le roi ordonna de lier les mains de l’apôtre, le fit amener en sa présence et lui enjoignit de ramener leurs femmes à leurs maris. Mais l’apôtre lui démontra par trois exemples qu’elles ne le devaient pas faire, tant qu’ils persisteraient dans l’erreur, savoir: par l’exemple du roi, l’exemple de la tour et l’exemple de la fontaine. « D’où vient, dit-il, que vous, qui êtes roi, vous ne voudriez pas que votre service se fit d’une manière sale et que vous exigez la propreté dans vos serviteurs et dans vos servantes? Combien plus devez-vous croire que Dieu exige un service très chaste et très propre? Pourquoi me faire un crime de prêcher aux serviteurs de Dieu de l’aimer, quand vous désirez la même chose dans les vôtres? J’ai élevé une tour très haute et vous ine dites, à moi qui l’ai bâtie, de la détruire? J’ai creusé profondément la terre et fait jaillir une, fontaine de l’abîme et vous me dites de la combler? » Le roi, en colère, fit apporter des lames de fer brûlantes et placer l’apôtre nu-pieds sur elles; mais aussitôt, par l’ordre de Dieu, une fontaine surgit en cet (63) endroit-là même et les refroidit. Alors le roi, d’après le conseil de son parent, fit jeter Thomas dans une fournaise ardente, qui s’éteignit, de telle sorte que le lendemain il en sortit sain et frais. Carisius dit au roi : « Fais-lui offrir un sacrifice au soleil, afin qu’il encoure la colère de son Dieu qui le préserve. » Comme on pressait l’apôtre de le faire, il dit au roi : « Tu vaux mieux que ce que tu fais exécuter, puisque tu négliges le vrai Dieu pour honorer une image. Tu penses, comme te l’a dit Carisius, que Dieu s’irritera contre moi quand j’aurai adoré ton dieu; il sera bien plus irrité contre ton idole, car il la brisera : adore-le donc. Que si en adorant ton Dieu, le mien ne le renverse pas, je sacrifie à l’idole; mais s’il en arrive ainsi que je le dis, tu croiras à mon Dieu. » Le roi lui dit : « Tu me parles comme à un égal. » Alors l’apôtre commanda en langue hébraïque au démon renfermé dans l’idole, qu’aussitôt qu’il aurait fléchi le genou devant lui, à l’instant il brisât l’idole. Or l’apôtre, en. fléchissant le genou, dit : « Voici que j’adore, mais ce n’est pas l’idole; voici que j’adore, mais ce n’est pas le métal ; voici que j’adore, mais ce n’est pas un simulacre, car Celui que j’adore, c’est mon Seigneur J.-C., au nom duquel je te commande, démon, qui te caches dans cette image, de la briser. » Et aussitôt elle disparut comme une cire qui se fond. Tous les prêtres poussèrent des hurlements et le pontife du temple saisit un glaive avec lequel il perça l’apôtre en disant : « C’est moi qui tirerai vengeance de l’affront fait à mon Dieu. » Pour le roi et Carisius, ils s’enfuirent en voyant le peuple s’apprêtant à venger (64) l’apôtre et à brûler vif le pontife. Les chrétiens emportèrent-le corps du saint et l’ensevelirent honorablement. Longtemps après, c’est-à-dire environ l’an 230, il fut transporté en la ville d’Edesse, qui s’appelait autrefois Ragès des Mèdes. Ce fut l’empereur Alexandre qui le fit à la prière des Syriens. Or, en cette ville, aucun, hérétique, aucun juif, aucun païen n’y peut vivre, pas plus qu’aucun tyran ne saurait y faire de mal, depuis que Abgare, roi de cette cité, eut l’honneur de recevoir une lettre écrite de la main du Sauveur *. Car aussitôt que l’ennemi vient attaquer cette ville, un enfant baptisé, debout sur la porte, lit cette lettre et le jour mètre, tant par l’écrit du Sauveur, que par les mérites de l’apôtre Thomas, les ennemis sont mis en fuite ou font la paix. Voici ce que dit de cet apôtre Isidore, dans son livre de la vie et de la mort des saints : « Thomas, disciple et imitateur de J.-C., fut incrédule en entendant et fidèle en voyant. Il prêcha l’Évangile aux Parthes, aux Mèdès, aux Perses, aux Hircaniens et aux Bactriens : en entrant dans l’Orient et en pénétrant dans l’intérieur du pays, il prêcha jusqu’à l’heure de son martyre. Il fut percé à coups de lances. » Ainsi parle Isidore **. Et saint Chrysostome dit, de son côté, que quand Tllomas fut arrivé au pays des Mages qui étaient venus adorer J.-C., il les baptisa, puis ils devinrent ses coadjuteurs dans l’établissement de la foi chrétienne.

