Archive pour le 22 juin, 2007

Bonne nuit

22 juin, 2007

Bonne nuit dans image bon nuit, jour, dimanche etc. 05605_0093

du National Geografic 

 

Paris, France, 1989

Photograph by James L. Stanfield

A man sits in Paris’s Tuileries Garden flanked by colorful model sailboats, which are rented out and sailed in the park’s picturesque fountains.

Located in downtown Paris along the banks of the Seine, the gardens are built on the site of an old quarry where clay for tiles, or tuileries in French, was once mined.

« Cherchez d’abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par dessus le marché »

22 juin, 2007

Saint Séraphim de Sarov (1759-1833), moine russe
Entretien avec Motovilov (trad. DDB 1979, 1995 p. 181)

« Cherchez d’abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par dessus le marché »

[Saint Séraphim et Motovilov se trouvent plongés dans une grande lumière et une grande douceur. Séraphim lui dit :] Mon ami, les hommes ont été créés pour que la grâce divine habite au plus profond de nous, dans notre coeur. Le Seigneur a dit : « Le Royaume des cieux est au-dedans de vous » (Lc 17,21). Par le Royaume des cieux, il entend la grâce du Saint Esprit ; ce Royaume de Dieu est en nous deux en ce moment. Le Saint Esprit nous illumine et nous réchauffe ; il emplit l’air de ses parfums, réjouit nos sens et abreuve nos coeurs d’une joie indicible. Nous expérimentons ce que dit l’apôtre Paul : « Le Royaume de Dieu n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par l’Esprit Saint » (Rm 14,17)… Voilà, ami de Dieu, quelle joie incomparable le Seigneur a daigné nous accorder. Voilà ce que c’est que d’être « en la plénitude de l’Esprit Saint »… Humbles que nous sommes, le Seigneur nous a remplis de la plénitude de son Esprit. Il me semble qu’à partir de maintenant vous n’aurez plus à m’interroger sur la façon dont se manifeste dans l’homme la présence de la grâce de l’Esprit Saint…

AVEC VOUS –

22 juin, 2007

j’ai demandé sur le forum du Blog un conseil sur mon Blog, elle m’est arrivée une réponse inattendue, il ne se comprend pas le français, je voudrais dire que, à la partie celles-là qui – et rarement – j’écris, tous les textes – je vous l’assurent – ils sont ou en français original, ou traduit en français de français, textes sûrs dans la langue qui, il ne sont pas facile certainement à comprendre pour le sujet difficile que pas tous peuvent comprendre;

je, personnellement, plus rien ne suis pas en train de ne traduire parce que je sais que le Pape tient beaucoup aux traductions et, donc, je me conforme À CELLES-LÀ: OU Déjà FRANÇAIS OU APPROUVÉ PAR LE SAINT PÈRE,

Gabriella

Saint Augustine

22 juin, 2007

Saint Augustine dans images sacrée 22b

http://www.beniculturali.it/dpc/gozzoli/pittoref22.htm

San François

22 juin, 2007

San François dans images sacrée sanfrancesco

http://www.sanpiodapietrelcina.org/sanfrancesco.htm

Pourquoi saint François “est un vrai maître“ pour les chrétiens d’aujourd’huiEt pourquoi saint Augustin l’est aussi.

22 juin, 2007

du site:

http://chiesa.espresso.repubblica.it/dettaglio.jsp?id=150081&fr=y

Pourquoi saint François “est un vrai maître“ pour les chrétiens d’aujourd’huiEt pourquoi saint Augustin l’est aussi.

 Depuis Assise et Pavie, destinations de ses deux derniers voyages en Italie, Benoît XVI propose les deux grands convertis comme modèles. Et il critique leurs “mutilations“ modernes par Sandro Magister

ROMA, le 20 juin 2007 – Benoît XVI a consacré ses deux derniers voyages en Italie, à Pavie et à Assise, à deux saints de tout premier rang et d’une influence exceptionnelle dans l’histoire de l’Eglise: Augustin et François.Dans les deux cas, le pape a concentré son attention sur un moment précis de la vie des deux saints: la conversion.

La conversion – a expliqué le pape – est le tournant crucial de l’existence de chaque chrétien. La vie de chaque homme y prend une nouvelle forme grâce au Christ auquel il se confie. Dès lors, sa vie se distingue par le fait qu’elle est marquée par le Christ.

Si François est ainsi « un vrai maître » dans la recherche de la paix, dans la sauvegarde de la nature, dans la promotion du dialogue entre tous les hommes, il l’est d’une manière unique, qui ne peut pas être mutilée: « il l’est à partir du Christ ».

L’ »esprit d’Assise » n’a donc rien à voir avec l’indifférentisme religieux, justement parce que la vie et le message de François « reposent si visiblement sur le Christ »:

« Ne pas réussir à concilier l’accueil, le dialogue et les respect pour tous avec cette certitude de foi que chaque chrétien, à l’image du saint d’Assise, est tenu de cultiver, en annonçant le Christ comme le chemin, la vérité et la vie de l’homme (cf Jean 14,6) et l’unique Sauveur du monde, ne pourrait pas être un comportement évangélique, ni franciscain ».

D’autres fois, déjà, Benoît XVI avait critiqué les « abus » et les « trahisons » qui selon lui dénaturent la figure exemplaire de François.

Mais, le dimanche 17 juin à Assise, le pape a repris d’une manière plus organique sa prédication sur la personne du saint et en particulier sur sa conversion, dont on fête le huitième centenaire en 2007.

