Mère Marie Eugénie, fondatrice à Paris des Soeurs de l’Assomption, sera canonisée par le Pape Benoît XVI à Rome

de la Paroisse de Paris: 

http://catholique-paris.cef.fr/a-3-2041-canonisation-de-mere-marie-eugenie.html

Le 3 juin 2007

Mère Marie Eugénie, fondatrice à Paris des Soeurs de l’Assomption, sera canonisée par le Pape Benoît XVI à Rome

Mgr Vingt-Trois présentera au Pape, au début de la célébration solennelle du 3 juin prochain, la demande de canonisation de Mère Marie Eugénie, fondatrice à Paris des Soeurs de l’Assomption.

Marie Eugénie Milleret

Une femme comme les autres, qui a su reconnaître entre tant de voix celle de Dieu, et la faire sienneAvec la canonisation de Marie-Eugénie Milleret – la première femme française que Benoît XVI canonisera – c’est une extraordinaire pédagogue qui est mis à l’honneur par l’Eglise, une femme dont l’action a marqué son époque. Une femme comme les autres que rien ne destinait à ces choix . Une femme qui a 21 ans a accepté de voir sa vie bouleversée et décidée de la consacrer entièrement à l’annonce de l’Evangile et à l’éducation.

Biographie
Née à Metz le 26 août 1817, Anne Eugénie Milleret grandit dans une famille aisée, non pratiquante. A Noël 1829, à l’occasion de sa première communion, Anne Eugénie fait une véritable rencontre mystique avec le Christ ; rencontre qui la marquera pour toute sa vie. En 1830, après la ruine de son père, ses parents se séparent. Eugénie vit à Paris avec sa mère qui meurt 2 ans plus tard, emportée par le choléra. Anne Eugénie a alors 13 ans. Elle est confiée par son père à une famille amie de Chalon. La vie mondaine et superficielle qu’elle est amenée à vivre ne lui apporte que désarroi et solitude.
En 1836, de retour à Paris, elle retrouve la foi en écoutant les sermons de carême du Père Lacordaire à Notre Dame. «Votre Parole me donnait une Foi que rien ne devait plus me faire vaciller», lui écrira-t-elle plus tard. Elle se passionne pour le renouveau du christianisme de Lammenais, de Montalembert et de ses amis. Eugénie fait la connaissance de l’abbé Combalot qui l’oriente pour la fondation d’une nouvelle congrégation dédiée à l’éducation des jeunes filles.

C’est ainsi qu’à 21 ans, en avril 1839, elle fonde la congrégation des Religieuses de l’Assomption. Marie-Eugénie a déjà, précises dans son esprit, les bases de sa pédagogie ; elle récuse une éducation mondaine où l’instruction profane est au rabais ; elle veut un christianisme authentique et non un vernis superficiel ; elle entend donner aux jeunes filles une formation de tout l’être à la lumière du Christ.

Elle se lie d’amitié avec l’Abbé d’Alzon qui fondera les Pères de l’Assomption six ans plus tard. Cette amitié durera toute leur vie et sera d’une grande richesse tant sur le plan spirituel qu’humain et pédagogique.

Après une première école en 1842, les fondations se multiplient très vite à travers le monde : en Angleterre (Richmond -1850), en Espagne (Malaga -1865), en Nouvelle Calédonie (1873), en Italie (Rome – 1888), aux Philippines (1892), au Nicaragua (1892), au Salvador (1895). En 1867 c’est la reconnaissance par Rome de la congrégation.

Marie Eugénie enchaîne voyages et constructions de nouvelles écoles, sans que rien ne l’écarte de son intuition première : «c’est une folie de ne pas être ce que l’on est avec le plus de plénitude possible ». Mais avec la mort du père d’Alzon en 1880, celle de sa première compagne, Mère Thérèse Emmanuel, en 1888, la solitude et la maladie lui font connaître l’impuissance de la vieillesse : « un état où ne reste plus que l’amour ». Elle s’éteint le 10 mars 1898.

Marie-Eugénie Milleret est béatifiée le 9 février 1975 par le pape Paul VI. Sa fête est célébrée le jour de sa mort, le 10 mars. Le miracle de Marie Eugénie Milleret en faveur de Risa Bondoc relance le procès en canonisation. Elle sera canonisée le 3 juin prochain par le pape Benoît XVI.

Les Religieuses de l’Assomption dans le monde et en France

Aujourd’hui les Religieuses de l’Assomption sont présentes dans 34 pays dont 8 en Europe, 5 en Asie, 10 en Amérique et 11 en Afrique. Les 1200 religieuses se répartissent en 170 communautés.

Les religieuses exercent une action éducative à travers collèges, centres de formation féminines, centres d’éducations professionnels, dispensaires, activités pastorales (…). Elles sont également des contemplatives : la prière personnelle, l’office divin et l’adoration du St Sacrement sont au cœur de leur vocation. Habité par l’audace de leur fondatrice, l’ordre a en permanence le souci de relever les défis qui se présentent aujourd’hui afin de « faire de la terre un lieu de gloire pour Dieu ».

Autour des religieuses, de nombreux laïcs à travers le monde, intéressés par leur spiritualité, se sont regroupés en « Assomption-Ensemble ». Venus de tous horizons, ils sont unis autour des deux maitres mots de Marie Eugénie : Eduquer les personnes en leur faisant rencontrer Dieu et leur permettre à leur tour de transformer le milieu social dans lesquels ils se trouvent, par l’Evangile. Adorer, c’est à dire trouver Dieu en toute chose, ne pas vivre simplement l’action mais aussi le recueillement par la prière personnelle et communautaire.