* Eusèbe rapporte au 1er livre de son Histoire ecclésiastique et la lettre d’Abgare et la réponse de J.-C. (chap. XIII). Il a pris, dit-il, ces deux pièces dans les archives d’Edesse.

** Isidore raconte des faits conformes à cette légende.

Franz Michel Willam, le théologien que le pape a tiré de l’oubli

3 juillet, 2007

du site:

http://chiesa.espresso.repubblica.it/dettaglio.jsp?id=153041&fr=y

Franz Michel Willam, le théologien que le pape a tiré de l’oubli


Auteur en 1932 d’une célèbre vie du Christ, il était oublié de tous. Benoît XVI le cite dans « Jésus de Nazareth » et un chercheur autrichien explique pourquoi, en se basant sur une correspondance inédite entre les deux hommes

par Sandro Magister

ROMA, le 3 juillet 2007 – Dans les premières lignes de la préface de son « Jésus de Nazareth », Benoît XVI rappelle que pendant sa jeunesse, dans les années 30 et 40, « une série de livres enthousiasmants sur Jésus a été publiée ».

Et de citer les noms de certains auteurs: Romano Guardini, Karl Adam, Daniel-Rops, Giovanni Papini, Franz Michel Willam.

Les quatre premiers, et plus encore les deux premiers, sont encore assez connus et lus. Mais ce n’est pas le cas du dernier. Franz Michel Willam (1894-1981) est aujourd’hui un inconnu pour presque tout le monde. Il est tombé dans l’oubli.

Alors, pourquoi Joseph Ratzinger le cite-t-il?

Dans le « long chemin intérieur » qui a conduit Joseph Ratzinger à écrire « Jésus de Nazareth », Willam ne semble pas être un auteur de référence. Romano Guardini, Henri de Lubac, Rudolf Schnackenburg et le rabbin Jacob Neusner le sont bien davantage.

Du philosophe et théologien italo-allemand Romano Guardini, on retrouve chez le pape l’idée du rôle central de l’Eglise pour permettre à l’homme de se rapprocher réellement de Jésus, en tout temps et en tout lieu, à travers l’Eucharistie et les autres sacrements.

Chez le théologien français Henri de Lubac, Benoît XVI a puisé la connaissance profonde de la pensée des Pères de l’Eglise et l’intuition de l’union entre l’Ancien et le Nouveau Testament.

Avec le grand exégète allemand Schnackenburg, le pape partage la conviction que la méthode historico-critique ne suffit pas, à elle seule, pour comprendre pleinement qui est Jésus.

Entre le rabbin Jacob Neusner et Benoît XVI, le dialogue se poursuit jusque dans les pages de « Jésus de Nazareth » et même après, comme l’a expliqué www.chiesa dans un article du 11 juin dernier.

Willam, lui, n’est cité qu’une seule fois dans le livre, au début, et il semble qu’ensuite on perde sa trace. Mais en est-il vraiment ainsi?

L’énigme est résolue grâce à un article publié dans le dernier numéro de « Vita e Pensiero », la revue de l’Université Catholique du Sacré-Cœur de Milan.

Il est écrit par le jeune théologien Philipp Reisinger, autrichien comme Willam.

Citant une correspondance entre Joseph Ratzinger et Franz Michel Willam dans les années 60, il montre qu’ils avaient en commun la conviction que le secret de la grande théologie chrétienne – celle qui ne s’adresse pas seulement aux connaisseurs – est « la simplicité », « le regard clair sur l’essentiel ».

Une simplicité et un essentiel que Benoît XVI a voulu imprimer sur chaque page de son livre « Gesù di Nazaret ».

Voici l’article paru sur le n. 3 de l’année 2007 de « Vita e Pensiero »:

Ratzinger et l’ »aumônier » théologien. Une correspondance inédite

par Philipp Reisinger

L’autrichien Franz Michel Willam est certainement la personnalité la moins connue aujourd’hui, parmi les auteurs cités par Benoît XVI dans la préface de son livre “Jésus de Nazareth”.

Qui était-ce? Et pourquoi le pape évoque-t-il son souvenir? Peu de gens connaissent la correspondance, conservée au couvent de Thalbach à Bregenz, en Autriche, entre celui qui était alors Joseph Ratzinger, professeur d’université, et Franz Michel Willam, plus âgé que lui de 33 ans.