Il l’a fait en particulier lors de l’homélie de la messe. Comme il l’avait déjà fait à Pavie le dimanche 22 avril, évoquant saint Augustin, dont le corps repose dans cette ville.

Dans les autres discours ponctuant la journée passée à Assise, le pape a tout autant insisté sur la présentation du visage authentique du saint, en repoussant les travestissements qui en sont faits. Un exemple, lorsqu’il a adressé la recommandation suivante aux prêtres, aux diacres et au clergé régulier de la ville:

« Les millions de pèlerins qui empruntent ces rues, attirés par le charisme de François, doivent être aidés à cueillir le noyau essentiel de la vie chrétienne et à parvenir à sa ‘dimension la plus élevée, qui est justement la sainteté. Il ne suffit pas qu’ils admirent François: à travers lui, ils doivent pouvoir rencontrer le Christ, pour l’écouter et l’aimer avec ‘une foi droite, une espérance ferme et une charité parfaite’ (Prière de François devant le Crucifix, 1: FF 276). Les chrétiens de notre époque se retrouvent toujours plus souvent à devoir faire face à la tendance d’accepter un Christ diminué, c’est-à-dire un Christ admiré par son extraordinaire humanité, mais repoussé dans le mystère profond de sa divinité. François lui-même subit une sorte de mutilation quand on le fait intervenir comme témoin de valeurs certes importantes et appréciées dans la culture d’aujourd’hui, mais en oubliant que le choix profond – l’on pourrait dire le cœur de sa vie – est le choix du Christ. A Assise, une ligne pastorale exigeante est plus que jamais nécessaire. A cette fin, c’est à vous, prêtres et diacres, et à vous, qui avez consacré votre vie à Dieu, de sentir avec force le privilège et la responsabilité de vivre en ce territoire de grâce. Certes, nombreux sont ceux qui, en passant par cette ville, reçoivent un message bénéfique simplement par ses ‘pierres’ et son histoire. Cela ne dispense pas d’une proposition spirituelle robuste, qui aide aussi à affronter les nombreuses séductions du relativisme qui caractérise la culture de notre époque ».

Voici donc les deux homélies de Benoît XVI consacrées aux deux grands convertis François et Augustin. Deux homélies qui sont l’expression typique de la prédication de ce pape, toujours étroitement liée à la liturgie du jour:

1. La conversion de saint François

Assise, le 17 juin 2007

Chers frères et sœurs, que nous dit aujourd’hui le Seigneur, alors que nous célébrons l’Eucharistie dans le cadre suggestif de cette place, où se concentrent huit siècles de sainteté, de dévotion, d’art et de culture, liés au nom de François d’Assise? Aujourd’hui, tout parle ici de conversion. [...] Parler de conversion signifie aller au cœur du message chrétien et en même temps aux racines de l’existence de l’homme.

La Parole de Dieu à peine proclamée nous illumine, en mettant devant nos yeux trois figures de convertis.

La première figure est celle de David. Le passage qui le concerne, tiré du deuxième Livre de Samuel, nous présente un des entretiens les plus dramatiques de l’Ancien Testament. Au centre de ce dialogue, un verdict brûlant, par lequel la Parole de Dieu, proférée par le prophète Nathan, met à nu un roi arrivé au faîte de sa fortune politique, mais tombé jusqu’au niveau le plus bas de sa vie morale.

Pour ressentir la tension dramatique de ce dialogue, il convient de garder à l’esprit l’horizon historique et théologique dans lequel il s’intègre. C’est un horizon marqué par l’histoire d’amour avec laquelle Dieu choisit Israël comme son peuple, et établit avec lui une alliance, en se préoccupant de lui assurer terre et liberté.

David est un anneau de cette histoire de l’attention constante de Dieu pour son peuple. Il est choisi à un moment difficile et placé aux côtés du roi Saul, pour devenir par la suite son successeur. Le dessein de Dieu concerne également sa descendance, liée au projet messianique, qui trouvera en Christ, « fils de David », sa pleine réalisation.

La figure de David est ainsi une image de grandeur historique et religieuse à la fois. Tout à l’opposé de l’abjection dans laquelle il tombe quand, aveuglé par sa passion pour Bethsabée, il l’arrache à son époux, un de ses plus fidèles guerriers, et ordonne ensuite froidement l’assassinat de ce dernier.

C’est à en avoir des frissons: comment un élu de Dieu peut-il tomber aussi bas? L’homme est vraiment grandeur et misère: il est grandeur parce qu’il porte en lui l’image de Dieu et parce qu’il est l’objet de son amour; il est misère parce qu’il peut faire mauvais usage de la liberté – son grand privilège – en finissant par s’opposer à son Créateur. Le verdict de Dieu, prononcé par Nathan à David, porte la lumière au plus profond de la conscience, là où les armées, le pouvoir, l’opinion publique ne comptent pas, mais où l’on est seul avec Dieu seulement. « Tu es cet homme »: voilà la parole qui cloue David à ses responsabilités.

Profondément touché par ces mots, le roi développe un repentir sincère et s’ouvre à la miséricorde qui lui est offerte. C’est le chemin de la conversion.

Aujourd’hui, saint François nous invite à suivre ce chemin, à côté de David.

D’après ce que les biographes racontent de ses années de jeunesse, rien ne laisse à penser à des chutes aussi graves que celle qui est reprochée à l’ancien roi d’Israël. Mais François lui-même, dans le Testament rédigé dans les derniers mois de son existence, revoit ses vingt-cinq premières années comme une période où « il était dans le péché » (cf 2 Text 1: FF 110).