En France, les religieuses de l’Assomption animent des établissements scolaires répartis sur tout le territoire. Chacun de ces établissements accueillent en moyenne 900 élèves (Cannes, Bondy, Bordeaux, Orléans, St Dizier, Paris). Outre la maison mère située rue de l’Assomption à Paris, là où est enterrée Marie-Eugénie de Jésus, et le centre spirituel de Lourdes, elles animent également un centre d’accueil spirituel (St Gervais), un centre de formation (Cannes) et s’occupent d’animation pastorale (Compiègne). Leurs objectifs : former des femmes et des hommes de foi et d’action, travailler à l’avènement de la justice.

Les Religieuses de l’Assomption appartiennent à la famille de l’Assomption qui regroupe : les religieuses de l’Assomption, les Augustins de l’Assomption (créé en 1845 par le père d’Alzon) les Oblates de l’Assomption (1865 par le Père d’Alzon), les Petites Sœurs de l’Assomption (fondé en 1865 par le père Pernet, assomptionniste) et les Orantes de l’Assomption (fondé en 1896 par le Père Picard, assomptionniste).

Le pèlerinage à Rome et l’icône de Ste Marie-Eugénie de Jésus
Le 3 juin, en même temps que Marie-Eugénie de Jésus, seront canonisés trois prêtres :
- le père Simon de Lipnica, prêtre polonais fransiscain (1439- 1484)
- le père Charles of St Andrew, (18216 1893), prêtre irlandais membre de la congrégation de la passion de Notre Seigneur Jésus Christ
- et le père Georges Préca, (1880-1962), prêtre maltais, fondateur de la Société de la doctrine chrétienne.
A l’occasion de cet événement, les religieuses de l’Assomption organisent sur trois jours (du 2 au 4 juin) un pèlerinage à Rome, ouvert à tous ceux qui souhaitent participer à ce moment exceptionnel. Il aura pour thème : « la terre, un lieu de gloire pour Dieu ». Outre la messe solennelle de la canonisation, le dimanche, il propose une démarche aux sources de la foi : le samedi, une eucharistie avec Mgr Duthel, postulateur de la cause, visite des catacombes, des lieux où la foi des premiers disciples s’est vécue ; le lundi, une messe d’action de grâce et des rencontres avec la famille de l’Assomption et les Amis.

L’icône qui sera dévoilée lors de ce pèlerinage a été peinte selon les normes techniques et théologiques spécifiques des icônes byzantines. Nous contemplons Marie-Eugénie sainte, tenant dans ses mains un parchemin d’Evangile, principe de l’éducation, et un morceau de terre, symbole des réalités terrestres offertes dans l’Eucharistie. Son visage, serein, reflète l’accomplissement du mystère de l’Incarnation en elle.

9 Réponses à “Mère Marie Eugénie, fondatrice à Paris des Soeurs de l’Assomption, sera canonisée par le Pape Benoît XVI à Rome”

  1. milleret eric dit :

    bjr a vous toutes.de retour de rome ou j ai fait votre connaissance je tenais a vous remercier et vous feliciter pour l accueil et l ecoute que vous avez apportees.que ce soit christine ou claire eugenie je garde de ce voyage un souvenir chaleureux. vous m avez permi de ressentir une grande emotion et de decouvrir une famille que je connais finalment si peu.l oeuvre de mon ancetre est remarquable mais votre continuite dans ce sens l est tout autant.je vous envoi toute mon affection amicale. continuezet encore merci a toutes

  2. gabriellaroma dit :

    Chère Milleret,
    tu m’as écrit pour remerciement, mais je ne connais pas les soeurs personnellement ou qui vous a accueillis à Rome, j’ai reporté l’article parce qu’il était important; si vous ne réussissez pas à trouver l’indication de l’habitation des soeurs à Rome et vous avez au moins la voie ou le téléphone ou le nom j’essaie à cherche-leur moi pour vous, je participe avec vous de toute façon de votre joie, en embrasse,

    Gabriella

  3. Milleret Isabelle dit :

    Pouvez vous me préciser où repose Marie-Eugénie ?
    Merci

  4. gabriellaroma dit :

    je croix à Auteuil, il y a une Histoire de la soeur sur le site:

    http://www.assomption.org/Ressources/ItinerairesAugustiniens/IA25/PasMarieEugenie.html

    ciao,

    Gabriella

  5. gabriellaroma dit :

    tu me suggères de mettre les nouvelles de la soeur Marie Eugénie en un post, peut-être autres ils veulent savoir quelque chose de plus,

    Gabriella

  6. Je vous convie à la lecture d’un livre interessant intitulé Marie mère des Hommes.

  7. gabriellaroma dit :

    je connais deux ou trois livres d’auteurs différents avec ce titre, si toi me dis l’auteur et je ne l’ai pas lu je le ferai volontiers, merci

    Gabriella

  8. QUANTIN dit :

    +
    Figlio Spirituale del Santo Pio di Pietrelcina

  9. gabriellaroma dit :

    Buonasera Quantin,

    felice di conoscerti, hai un buon Padre Spirituale, auguri, un abbraccio nel Signore,

    Gabriella

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