Ils furent en contact étroit, notamment en 1967 et 1968. L’un des motifs de ces contacts était le livre de Willam “Vom jungen Roncalli zum Papst Johannes XXIII. [Du jeune Roncalli au pape Jean XXIII]”, publié en 1967, et l’article de Ratzinger “Was heißt Erneuerung der Kirche? [Que signifie la rénovation dans l’Eglise?]” paru un an plus tôt dans la revue “Diakonia”.

On trouvait dans ce dernier texte la phrase: “La vraie réforme est celle qui s’occupe de ce qui est authentiquement chrétien, qui se laisse interpeller et former par cela”. La vraie réforme, la vraie rénovation demande de la simplicité. “La Rénovation est simplification”: voilà comment Ratzinger résumait efficacement sa thèse.

Willam, qui avait découvert et mis en évidence la simplicité comme idée dominante chez le pape Jean XXIII, évoquait de la manière suivante – dans une lettre à l’évêque Paulus Rusch – ce qui constituait pour lui le passage central de l’article de Ratzinger:

“Voici comment se présente la théorie de la simplicité selon Joseph Ratzinger: il y a la simplicité de la commodité, qui est la simplicité de l’imprécision, un manque de richesse, de vie et de plénitude. Et puis il y a la simplicité de l’origine, qui est la vraie richesse. La rénovation est simplicité, non pas dans le sens d’une sélection ou d’une réduction, mais bien plutôt une simplification dans le sens de devenir simple, de se diriger vers cette vraie simplicité qui est le mystère de ce qui existe”.

Le 22 mai 1967, Willam écrit à Ratzinger:

“J’ai effectué une recherche sur les concordances dans les cinq volumes de discours et de documents du pontificat. Les mots ‘simple’ et ‘simplicité’ sont les mots-clés les plus fréquents. Jean XXIII leur donne certainement le même sens que vous: étudier la chose de manière précise et se demander: comment dois-je m’exprimer pour que tout le monde comprenne le résultat?”.

“J’ai reçu récemment votre livre sur le pape Jean XXIII. Je l’ai déjà parcouru et je le trouve vraiment émouvant”, répond le professeur Ratzinger après avoir reçu le volume.

Ratzinger, qui venait d’être nommé doyen de la Faculté de théologie de Tubingen, écrivit un compte-rendu long et particulièrement bienveillant du livre de Willam dans “Theologische Quartalschrift”, 6, 1968:

“On peut dire que ce livre est, de loin, la publication la plus importante, à ce jour, pour éclairer la personnalité de Jean XXIII. Il est également d’une importance fondamentale pour comprendre le Concile Vatican II. L’ouvrage est très au-dessus de la multitude de textes qui ont été écrits à ce sujet, parce que les informations sont très complètes et les rapprochements évidents. [...] L’auteur mérite donc d’être remercié sans réserves pour son patient travail, et aussi – ce n’est pas son moindre mérite – parce qu’il a su dire beaucoup en peu de pages”.

Willam a été vraiment heureux de ce compte-rendu, qu’il a cité dans presque toutes les lettres qu’il a écrites dans les semaines qui ont suivi sa publication. Il devait écrire à un ami: “On a l’impression que, dans son argumentaire, Ratzinger pense à différents dialogues qui ont eu lieu pendant le Concile Vatican II, y compris avec des non catholiques comme Oscar Cullmann”.

Willam admirait beaucoup le professeur Ratzinger et lui demanda conseil en de nombreuses occasions, se laissant corriger et conseiller par lui avec simplicité, malgré leur importante différence d’âge. Dans la lettre, déjà citée, du 22 mai 1967, il demandait notamment au professeur son aide pour une publication concernant John Henry Newman, et il concluait avec un compliment ému:

“Ne connaissant aucun théologien aussi proche que vous de Jean XXIII par la manière de penser – le mot-clé ‘simplicité’ que vous avez en commun en est un témoignage objectif – c’est à vous que j’adresse cette demande”.

La simplicité, si profondément décisive pour Willam, s’exprimait aussi par le fait qu’il ne s’est jamais senti appelé à formuler une théologie qui lui soit particulière. Il cherchait plutôt à recueillir les signes des temps et être témoin de l’éternel dans le contexte de tous les changements survenus au cours de sa vie.