Au-delà des manifestations particulières, son péché était de concevoir et de s’organiser une vie entièrement centrée sur lui, en suivant des rêves vains de gloire terrestre. Lorsqu’il était le « roi des fêtes », parmi les jeunes d’Assise (cf 2 Cel I, 3, 7: FF 588), il possédait une générosité d’âme naturelle. Mais celle-ci était encore bien loin de l’amour chrétien que l’on donne sans réserve. Comme lui-même le rappelle, il lui était amer de voir les lépreux. Le péché l’empêchait de dominer la répugnance physique pour reconnaître en eux d’autres frères à aimer.

La conversion l’a amené à exercer la miséricorde et également à l’obtenir. Servir les lépreux, jusqu’à les embrasser, n’a pas seulement été un geste de philanthropie, une conversion, pour ainsi dire, « sociale », mais une véritable expérience religieuse, guidée par l’initiative de la grâce et de l’amour de Dieu: « Le Seigneur – dit-il – m’a conduit parmi eux » (2 Text 2: FF 110).

C’est alors que l’amertume s’est transformée en « douceur d’âme et de corps » (2 Text 3: FF 110). Oui, mes chers frères et sœurs, se convertir à l’amour c’est passer de l’amertume à la « douceur », de la tristesse à la vraie joie. L’homme est vraiment lui-même et se réalise pleinement dans la mesure où il vit avec Dieu et de Dieu, en le reconnaissant et en l’aimant dans ses frères.

Un autre aspect du chemin de la conversion apparaît dans le passage de la Lettre aux Galates. C’est un autre grand converti, saint Paul, qui nous l’explique.

Ses mots ont pour contexte le débat dans lequel la communauté primitive s’est trouvée impliquée: de nombreux chrétiens provenant du judaïsme avaient tendance à lier le salut à l’accomplissement des œuvres de l’ancienne Loi, rendant ainsi vaine la nouveauté du Christ et l’universalité de son message.

Paul se dresse comme témoin et comme héraut de la grâce. Sur la route de Damas, le visage radieux et la voix forte du Christ l’avaient arraché à son zèle violent de persécuteur et avaient allumé en lui le nouveau zèle du Crucifié, qui réconcilie ceux qui sont proches et ceux qui sont éloignés dans sa croix (cf Ephésiens 2,11-22). Paul avait compris que toute la loi est accomplie dans le Christ et que celui qui adhère au Christ s’unit à Lui, accomplit la loi.

Porter le Christ, et avec le Christ le Dieu unique, à toutes les personnes, telle était devenue sa mission. En effet, le Christ « est notre paix, lui qui des deux peuples n’en a fait qu’un: il a renversé le mur de la séparation… » (Ephésiens 2,14). Sa confession d’amour très personnelle exprime en même temps l’essence commune de la vie chrétienne: « Ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Gal 2, 20b). Et comment peut-on répondre à cet amour, sinon en embrassant le Christ crucifié, jusqu’à vivre de sa vie même? « J’ai été crucifié avec le Christ et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Galates 2, 20a).

En parlant de son être crucifié avec le Christ, saint Paul fait non seulement allusion à sa nouvelle naissance dans le baptême, mais aussi à toute sa vie au service du Christ. Cette connexion avec sa vie apostolique apparaît avec clarté dans les derniers mots de sa défense de la liberté chrétienne à la fin de la Lettre aux Galates: « Au reste, que personne désormais ne me suscite plus d’embarras; car je porte sur mon corps les stigmates de Jésus » (6,17).

C’est la première fois dans l’histoire du christianisme qu’apparaît le terme « stigmate de Jésus ». Dans le débat concernant la juste manière de voir et vivre l’Evangile, les arguments de notre pensée ne décident finalement pas; c’est la réalité de la vie, la communion vécue et soufferte avec Jésus qui décide, non seulement dans les idées ou dans les mots, mais jusqu’au plus profond de l’existence, en engageant aussi le corps, la chair.

Les meurtrissures reçues au cours d’une longue histoire de passion sont le témoignage de la présence de la croix de Jésus dans le corps de saint Paul, ce sont ses stigmates. Ce n’est pas la circoncision qui le sauve: les stigmates sont la conséquence de son baptême, l’expression de sa mort avec Jésus jour après jour, le signe certain de son existence en tant que nouvelle créature (cf Galates 6,15). Du reste, Paul fait référence avec l’utilisation du mot « stigmate » à l’ancien usage d’imprimer sur la peau de l’esclave le sceau de son propriétaire. Le serviteur était ainsi « stigmatisé » comme propriété de son patron et était sous sa protection. Le signe de la croix, inscrit lors de longues souffrances sur la peau de Paul, est sa fierté: il le légitime comme véritable serviteur de Jésus, protégé par l’amour de Dieu.

Chers amis, François d’Assise nous transmet aujourd’hui toutes ces paroles de Paul, avec la force de son témoignage.

Depuis que le visage des lépreux, qu’il a aimés par l’amour de Dieu, lui a fait comprendre, d’ une certaine manière, le mystère de la « kenosi » (cf Philippiens 2,7), l’abaissement de Dieu dans la chair du Fils de l’homme, et depuis que la voix du Crucifix de Saint-Damien lui a mis le programme de sa vie dans son cœur: « Va, François, répare ma maison » (2 Cel I, 6, 10: FF 593), son chemin n’a été que l’effort quotidien de s’identifier au Christ.

François est tombé amoureux du Christ. Les plaies du Crucifix ont blessé son cœur, avant de marquer son corps à La Verna. Il pouvait vraiment dire avec Paul « Ce n’est plus moi qui vis, le Christ vit en moi ».

Et venons-en au cœur évangélique de la Parole de Dieu d’aujourd’hui. Jésus lui-même, dans le passage de l’Evangile de Luc que nous avons à peine lu, nous explique le dynamisme de la conversion authentique, en s’appuyant sur le modèle de la femme pécheresse rachetée par l’amour.

Il faut reconnaître que cette femme avait beaucoup osé. La façon dont on elle s’approche de Jésus, mouillant ses pieds de ses larmes pour les essuyer ensuite avec ses cheveux, les embrasser et y verser de l’huile parfumée allait sans doute scandaliser ceux qui regardaient avec l’œil impitoyable du juge les femmes de sa condition.

Au contraire, la tendresse avec laquelle Jésus traite cette femme, dont on a si souvent profité et que tout le monde condamne, impressionne. Elle a trouvé enfin en Jésus un regard pur, un cœur capable d’aimer sans profiter. Dans le regard de Jésus, elle reçoit la révélation de Dieu-Amour!

Loin de toute équivoque, il faut remarquer que la miséricorde de Jésus ne s’exprime pas en mettant entre parenthèses la loi morale. Pour Jésus, le bien est le bien, le mal est le mal. La miséricorde ne change pas le contenu du péché, mais il le brûle dans un feu d’amour. Cet effet purificateur et guérisseur se réalise s’il y a dans l’homme une correspondance d’amour, qui implique la reconnaissance de la loi de Dieu, le repentir sincère, l’engagement d’une nouvelle vie. Beaucoup est pardonné à la pécheresse de l’Evangile, parce qu’elle a beaucoup aimé. En Jésus, Dieu vient pour nous donner l’amour et pour nous demander l’amour.

Qu’est-ce qu’a été, mes chers frères et sœurs, la vie de saint François converti, sinon un grand acte d’amour? Ses prières enflammées, riches de contemplation et de louanges, le geste tendre qu’il a envers l’enfant divin à Greccio, sa contemplation de la passion à La Verna, son « mode de vie selon la forme du saint Evangile » (2 Text 14: FF 116), son choix de pauvreté et sa recherche du Christ dans le visage des pauvres le révèlent.

Cette conversion au Christ, jusqu’au désir de « se transformer » en Lui, devenant une image accomplie, explique son vécu particulier, qui nous le fait apparaître si actuel, aussi par rapport aux grandes thématiques de notre époque, telles que la recherche de la paix, la sauvegarde de la nature, la promotion du dialogue entre tous les hommes.

François est un vrai maître dans ces domaines. Mais il l’est à partir du Christ. En effet, c’est le Christ qui est « notre paix » (cf Ephésiens 2,14). Le Christ est le principe même du Cosmos, car c’est en lui que tout a été fait (cf Jean 1,3). Le Christ est la vérité divine, le « Logos » éternel dans lequel tout « dia-logos » au cours du temps trouve son fondement ultime. François incarne profondément cette vérité « christologique » qui est à la racine de l’existence humaine, du cosmos, de l’histoire.

Je ne peux pas oublier, dans le contexte d’aujourd’hui, l’initiative de mon prédécesseur de vénérée mémoire, Jean-Paul II, qui a voulu réunir ici, en 1986, les représentants des confessions chrétiennes et des diverses religions du monde en une rencontre de prière pour la paix. Ce fut une intuition prophétique et un moment de grâce, comme je l’ai rappelé il y a quelques mois dans ma lettre à l’évêque de cette ville à l’occasion du vingtième anniversaire de cet événement.

Le choix d’organiser cette rencontre à Assise a été dicté précisément par le témoignage de François comme homme de paix, que beaucoup de gens regardent avec sympathie même si leurs positions culturelles et religieuses sont différentes. En même temps, la lumière que le Poverello jetait sur cette initiative était une garantie d’authenticité chrétienne puisque sa vie et son message reposent si visiblement sur le choix du Christ, qu’ils repoussent a priori toute tentation d’indifférentisme religieux, qui n’aurait rien à voir avec l’authentique dialogue interreligieux.

L’ »esprit d’Assise », qui depuis cet événement continue à se répandre dans le monde, s’oppose à l’esprit de violence, à l’utilisation abusive de la religion comme prétexte à la violence. Assise nous dit que la fidélité à ses convictions religieuses, la fidélité surtout au Christ crucifié et ressuscité ne s’expriment pas dans la violence et l’intolérance mais dans le respect sincère de l’autre, dans le dialogue, dans une annonce qui fait appel à la liberté et à la raison, dans l’engagement pour la paix et pour la réconciliation. Ce ne serait une attitude ni évangélique, ni franciscaine que de na pas réussir à associer l’accueil, le dialogue et le respect de tous avec la certitude de la foi que tout chrétien, comme le saint d’Assise est tenu de pratiquer, en annonçant le Christ comme le chemin, la vérité et la vie de l’homme (cf Jean 14,6), et l’unique sauveur du monde.

Que François d’Assise obtienne à cette Eglise en particulier, aux Eglises d’Ombrie, à toute l’Eglise d’Italie, dont il est le patron avec sainte Catherine de Sienne, et à ceux, si nombreux dans le monde, qui se réclament de lui, la grâce d’une authentique et complète conversion à l’amour du Christ.