Il y a là aussi un point commun avec Ratzinger, qui devait déclarer un jour:

“Je n’ai jamais chercher à créer un système particulier, une théologie spéciale. Je veux simplement penser en lien avec la foi de l’Eglise, c’est-à-dire penser en lien avec les grands penseurs de la foi. Il ne s’agit pas d’une théologie isolée et venant de moi-même, mais d’une théologie qui s’ouvre de la manière la plus large possible au chemin de pensée commun de la foi”.

Franz Michel Willam est né le 14 juin 1894 à Schoppernau dans le Vorarlberg. Son père était cordonnier et batelier et donc de condition modeste. Il partageait avec son grand-père maternel, le poète patriotique Franz Michel Felder, non seulement son prénom, mais aussi l’amour de sa patrie et de son peuple, l’attirance pour l’écriture et la recherche, ainsi qu’une myopie tendant vers la quasi-cécité.

En 1917, Willam est ordonné prêtre à Brixen et il devient docteur en théologie en 1921. Après quelques expériences pastorales, on lui confie le rôle d’aumônier à Andelsbuch, où il a exercé comme vicaire et comme chercheur jusqu’à sa mort, le 18 janvier 1981.

Recherché et estimé par beaucoup de gens, l’écrivain, savant et anthropologue a toujours voulu être appelé “aumônier”, parce que ce nom exprimait ce qu’il était et avait toujours voulu être: prêtre et pasteur.

Sa vie a été modeste et au milieu des gens, mais aussi profondément enracinée dans la tradition catholique. Bien que vivant solitaire dans la forêt de Bregenz, il est resté en contact permanent avec le monde scientifique de la théologie et notamment avec beaucoup de chercheurs newmaniens. Il était capable aussi bien de discuter d’agriculture de montagne avec les gens qu’il rencontrait lors de ses nombreuses promenades que de lire sans problème, dans son bureau envahi par des montagnes de livres, des auteurs anglais, français, espagnols, italiens, latins et grecs en l’absence de tout dictionnaire. Les savants modernes de la nature comme Heisenberg lui étaient aussi familiers que les philosophes grecs Platon et Aristote.

Willam a réussi, entre autres, à démontrer que la gnoséologie de Newman avait des racines beaucoup plus aristotéliciennes que platoniciennes. Cette théorie – d’abord fortement combattue par les experts – fut plus tard universellement acceptée, et le simple chapelain est ainsi devenu un spécialiste reconnu de Newman.

L’œuvre de Willam comprend 33 livres et 372 textes – poésies, récits, essais, comptes-rendus – publiés dans 79 revues différentes.

Le volume de 1932 “Das Leben Jesu im Lande und Volke Israels [La vie de Jésus dans le territoire et dans le peuple d’Israël]”, publié en dix éditions et traduit en douze langues, est son chef-d’œuvre. Ce fut en son temps un véritable best-seller, qui assura à Willam une célébrité internationale.

Pour écrire ce livre, Willam a étudié à fond l’histoire juive et observé comme un anthropologue, pendant plusieurs mois, les us et coutumes de la Palestine.

Sa “Vie de Jésus”, écrite avant que ne se soit développée l’exégèse historico-critique de la Bible, ne s’occupe pas de la question de l’historicité des Evangiles ni des diverses sources linguistiques et idiomatiques de la Sainte Ecriture. Son but consiste purement et simplement à présenter au lecteur la vie et donc la personne de Jésus en partant des Evangiles, dont il remplissait de vivacité le contenu, grâce aux connaissances qu’il tirait de ses études d’anthropologie.

Quand Willam parle de Jésus, il nous donne en même temps une leçon “de regard” au vrai sens du mot: il nous fait voir, entendre et percevoir comme le Seigneur a vécu et agi.

Willam n’est pas un simple théoricien qui élabore sa pensée indépendamment des événements concrets et donc en s’éloignant progressivement de la réalité. Il n’écrit pas seulement pour une poignée de spécialistes. Son but premier est la formation religieuse du peuple. Cet objectif découle de son amour et de sa proximité particuliers avec l’homme simple; c’est ainsi qu’il a réussi à combiner un esprit lucide à un langage linéaire et compréhensible.

Un biographe du pape Benoît XVI a écrit: “La simplicité lui appartient. Il n’a jamais été caractérisé par un détachement hautain, même lorsqu’il abordait des problèmes théologiques complexes”.

Le fruit de la simplicité, c’est un regard clair sur l’essentiel. C’est précisément cela que Willam partageait avec Ratzinger qui, en le citant dans la préface de “Jésus de Nazareth” le préserve à juste titre de l’oubli.