2. La conversion de saint Augustin

Pavie, 22 avril 2007

Chers frères et sœurs, [...] au cours du temps pascal, l’Eglise nous présente, dimanche après dimanche, quelques passages de la prédication à travers lesquels les Apôtres, en particulier Pierre, après Pâques, invitaient Israël à la foi en Jésus Christ, le Ressuscité, fondant ainsi l’Eglise.

Dans la lecture d’aujourd’hui, les Apôtres se tiennent devant le Sanhédrin – devant l’institution qui, ayant déclaré Jésus coupable de mort, ne pouvait tolérer que ce Jésus, à travers la prédication des Apôtres, commence à présent à agir à nouveau; elle ne pouvait tolérer que sa force de guérison soit à nouveau présente et qu’autour de ce nom se rassemblent des personnes qui croyaient en Lui comme dans le Rédempteur promis.

Les Apôtres sont accusés. Le reproche est le suivant: « Vous voulez faire retomber sur nous le sang de cet homme-là ».

A cette accusation, Pierre répond par une brève catéchèse sur l’essence de la foi chrétienne: « Non, nous ne voulons pas faire retomber son sang sur vous. L’effet de la mort et de la résurrection de Jésus est totalement différent. Dieu a fait de lui « la tête et le sauveur » pour tous, précisément pour vous également, pour son peuple d’Israël ». Et où conduit cette « tête », qu’apporte ce « sauveur »?

Saint Pierre nous dit qu’il conduit à la conversion – il crée l’espace et la possibilité de reconnaître ses torts, de se repentir, de recommencer. Et Il donne le pardon des péchés – il nous introduit dans une juste relation avec Dieu et ainsi dans une juste relation de chacun avec soi-même et avec les autres.

Cette brève catéchèse de Pierre ne valait pas seulement pour le Sanhédrin. Elle nous parle à tous. Parce que Jésus, le Ressuscité, vit également aujourd’hui. Et pour toutes les générations, pour tous les hommes, Il est la « tête » qui précède sur le chemin, qui montre la voie et le « sauveur » qui rend notre vie juste.

Les deux paroles « conversion » et « pardon des péchés » correspondent aux deux titres du Christ « tête » archegòs en grec, et « sauveur », il s’agit des deux paroles-clés de la catéchèse de Pierre, paroles qui en cet instant, veulent atteindre également notre cœur. Et que veulent-elles dire?

Le chemin que nous devons accomplir – le chemin que Jésus nous indique, s’appelle « conversion ». Mais quel est-il? Que faut-il faire? Dans chaque vie, la conversion possède sa propre forme, car chaque homme est quelque chose de nouveau et personne n’est uniquement la copie d’un autre.

Mais au cours de l’histoire de la chrétienté, le Seigneur nous a envoyé des modèles de conversion qui, si nous tournons notre regard vers eux, peuvent nous orienter. Nous pourrions pour cela regarder Pierre lui-même, auquel le Seigneur avait dit au Cénacle: « Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Lc 22, 32). Nous pourrions nous tourner vers Paul comme vers un grand converti.

La ville de Pavie parle de l’un des plus grands convertis de l’histoire de l’Eglise: saint Aurélien Augustin. Il mourut le 28 août 430 dans la ville portuaire d’Hippone, en Afrique, alors encerclée et assiégée par les Vandales.

Après la grande confusion d’une histoire agitée, le roi des Lombards fit l’acquisition de sa dépouille pour la ville de Pavie, de sorte qu’aujourd’hui, il appartient de façon particulière à cette ville, et en elle et d’elle, il nous parle à tous, à l’humanité, mais en particulier à nous tous, et ici spécialement.

Dans son livre « Les Confessions », Augustin a illustré de façon touchante le chemin de sa conversion, qui, avec le Baptême qui lui a été administré par l’Evêque Ambroise dans la Cathédrale de Milan, avait atteint son but.

Celui qui lit « Les Confessions », peut partager le chemin qu’Augustin, dans une longue lutte intérieure, dut parcourir pour recevoir finalement sur les fonts baptismaux, dans la nuit de Pâques 387, le Sacrement qui marqua le grand tournant de sa vie.

En suivant attentivement le cours de la vie de saint Augustin, on peut voir que la conversion ne fut pas seulement un événement d’un moment unique, mais précisément un chemin. Et l’on peut voir que ce chemin ne s’est pas arrêté sur les fonts baptismaux.

Comme avant le Baptême, de même après celui-ci, la vie d’Augustin est demeurée, bien que de façon diverse, un chemin de conversion – jusque dans la dernière étape de sa maladie, lorsqu’il fit accrocher sur les murs les Psaumes pénitentiels pour qu’il les ait toujours sous les yeux; lorsqu’il s’exclut lui-même du sacrement de l’Eucharistie pour reparcourir encore une fois la voie de la pénitence et recevoir le salut des mains du Christ comme don des miséricordes de Dieu.

Ainsi, nous pouvons à juste titre parler des « conversions » d’Augustin qui, de fait, ont été une unique grande conversion dans la recherche du Visage du Christ, puis dans le chemin parcouru avec Lui.

Je voudrais parler brièvement de trois grandes étapes dans ce chemin de conversion, de trois « conversions ».

La première conversion fondamentale fut le chemin intérieur vers le christianisme, vers le « oui » de la foi et du Baptême. Quel fut l’aspect essentiel de ce chemin?

Augustin, d’une part, était le fils de son temps, profondément conditionné par les habitudes et par les passions qui dominaient en lui, ainsi que par toutes les questions et les problèmes d’un jeune homme. Il vivait comme tous les autres et toutefois, il y avait quelque chose de différent en lui: il demeura toujours une personne en recherche. Il ne se contenta jamais de la vie telle qu’elle se présentait et comme tous la vivaient.

Il était toujours tourmenté par la question de la vérité. Il voulait trouver la vérité. Il voulait réussir à savoir ce qu’est l’homme; d’où provient le monde; d’où nous venons nous-mêmes, où nous allons et comment nous pouvons trouver la vie véritable.

Il voulait trouver une vie droite et pas seulement vivre aveuglément sans sens, ni but. La passion pour la vérité est la véritable parole-clé de sa vie. La passion pour la vérité l’a véritablement guidé.

Et il y a encore une particularité. Tout ce qui ne portait pas le nom du Christ ne lui suffisait pas. L’amour pour ce nom – nous dit-il – avait été bu avec le lait même de sa mère (cf. Conf. 3, 4, 8). Et il avait toujours cru, parfois plutôt vaguement, parfois plus clairement – que Dieu existe et qu’il prend soin de nous (cf. Conf. 6, 5, 8).

Mais connaître véritablement ce Dieu, se familiariser véritablement avec Jésus Christ et arriver à Lui dire « oui » avec toutes les conséquences que cela comporte – telle était la grande lutte intérieure de ses années de jeunesse.

Il nous raconte qu’à travers la philosophie platonicienne, il avait appris et reconnu qu’ »au commencement était le Verbe » – le Logos, la raison créatrice. Mais la philosophie, qui lui montrait que le principe de tout est la raison créatrice, cette même philosophie ne lui indiquait aucune voie pour l’atteindre; ce Logos demeurait lointain et intangible.

Ce n’est que dans la foi de l’Eglise qu’il trouva ensuite la seconde vérité essentielle: le Verbe, le Logos, s’est fait chair.

Et ainsi, il nous touche, nous le touchons. A l’humilité de l’incarnation de Dieu doit correspondre – tel est le grand pas – l’humilité de notre foi, qui abandonne l’orgueil pédant et qui s’incline en entrant dans la communauté du corps du Christ; qui vit avec l’Eglise et seulement ainsi entre dans la communion concrète, et même corporelle, avec le Dieu vivant.

Je n’ai pas besoin de dire combien tout cela nous concerne: demeurer des personnes qui cherchent, ne pas se contenter de ce que tous disent et font. Ne pas détacher son regard de Dieu éternel et de Jésus Christ. Apprendre l’humilité de la foi dans l’Eglise corporelle de Jésus Christ, du Logos incarné.

Augustin nous décrit sa deuxième conversion à la fin du livre X de ses « Confessions » à travers ces paroles: « Plié sous la crainte de mes péchés et le fardeau de ma misère, j’avais délibéré dans mon cœur et presque résolu de fuir au désert; mais vous m’en avez empêché, me rassurant par cette parole: « Le Christ est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus à eux-mêmes, mais à celui qui est mort pour eux »" (2 Co 5, 15; Conf. 10, 43, 70).

Que s’était-il passé? Après son Baptême, Augustin s’était décidé à retourner en Afrique, et là, il avait fondé avec ses amis un petit monastère. A présent, sa vie devait être consacrée entièrement au dialogue avec Dieu, à la réflexion et à la contemplation de la beauté et de la vérité de sa Parole.

Ainsi, il vécut trois années de bonheur, croyant avoir atteint le but de sa vie; à cette époque vit le jour une série de précieuses œuvres philosophiques et théologiques.

En 391, quatre ans après son baptême, il alla rendre visite dans la ville portuaire d’Hippone à un ami, qu’il voulait gagner à son monastère. Mais au cours de la liturgie du dimanche, à laquelle il participait dans la cathédrale, on le reconnut.

L’Evêque de la ville, un homme d’origine grecque, qui ne parlait pas bien le latin et qui avait des difficultés à prêcher, dit, non par hasard, dans son homélie, qu’il avait l’intention de choisir un prêtre auquel confier la charge de la prédication.

Immédiatement, la foule se saisit d’Augustin et le conduisit de force à l’avant, afin qu’il fût consacré prêtre au service de la ville.

Immédiatement après sa consécration forcée, Augustin écrivit à l’Evêque Valerio: « Je me sentais comme quelqu’un à qui on a donné la seconde place au gouvernail, à moi qui ne savais pas même tenir un aviron… Voilà pourquoi, au temps de mon ordination, quelques-uns de mes frères me virent, dans la ville, verser des larmes » (cf Lettres 21, 1sq).

Le beau rêve de la vie contemplative avait disparu, la vie d’Augustin s’en trouva fondamentalement transformée. A présent, il ne pouvait plus s’adonner à la méditation dans la solitude. Il devait vivre avec le Christ pour tous. Il devait traduire ses connaissances et ses pensées sublimes dans la pensée et le langage des personnes simples de sa ville. La grande œuvre philosophique de toute une vie, qu’il avait rêvée, demeura non écrite.

A sa place, nous fut donné quelque chose de plus précieux: l’Evangile traduit dans le langage de la vie quotidienne et de ses souffrances. Il a décrit ainsi ce qui constituait désormais son quotidien: « Réprimer les orgueilleux, consoler les pusillanimes, soutenir les faibles, réfuter les contradicteurs… exciter les paresseux, apaiser le disputeurs, aider les indigents, délivrer les opprimés, encourager les bons, tolérer les méchants, aimer tout le monde » (cf Serm 340, 3). « Prêcher, reprendre, corriger, édifier, s’inquiéter pour chacun, quelle charge, quel poids, quel travail » (Serm 339, 4).

Telle fut la deuxième conversion que cet homme, en luttant et en souffrant, dut continuellement réaliser: être toujours à nouveau là pour tous, non pas pour sa propre perfection; toujours à nouveau, avec le Christ, donner sa vie, afin que les autres puissent le trouver, Lui, la véritable Vie.

Il y a encore une troisième étape décisive sur le chemin de conversion de saint Augustin. Après son ordination sacerdotale, il avait demandé une période de congé pour pouvoir étudier plus à fond les Ecritures Saintes.

Son premier cycle d’homélies, après cette pause de réflexions, concerna le Discours de la montagne; il y expliquait la voie menant à une vie droite, « à la vie parfaite » indiquée de façon nouvelle par le Christ – il la présentait comme un pèlerinage sur le mont saint de la Parole de Dieu. Dans ces homélies, on peut encore percevoir tout l’enthousiasme d’une foi venant d’être trouvée et vécue: la ferme conviction selon laquelle le baptisé, vivant totalement selon le message du Christ, peut être, précisément, « parfait » selon le Sermon de la montagne.

Une vingtaine d’années plus tard, Augustin écrivit un livre intitulé Les Rétractations, dans lequel il passait en revue de façon critique ses œuvres rédigées jusqu’alors, apportant des corrections là où, entre temps, il avait appris de nouvelles choses.

En ce qui concerne l’idéal de la perfection dans ses homélies sur le Discours de la montagne, il souligne: « Entre temps, j’ai compris qu’une seule personne est véritablement parfaite et que les paroles du Discours de la montagne ne trouvent leur pleine réalisation qu’en une seule personne: en Jésus Christ lui-même. En revanche, toute l’Eglise – nous tous, y compris les Apôtres – devons prier chaque jour: pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés » (cf Retract. I, 19, 1-3).

Augustin avait appris un dernier degré d’humilité – non seulement l’humilité d’inscrire sa grande pensée dans l’humble foi de l’Eglise, non seulement l’humilité de traduire ses grandes connaissances dans la simplicité de l’annonce, mais également l’humilité de reconnaître qu’à lui-même et à toute l’Eglise en pèlerinage, était et demeure continuellement nécessaire la bonté miséricordieuse d’un Dieu qui pardonne chaque jour.

Et nous – ajoutait-il – nous nous rendons semblables au Christ, l’unique Parfait, dans la plus grande mesure possible, lorsque nous devenons comme Lui des personnes de miséricorde.

En cette heure, rendons grâce à Dieu pour la grande lumière qui rayonne de la sagesse et de l’humilité de saint Augustin et prions le Seigneur afin qu’il nous donne à tous, jour après jour, la conversion nécessaire et qu’il nous conduise ainsi vers la véritable vie. Amen.

Moyen Orient : La discrimination religieuse et culturelle, maladie mortelle

22 juin, 2007

du site:

http://www.zenit.org/article-15689?l=french

Moyen Orient : La discrimination religieuse et culturelle, maladie mortelle

Audience à la Réunion des œuvres d’Aide aux Eglises orientales

ROME, Jeudi 21 juin 2007 (ZENIT.org) – La discrimination religieuse et culturelle, historique et géographique, constitue, pour Benoît XVI une « maladie mortelle » du Moyen Orient : le pape a lancé un nouvel appel à la paix au Proche et au Moyen Orient.

Benoît XVI a en effet reçu jeudi matin au Vatican les participants de l’assemblée annuelle de la Réunion des œuvres d’Aide aux Eglises orientales (ROACO).

Benoît XVI a eu à nouveau des paroles en faveur de l’aide aux chrétiens d’Irak qui subissent « un authentique martyre pour le Nom du Christ ».

Le pape a en effet exprimé à nouveau sa préoccupation devant les événements qui marquent le Moyen Orient, où « la paix tant implorée et attendue est hélas encore largement offensée » et affaiblie par « des injustices anciennes et nouvelles ». Ainsi, la paix « s’éteint, en laissant place à la violence, qui souvent dégénère en guerre plus ou moins déclarée jusqu’à constituer – comme de nos jours – un problème international urgent ».

Benoît XVI exprimait cette prière : « Avec chacun de vous, me sentant en communion avec toutes les Eglises et les communautés chrétiennes, mais aussi avec ceux qui vénèrent le Nom de Dieu, et qui le cherchent avec une conscience sincère, et avec tous les hommes de bonne volonté, je veux à nouveau frapper à la porte du coeur de Dieu, Créateur et Père, pour demander avec une immense confiance le don de la paix ».

Aux responsables internationaux, le pape disait encore : « Je frappe à la porte du coeur de ceux qui ont des responsabilités spécifiques afin qu’ils adhèrent au grave devoir de garantir la paix à tous, sans distinction, et qu’ils la libèrent (cette paix, ndlr) de la maladie mortelle de la discrimination religieuse, culturelle, historique et géographique ».

Le pape assure une fois encore « que la Terre Sainte, l’Irak et le Liban sont présents avec l’urgence et la constance qu’ils méritent dans la prière et dans l’action du Siège apostolique, et de toute l’Eglise ».

Le pape a demandé à la congrégation romaine pour les Eglises orientales et à toutes les œuvres d’aide aux Eglises d’Orient de « confirmer leur sollicitude pour rendre plus décisives leur proximité, et l’intervention en leur faveur » afin que les communautés chrétiennes puissent ressentir « le réconfort de la fraternité ecclésiale ».

Il a demandé une aide qui aille « au-delà d’une gestion individualiste » pour garantir « un service plus ordonné et plus équitable ».

Benoît XVI a en outre exprimé à S.B. Emmanuel III Delly, patriarche de Bagdad des Chaldéens, ses condoléances pour la mort, dimanche 3 juin, d’un prêtre et de trois sous-diacres, assassinés après la messe.

« L’Eglise entière, affirmait le pape, accompagne avec affection et avec admiration ses fils et ses filles et les soutient en cette heure de martyre authentique pour le Nom du Christ ».

 

Handicapés: aucune limite au droit à la vie dans la Convention de l’ONU

22 juin, 2007

du site:

http://www.zenit.org/article-15681?l=french

Handicapés: aucune limite au droit à la vie dans la Convention de l’ONU

Appel de l’association italienne « Cristiani per Servire »


ROME, jeudi 21 juin 2007 (ZENIT.org).- La présidence allemande de l’Union européenne a organisé à Berlin, les 11 et 12 juin, une conférence internationale sur le handicap pour promouvoir une application urgente de la nouvelle “Convention internationale sur les droits des personnes handicapées ”, adoptée par les Nations unies.

D’après le directeur de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) “les cas de violation des droits de l’homme à l’encontre de personnes souffrant d’un déficit mental sont quotidiens”, a expliqué le Dr. Lee Jong-wook, directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé.

“Hélas – a-t-il ajouté –, trop souvent, à cause de mille autres engagements, ces problèmes tombent dans l’oubli et finissent par être totalement ignorés, alors qu’il existe plusieurs propositions pour changer cette situation, tant dans les pays majoritairement industrialisés que dans les pays dits du Tiers monde”.

A ce propos Franco Previte, président de l’association “Cristiani per Servire” (Chrétiens pour servir) a fait savoir, lors d’un entretien à ZENIT, que l’association qu’il représentait avait manifesté le 28 mai dernier, par le biais d’une pétition, “ses réserves et ses inquiétudes” quant à “la ‘confusion involontaire culturelle’ que ce document pourrait susciter, au plan des modalités et des interprétations, s’il fait une impasse sur l’évidente discrimination dont sont victimes les personnes souffrant de troubles psychiques”.

Franco Previte a ainsi rappelé que dans le préambule de la “Convention internationale sur les droits des personnes handicapées” approuvée par l’assemblée générale des Nations unies à New York le 6 décembre 2006, les 191 Etats membres se sont mis d’accord, entre autres choses, sur la reconnaissance de la “diversité des personnes porteuses de handicap”.

En outre, a-t-il rappelé, l’article 1 de la Convention affirme que “par personnes handicapées on entend des personnes qui présentent des incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables, dont l’interaction avec diverses barrières peut faire obstacle à leur pleine et effective participation à la société sur la base de l’égalité avec les autres”.

“Donc la Convention a pour objectif principal d’affirmer, catégoriquement, que tous les citoyens porteurs de handicap, et en particulier les plus faibles, doivent bénéficier des mêmes droits”, a souligné F. Previte.

Néanmoins , le Président de “Cristiani per Servire” a déclaré ne pas partager certains points de vue de la Convention en matière de reproduction et de planification familiale [art.23 lettre b) et 25 lettre a)] dans la mesure où l’accès aux services de reproduction ou de santé reproductive pourrait inciter à la contraception ou favoriser l’avortement, la limitation des naissances, la stérilisation, la non responsabilité des rapports sexuels qui augmentent la propagation du SIDA au détriment de la procréation responsable”.

Et “tout ceci en contradiction avec l’art.10 sur le ‘droit inaliénable à la vie’, et avec l’art.15 où il est dit ‘qu’il est interdit de soumettre une personne sans son libre consentement à une expérience médicale ou scientifique’ et avec l’art.16 contre ‘toutes formes d’exploitation, de violence et de maltraitance”, a-t-il ajouté.

Selon F. Previte, ces méthodologies renvoient à l’eugénisme (la pratique biomédicale qui ouvre la voie aux sélections de la race et du genre humain tentée par les nazis; ou bien à l’extermination en Union soviétique de la part “de l’Einsatzkommando 3” des malades mentaux), et à la théorie de l’économiste britannique Thomas Robert Malthus, qui faisait des maux et des misères de la société une question de surpopulation.

F. Previte estime que “toute personne humaine en condition d’infirmité, physique ou mentale devrait, dans une communauté sociale, pouvoir bénéficier de la garantie d’être soutenue, défendue et protégée, au lieu de se retrouver à la merci de ceux qui reconnaissent davantage la valeur des animaux et qui placent l’homme au même niveau, voire à un niveau inférieur !”.

LECTURES POUR LA FOI ET LA MÉDITATION, HOMÉLIE À LA MESSE DU DIMANCHE ET COMMENTAIRE

22 juin, 2007

 

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Je mets le lien vers « EAQ », vous trouverez les lectures du jour, le commentaire à la lecture et, si vous le souhaitez, vous pouvez parcourir et lire la lecture des journaux précédant et suivant celle de la journée en cours, c’est le site «Evangile au Quotidien  » que vous connaissez déjà bien:

http://www.levangileauquotidien.org/main.php

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SUR  LES ANGES LIEN À UN BEAUX SITE:

SPIRITUALITE CHRETIENNE -ANGES GARDIEN

http://spiritualite-chretienne.com/anges/ange-gardien/news-512.html

PENTECOTE 2009

LETTRE ENCYCLIQUE LAUDATO SI’ DU SAINT-PÈRE FRANÇOIS


à touts vous

22 juin, 2007

à touts vous dans image bon nuit, jour, dimanche etc. ange

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